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jeudi 21 septembre 2017

Bonne Fête Matthieu

Photo de Chalon

photos - chalon sur saone

DITES-LE EN PHOTOS

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Veuve Ambal avec la complicité du Musée Niépce fête Paris

Jusqu’au mois de mars 2018, Veuve Ambal accueille en ses locaux de Montagny les Beaune, « Paris est une fête » la nouvelle exposition initiée par l’équipe du Musée Nicéphore Niépce.
Des générations de photographes ont battu le pavé parisien pour capter les diverses facettes de la Ville-Lumière.


« Paris est une fête », en pleine actualité olympique et attribution des Jeux 2024 à la capitale française, dévoile quatre visions du Paris des Trente Glorieuses.


Le Paris des années 1940-1950 se découvrent dans les N&B d’André Papillon : le célèbre Chat Noir, la brasserie Lipp ou encore une belle en bikini au pied de la Tour Eiffel. Photo-reporter engagé, les images d’André Papillon montre la misère, les mouvements sociaux en France, la guerre d’Espagne dans les années 30 puis il se consacre ensuite à des commandes et collabore avec les magazines illustrés comme Vu, Match, Regards…


Puis le Paris des années 60 s’offre au regard et en couleurs avec tout d’abord les reproductions de cartes postales colorisées de l’imprimeur mâconnais Combier. Créée en 1914 par le photographe Jean Combier, la société mâconnaise connait un vif succès et se spécialise dans les cartes postales touristiques. Le Musée Nicéphore Niépce possède une très belle collection près d’un million et de demi de photographies. Le visiteur peut découvrir à Beaune quelques vues typiques du Paris touristique : Notre-Dame, les bouquinistes sur les quais, le Pont photographe-imprimeur-dessinateur-graveur-lithographe beaunois Jacques Michot, en présentant au public ses images en couleur du Paris des années 60. Le visiteur redécouvre avec plaisir les lieux emblématiques de la capitale : jardin des Tuileries, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Notre-Dame, Sacré-Cœur, Opéra, Concorde… mais loin des clichés touristiques traditionnels l’approche de Jacques Michot est très personnelle et dévoile parfois l’insolite tel ces deux fillettes vêtues de rose qui posent au pied de la Tour Eiffel avec un léopard tenu en laisse.


En pleine actualité olympique, cette exposition permet aux visiteurs une redécouverte au fil d’une vingtaine d’années des incontournables Alexandre III ou encore les peintres de la Place du Tertre.


Les archives de l’Agence Sartony révèlent en couleurs le Paris pittoresque des années 70 avec ses devantures de magasins ou brasseries, ses façades… Le Paris tous les jours croise le Paris touristique sur les cimaises : Moulin Rouge, cabarets, Notre-Dame de Lorette, Sacré-Cœur, île Saint-Louis, la circulation automobile, Pont Neuf, Marché Saint-Médard, Au Pied de Cochon…


Enfin la dernière collection met à l’honneur un enfant du pays, le de la Ville Capitale et dévoile de multiples facettes de la Ville Lumière.

 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 15 sept 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC

Organisé par l’association Vill’Art
Le réveil d’une carrière : Street Art on the roc


Villars-Fontaine en Côte d’Or (vers Nuits Saint Georges) accueille jusqu’au 27 août, sur le site de la carrière, des artistes de street art.


Astro, Hopare et Pablito Zago investissent les lieux et, à bord de manitous, s’élèvent sous la réverbération torride des roches, le long des parois pour réaliser sous le regard du public curieux trois fresques monumentales.


En ce mardi, Astro entame le traçage sur le mur nu en se référant à son dessin initial sur papier. Alexandre Monteiro alias Hopare travaille à la bombe les détails de son visage et Pablito Zago au rouleau une œuvre déjà bien en peinture sur le roc.
Ces trois réalisations viennent compléter les œuvres de la précédente édition.

 


En parallèle, trois sculpteurs plasticiens : Xuefeng Chen, Bilal Hass, Raphael Petitprez et une dizaine d’assistants vous convient à créer une foule de personnages en prêtant votre corps au moulage corporel en plâtre ou en bandes plâtrées. Ce Pompéi blanc de corps figés présentés sur le site est une œuvre collective et participative ouverte à tous.


D’autres animations sont proposées chaque jour et cadencent cette semaine de festival on the roc. N’hésitez pas à les découvrir sur le site www.villart.fr

 
 
 
 
 

 

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 2

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 3

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 4

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 5

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREETART ON THE ROC 6

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne

La 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne dévoile cailloux, pierres, bois, terres, métaux dans les rues, chapelles, lavoirs, places, espaces publics de Nolay.


Une quarantaine d’artistes ont sculptés, gravés, cisaillés, ciselés, taillés, tournés des pièces monumentales ou plus petites dans une totale liberté d’expression de l’intime.


