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jeudi 19 juillet 2018

Bonne Fête Arsène

Photo de Chalon

photos - chalon sur saone

DITES-LE EN PHOTOS

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Exposition des élèves du parcours Photo

Chalon est le berceau de la photographie. Deux cent ans après l’invention de Nicéphore, le Musée Niépce, épaulé par des artistes-photographes, initie des ateliers artistiques autour de la photographie auprès des élèves de l’école Jean Lurçat, du collège Robert Doisneau et du lycée Mathias.


Et cette année, pour la première fois, les réalisations des enfants et adolescents sont présentés au public en une exposition unique hors cadre des établissements scolaires dans un lieu magnifique : la chapelle du Carmel.


Lurçat, Doisneau Mathias, du CE1 à la Terminale, tous les participants ont développé des illustrations ingénieuses, créatives, instantanées ou retravaillées qui nous interpellent sur l’environnement, l’alimentation, notre image… épaulés dans leurs travaux par la bienveillance de leurs enseignants et le savoir-faire des trois artistes investis dans ces projets variés.
Sylvie Bonnot a travaillé au Collège Doisneau à une écriture plurielle de la photographie sur la thématique du « Voyage dans mon paysage » : combinaison de prises de vue actuelles de Chalon et d’images issues des collections du musée.


Olivier Culmann a travaillé à l’école Jean Lurçat avec les CM1-CM2 sur « L’autre moi », une réflexion sur sa propre image avec un moi habituel et mon autre moi (ma passion, mon futur métier, un personnage imaginaire).


Emile Loreaux a travaillé à l’école Jean Lurçat avec les CM1-CM2 et avec les 6e du collège Doisneau sur l’environnement.


Les CE1-CE2 de l’école Jean Lurçat présentent trois autres projets réalisés durant l’année « Si j’étais une souris » et « Bonjour mon ombre » et « Pictorialistes »


Les lycéens de l’option Photo du lycée Mathias exposent leurs travaux personnels : Fond de cuvette, Littérature et Paysage, La Femme autrement…


Chacun peut se rendre à la Chapelle du Carmel entre 14h et 18h pour découvrir les œuvres exposées jusqu’au 2 juillet.

 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 28 juin 2018

Les Rendez-vous du Parc, la Nouvelle exposition « Arbres(s) »

A voir jusqu’au 31 janvier 2019 dans le cadre des Rendez-vous du Parc, la Nouvelle exposition « Arbres(s) » au Parc Georges Nouelle (place Mathias).


29 photographies en plein air réalisées par 19 photographes locaux.

 
Imprimer - - par Josserand Patrice - 26 juin 2018

Musée Niépce : 3 expositions inaugurées et enfin une directrice annoncée pour le mois d'août

En ce vendredi 15 juin, les passionnés de photographie avaient rendez-vous au Musée Nicéphore Niépce pour l’inauguration des nouvelles expositions présentées sur les cimaises jusqu’au 16 septembre 2018.


Pour cet opus sont accueillis Jean-Christian Bourcart, Cutting paper et les pictorialistes.


Jean-Christian Bourcart a déposé au musée en 2017 les archives de sa première période comme photoreporter. A la suite de ce dépôt, l’équipe muséale propose de visiter ce fonds avec une plongée en près d’une centaine de planches contacts et de tirages dans les reportages noir & blanc des années 1980 à 2000 pour le journal Libération.

 


« Cutting paper », agencement plus ou moins fortuit d’éléments de photographies est le projet de jeunes artistes Thomas Cecchelani et Léo Delafontaine soutenu par l’Hôtel chalonnais Saint-Georges, partenaire du musée en 2017 et la société Canson.


Enfin, « Visions d’artistes Photographies pictorialistes 1890-1960 » présente un courant majeur de la photographie, le pictorialisme qui est un courant esthétique né vers 1890 dont l’objectif était de démontrer les potentialités créatives de l’image photographique en produisant des épreuves possédant des qualités d’art. 200 œuvres issues des collections du musée ou collectées auprès de collectionneurs privés ou institutionnels par le commissaire d’exposition, Julien Faure-Conorton, historien de la photographie sont présentées en salle Lefèvre.

 

 

Enfin, 18 mois après le départ du conservateur François Cheval et l’annonce le matin même du nom de son successeur, Gilles Platret, maire de Chalon sur Saône, lors du traditionnel discours inaugural, est revenu sur cette nomination d’une directrice à la tête des deux musées principaux de la ville : Denon et Niépce. Brigitte Maurice-Chabard, historienne de l’art médiéval, était jusqu’alors directrice des musées d’Autun. Elle prendra ses fonctions à Chalon le 20 août et a été présentée aux équipes ce vendredi 15 juin. Elle est chargée d’ouvrir une nouvelle page et est missionnée pour augmenter l’accueil des publics, les jeunes, les écoles, tous les autres publics y compris les touristes dans une démarche plus contemporaine. Elle devra aussi préfigurer le déménagement du musée Niépce « en face », c’est-à-dire dans les locaux de l’ancien hôpital : conception des lieux, création de nouveaux espaces d’expression et d’expositions, accès aux handicapés, recherche de partenaires. Bref, elle doit préparer l’avenir, ouvrir de nouveaux horizons en restant toujours une porte ouverte à la création contemporaine.

 

 
Imprimer - - par Josserand Patrice - 18 juin 2018

Les spectacles d'ombres projetées par Patrice Guérin au Musée Nicéphore Niépce

Ce mercredi 25 avril, la société des Amis du musée Nicéphore Niépce avait convié Patrice Guérin au musée pour conter au public, la belle histoire du théâtre d’ombres projetées. Cette technique est aujourd’hui beaucoup moins connue que d’autres qui lui sont contemporaines : les lanternes magiques ou le cinématographe avec les petits films de Georges Méliès montrés dans les fêtes foraines ou les œuvres filmées des Frères Lumière.

 


Le même principe régit le théâtre d’ombres projetées et la lanterne magique : des silhouettes sont projetées sur une toile à l’aide d’une source lumineuse. Cependant, le théâtre d’ombres utilise des silhouettes en zinc ou métal articulées ou non, alors que la lanterne magique projette et agrandit des silhouettes peintes sur des plaques de verre. Le théâtre d’ombres projetées est cependant un spectacle plus élaboré et pour le réaliser, il faut des lanternes de projection, un écran, un projectionniste, un piano, un récitant et/ou un chanteur, des manipulateurs et le public. Poésie, musique et peinture sont les trois muses qui oeuvrent au succès de l’ombre projetée.

