vivre-a-chalon : Une autre info à Chalon et dans le Grand Chalon

Le portail local de chalon sur saone, pour les chalonnais ... par les chalonnais

vendredi 24 novembre 2017

Bonne Fête Flora

Photo de Chalon

photos - chalon sur saone

DITES-LE EN PHOTOS

Vous êtes ici :

 

Voyage vers... Mario Del Curto au Musée Nicéphore Niépce

La photographie suisse était à nouveau à l’honneur cette semaine au Musée Niépce.
A la suite de Christian Lutz, invité la semaine dernière à présenter « Hospitalité », c’est le photographe Mario Del Curto qui s’est prêté avec gentillesse et disponibilité au jeu de la rencontre avec le public chalonnais ce mercredi 22 novembre.


« Voyage vers … » invite à découvrir le parcours très personnel de Mario Del Curto sur la place du végétal au cœur de l’humanité. Son approche globale du végétal est une réflexion sans concession et engagé sur l’environnement et questionne sur le devenir de l’homme persuadé de dominer par la domestication les plantes et les animaux.

 


Face au réchauffement climatique, aux mutations profondes subies par la planète, à la destruction de la biodiversité, il est peut-être temps de revenir à une relation plus raisonnable et raisonné avec les plantes et cela afin de préserver les ressources alimentaires dispensées par la terre.

 


Cette réflexion est portée avec brio et poésie par la beauté des images réalisées par le photographe au cœur des banques de graines de l’Institut Vavilov à Saint-Pétersbourg ou du centre de préservation de Svalbard au Spitzberg.

 


Le voyage nous mène sur les lieux de naissance des plantes originelles avant toute intervention humaine comme dans la forêt de pommiers sauvages au Kazakhstan qui abrite 3000 variétés de pommes, dans les jardins urbains, dans les jardins utopiques réalisés par des artistes, dans les jardins des morts mais aussi au cœur de l’étude scientifique des plantes et de la manipulation génétique dans les laboratoires.


Cette présentation nous ramène aux sources de l’agriculture, aux gestes premiers du jardinier de la préhistoire qui a conduit l’homme sur le chemin du savoir et donc du pouvoir car la domestication du végétal mène l’homme au sentiment de domination de la nature. Les grands enjeux de cette pseudo-domination sont sans conteste la suffisance alimentaire pour tous dans les décennies à venir et ce futur est intimement lié au végétal.

 
 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 nov 2017

Christian Lutz au Musée Niépce en ouverture du Festival des solidarités

Christian Lutz, emblématique photographe genevois inaugurait le Festival des solidarités lors d’une projection-débat avec le public chalonnais au Musée Niépce ce jeudi 16 novembre.


Articulée autour du thème de l’hospitalité et de l’accueil, cette rencontre organisée par la CEDAMI, le Musée Niépce et la Société des Amis du Musée Niépce a permis de découvrir le regard sans concession, sous couvert d’images belles et séduisantes, de ce photographe concerné et engagé. En effet, Christian Lutz brandit son objectif tel une arme de témoignage acerbe et met son esthétique de l’image au service de ses préoccupations et de ses engagements humanistes.
Il pose un regard, une lumière crue sur une réalité qui dérange et aime provoquer le débat.


L’homme se revendique un peu reporter, pas journaliste, photographe depuis 1996 après des études à l’école d’art « Le 75 » à Bruxelles. Il relate l’histoire, une histoire à sa façon en portant un regard acerbe, cru, sans concession.
Cet ancien membre de l’agence Vu, membre-fondateur de Maps (mi-agence, mi-fondation) avec d’autres confrères revendique un « statut » de photographe indépendant.


Il porte un œil critique sur les pouvoirs politique, économique et religieux dans une trilogie débutée en 2003.
Protokol, le premier volet de la trilogie met en scène le pouvoir politique suisse. Initié en 2007, ce travail dévoile les velléités du pouvoir et de la hiérarchie.

 


Tropical Gift, le deuxième volet de la trilogie se penche sur l’univers du pétrole au Nigéria et fut largement récompensé : Swiss Press Photo 2011 et Prix Scam Roger Pic 2011.