Ces mondes multiples révèlent des sensibilités poétiques qui charment l’œil autant que l’esprit.

 


Les scolaires se sont impliqués fortement dans cet opus 2017 et présentent plusieurs tableaux. Notre attention s’est portée aussi sur le remarquable travail produit par les participants des ateliers menés par Christine Perrot.

 


Nous ne vous dévoilerons cependant pas nos coups de cœur parmi les quelques 300 sculptures exposées. A vous de partir à la découverte de vos élans passionnés !

 


La biennale dévoile ses trésors jusqu’au 13 juillet. Elle est ouverte à tous publics, gratuitement.


Plus d’informations sur le site www.biscb.org

 
 

 

Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 2 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 2

    Suite du reportage : 


  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3

    Suite du reportage : 


  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4

    Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5

    Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Restitution de la Résidence Excellence Métiers d'art au lycée Emiland Gauthey

    En cette année 2017, la photographe Claudia Imbert a accepté le challenge proposé par le service des Public du Musée Nicéphore Niépce de succéder à Philippe Petremant pour mener dans le cadre d’une résidence photographique au sein du lycée Emiland Gauthey un projet de création avec une douzaine d’élèves de la classe Excellence des Métiers d’art-Label Couture en collaboration avec l’équipe pédagogique et les enseignants et le Collectif La Méandre.


    Ce projet soutenu par la DRAC Bourgogne-Franche Comté s’est finalisé par la restitution de cette résidence ce jeudi 29 juin en présence de Mme Valérie Maurer, conseillère municipale, des intervenants, participants et des divers partenaires :
    M. Dussert pour l’ Académie, Caroline Lossent , Laurent Vallon, Luc Torres, Carole Ceslar pour le Musée, Charles Lelu pour la Société des Amis du Musée.


     

    Le proviseur M. Batlle entouré de son équipe et des enseignants M. Oddoux et Mme Orsa a souligné l’importance et l’impact fructueux de ce projet, pour tous et surtout pour les élèves qui ont découvert le monde de la photographie : installation du studio (décor, choix des fonds, lumière), recherche de vêtements, partage des idées, conceptualisation de la prise de vue, mannequinat…

     

    Pour la photographe Claudia Imbert, l’invitation du musée à cette résidence fut une occasion d’expérimenter son rêve de création (intégration de personnages dans un paysage). L’installation des fonds nécessitant beaucoup d’espace, le Collectif La Méandre a reçu au Port Nord dans ses vastes locaux toute l’équipe. Et c’est dans ce lieu magique, bondé d’objets divers et variés que le décor fut monté. Photographies et films vidéos en cours de montage sont nés de ce bel échange pour « un beau résultat », indique l’artiste photographe. Dans la continuité, les photographies seront prochainement présentées dans une galerie.

     

    Excellence Métiers d’Art est un apprentissage rigoureux dont l’enjeu est important. Dans ce contexte particulier, la résidence est une vraie création, un moment fort du cursus pédagogique des élèves.

     
     
     
     
    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 30 juin 2017

    Musée Nicéphore Nicéphore Niépce : "Colorama-La vie en Kodak"

    En salle Lefebvre, Caroline Lossent, responsable du Service des Publics, commissaire de l’exposition « Colorama-La vie en Kodak nous guide pour nous présenter la vision de Kodak sur le mode de vie idéal de la famille idéale américaine. « The american way of life » vu par la célèbre firme américaine si longtemps implantée dans notre ville de Chalon sur Saône.

     

    Quelques images sont certes déjà connues du public chalonnais mais le musée donne à voir sur les murs dans cet opus, une cinquantaine de panoramiques colorés. 30% des plans-films de la collection détenue par le musée sont projetés en fin d’exposition. A noter que les tirages ont été réalisés par le laboratoire.
    A la fermeture du site de Vincennes, les plans-films ont été transférés à Kodak Chalon puis transmis au musée en 2005 par le directeur M. Martel, lors de la clôture du site chalonnais, musée où ils furent restaurés. Le musée Nicéphore Niépce possède 120 des 655 plans-films réalisés en 40 ans. Les 535 autres plans-films se trouvent principalement au musée Kodak de Rochester.

     

     

    Colorama est un concept publicitaire développé par le service marketing de la marque jaune pour vendre les appareils Kodak mais surtout le film Ektachrome. Mais cette grandiose idée marketing fut un véritable défi technique et technologique pour les ingénieurs de la firme Kodak. Ainsi, les tirages panoramiques étaient séchés dans l’ancienne piscine du site de Rochester.