 

 

L’idée des pièces d’ombres a émergé au célèbre cabaret du « Chat Noir » ouvert en 1881 sur le boulevard Rochechouart par Rodolphe Salis, fils d’un limonadier de Châtellerault et qui accueillait de fameux Hydropathes : des poètes (Georges Lorin, Charles Cros, Albert Samain, Maurice Rollinat, Maurice MacNab, Jean Richepin…), des musiciens (Georges Fragerolle…), des chansonniers (Aristide Bruant, Jules Jouy, Léon Durocher, Pierre Trimouillat, Dominique Bonnaud, Jean Goudezki), humoristes (Alphonse Allais), des peintres (Willette, Henri Pille, Nestor Outer…), des dessinateurs (Georges Auriol, Henri Rivière, Steinlen, Caran d’Ache…), etc., buveurs d’absinthe pour la plupart d’entre eux.


Le succès aidant, Salis transféra le cabaret dans un immeuble de trois étages situé rue de Laval (l’actuelle rue Victor Massé) où il créa avec l’aide d’Henri Rivière un théâtre d’ombres projetées en couleurs. De véritables chefs-d’œuvre furent donnés en ce lieu comme L’épopée, La nuit des temps, Le Sphynx, Phrynée, La marche à l’étoile… A la mort de Salis en 1897, le Chat Noir disparut non sans avoir fait des émules.

 

En 1889, Elie Mazo associé au prestidigitateur Alber, fonde une fabrique de lanternes de projection et édite des plaques de verre en NB et en couleurs pour les décors colorisés à la main. Il est le grand rival laïc de la Maison de la Bonne Presse et, comme elle, édite plusieurs revues consacrées à la projection : Ombre et Lumière (1895) et le Conférencier (1907). Les pièces d’ombres projetées de Mazo sont simples d’utilisation. Elles se composent d’une boîte contenant le livret de musique et le texte, les plaques de décors et les plaques de silhouettes. Elles ne nécessitent qu’un projectionniste, un pianiste et un récitant et se jouent aisément dans les salons bourgeois.
Très prisé au XIXe siècle, le théâtre d’ombres projetées fut éclipsé au début du XXe siècle par le cinématographe.


Ce mode de spectacle tombé dans les oubliettes pourra cependant être redécouvert au Musée Nicéphore Niépce lors de la nuit des musées. En effet, le spectacle « Aladin, musique et magie lumineuse » sera donné en représentation dans la soirée du 19 mai à 20h30, 21h30, 22h30 et 23h30.


Un autre spectacle « Tournai » sera présenté au Musée Nicéphore Niépce le 3 juin à 17h30 et 19h.
Alors pour assister à la magie lumineuse de ces deux pièces d’ombres projetées, réservez vos places à la Billetterie du Conservatoire.

 

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 26 avr 2018

Combier, l'histoire d'une saga industrielle au Musée Nicéphore Niépce

Ce mercredi 4 avril 2018, invité au Musée, Marc Combier a retracé la réussite industrielle unique de son père Jean-Marie Combier, photographe et fondateur de la CIM.
Enfant de Serrières, né en 1891, Jean-Marie Combier, fils de cultivateurs, abandonne les études à l’âge de 15 ans pour se consacrer à sa passion, la photographie grâce à la complicité de l’abbé Laumorte, le curé de Serrières. Très vite, en 1908 à l’âge de 17 ans, il obtient son premier prix photographique à la suite d’un concours dans le journal parisien Ciné-Miroir intitulé « Le vulgarisateur de la photographie-Grand concours de 1907 ».


C’est à cette période qu’il installe un petit laboratoire à La Clayette et collabore avec l’imprimerie Romand de Macon pour fabriquer des cartes postales. Jean-Marie Combier photographie les fêtes, les cérémonies, les villages, les gens surtout les groupes car « l’avantage du groupe est qu’on peut vendre une carte à chaque membre », le travail aux champs et les paysages. En complément, le photographe réalise des photographies scolaires et des vues publicitaires pour Romand.


En 1914, l’homme s’installe à Macon au 10 rue de Lacretelle et créée son entreprise spécialisée dans la publication de cartes postales et la photographie scolaire.
Mobilisé en août 1914, Jean-Marie Combier est incorporé comme artilleur et emmène avec lui son matériel de photographe et saisit la vie à l’arrière pendant les accalmies, la vie de ses compagnons d’armes dans les tranchées… La fin de la guerre en novembre 1918 ne signifie pas pour autant la libération des obligations militaires qui n’interviendra qu’en mai 1919 pour Jean-Marie Combier qui s’attache à photographier les villages en ruine sur le front de la Meuse et de l’Aisne.


A son retour à Macon en 1919, il achète des presses phototypiques (procédé d'impression à l'encre grasse au moyen de gélatine bichromatée et insolée sur plaque de verre) pour imprimer des cartes postales dans l’atelier du 4 rue Agut, siège de l’entreprise depuis 1922. Cet atelier qui abritait une fabrique de pâtes (La Mâconnaise-Pâtes aux œufs frais) sera d’ailleurs acheté par Jean-Marie Combier en 1924.
Jean-Marie Combier est un homme d’affaires averti. Il dirige la société des mutilés groupés pour l’industrie de photographies scolaires et lance une gamme de cartes postales, cadres et broches pour les photographies scolaires dont les modèles sont déposés.


Il prospecte par mailing dirait-on maintenant, par exemple auprès des curés pour les photos de communion via des cartes postales de demandes, auprès des maires pour photographier les monuments aux morts, auprès des commerçants et des industriels car il est passionné par la photographie publicitaire. Il photographie les artistes et leur propose des tarifs préférentiels. Il se passionne pour les vues panoramiques et après quelques essais, lance les « Panos ».


Dès 1925, la prospection et la couverture de l’imprimerie Combier est nationale.
Dans les années 30, l’homme cherche un procédé pour coloriser les cartes postales : le bromure colorié ou colorisation à la main des cartes postales « Bromure ». Il invente le « Photochrome de luxe » qui imite les autochromes.


En 1935, Jean-Marie Combier crée sa marque. Ce sera « CIM», acronyme de Combier Imprimeur Mâcon. L’affaire prend de plus en plus d’importance. Il acquiert alors des locaux à Crottet dans l’Ain et à Saint-Laurent. La réussite de l’entreprise lui permet d’investir dans la pierre. Il achète le château de Perthuis en 1935. Il l'utilise notamment pour loger quelques-uns de ses salariés et produire, sur les six hectares de vignes, un vin mousseux qu'il nomme « Mousseline ». Les employés font les vendanges durant les congés annuels en septembre et la production est en partie offerte comme cadeau de fin d'année aux clients des cartes postales et utilisée localement lors de toutes les occasions festives notamment familiales et sociales.


La période de la guerre 39-45 est une période où la production de cartes postales est réduite. Seul reste le personnel féminin qui reproduit des cartes à l’effigie du Général Pétain ou de Maginot, des cartes fantaisies destinées principalement aux soldats sur le front et aux prisonniers. Et surtout, il y a une pénurie de papier.