 


 

In Jesus’Name, le troisième volet de la trilogie témoigne sur l’église évangéliste suisse ICF (International Christian Fellowship). Publié en 2012, le livre édité sur ce reportage est aussitôt saisi et censuré par la justice suisse suite aux plaintes de 21 membres de la communauté pour atteinte à leur image.

 


 

Dans « Insert Coins », Christian Lutz dévoile la machine à paillettes et à rêve de Las Vegas et les revers de ce miroir aux alouettes. L’envers du décor, les oubliés et les dommages collatéraux de ce monde ultralibéral…, ce reportage du système de l’entertainment (divertissement) a été présenté au festival d’Arles en cette année 2017.

 


 

Depuis quelques années déjà, le photographe porte une attention particulière sur l’émergence des populismes en Europe et sur la Suisse de l’UDC (Union démocratique du centre-parti politique suisse conservateur et nationaliste, généralement classé à l'extrême droite).

 


 

Mais lors de la soirée, Christian Lutz a principalement donné à voir son travail sur la problématique migratoire, sur ce qui se fait en Suisse et sur l’île grecque de Kos en matière d’hospitalité, d’accueil, de réception de l’autre chez soi.
La première série, « Protection civile », est constituée de 20 images réalisées en 2015 et montre la mise en bunker des migrants nigérians car c’est en effet dans un abri souterrain que la ville de Genève accueille et loge ce flux de réfugiés. Ce témoignage laisse transparaître une volonté politique qui se résume à « ne pas donner à voir » d’où un accueil sous terre, caché de la population et propice au « bannissement du vivre ensemble » mais dans un lieu propre, « un lieu habituellement réservé à la protection civile en temps de guerre et où on loge des gens qui ont fui leurs pays en guerre ».
La deuxième série « Kos » dévoile en une vingtaine de photographies, la problématique de l’accueil et la vie des migrants sur l’île grecque de Kos où le rêve se confronte misérablement à la réalité et à la dureté de la survie. Cette série a été réalisée elle-aussi en 2015.


La troisième série, « La Mia Vallée», est constituée d’une cinquantaine d’images réalisées dans le cadre d’une résidence, dans un village de haute montagne du Tessin où des familles de migrants sont logées dans une pension, loin de tout, les contraignant à une « oisiveté nocive ».
Le photographe poursuit l’extension de ce travail sur « Eux et Nous » avec « The Gates », reportage en cours réalisé en Suisse centrale autour du lac des Quatre- Cantons situé sur le déversoir de la Reuss.
De cette soirée axée sur le thème de l’hospitalité, nous retiendrons qu’il fut beaucoup montré les conditions de cette hospitalité souvent proche de l’inhospitalité.


L’autre intérêt de cette soirée fut le témoignage tout en pudeur et en interligne de Christian Lutz sur son métier de photographe et la manière dont il le conçoit. Photographe indépendant, reporter mais pas journaliste, il se met au service du thème qu’il choisit de dévoiler. Il témoigne principalement sur des situations qui lui sont intolérables. Il se définit comme un photographe-citoyen et désire que sa photographie contribue à lancer une réflexion en Suisse et ailleurs.


Christian Lutz n’a pas de carte de presse d’où parfois des difficultés pour obtenir les autorisations nécessaires mais il aime prendre les chemins de traverse pour parvenir à son objectif. Il se pose en témoin et travaille vite.
Son travail peut susciter la suspicion car considéré parfois comme intrusif mais cela ne rebute ce photographe militant qui, par ailleurs, ne légende pas ses images. « La légende tue l’image » souligne-t-il. « Une image est forte, elle parle d’elle-même. Une photographie est émotionnellement très forte. Elle se doit d’être symbolique, sans explication de texte». Les seuls textes qui accompagnent ses travaux, ses livres sont les citations et les témoignages des protagonistes. Cela impulse une forme documentaire à ses mises en scène mais cette forme documentaire n’est jamais neutre car elle est orientée, elle poursuit un but précis. Souvent, l’auteur confronte deux images contrastantes, deux situations en opposition lors de sa présentation ce qui donne à voir les choses autrement et impose une dramaturgie.
On peut aussi qualifier ce photographe de l’instant de sociologue.