     

     

     

    Colorama fut exposé à la gare de Grand Central à New-York sur des panneaux lumineux de 18m sur 5,5m de 1950 à 1990. Ce spectacle présenté dans la gare comme dans une salle de cinéma était renouvelé toutes les trois semaines et touchaient une masse importante de personnes puisque Grand Central comptabilise un demi-million de voyageurs en moyenne par jour. Chaque panoramique comprenait jusqu’à 40 lés, 1 km de néons apportait la luminosité nécessaire à l’image exposée.
    Avec Colorama, on vend une marque, on vend une image, on valorise l’image de M. Tout le Monde. On affirme ainsi un modèle et des valeurs, ceux du rêve américain où tout le monde est beau, tout le monde sourit, tout le monde est bien, bien entouré de produits.

     

     


    Ce visuel véhiculait une idéologie car l’image contenait toutes les valeurs de l’Amérique idéale qui s’exprimait par l’apogée du sourire, l’idée du bonheur, le Wonderful World of Color (célèbre émission TV de la firme Disney) : un conditionnement subliminal par l’image, le stéréotype parfait sur le rôle que chacun se doit de tenir au sein de la famille et de la société en contradiction avec la réalité du monde de l’époque (guerres-émeutes raciales-occultation jusqu’en 1967 d’une représentativité des noirs sur les photos et encore pas comme sujets principaux, émancipation des femmes …)
    Cette « fabrique à souvenirs » de la famille idéale s’adressait essentiellement à la mère et épouse, la mère au foyer, la gestionnaire des ressources de la famille.


    Incontestablement, ces deux expositions « Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" nous interpellent sur le rôle de l’objet photo comme support de communication, de marketing, de propagande et le rapport que nous entretenons avec l’image et la représentation de notre société.

     
     
     


    du 17 juin au 17 septembre 2017
    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique"

    La salle Demachy abrite la première exposition « Par-dessus tout : l’objet photographique ».


    Cette exposition est née de l’étude de la collection protéiforme du musée et du désir de mettre en avant ces objets. Depuis 3-4 ans, Anne-Céline Borey, assistante de conservation, commissaire de cette exposition, réfléchit à la mise en valeur de ces objets-supports photographiques dont les réserves du musée regorgent. Objets étonnants, inattendus, populaires. De cette réflexion globale est né un traitement contrasté parfois léger, parfois humoristique, mais toujours portant à réflexion. Elle espère offrir un jour au public un deuxième opus avec les objets modernes des photographes contemporains.


    Dans une mise en scène des plus agréables sont présentés d’étonnants objets supports de photographies. Objets connus ou méconnus du grand public. Objets qui ont marqué notre enfance, nos vacances, nos voyages. Objets que nous ( re)-découvrons avec un brin de nostalgie. Des pépites se dévoilent sous nos yeux.


     

    Traitée avec humour, légèreté, cette exposition présente quelques éléments de l’étonnante collection protéiforme du musée, agrémentée de quelques prêts de généreux chalonnais. Ce charmant méli-mélo de l’objet photographique se décline en 6 approches: la genèse et les premiers essais, l’intime, le souvenir, les célébrations, la propagande, les célébrités.


    La genèse et les premiers essais de transposition de photos sur objets datent des années 1860. A l’époque, on recherchait un procédé inaltérable de conservation de l’image pour pallier à la fragilité des tirages et des daguerréotypes On trouve principalement des émaux sur porcelaine, des plaques d’émail ou métalliques, des portraits au collodion sur toile enduite ou sur cuir. Notre coup de cœur pour un portrait d’Alphonse Poitevin (inventeur du cyanotype en 1861 et de la photographie inaltérable dite « au charbon »).


     

    Ces premiers procédés photomécaniques d’impression étaient réservés à une élite en raison de leur rareté et de leur coût.
    Dès 1870, les objets usuels manufacturés portent la photographie sur tous supports : vases, porcelaine, cadran de montre, presse-papier, coupe-papier, vide-poche, assiettes, panneaux de soie pour abat-jour, boite de cigarettes, tabatière, boite d’allumettes, bijoux (médaillons, bagues : le soldat porte à son doigt l’image de son enfant, de son épouse). La photo de proches est ainsi à portée de main. Impossible de citer tous les objets. Soulignons juste un étonnant bouton de manchettes incrusté d’un portrait de Gambetta ou un globe de mariés de la fin du XIXe siècle.


     

    Pour se souvenir dévoile discrètement quelques plaques émaillées aux portraits des chers disparus déposées en hommage sur les tombes.
    Nous vous invitons à découvrir dans cet espace de l’intime un album de photos de famille surprenant, acquis avec l’aide financière de la Société des Amis du Musée. Album magnifiquement bien conservé et inattendu puisqu’il s’agit d’une porte en bois à petits carreaux vitrés, chaque vitre présente une plaque négative de portraits de famille.