 


Dès la guerre terminée, l’entreprise est équipée en offset et l’impression en couleurs naturelles débutent. En 1949, Jean-Marie Combier rachète deux puis trois avions Piper abandonnés par l’armée américaine et se lance dans la photographie aérienne. Dans les années 50, CIM devient le spécialiste de la vue aérienne et couvre 90% des communes françaises.
Dans les années 60, l’entreprise atteint son apogée avec plus de 80 millions de cartes postales par an.


Au décès de Jean-Marie Combier en 1968, sa seconde épouse et leurs deux fils Bernard et Marc assurent la continuation de son œuvre jusqu’à la vente de l’entreprise en 1984.
Le fonds Combier soit 1 million et demi de cartes postales et négatifs a fait l’objet d’une donation par Marc Combier, en 1974 au Musée Nicéphore Niépce dirigé alors par M. Paul Jay qui a honoré de sa présence cette soirée consacrée à l’imprimeur-éditeur mâconnais.

 

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 avr 2018

Vernissage de l'exposition « La grande guerre en relief » à la Veuve Ambal

En ses locaux de Montagny les Beaune, la maison Veuve Ambal donnait une réception et quelle réception, pour le vernissage de l’exposition « La grande guerre en relief ».


Cette exposition est la deuxième collaboration de l’année avec le Musée Nicéphore Niépce. En effet, dans le cadre du mécénat qui lie les deux institutions depuis maintenant 7 ans, le musée organise trois expositions par an dans les locaux de la célèbre maison du crémant de Bourgogne et Veuve Ambal participe à l’enrichissement des collections en soutenant la politique d’acquisition du musée.


Visiteurs et clients profitent de leur venue à Montagny les Beaune pour découvrir les collections du Musée.


A l’occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale, il est possible de découvrir une belle exposition qui rend hommage aux soldats, une exposition tous publics qui présente plutôt la vie des combattants hors des combats : ravitaillement, permissionnaires, les séances de sports, le cantonnement, la soupe dans les tranchées, la lessive, les jeux de cartes. La guerre est présente partout : les hommes sont en uniformes, dans des tanks, des avions, dans les tranchées, armant des canons, la visite du Général Pétain, l’alerte au gaz et puis enfin l’armistice fêté avec soulagement.

 

 

Ici, il nous faut revenir sur le titre de cette exposition : « La grande guerre en relief ». En effet, en relief sont les images car prises avec des appareils photographiques stéréoscopiques (appareils à double objectifs). La découverte de l’image nécessite de chausser des lunettes spéciales dotées d’un filtre rouge et d’un filtre cyan pour découvrir le relief. Et si on bouge un peu devant l’image avec ces lunettes posées sur le nez, on voit les différents plans se déplacer l’un par rapport à l’autre : magnifique, remarquable tels furent les commentaires entendus car les invités furent effectivement bluffé par cet effet de relief.

 

 

Certains s’étonnèrent malgré tout du choix des images : « c’est amusant, on a l’impression qu’ils (les soldats) sont en vacances ». Mais non pas du tout et l’équipe éditoriale affirme clairement ce choix de portraits, de scènes du quotidien pour plonger en relief dans la vie des soldats au front et à l’arrière afin de ne pas heurter le public familial de la Maison Veuve Ambal et indique par ailleurs que tout le fonds photographique du musée sur la grande guerre soit plus de 1000 images ainsi que la revue Miroir sont visibles sur le site dédié www.uneguerrephotographique.eu

 


L’exposition est ouverte au public jusqu’au 30 mai 2018 à la Maison Veuve Ambal-Le Pré Neuf à Montagny les Beaune du lundi au samedi de 10h à 13h et 14h à 18h.

 

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 mars 2018

Musée Niépce : Sylvie Lécallier et le pouvoir de l'image dans la photo de mode 1950-2000

 

Dans la continuité de l’exposition « Le chic Français-La photographie de mode-1900 à 1950 », Sylvie Lécallier, chargée des collections photographiques au Palais Galliéra, musée de la Mode de la ville de Paris, est brillamment intervenue au Musée Nicéphore Niépce ce mercredi 21 mars pour présenter à un public venu en nombre les relations et évolutions de la photographie de mode dans les magazines des années 1950 à 2000.


Les années 50 voient naître le Prêt-à-porter et la mondialisation du luxe, un poids économique important pour la France. Or, la première production de la mode est la production d’images. Les photographies sont le premier objet de consommation de la mode, on les retrouve dans les magazines et les revues, sur les affiches… Ce pouvoir de fiction qu’apporte l’image interroge fondamentalement sur : Qu’est-ce que la mode ?
Dans les années 50, le texte dispense des conseils. Il y a beaucoup de textes et les photographies viennent en support de l’écrit.


Dans les années 60, de grands photographes de mode apportent un impact visuel fort : Bourdin, Klein, Horvat, Knapp, Turbeville, Knight… Ils bousculent les codes, ouvrent le champ visuel, créent des univers et langages visuels. Peu à peu, on note la diminution progressive du discours au profit de l’image.


Dans les années 70, l’image grandit, occupe des double-pages dans un savant graphisme. Le rapport texte-image est un équilibre harmonieux.
Dans les années 80, les images cerclées d’une marge blanche occupent la pleine page, le texte s’incruste dans l’image. La photographie domine, le photographe reste discret.

 

Les années 90 sacrent les mannequins. Le mannequin est une star et pose en star. Les photographes ne sont pas des photographes de mode mais des artistes.


Dans les années 2000, une seule image en pleine page, un titre et surtout un auteur qui raconte une histoire où la marque est absente, le photographe est là pour interpréter la mode, il prend littéralement le pouvoir et impose sa vision.
L’image est investie peu à peu par de nouveaux enjeux narratifs, elle raconte des histoires en dehors de la mode et sort ainsi de son propre champ pour faire référence. Le photographe est un metteur en scène, il suit une story-telling, crée une histoire avec un début et une fin. Son travail est valorisé dans le magazine qui lui consacre plusieurs pages et offre ainsi aux lecteurs une nouvelle expérience de lecture du magazine. Le photographe est auteur d’un conte, d’un road-movie touristique, il transporte ailleurs, documente et donne à voir une fiction.


Qu’est-ce que la mode ? Visiblement, pas uniquement qu’un vêtement et cela peut engendrer une confusion des genres entre un sujet éditorial et une publicité lorsque le rédactionnel devient du promotionnel et que disparait le discours critique et l’information pure.

 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 mars 2018

Rencontre au Musée Niépce autour d'un livre : Frédéric Lecloux, photographe et Fabienne Pavia, éditrice

 

L’équipe du Musée Nicéphore Niépce proposait en cette soirée de mercredi, une rencontre avec le photographe Frédéric Lecloux et l’éditrice Fabienne Pavia autour du livre « Népal-Epiphanies du quotidien » pour mieux comprendre les enjeux de l’édition d’un livre photographique.


Photographe autodidacte, Frédéric Lecloux, distribué par l’Agence Vu depuis 2003 est un habitué des conférences du Musée. Il était parmi nous, il y a presque deux ans déjà pour nous présenter son travail sur les travailleurs népalais et tibétains au Qatar.