Christian Lutz est un artiste : il a fait une école d’art et non une école de photographie. Ce côté artistique se révèle principalement dans des installations, des mises en scènes originales lors d’expositions avec par exemple un mur de grillages.


 

L’hôte du musée a clôturé cette soirée par un hommage personnel émouvant à son père malade qu’il accompagne et photographie pour en garder une mémoire vive et vivante.

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 17 nov 2017

L'œil de Lux et le Photoclub Niépce invités aux Rendez-vous du Carmel

Après « Des clics et des flashs » en 2016, le Carmel propose cette année encore un rendez-vous autour de la photographie.


Au cœur de la Chapelle, les deux clubs photos du chalonnais exposent deux projets fort différents mais tout à fait intéressants.


 

L’œil de Lux présente « Arrêt sur image à l’aire de Saint-Ambreuil » ou 24h de la vie sur l’aire de l’autoroute A6. Sur une idée d’Annick Minier, membre du club et salariée à la boutique de l’aire de Saint-Ambreuil, ce reportage a été réalisé cet été, du samedi 29 juillet à 15h au dimanche 30 juillet à 15h, et dévoile le quotidien de jour et de nuit, les belles rencontres, les belles surprises qui rythment la vie de cette aire.

 

 

Le Photo-club Niépce présente « Chalon d’hier et d’aujourd’hui » en collaboration avec le Musée Nicéphore Niépce. Les membres du club ont plongé dans les collections de cartes postales du musée et ont retenu une trentaine de vues sur Chalon sur Saône. Ces cartes postales ont ensuite été retravaillées par l’association Contrast : colorisation pour une unité colorimétrique, marie-louise et mise en cadre réalisée par Gérard Biéry ; tirages sur papier mat réalisés par Olivier Champagne. Nos photographes ont en parallèle rephotographié les lieux à la manière des cartes postales datées des années 1900-1910. Les tirages contemporains édités par Iconéa et la présentation satellite permettent de se confronter à l’évolution urbaine de Chalon sur Saône et de redécouvrir de belles pépites telles que l’Hôtel Zinani (Hôtel de ville) ou encore les arcades du cloître de la Cathédrale Saint-Vincent emplies de vitraux.

 


« Cette belle exposition est un voyage dans le temps », soulignera Benoit Dessaut, conseiller municipal, adjoint à la culture, accompagné de Mina Jaillard, l’initiatrice de cette rencontre photographique automnale au Carmel.


Voyage dans le Chalon d’hier et d’aujourd’hui et voyage au cœur de l’été dans la vie de l’aire de Saint-Ambreuil, le visiteur peut cheminer avec les membres des photos-clubs tous les mercredi après-midi de 15 à 18h jusqu’au 10 décembre 2017 lors de visites guidées.


N’oubliez pas la nocturne jusqu’à 21h le 8 décembre à l’occasion de la fête des Lumières

 
 
 
 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 12 nov 2017

« Domique Lambert », invité exceptionnel du Musée Nicéphore Niépce-

Le public du Musée Nicéphore Niépce était convié à une rencontre inédite avec Dominique Lambert. Mais qui est Dominique Lambert ?


Dominique est le premier prénom mixte et le 27e prénom masculin porté en France.
Lambert est le 27e nom porté en France.


 

Partant de ce constat, l’artiste et photographe, Stéphanie Solinas est partie à la rencontre de l’identité Dominique Lambert. Elle a contacté les 191 Dominique Lambert répertoriés dans les pages blanches de l’annuaire en leur envoyant un portrait chinois comprenant 33 items à compléter. Elle a reçu 65 réponses au questionnaire. Elle a alors demandé à ses 65 Dominique Lambert de lui faire parvenir une photographie d’identité. Elle a alors reçu 20 photographies précieusement conservées dans un dossier sans être regardées.


 

Dès lors, l’artiste s’est entourée d’une équipe. Ce comité composé d’un psychologue, d’un juriste, d’un statisticien, d’un inspecteur de police a étudié les portraits chinois de ces 20 Dominique Lambert pour établir un portrait d’après leurs réponses. Le dessinateur Benoit Bonnemaison-Fitte s’est chargé d’en tracer les traits. Ces dessins ont ensuite été repris par un enquêteur de l’identité judiciaire, Dominique Lédée qui a créé le portrait-robot à partir des dessins. Un 21e portrait a été créé à partir des réponses les plus souvent données dans le portrait chinois.