     

     

    Mnemophilie nous plonge dans les souvenirs de voyages, de vacances, de lieux visités. Cet espace regorge d’objets des années 1930 à 1980. Et c’est avec un grand sourire banane empreint de nostalgie que chacun se remémore ses propres assiettes décoratives de Venise ou d’ailleurs, son coquillage-souvenir, le thermomètre ramené de je-ne-sais-plus-où, le sac plastique de Madrid ou plus précieux l’éventail japonais en soie. Ce petit coin est une vraie cachette à anachronisme : Namur dans un bouchon, la palette de peintre en souvenir de Chalon sur Saône, sucette de Sorrento ou encore la poêle à frire de Toulon.


     

    Célébrations et propagande sont intimement liées.
    De la célébration des évènements sportifs (plateau de l’équipe de France de foot sélectionnée pour la coupe du monde en Argentine en 1978) en passant par la vitrine consacrée à la royauté anglaise ; à la propagande : les chemises et boubous africains à l’effigie des politiciens, la Obama-mania très colorée affrontant la vitrine abritant Mao, le Che ou Poutine terrassant l’ours, les assiettes de Jean-Paul II et De Gaulle toisent celles de Pétain, Lyautey… ; il n’y a qu’un pas.


     

    Le travail du photographe Robert Huber sur Ground Zero et son merchandising interpelle et pose un grand questionnement sur notre représentation du soi et du monde face au développement de notre société de consommation.
    Le culte des célébrités apporte lui-aussi son lot d’objets et qui mieux que notre « Johnny national » pour illustrer ce fanatisme : réveil, montre, lunette de soleil… tout est matière à support photographique.


     

    Cet enthousiasme porte même un nom en Corée, le kapook (orthographe sous réserve) comme le montre la vitrine élaborée avec la complicité d’Olivier Cullman qui a rapporté pour cette exposition à la demande de l’équipe du musée, divers objets à l’effigie de la star coréenne Kim Soo Hyun : porte-monnaie, coque de téléphone, trousse, porte-clé, mug, crayon, calendrier, coussin…


     

    Une petite confidence, ma « célébrité » préférée reste sans conteste Victor Hugo immortalisé par Nadar dont la photographie est imprimée sur une belle assiette plate.
    Pour clore cette exposition, Anne-Céline a créé une scénographie pleine d’humour et de nostalgie. Un mur de calendriers de la poste, vous vous rappelez, ceux qui trônaient dans chaque cuisine dans le temps d’avant fait face à une charmante scène d’intérieur. Papier mural, revêtement de sol, coussins, nappe… et quelques pépites tels les chaussons Grande Vadrouille.
    Le cheminement au travers de six étapes nous questionne non seulement sur notre rapport à l’image mais aussi sur notre propre comportement au cœur de la société de consommation.


    L’expansion de la photographie est visible dans chacun des objets. Le musée se nourrit de dons mais aussi d’achats. La Société des Amis du Musée Nicéphore Niépce est un contributeur généreux de l’enrichissement des collections protéiformes du musée.


    du 17 juin au 17 septembre 2017
    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

     


    Suite du reportage : 

    "Par-dessus tout : L'objet photographique" 2 - Josserand Pascale et Patrice

     

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" 2

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak"

     

    Ce vendredi 16 juin s’est tenue l’inauguration des deux nouvelles expositions du musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak".


    La salle Demachy abrite la première exposition « Par-dessus tout : l’objet photographique.
    Cette exposition est née de l’étude de la collection protéiforme du musée et du désir de mettre en valeur, de mettre en avant ces objets.


    Dans une mise en scène des plus agréables sont présentés d’étonnants objets supports de photographies. Objets connus ou méconnus du grand public. Objets qui ont marqué notre enfance, nos vacances, nos voyages. Objets que nous (re)-découvrons avec un brin de nostalgie. Des pépites telle cette porte-album de photos de famille, se dévoilent sous nos yeux.
    Traitée avec humour, légèreté, cette exposition présente quelques éléments de l’étonnante collection du musée, agrémentée de quelques prêts de généreux chalonnais. Ce charmant méli-mélo se décline cependant en 6 approches de l’objet photographique : la genèse et les premiers essais, l’intime, le souvenir, les célébrations, la propagande, les célébrités. Ce cheminement nous questionne non seulement sur notre rapport à l’image mais aussi sur notre propre comportement au cœur de la société de consommation.


    La salle Lefebvre accueille la vision de Kodak sur le mode de vie idéal de la famille idéale américaine avec « Colorama-La vie en Kodak ».


    Ce concept publicitaire fut exposé à la gare de Grand Central à New-York sur des panneaux lumineux de 18m sur 5,5m de 1950 à 1990. Quelques images sont certes déjà connues du public chalonnais mais le musée donne à voir sur les murs dans cet opus une cinquantaine de panoramiques colorés sur les 120 plans-films qu’il possède dans ses collections.