Cette fois-ci, il est venu, accompagné de son éditrice Fabienne Pavia, fondatrice et directrice éditoriale du « Bec en l’air », maison d’édition installée à Marseille et spécialisée dans la photographie contemporaine.

 


Et tous deux ont présenté la genèse de cet ouvrage et ont offert au public un voyage dans le fonds et la forme de ce récit photographique, poétique et textuel, ce court résumé de 23 ans de passion, de découvertes, de rencontres bref de travail photographique loin des clichés touristiques réalisé dans ce pays qu’est le Népal , coincé entre l’Inde et la Chine.

 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 8 mars 2018

Le Chic français s'expose au Musée Nicéphore Niépce

A la suite du Palais Lumière à Evian, le Musée Nicéphore Niépce accueille jusqu’au 20 mai 2018 la prestigieuse exposition « Le chic français-Images de femmes, 1900-1950 ».


Ce vendredi 9 février, après la présentation à la presse le matin, l’inauguration de l’exposition s’est tenue dans la soirée en présence de Marie Mercier, sénateur, Gilles Platret, maire de Chalon sur Saône, Benoit Dessaut, adjoint à la Culture, Mina Jaillard, élue municipale, Brigitte Planté-Moral, fille du photographe Jean Moral et de l’équipe muséale dont Sylvain Besson, responsable des collections et William Saadé, conseiller scientifique au Palais Lumière, tous deux commissaires de l’exposition.


Avec plus de 300 œuvres présentées, « Le chic français » porte un regard rétrospectif sur l’histoire de la photographie de mode au début du XXème siècle en France, dont l’évolution est étroitement liée à celle de la place de la femme dans la société.


Sous l’impulsion de couturiers novateurs et prescripteurs comme Paul Poiret et d’éditeurs visionnaires tel Lucien Vogel, des revues de grande qualité voient le jour, faisant le pari de rapprocher la mode des beaux-arts.


Les dessins et gravures de mode parus dans la presse au début du XXe siècle sont signés Raoul Dufy, Georges Lepape, Pierre Brissaud ... Les modèles sont largement décrits dans les magazines pour permettre aux couturières de les reproduire.
La photographie s’invite peu à peu dans la représentation de la mode avec les prises de vues figées dans de célèbres studios, celui des Frères Séeberger, l’agence Rol ou encore le studio Manuel d’abord en couverture pour des raisons de coûts puis à l’intérieur des revues.


En marge de cette production journalistique, des photographes « artistiques » tel le baron de Meyer, Man Ray proposent une nouvelle approche esthétique de la photographie de mode.

 


Dans les années 1920-30, des photographes comme Jean Moral, Maurice Tabard, André Steiner, pratiquent une photographie résolument moderne et différente et imposent une nouvelle vision. Ils offrent une nouvelle image de la femme, une « vision » enfin libérée. Ils mettent leur savoir-faire au service des magazines. Ils contribuent à diffuser dans le monde entier l’image d’une femme moderne, chic, dynamique, urbaine. Réalisées dans les rues de Paris, leurs images participent pleinement à la reconnaissance de Paris comme capitale de la mode.

 


Attardons-nous un peu sur le photographe Jean Moral. Graphiste et photographe de studio au sein de l’atelier Tolmer en 1928 où il côtoie Pierre Boucher, Louis Caillaud ou Pierre Verger. Son début de carrière est intimement lié à sa relation amoureuse avec Juliette Bastide qu’il photographie tout le temps, partout. Ce sont ces clichés qui apporteront la célébrité à Jean Moral au début des années 1930 et lui permettront de collaborer dès 1933 au Harper’s Bazaar. Seul photographe français exclusif du célèbre magazine américain, le style de Jean Moral est en totale adéquation avec la ligne artistique et éditoriale de la revue : prises de vue hors du studio, angles de vue audacieux et instantanéité. Ainsi, l’œuvre de Jean Moral contribue à diffuser largement l’élégance à la française dans le monde.


 

 

 

 

 


Suite : Le Chic français s'expose au Musée Nicéphore Niépce 2

 

Musée Nicéphore Niépce
28, Quai des Messageries
71100 Chalon-sur-Saône

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 10 fév 2018

Le Chic français s'expose au Musée Nicéphore Niépce 2

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 10 fév 2018

L'autoportrait exploré par Jean Daubas au Musée Nicéphore Niépce

« Je, l’autre moi – Regards sur l’autoportrait photographique » fut le thème abordé par Jean Daubas au Musée Nicéphore Niépce ce mercredi 10 janvier lors d’une conférence organisée par la Société des Amis du Musée.


S’inscrivant dans le prolongement de l’exposition « Papiers SVP ! » sur l’identité, cette rencontre avec le public a permis d’explorer une autre facette de l’identité : la représentation de soi-même. Tourner l’objectif vers soi-même est devenue une pratique courante de nos jours avec le selfie. Cependant depuis la naissance de la photographie, tirer son autoportrait est une pratique plus variée et moins anodine qu’il n’y parait car elle implique profondément son auteur dans la complexité de son rapport au monde et à sa propre identité.

 


Chaque photographe, depuis l’invention de la photographie, a développé une stratégie personnelle de dévoilement de sa propre image, de son identité.

 


Ainsi, depuis le premier autoportrait reconnu comme tel et daté de 1839 du photographe Robert Cornelius aux récents travaux d’Antoine d’Agata, l’histoire de la photographie est parsemée de dévoilement de l’intime de l’artiste par l’artiste. Artistique, esthétique, politique, philosophique, tout autoportrait témoigne d’un questionnement au monde et à l’identité. Dans ce jeu de miroir, on surprend Narcisse mais aussi le témoignage d’un temps qui passe, on découvre le regard du photographe sur lui-même et la place qu’il se donne dans le monde et en ombre dans son monde à lui.


Contemplatif, revendicatif, humoristique, symbolique, image rêvée, image réelle, vue de l’esprit, mise en scène artistique ou conceptuelle, l’exploration et la représentation de soi n’est en tout cas jamais anodine.


Tout le talent de Jean Daubas fut d’amener son auditoire à réfléchir à cette présence par et dans l’image de leurs auteurs en présentant chronologiquement un grand nombre d’autoportraits de photographes ou artistes depuis la naissance de la photographie.


Et nous conclurons par ce qui fut l’introduction de l’intervenant lors de cette présentation.
«… Je suis moi, je suis l'autre,
Je suis tout c'qui existe
Le pardon et la faute,
Je suis l'œuvre et l'artiste


On m'a fait tant d'autoportraits
Qui me ressemblaient trait pour trait
J'avoue que je n'sais plus vraiment
Qui je suis ni à quel moment
Et ce qui est vrai… » chantait Johnny Hallyday en 2011 sur des paroles de Maurice Lindet.