 

Ensuite, la photographe a recherché des hommes et femmes ressemblant aux 21 portraits robots établis par l’identité judiciaire et les a photographiés. La corrélation entre les photographies des modèles et les vraies photographies d’identité ne sont connues que de l’artiste et des 20 Dominique Lambert.


 

Cette exploration du portrait et de l’identité par Stéphanie Solinas s’est concrétisée en une exposition présentée entre autre lieu au Carré à Arles en 2016, et un livre décliné en trois versions : un coffret prestigieux de 21 livres dépliables en édition limitée, un ouvrage grand format en édition limitée et un livre interactif au format poche épuré à la couverture rose comme la chair destiné à tous publics à un prix abordable.


 

L’artiste photographe Stéphanie Solinas était accompagnée de son éditeur Mathieu Charon, fondateur avec Rémi Faucheux en 2011 de RVB Books, maison d’édition indépendante qui édite et fait découvrir des artistes émergents singuliers, de nouvelles écritures photographiques.

Tous deux ont longuement disserté sur la genèse, la représentation et les enjeux de l’œuvre dans le livre.


Cette rencontre avec le public, instituée une fois par an par l’équipe du musée autour d’un livre, d’un artiste et d’un éditeur s’inscrivait dans la continuité de l’exposition « Papiers, s’il vous plaît ! » et la réflexion sur l’identité.


Dans un deuxième temps, l’artiste est revenue sur une autre de ses œuvres « Monsieur Bertillon », inventeur du « Profil-Face » judiciaire, des fiches judiciaires ainsi que des relevés de 12 mesures osseuses et des signes particuliers utilisés par la police scientifique et judiciaire dont il fut le créateur en 1881. S’appuyant sur la biographie écrite par Suzanne Bertillon, nièce du savant, l’artiste a photographié 23 lieux importants dans la vie du scientifique. Le visiteur peut par ailleurs découvrir le portrait 3D de M. Alphonse Bertillon réalisé par Stéphanie Solinas avec un logiciel de reconnaissance facial dans le cadre de l’exposition « Papiers, s’il vous plaît ! » présenté jusqu’au 18 janvier 2018 au musée.

 

 

Imprimer - - par Josserrand Pascale et Patrice - 20 oct 2017

Rencontre avec le photographe Sébastien PELLETIER-PACHOLSKI au musée Nicéphore Niépce.

 

Depuis la nuit des temps humains, l’homme fut un nomade. Il partit sur les sentiers en quête de nourriture, en quête d’un abri pour sa famille. Il conquit la planète et devint l’espèce dominante. L’homme sédentaire qu’il devint, s’appropria des territoires, des bouts de terre qui sont devenus au fil des guerres, des annexions, des conquêtes, les Etats-Nations bordés de frontières à préserver.


Mais l’homme, du moins certains d’entre eux, mènent de nos jours une lutte acharnée pour survivre et vivre. Quête de nourriture, quête d’un abri, fuite devant la guerre, fuite devant les aléas climatiques qui chamboule l’équilibre de la planète, rêve d’une vie meilleure, rêve d’une vie ailleurs. L’homme est aujourd’hui encore toujours en marche.
Souvent venu d’Afrique, du Proche ou Moyen-Orient, de pays en guerre, ces êtres errant vers le monde occidental plein de promesse, de richesse à leurs yeux échouent aux portes de leur rêve lorsqu’ils ne se noient pas dans la Grande Bleue, dans des camps grecs, italiens ou français.


« Cette migration moderne est sans doute le défi et l’enjeu majeur de notre siècle » soulignera d’ailleurs l’invité du musée Nicéphore Niépce lors de la présentation de ses photographies.

 


 

Sébastien Pelletier-Pacholski est bien connu des chalonnais. Ce photographe amateur, membre du Photoclub Niépce et sociétaire des Amis du Musée Niépce, inspiré par les grands photographes humanistes tels que Doisneau, Ronis, HCB, Maier… se passionne pour la photographie de rue.