     

     

    Benoit Dessaut, conseiller municipal et adjoint en charge de la culture, a volontiers cédé le micro aux deux commissaires d’exposition : Anne-Céline Borey, assistante de conservation en charge des collections et Caroline Lossent, responsable du service des publics. Toutes deux ont souligné l’importance du travail de l’équipe muséale qui, depuis le départ en retraite du conservateur, attend un successeur et assure le bon fonctionnement du musée. Il faut cependant signaler que la programmation 2017 relève encore de la direction de François Cheval, les expositions étant planifiées 1 à 2 années à l’avance.

     

     

    M. le maire de Chalon, Gilles Platret a ensuite pris la parole pour souligner l’importance tant en volume qu’en valeur des stocks quasi-illimités entreposés dans les réserves du musée. Il a chaudement remercié M. Martel pour le dépôt Kodak ainsi que tous les généreux donateurs et dépositaires avant de souligner « le levier extraordinaire sur le plan commercial, politique, promotionnel ou encore pour la propagande qu’est la photographie ». « La photographie vend du rêve, l’image d’une harmonie. Après, on peut toujours se rebeller contre ce rêve même si il contribue à la structure de notre civilisation, de notre société ».

     

     

    Revenant sur le recrutement du futur directeur des musées de Chalon, M. Platret a indiqué que ce recrutement était en cours de finalisation. L’appel à candidatures en accord avec le ministère de la culture sera lancé fin juin et le dépôt des dossiers se fera dès juillet. Dans son allocution, il a indiqué qu’une recherche de partenaires y compris venus du privé (grands groupes) est en cours pour travailler sur le futur du Musée Nicéphore Niépce. A la première étape menée par Paul Jay puis la seconde étape impulsée par François Cheval succède une troisième étape en cours de construction.


     

    Nous en saurons vraisemblablement un peu plus d’ici quelques semaines sur cette succession et le futur du musée.
    Pour revenir à plus d’insouciance et de légèreté, un verre de l’amitié était offert dans la cour du musée où l’artiste-photographe Benoit Grimalt présentait un buffet photographique, un contre-festival du vernissage. Et on peut dire que notre homme est un festivalier heureux puisqu’il a obtenu pour son court-métrage « Retour à Genoa City » le 1er prix à La Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes en cette année 2017.
    Incontestablement, ces deux expositions « Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" présentées au musée du 17 juin au 17 septembre 2017 apporteront à notre été, nostalgie et sourire.


     

    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

     

     


    Suite du reportage : 

  • 18 juin 2017 - Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 2 - Josserand Pascale et Patrice
  • 18 juin 2017 - Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 3 - Josserand Pascale et Patrice


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    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 2

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 3

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017

    Le monde macro de Frédéric Labaune au Musée Nicéphore Niépce

    Ce mercredi 10 mai 2017, les Amis du Musée Nicéphore Niépce et l’équipe muséale accueillaient Frédéric Labaune pour une soirée consacrée à la macro-micro-photo.


    Photographe autodidacte depuis une trentaine d’années, Frédéric Labaune photographie en argentique d’abord puis en numérique, la nature, la flore, la faune, les paysages qu’il traverse, qu’il rencontre lors de ses voyages.

     

     

    Mais derrière ce passionné se cache un redoutable observateur doublé d’un ingénieux bricoleur-bidouilleur qui n’hésite pas, à partir de peu, à élaborer des systèmes de prises de vue adaptés à sa passion de l’infiniment petit détail.


    Pourquoi la macro et la micro intéressent-elles tant notre homme ? Un esprit de curiosité doublé d’un sens inné de la pédagogie le poussent tout simplement à illustrer ses cours car Frédéric Labaune, scientifique, biologiste professe et enseigne les Sciences et Vie de la Terre à de jeunes esprits. Ce professorat des sciences le porte à illustrer sa matière non par le « piratage d’images dans des livres » mais par ses propres créations.


    Le sens du détail, le décorticage à la loupe l’amènent de la photo traditionnelle de paysage à la proxi puis la macro et enfin la micro photographie. Il passe d’un Rapport 1 correspondant à la taille du capteur (proxi image) à un rapport 4 pour la macro et un rapport 10 pour la micro.

     

    Les passionnés de macro, ceux qui se soucient de l’infini petit détail peuvent découvrir ou approfondir la technique par la lecture du livre rédigé par notre conférencier : un livre qui compile et détaille avec précision toutes ses techniques et « mes bidouilles » intitulé « La macrophotographie » par Frédéric Labaune et Daniel Nardin-ISBN : 2366621647 -Éditeur : Coédition Biotope (11/11/2015).