 

« Je, l’autre moi », le titre de cette conférence fait référence principalement à une citation d’Arthur Rimbaud en 1871, qui écrivit, dans une lettre adressée à Paul Demeny :“ Car JE est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute[...] je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement, ou vient d’un bond sur la scène...”


« Car Je est un autre » invite à se voir « Soi-même comme un autre », invite à penser et creuser la question du singulier et de l'altérité, sujet qui fut l’objet d’études et travaux menés en psychiatrie et psychanalyse par Jacques Lacan ou en philosophie par Paul Ricoeur, par exemple. Sujet qui reste pleinement d’actualité encore de nos jours.

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 11 jan 2018

Le Musée Niepce et l'Hôtel Saint Georges exposent Loïeza Jacq

Avant de se consacrer à la photographie, l’artiste a d’abord exercé ses talents en Grande-Bretagne dans le spectacle vivant. Diplomée depuis 2013 de l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie d’Arles, Loïeza Jacq se consacre à une démarche photographique singulière associant l’image au son ou à l’installation.


François Cheval, ancien conservateur du Musée Nicéphore Niépce, dans sa préface à "Souterraine" de Loïeza Jacq souligne : « Loeïza Jacq fait de l’écriture de soi un objet originel, foisonnant, poisseux, croûteux, désirable et intrigant. La photographe dispose de toutes les ressources de son enveloppe. Elle les utilise dans le cadre d’une confidence, un discours à la première personne. Le pacte passé avec le spectateur est simple : l’intimité dévoilée n’est pas l’exhibition d’une identité. »


C’est un travail très subjectif réalisé dans le cadre de sa mini-résidence d’une semaine, du 6 au 11 décembre 2016 au Musée Nicéphore Niépce que dévoile l’artiste jusqu’au 23 janvier 2018 à l’Hôtel Saint Georges de Chalon sur Saône.

Loïeza Jacq a dans un premier temps extrait dans les collections du Musée des images polysémiques, intrigantes puis à proposer à une dizaine de participants, employés du musée et de l’hôtel d’évoquer ces images. Ce dialogue enregistré en audio sur leurs lieux de travail ou à leurs domiciles raconte le regard, la perception unique de chacun sur ces images. La photographe a saisi cet instant où la personne raconte l’image. Et c’est une infime partie de ce travail, de ces portraits intimes qui est présentée sur les cimaises de l’hôtel.

 

Gilbert Massada, maître d’hôtel au Saint-Georges avouait sa fierté et celle du personnel d’avoir pu participé à ce projet lors de l’inauguration de l’exposition. Même si, malheureusement, les conditions particulières des lieux n’ont pas permis de restituer la partie audio de cette création ni d’exposer l’ensemble des photographies.


Aussi lors de ce vernissage, en présence des représentants du Musée et de 4 élus municipaux Joël Lefevre, Benoit Dessaut, Dominique Rougeron et Mina Jaillard, l’artiste et le public ont émis le souhait d’une présentation complète de l’œuvre au Musée.

 


Vous pouvez aussi découvrir l’univers créatif de Loïeza Jacq sur son site : theinvisibleforest.com

 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 16 déc 2017

Voyage vers... Mario Del Curto au Musée Nicéphore Niépce

La photographie suisse était à nouveau à l’honneur cette semaine au Musée Niépce.
A la suite de Christian Lutz, invité la semaine dernière à présenter « Hospitalité », c’est le photographe Mario Del Curto qui s’est prêté avec gentillesse et disponibilité au jeu de la rencontre avec le public chalonnais ce mercredi 22 novembre.


« Voyage vers … » invite à découvrir le parcours très personnel de Mario Del Curto sur la place du végétal au cœur de l’humanité. Son approche globale du végétal est une réflexion sans concession et engagé sur l’environnement et questionne sur le devenir de l’homme persuadé de dominer par la domestication les plantes et les animaux.

 


Face au réchauffement climatique, aux mutations profondes subies par la planète, à la destruction de la biodiversité, il est peut-être temps de revenir à une relation plus raisonnable et raisonné avec les plantes et cela afin de préserver les ressources alimentaires dispensées par la terre.

 


Cette réflexion est portée avec brio et poésie par la beauté des images réalisées par le photographe au cœur des banques de graines de l’Institut Vavilov à Saint-Pétersbourg ou du centre de préservation de Svalbard au Spitzberg.

 


Le voyage nous mène sur les lieux de naissance des plantes originelles avant toute intervention humaine comme dans la forêt de pommiers sauvages au Kazakhstan qui abrite 3000 variétés de pommes, dans les jardins urbains, dans les jardins utopiques réalisés par des artistes, dans les jardins des morts mais aussi au cœur de l’étude scientifique des plantes et de la manipulation génétique dans les laboratoires.


Cette présentation nous ramène aux sources de l’agriculture, aux gestes premiers du jardinier de la préhistoire qui a conduit l’homme sur le chemin du savoir et donc du pouvoir car la domestication du végétal mène l’homme au sentiment de domination de la nature. Les grands enjeux de cette pseudo-domination sont sans conteste la suffisance alimentaire pour tous dans les décennies à venir et ce futur est intimement lié au végétal.

 
 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 nov 2017

Christian Lutz au Musée Niépce en ouverture du Festival des solidarités

Christian Lutz, emblématique photographe genevois inaugurait le Festival des solidarités lors d’une projection-débat avec le public chalonnais au Musée Niépce ce jeudi 16 novembre.


Articulée autour du thème de l’hospitalité et de l’accueil, cette rencontre organisée par la CEDAMI, le Musée Niépce et la Société des Amis du Musée Niépce a permis de découvrir le regard sans concession, sous couvert d’images belles et séduisantes, de ce photographe concerné et engagé. En effet, Christian Lutz brandit son objectif tel une arme de témoignage acerbe et met son esthétique de l’image au service de ses préoccupations et de ses engagements humanistes.
Il pose un regard, une lumière crue sur une réalité qui dérange et aime provoquer le débat.


L’homme se revendique un peu reporter, pas journaliste, photographe depuis 1996 après des études à l’école d’art « Le 75 » à Bruxelles. Il relate l’histoire, une histoire à sa façon en portant un regard acerbe, cru, sans concession.
Cet ancien membre de l’agence Vu, membre-fondateur de Maps (mi-agence, mi-fondation) avec d’autres confrères revendique un « statut » de photographe indépendant.


Il porte un œil critique sur les pouvoirs politique, économique et religieux dans une trilogie débutée en 2003.
Protokol, le premier volet de la trilogie met en scène le pouvoir politique suisse. Initié en 2007, ce travail dévoile les velléités du pouvoir et de la hiérarchie.

 


Tropical Gift, le deuxième volet de la trilogie se penche sur l’univers du pétrole au Nigéria et fut largement récompensé : Swiss Press Photo 2011 et Prix Scam Roger Pic 2011.