    « Le but de ce livre est de vous montrer qu'il est possible d'aller au-delà et qu'à l'intérieur de ces images au rapport 1, il y a encore de la matière, de quoi trouver de nouvelles couleurs, des graphismes inédits. »

     

     

    Et pour découvrir ce monde du minuscule, nul besoin de matériels onéreux : quelques bagues, des objectifs macros ou de microscopes et une technique adaptée au problème de profondeur de champs (zone de netteté) : la zédification.
    Pour les néophytes, la zédification ou la photographie à profondeur de champ étendue (focus stacking des anglophones) est une technique qui consiste à faire assembler par un logiciel adapté les parties nettes d'une série de prises de vues étagées selon un axe pour obtenir une image composite dont la profondeur de champ est sensiblement plus importante que ce que permet une prise de vue unitaire ou dont la définition est supérieure à celle d'une prise de vue unitaire à petite ouverture. (Daniel Nardin)

     


    Ces séries de prises de vues étagées appelées piles, issues d’un déplacement micrométrique (de quelques millimètres) de l’objectif (la mise au point) peuvent contenir entre 200 à 2000 photographies et atteignent parfois les 10 000 clichés. Elles sont ensuite assemblées par un logiciel de stacking.

     


    Dans son travail de micro-minéralogiste, Frédéric Labaune frôle la frontière de la microscopie (µm) dans un rapport à 40.
    Dans ce monde du proxi, de l’au-delà du proxi, de l’au-delà de la macro, Frédéric Labaune excelle. Ses photographies sont diffusées par Getty Images (80 photographies retenues par l’agence). Ses photographies sont primées dans des concours internationaux. Ainsi en 2012, pour sa première participation au concours Olympus Bioscape, deux photos sont classées "mention honorable". Puis en 2013, pour sa première participation au concours Nikon Small World, une image est classée "mention honorable", une photo est classée "image of distinction". Enfin en 2014, pour sa première participation au concours international associé au festival de la photo animalière de Montier-en-Der, une photo est primée dans la catégorie "graphisme, forme et matière".

     


    Graphisme, forme et matière : trois termes capitaux qui interrogent sur la nature même de ces images. Sont-ce vraiment des photographies ? Ces méta-photos sont-elles des peintures, des œuvres artistiques ou des créations numériques ?
    Peu importe finalement car l’image est belle et surtout elle intéresse la communauté scientifique qui peut voir, découvrir une vision de l’imperceptible et ainsi élaborer un début d’interprétation.


    Interprétation : un autre mot clé de la soirée car si certains spectateurs craignaient une présentation trop scientifique emplie de chiffres, de rapports de focale… Il n’en fut rien !

     

     

    Bien au contraire, le talent de Frédéric Labaune ne réside pas uniquement dans sa capture de l’infiniment petit mais aussi en bon pédagogue dans l’art de la narration et du conter. Et c’est avec délice et sensualité que chacun a plongé dans le dévoilement du détail intime et sexuel des fleurs. De l’image aux mots, il n’y a qu’un pas et je ne résiste pas à l’envie de vous proposer de découvrir « L’amour au jardin » d’un autre voyeur savant et interprète du monde caché, Jean-Pierre Otte : «La fleur qui nous reçoit en privé s'ingénie au plus secret à nous offrir ses alcools.»

     


    De cette histoire d’un homme qui se penche sur l’au-delà des apparences, nous retiendrons une belle rencontre, le temps d’une soirée, avec un grand curieux des choses de la vie.


    www.macromicrophoto.fr

     

     

     

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 11 mai 2017

    Le musée Niepce expose « The wrong way to NYC » de François Burgun à l'Hôtel Saint Georges

    Partenaire majeur du Musée Nicéphore Niépce depuis 2013, le Saint-Georges Hôtel présente trois expositions de photographies contemporaines par an.


    Ainsi en ce printemps 2017, M. Madaleno, directeur du Saint-Georges invite le public à découvrir, dans le hall d’accueil de l’hôtel, un petit air de New-York avec l’exposition du photographe François Burgun intitulée « The wrong way to NYC ».


    François Burgun, photographe bien connu des habitués du musée présente ici une immersion dans la ville de New-York, une sélection de clichés réalisés lors de ses flâneries.


    Cette exposition est présentée jusqu’au 8 septembre 2017 à l’Hôtel Saint-Georges situé au 32 avenue Jean Jaurès (vers la gare) à Chalon sur Saône.

     
     
     
    Imprimer - - par Josserand Patrice - 10 avr 2017

    Le don Tremaux détaillé par Claude Limon au Musée Nicéphore Niépce

    Suite au don fait au Musée Nicéphore Niépce par les familles Trouba et Perret, descendants directs de Jean-Baptiste Tremaux le frère de Pierre Tremaux (voir notre article de janvier 2017 sur cet évènement : Le don Tremaux détaillé par Claude Limon au Musée Nicéphore Niépce), Claude Limon, passionné par l’histoire de la photographie locale, de photographies tout court et secrétaire de la Société des Amis du Musée a tenu mercredi soir en présence des donateurs, du maire de Chalon sur Saône M. Platret, du conseiller en charge de la culture M. Dessaut et d’un public venu fort nombreux, une conférence afin de revenir un peu sur l’histoire des primitifs locaux et surtout pour présenter plus en détails le contenu de cette donation Pierre Tremaux au musée.


    Ce don de 53 calotypes (négatifs papier), 67 tirages sur papier albuminé ou salé et 41 calques est riche par sa diversité mais pas forcément par la qualité de tous les documents car certains sont abimés. Mais ce qui présente un fort intérêt pour le Musée est que 50% des documents étaient jusque -là inconnus.


    De nombreux calques et tirages correspondent aux lithographies éditées dans les trois albums de voyage de Pierre Tremaux :
    1. Voyage au Soudan oriental et dans l’Afrique septentrionale, album composé de 61 planches et 9 photographies dont un exemplaire est conservé au Musée Niépce.
    2. Parallèles des édifices anciens et modernes du continent africain, album composé de 82 planches, cartes et 8 photographies.
    3. Exploration archéologique en Asie Mineure, album composé de 92 planches, plans et 5 photographies.

     


     

    Les documents inconnus sont des inédits de voyage, non publiés dans les albums, de nombreux autoportraits de Pierre Tremaux et de portraits de sa famille et de proches.

     


     

    De son métier d’architecte ne subsiste que peu de traces, de sa passion pour la photographie, ce don apportera sans nul doute de nombreuses informations.

     
     
     
     
    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 30 mars 2017

    Un air de Cannes sur Tapis rouge pour le Musée Niépce à La Veuve Ambal

    Mécène du Musée Nicéphore Niépce depuis 6 ans, La Veuve Ambal déploie sur ses murs beaunois en ce printemps 2017 un petit air cannois avec l’exposition « Tapis rouge ».


    Fêté depuis 70 ans sur La Croisette, le festival de cinéma regroupe chaque année stars, cinéastes, techniciens, spécialistes et photographes.


     

     

     

    Qu’ils soient professionnels ou amateurs, tous sacrifient au passage obligé du tapis rouge et de la montée des marches.
    Et c’est là, perché sur son escabeau, au milieu de la foule que le chalonnais Thierry Chabanis a capté étoiles et moments magiques ou fugaces sous la flamboyante et lente marche vers le palais d’inaccessibles étoiles.

     

     

     
     
     
     

     

    L’exposition est ouverte à tous jusqu’au 5 juin 2017
    Veuve Ambal
    Le Pré Neuf
    21 200- Montagny les Beaune

    Imprimer - - par Josserand Patrice - 24 mars 2017

    La photo objet thérapeutique par Isabelle Chaveneau et Thierry Vigneron au Musée Niépce

    Invités par la Société des Amis du Musée Nicéphore Niépce, Isabelle Chaveneau et Thierry Vigneron, respectivement pédopsychiatre et psychanalyste, ont rencontré le public au musée ce mercredi lors d’une soirée articulée en deux parties complémentaires autour du thème « Pourquoi tant d’images ? Que montrent les photos ? »


    Les deux intervenants sont tous deux membres de l’Ecole de la Cause Freudienne, association de psychanalystes d’orientation lacanienne (Jacques Lacan, psychiatre et psychanalyste français) fondée en 1981 par Jacques Alain Miller.

    La première partie de la soirée est consacrée au travail mené Isabelle Chaveneau, psychiatre infanto-juvénile au CHS de Sevrey qui pose en préambule de son intervention cette question : La photo idéale comme masque de réalité est-elle thérapeutique ?


     

    La photographie n’est pas seulement la fixation d’une image avec la lumière. La photographie est aussi un objet. Il y a donc deux temps dans la photo : le premier est celui de la capture d’image, le deuxième est celui de l’image en tant qu’objet et cet objet peut-il être thérapeutique ou utilisé à des fins thérapeutiques.

     

     

    L’hôpital William Morey à Chalon abrite une unité nommée Tintinnabule. Cette unité départementale de soin des liens précoces accueille des parents majoritairement des mamans et leurs bébés, parents en questionnement face à ce petit qui bouleverse la vie de chacun car la rencontre entre une mère et son bébé ne va pas de soi et peut être rendu difficile par le stress, un traumatisme lié à l’accouchement, un baby-blues ou encore plein d’autres causes.
    L’unité chalonnaise accueille 6 dyades (mère-enfant). Chaque dyade est suivie par une équipe de soins adaptés.
    Depuis 2015, un partenariat est établi avec le musée Nicéphore Niépce et une fois par mois, dyades et équipe thérapeutique retrouve Alexis Azar au musée pour une rencontre autour de l’image.