 


 

In Jesus’Name, le troisième volet de la trilogie témoigne sur l’église évangéliste suisse ICF (International Christian Fellowship). Publié en 2012, le livre édité sur ce reportage est aussitôt saisi et censuré par la justice suisse suite aux plaintes de 21 membres de la communauté pour atteinte à leur image.

 


 

Dans « Insert Coins », Christian Lutz dévoile la machine à paillettes et à rêve de Las Vegas et les revers de ce miroir aux alouettes. L’envers du décor, les oubliés et les dommages collatéraux de ce monde ultralibéral…, ce reportage du système de l’entertainment (divertissement) a été présenté au festival d’Arles en cette année 2017.

 


 

Depuis quelques années déjà, le photographe porte une attention particulière sur l’émergence des populismes en Europe et sur la Suisse de l’UDC (Union démocratique du centre-parti politique suisse conservateur et nationaliste, généralement classé à l'extrême droite).

 


 

Mais lors de la soirée, Christian Lutz a principalement donné à voir son travail sur la problématique migratoire, sur ce qui se fait en Suisse et sur l’île grecque de Kos en matière d’hospitalité, d’accueil, de réception de l’autre chez soi.
La première série, « Protection civile », est constituée de 20 images réalisées en 2015 et montre la mise en bunker des migrants nigérians car c’est en effet dans un abri souterrain que la ville de Genève accueille et loge ce flux de réfugiés. Ce témoignage laisse transparaître une volonté politique qui se résume à « ne pas donner à voir » d’où un accueil sous terre, caché de la population et propice au « bannissement du vivre ensemble » mais dans un lieu propre, « un lieu habituellement réservé à la protection civile en temps de guerre et où on loge des gens qui ont fui leurs pays en guerre ».
La deuxième série « Kos » dévoile en une vingtaine de photographies, la problématique de l’accueil et la vie des migrants sur l’île grecque de Kos où le rêve se confronte misérablement à la réalité et à la dureté de la survie. Cette série a été réalisée elle-aussi en 2015.


La troisième série, « La Mia Vallée», est constituée d’une cinquantaine d’images réalisées dans le cadre d’une résidence, dans un village de haute montagne du Tessin où des familles de migrants sont logées dans une pension, loin de tout, les contraignant à une « oisiveté nocive ».
Le photographe poursuit l’extension de ce travail sur « Eux et Nous » avec « The Gates », reportage en cours réalisé en Suisse centrale autour du lac des Quatre- Cantons situé sur le déversoir de la Reuss.
De cette soirée axée sur le thème de l’hospitalité, nous retiendrons qu’il fut beaucoup montré les conditions de cette hospitalité souvent proche de l’inhospitalité.


L’autre intérêt de cette soirée fut le témoignage tout en pudeur et en interligne de Christian Lutz sur son métier de photographe et la manière dont il le conçoit. Photographe indépendant, reporter mais pas journaliste, il se met au service du thème qu’il choisit de dévoiler. Il témoigne principalement sur des situations qui lui sont intolérables. Il se définit comme un photographe-citoyen et désire que sa photographie contribue à lancer une réflexion en Suisse et ailleurs.


Christian Lutz n’a pas de carte de presse d’où parfois des difficultés pour obtenir les autorisations nécessaires mais il aime prendre les chemins de traverse pour parvenir à son objectif. Il se pose en témoin et travaille vite.
Son travail peut susciter la suspicion car considéré parfois comme intrusif mais cela ne rebute ce photographe militant qui, par ailleurs, ne légende pas ses images. « La légende tue l’image » souligne-t-il. « Une image est forte, elle parle d’elle-même. Une photographie est émotionnellement très forte. Elle se doit d’être symbolique, sans explication de texte». Les seuls textes qui accompagnent ses travaux, ses livres sont les citations et les témoignages des protagonistes. Cela impulse une forme documentaire à ses mises en scène mais cette forme documentaire n’est jamais neutre car elle est orientée, elle poursuit un but précis. Souvent, l’auteur confronte deux images contrastantes, deux situations en opposition lors de sa présentation ce qui donne à voir les choses autrement et impose une dramaturgie.
On peut aussi qualifier ce photographe de l’instant de sociologue.


Christian Lutz est un artiste : il a fait une école d’art et non une école de photographie. Ce côté artistique se révèle principalement dans des installations, des mises en scènes originales lors d’expositions avec par exemple un mur de grillages.


 

L’hôte du musée a clôturé cette soirée par un hommage personnel émouvant à son père malade qu’il accompagne et photographie pour en garder une mémoire vive et vivante.

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 17 nov 2017

L'œil de Lux et le Photoclub Niépce invités aux Rendez-vous du Carmel

Après « Des clics et des flashs » en 2016, le Carmel propose cette année encore un rendez-vous autour de la photographie.


Au cœur de la Chapelle, les deux clubs photos du chalonnais exposent deux projets fort différents mais tout à fait intéressants.


 

L’œil de Lux présente « Arrêt sur image à l’aire de Saint-Ambreuil » ou 24h de la vie sur l’aire de l’autoroute A6. Sur une idée d’Annick Minier, membre du club et salariée à la boutique de l’aire de Saint-Ambreuil, ce reportage a été réalisé cet été, du samedi 29 juillet à 15h au dimanche 30 juillet à 15h, et dévoile le quotidien de jour et de nuit, les belles rencontres, les belles surprises qui rythment la vie de cette aire.

 

 

Le Photo-club Niépce présente « Chalon d’hier et d’aujourd’hui » en collaboration avec le Musée Nicéphore Niépce. Les membres du club ont plongé dans les collections de cartes postales du musée et ont retenu une trentaine de vues sur Chalon sur Saône. Ces cartes postales ont ensuite été retravaillées par l’association Contrast : colorisation pour une unité colorimétrique, marie-louise et mise en cadre réalisée par Gérard Biéry ; tirages sur papier mat réalisés par Olivier Champagne. Nos photographes ont en parallèle rephotographié les lieux à la manière des cartes postales datées des années 1900-1910. Les tirages contemporains édités par Iconéa et la présentation satellite permettent de se confronter à l’évolution urbaine de Chalon sur Saône et de redécouvrir de belles pépites telles que l’Hôtel Zinani (Hôtel de ville) ou encore les arcades du cloître de la Cathédrale Saint-Vincent emplies de vitraux.

 


« Cette belle exposition est un voyage dans le temps », soulignera Benoit Dessaut, conseiller municipal, adjoint à la culture, accompagné de Mina Jaillard, l’initiatrice de cette rencontre photographique automnale au Carmel.


Voyage dans le Chalon d’hier et d’aujourd’hui et voyage au cœur de l’été dans la vie de l’aire de Saint-Ambreuil, le visiteur peut cheminer avec les membres des photos-clubs tous les mercredi après-midi de 15 à 18h jusqu’au 10 décembre 2017 lors de visites guidées.


N’oubliez pas la nocturne jusqu’à 21h le 8 décembre à l’occasion de la fête des Lumières

 
 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 12 nov 2017

« Domique Lambert », invité exceptionnel du Musée Nicéphore Niépce-

Le public du Musée Nicéphore Niépce était convié à une rencontre inédite avec Dominique Lambert. Mais qui est Dominique Lambert ?


Dominique est le premier prénom mixte et le 27e prénom masculin porté en France.
Lambert est le 27e nom porté en France.


 

Partant de ce constat, l’artiste et photographe, Stéphanie Solinas est partie à la rencontre de l’identité Dominique Lambert. Elle a contacté les 191 Dominique Lambert répertoriés dans les pages blanches de l’annuaire en leur envoyant un portrait chinois comprenant 33 items à compléter. Elle a reçu 65 réponses au questionnaire. Elle a alors demandé à ses 65 Dominique Lambert de lui faire parvenir une photographie d’identité. Elle a alors reçu 20 photographies précieusement conservées dans un dossier sans être regardées.


 

Dès lors, l’artiste s’est entourée d’une équipe. Ce comité composé d’un psychologue, d’un juriste, d’un statisticien, d’un inspecteur de police a étudié les portraits chinois de ces 20 Dominique Lambert pour établir un portrait d’après leurs réponses. Le dessinateur Benoit Bonnemaison-Fitte s’est chargé d’en tracer les traits. Ces dessins ont ensuite été repris par un enquêteur de l’identité judiciaire, Dominique Lédée qui a créé le portrait-robot à partir des dessins. Un 21e portrait a été créé à partir des réponses les plus souvent données dans le portrait chinois.


 

Ensuite, la photographe a recherché des hommes et femmes ressemblant aux 21 portraits robots établis par l’identité judiciaire et les a photographiés. La corrélation entre les photographies des modèles et les vraies photographies d’identité ne sont connues que de l’artiste et des 20 Dominique Lambert.


 

Cette exploration du portrait et de l’identité par Stéphanie Solinas s’est concrétisée en une exposition présentée entre autre lieu au Carré à Arles en 2016, et un livre décliné en trois versions : un coffret prestigieux de 21 livres dépliables en édition limitée, un ouvrage grand format en édition limitée et un livre interactif au format poche épuré à la couverture rose comme la chair destiné à tous publics à un prix abordable.


 

L’artiste photographe Stéphanie Solinas était accompagnée de son éditeur Mathieu Charon, fondateur avec Rémi Faucheux en 2011 de RVB Books, maison d’édition indépendante qui édite et fait découvrir des artistes émergents singuliers, de nouvelles écritures photographiques.

Tous deux ont longuement disserté sur la genèse, la représentation et les enjeux de l’œuvre dans le livre.


Cette rencontre avec le public, instituée une fois par an par l’équipe du musée autour d’un livre, d’un artiste et d’un éditeur s’inscrivait dans la continuité de l’exposition « Papiers, s’il vous plaît ! » et la réflexion sur l’identité.


Dans un deuxième temps, l’artiste est revenue sur une autre de ses œuvres « Monsieur Bertillon », inventeur du « Profil-Face » judiciaire, des fiches judiciaires ainsi que des relevés de 12 mesures osseuses et des signes particuliers utilisés par la police scientifique et judiciaire dont il fut le créateur en 1881. S’appuyant sur la biographie écrite par Suzanne Bertillon, nièce du savant, l’artiste a photographié 23 lieux importants dans la vie du scientifique. Le visiteur peut par ailleurs découvrir le portrait 3D de M. Alphonse Bertillon réalisé par Stéphanie Solinas avec un logiciel de reconnaissance facial dans le cadre de l’exposition « Papiers, s’il vous plaît ! » présenté jusqu’au 18 janvier 2018 au musée.

 

 

Imprimer - - par Josserrand Pascale et Patrice - 20 oct 2017

Rencontre avec le photographe Sébastien PELLETIER-PACHOLSKI au musée Nicéphore Niépce.

 

Depuis la nuit des temps humains, l’homme fut un nomade. Il partit sur les sentiers en quête de nourriture, en quête d’un abri pour sa famille. Il conquit la planète et devint l’espèce dominante. L’homme sédentaire qu’il devint, s’appropria des territoires, des bouts de terre qui sont devenus au fil des guerres, des annexions, des conquêtes, les Etats-Nations bordés de frontières à préserver.


Mais l’homme, du moins certains d’entre eux, mènent de nos jours une lutte acharnée pour survivre et vivre. Quête de nourriture, quête d’un abri, fuite devant la guerre, fuite devant les aléas climatiques qui chamboule l’équilibre de la planète, rêve d’une vie meilleure, rêve d’une vie ailleurs. L’homme est aujourd’hui encore toujours en marche.
Souvent venu d’Afrique, du Proche ou Moyen-Orient, de pays en guerre, ces êtres errant vers le monde occidental plein de promesse, de richesse à leurs yeux échouent aux portes de leur rêve lorsqu’ils ne se noient pas dans la Grande Bleue, dans des camps grecs, italiens ou français.


« Cette migration moderne est sans doute le défi et l’enjeu majeur de notre siècle » soulignera d’ailleurs l’invité du musée Nicéphore Niépce lors de la présentation de ses photographies.

 


 

Sébastien Pelletier-Pacholski est bien connu des chalonnais. Ce photographe amateur, membre du Photoclub Niépce et sociétaire des Amis du Musée Niépce, inspiré par les grands photographes humanistes tels que Doisneau, Ronis, HCB, Maier… se passionne pour la photographie de rue.

 


 

Il aime déambuler dans la rue, observant, patientant, attendant, pour capter la bonne scène qu’il restituera ensuite en noir et blanc. Pour mieux se fondre dans la masse, il n’utilise jamais d’appareils réflex mais deux hybrides équipés d’un téléobjectif et d’un grand angle. La petite taille de son équipement est un atout majeur pour se fondre dans le décor et rechercher l’émotion.


Amené à travailler régulièrement depuis 2015 dans le Calaisis, d’abord à Sangatte puis à Calais dans la Jungle, il a rapporté des images qui témoignent de ce qu’il voit là-bas. La ville de Chalon lui offre une belle vitrine en exposant ses photographies « Les fantômes de la Jungle » sur les quais des Messageries.
En complément de cette exposition, Sébastien Pelletier-Pacholski a gentiment accepté de témoigner sur son travail photographique lors d’une rencontre –projection avec le public du musée Niépce.