     

    « Il faut parfois passer par quelqu’un pour accéder au plus haut de soi », souligne Isabelle Chaveneau.
    Dans ce temple de la photographie, lieu social inhabituel pour les mamans et les bébés, il se passe quelque chose d’inédit et la photographe Josyane Piffaut à la fin de la rencontre avec Alexis est là pour photographier la mère et son bébé. La captation de ce portrait dans ce lieu-là est un jeu de magie. L’art de la photographe traduit avec finesse la relation de la mère et de l’enfant.


    Quatre photographies dont une en noir et blanc ne sont dévoilées à la maman que dans l’espace thérapeutique de l’hôpital. Là, elle choisit une des photographies. Ce cadeau offert est une image de l’intime qui aide à la construction de l’histoire mère-bébé puis plus tard participe au roman familial.
    Cette photographie est précieuse car elle donne à voir en continu le lien d’un instant. Elle participe à la fonction du semblant.
    Souvent, cet objet qu’est la photographie est placé dans la pièce commune de l’habitation. On montre le bel enfant, la bonne mère. La photographie contribue par cette représentation d’un lien idéal à une valorisation narcissique.


    Le temps au musée est un temps d’arrêt devant une image. Le temps au studio photo est un temps de l’évènement, un temps d’exception, hors banalité, un temps de sacralisation.


    Ce temps du musée, ce temps au musée entre dans le nouage des liens entre le bébé et sa mère et la photographie offerte témoigne d’un instant d’accordage entre le bébé et sa mère.

    La photographie est un accompagnement pour la maman, un objet thérapeutique.


    La deuxième partie de la soirée est dédiée à la réflexion de Thierry Vigneron sur le thème « Pourquoi tant d’images ? Que montrent les photos ? ». Les adolescents sont couverts d’images : que ces photos les mettent en scène (selfies) ou qu’ils s’y abiment, que nous disent-ils du monde contemporain ?

    Thierry Vigneron travaille au sein de l’association Area à Dijon. Cette association propose aux adolescents et leur famille lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés dans leur vie quotidienne des entretiens avec une équipe de psychanalystes.

    La photo est un objet étrange et on peut s’interroger sur ce qu’elle cache et ce qu’elle montre. Dans toute photo, il y a un punctum, un point auquel on est sensible.
    La photo est un dessin du monde, une empreinte, l’impression d’une réalité, une pure technique, une image invasive depuis l’ère de la reproduction.
    Mais la photo est aussi un objet intime. Ne dit-on pas « Je prends une photo ». On peut aussi voler une photo. La photo est une image de l’intime pris par un autre, elle est « extime ».


    A l’adolescence, une pluie d’images et d’écran isole du monde mais le selfie lui inclut dans le monde.
    Nous vivons dans une ère de réalité augmentée : on peut être ajouté dans une réalité qui n’est pas la nôtre (photoshop, hologramme lors d’un meeting politique…)
    Tout devient image, le monde devient image. On montre le plus proche (l’amoureux, le copain, l’intime), on se retrouve sur le mur virtuel (facebook).
    Mais derrière ce qui se montre, il y a le hors champs comme au cinéma.
    Pour la photo, il n’y a pas de dialogue, quelquefois une légende. Le Hors-champs est hors cadre, tout ce qui échappe au cadre.


     

    La photo est miroir du réel. La photographie n’enregistre pas ce qui n’était pas là, elle le crée. Elle présente quelque chose, elle renvoie à ce qui n’est pas venu et est à venir : le moment saisi n’est plus mais pointe vers un futur.
    L’image produit du masque.
    Cette expérience au miroir suppose un autre qui pense.
    L’image traite le réel. La photo est un traitement imaginaire du réel. C’est un semblant, sur ce qui ne peut se dire.
    L’autre traitement du réel est le symbolique.


    Les adolescents traitent leur réel : la transformation de leur corps. Ils ne sont plus des enfants mais pas encore des adultes. L’image est pour eux un moyen pour se faire un corps.
    Une photo pour se construire une image, une histoire singulière qui correspond à celui qui la regarde.
    Une bonne photo offre des histoires différentes aux gens qui la regardent : chacun y lit son histoire.
    En psychanalyse, il y a trois expériences de l’image : l’expérience du miroir, l’image traumatique qui est indélébile et l’image phallique liée au plaisir.


    L’image est une mise en jeu, un outil puissant.
    Le statut de la photo dans l’image est caractère singulier : le semblant (similis = c’est pour de faux) et le semblable qui permet de faire avec le réel.


     

    La photo est arrêt sur image, une mort car la photo pointe vers le futur et le futur, c’est toujours la mort (cette issue qu’on oublie toujours)
    La photo fige, arrête le mouvement, elle va contre le vivant.

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 17 fév 2017





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