 


 

Depuis les accords du Touquet signés en 2003 avec la Grande-Bretagne qui ont établi les contrôles frontaliers dans les ports de la Manche et de la Mer du Nord, des camps sauvages, des squats se sont installés dans le Calaisis. Cette Jungle abrite les migrants dans des abris de fortune : bâches, tentes, caravanes, baraques de bois, containers aménagés pour les femmes et enfants seuls. De nombreuses associations françaises et anglaises apportent des aides diverses : alimentaires, vestimentaires, médicales… Le camp s’organise. Des petits commerces ouvrent : épicerie, restaurant, coiffeur, boulangerie, fleuriste, marchand de vêtements, réparateur de vélos… Le vélo est le moyen de transport par excellence au sein du camp. Eglises, mosquées, écoles, ateliers culturels faits de bric et de broc ouvrent leurs portes. Une ville dans la ville avec ses communautés, ses règles propres, ses conflits aussi transposés du pays d’origine à l’ici (Kurdes-Syriens par exemple).


Autour, tout est grillagé : les accès au port, à l’autoroute.
Février 2017, tout est détruit. Il n’y a plus de Jungle. Tout est vide.
Sans concession mais sans jugement ou parti pris, le photographe nous présente son « Jungle book ». La projection s’ouvre sur un message de bienvenue «Everyone welcome » et se clôt sur le graffiti de l’artiste Bansky «London Calling ».


 

Car même si nous ne le voyons plus dans ce no man’s land rasé, l’homme est aujourd’hui encore toujours en marche vers le rêve, vers l’espoir, vers un lendemain meilleur, vers l’Angleterre, vers Londres.


 

Calais est et sera toujours un point de passage en raison de sa situation géographique. La ville se situe à une trentaine de kilomètres de Douvres, au départ et à l’arrivée des ferries. «Alors que faire ? », demande le public.


 

«La situation dépasse largement les bonnes volontés car la problématique de la migration qu’elle soit climatique, économique, politique est un enjeu mondial ».

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 28 sept 2017

Veuve Ambal avec la complicité du Musée Niépce fête Paris

Jusqu’au mois de mars 2018, Veuve Ambal accueille en ses locaux de Montagny les Beaune, « Paris est une fête » la nouvelle exposition initiée par l’équipe du Musée Nicéphore Niépce.
Des générations de photographes ont battu le pavé parisien pour capter les diverses facettes de la Ville-Lumière.


« Paris est une fête », en pleine actualité olympique et attribution des Jeux 2024 à la capitale française, dévoile quatre visions du Paris des Trente Glorieuses.


Le Paris des années 1940-1950 se découvrent dans les N&B d’André Papillon : le célèbre Chat Noir, la brasserie Lipp ou encore une belle en bikini au pied de la Tour Eiffel. Photo-reporter engagé, les images d’André Papillon montre la misère, les mouvements sociaux en France, la guerre d’Espagne dans les années 30 puis il se consacre ensuite à des commandes et collabore avec les magazines illustrés comme Vu, Match, Regards…


Puis le Paris des années 60 s’offre au regard et en couleurs avec tout d’abord les reproductions de cartes postales colorisées de l’imprimeur mâconnais Combier. Créée en 1914 par le photographe Jean Combier, la société mâconnaise connait un vif succès et se spécialise dans les cartes postales touristiques. Le Musée Nicéphore Niépce possède une très belle collection près d’un million et de demi de photographies. Le visiteur peut découvrir à Beaune quelques vues typiques du Paris touristique : Notre-Dame, les bouquinistes sur les quais, le Pont photographe-imprimeur-dessinateur-graveur-lithographe beaunois Jacques Michot, en présentant au public ses images en couleur du Paris des années 60. Le visiteur redécouvre avec plaisir les lieux emblématiques de la capitale : jardin des Tuileries, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Notre-Dame, Sacré-Cœur, Opéra, Concorde… mais loin des clichés touristiques traditionnels l’approche de Jacques Michot est très personnelle et dévoile parfois l’insolite tel ces deux fillettes vêtues de rose qui posent au pied de la Tour Eiffel avec un léopard tenu en laisse.


En pleine actualité olympique, cette exposition permet aux visiteurs une redécouverte au fil d’une vingtaine d’années des incontournables Alexandre III ou encore les peintres de la Place du Tertre.


Les archives de l’Agence Sartony révèlent en couleurs le Paris pittoresque des années 70 avec ses devantures de magasins ou brasseries, ses façades… Le Paris tous les jours croise le Paris touristique sur les cimaises : Moulin Rouge, cabarets, Notre-Dame de Lorette, Sacré-Cœur, île Saint-Louis, la circulation automobile, Pont Neuf, Marché Saint-Médard, Au Pied de Cochon…


Enfin la dernière collection met à l’honneur un enfant du pays, le de la Ville Capitale et dévoile de multiples facettes de la Ville Lumière.

 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 15 sept 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC

Organisé par l’association Vill’Art
Le réveil d’une carrière : Street Art on the roc


Villars-Fontaine en Côte d’Or (vers Nuits Saint Georges) accueille jusqu’au 27 août, sur le site de la carrière, des artistes de street art.


Astro, Hopare et Pablito Zago investissent les lieux et, à bord de manitous, s’élèvent sous la réverbération torride des roches, le long des parois pour réaliser sous le regard du public curieux trois fresques monumentales.


En ce mardi, Astro entame le traçage sur le mur nu en se référant à son dessin initial sur papier. Alexandre Monteiro alias Hopare travaille à la bombe les détails de son visage et Pablito Zago au rouleau une œuvre déjà bien en peinture sur le roc.
Ces trois réalisations viennent compléter les œuvres de la précédente édition.

 


En parallèle, trois sculpteurs plasticiens : Xuefeng Chen, Bilal Hass, Raphael Petitprez et une dizaine d’assistants vous convient à créer une foule de personnages en prêtant votre corps au moulage corporel en plâtre ou en bandes plâtrées. Ce Pompéi blanc de corps figés présentés sur le site est une œuvre collective et participative ouverte à tous.


D’autres animations sont proposées chaque jour et cadencent cette semaine de festival on the roc. N’hésitez pas à les découvrir sur le site www.villart.fr

 
 
 
 
 

 

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 2

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 3

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 4

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 5

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREETART ON THE ROC 6

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne

La 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne dévoile cailloux, pierres, bois, terres, métaux dans les rues, chapelles, lavoirs, places, espaces publics de Nolay.


Une quarantaine d’artistes ont sculptés, gravés, cisaillés, ciselés, taillés, tournés des pièces monumentales ou plus petites dans une totale liberté d’expression de l’intime.


Ces mondes multiples révèlent des sensibilités poétiques qui charment l’œil autant que l’esprit.

 


Les scolaires se sont impliqués fortement dans cet opus 2017 et présentent plusieurs tableaux. Notre attention s’est portée aussi sur le remarquable travail produit par les participants des ateliers menés par Christine Perrot.

 


Nous ne vous dévoilerons cependant pas nos coups de cœur parmi les quelques 300 sculptures exposées. A vous de partir à la découverte de vos élans passionnés !

 


La biennale dévoile ses trésors jusqu’au 13 juillet. Elle est ouverte à tous publics, gratuitement.


Plus d’informations sur le site www.biscb.org

 
 

 

Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 2 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017





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