 


 

Il aime déambuler dans la rue, observant, patientant, attendant, pour capter la bonne scène qu’il restituera ensuite en noir et blanc. Pour mieux se fondre dans la masse, il n’utilise jamais d’appareils réflex mais deux hybrides équipés d’un téléobjectif et d’un grand angle. La petite taille de son équipement est un atout majeur pour se fondre dans le décor et rechercher l’émotion.


Amené à travailler régulièrement depuis 2015 dans le Calaisis, d’abord à Sangatte puis à Calais dans la Jungle, il a rapporté des images qui témoignent de ce qu’il voit là-bas. La ville de Chalon lui offre une belle vitrine en exposant ses photographies « Les fantômes de la Jungle » sur les quais des Messageries.
En complément de cette exposition, Sébastien Pelletier-Pacholski a gentiment accepté de témoigner sur son travail photographique lors d’une rencontre –projection avec le public du musée Niépce.

 


 

Depuis les accords du Touquet signés en 2003 avec la Grande-Bretagne qui ont établi les contrôles frontaliers dans les ports de la Manche et de la Mer du Nord, des camps sauvages, des squats se sont installés dans le Calaisis. Cette Jungle abrite les migrants dans des abris de fortune : bâches, tentes, caravanes, baraques de bois, containers aménagés pour les femmes et enfants seuls. De nombreuses associations françaises et anglaises apportent des aides diverses : alimentaires, vestimentaires, médicales… Le camp s’organise. Des petits commerces ouvrent : épicerie, restaurant, coiffeur, boulangerie, fleuriste, marchand de vêtements, réparateur de vélos… Le vélo est le moyen de transport par excellence au sein du camp. Eglises, mosquées, écoles, ateliers culturels faits de bric et de broc ouvrent leurs portes. Une ville dans la ville avec ses communautés, ses règles propres, ses conflits aussi transposés du pays d’origine à l’ici (Kurdes-Syriens par exemple).


Autour, tout est grillagé : les accès au port, à l’autoroute.
Février 2017, tout est détruit. Il n’y a plus de Jungle. Tout est vide.
Sans concession mais sans jugement ou parti pris, le photographe nous présente son « Jungle book ». La projection s’ouvre sur un message de bienvenue «Everyone welcome » et se clôt sur le graffiti de l’artiste Bansky «London Calling ».


 

Car même si nous ne le voyons plus dans ce no man’s land rasé, l’homme est aujourd’hui encore toujours en marche vers le rêve, vers l’espoir, vers un lendemain meilleur, vers l’Angleterre, vers Londres.


 

Calais est et sera toujours un point de passage en raison de sa situation géographique. La ville se situe à une trentaine de kilomètres de Douvres, au départ et à l’arrivée des ferries. «Alors que faire ? », demande le public.


 

«La situation dépasse largement les bonnes volontés car la problématique de la migration qu’elle soit climatique, économique, politique est un enjeu mondial ».

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 28 sept 2017

Veuve Ambal avec la complicité du Musée Niépce fête Paris

Jusqu’au mois de mars 2018, Veuve Ambal accueille en ses locaux de Montagny les Beaune, « Paris est une fête » la nouvelle exposition initiée par l’équipe du Musée Nicéphore Niépce.
Des générations de photographes ont battu le pavé parisien pour capter les diverses facettes de la Ville-Lumière.


« Paris est une fête », en pleine actualité olympique et attribution des Jeux 2024 à la capitale française, dévoile quatre visions du Paris des Trente Glorieuses.


Le Paris des années 1940-1950 se découvrent dans les N&B d’André Papillon : le célèbre Chat Noir, la brasserie Lipp ou encore une belle en bikini au pied de la Tour Eiffel. Photo-reporter engagé, les images d’André Papillon montre la misère, les mouvements sociaux en France, la guerre d’Espagne dans les années 30 puis il se consacre ensuite à des commandes et collabore avec les magazines illustrés comme Vu, Match, Regards…


Puis le Paris des années 60 s’offre au regard et en couleurs avec tout d’abord les reproductions de cartes postales colorisées de l’imprimeur mâconnais Combier. Créée en 1914 par le photographe Jean Combier, la société mâconnaise connait un vif succès et se spécialise dans les cartes postales touristiques. Le Musée Nicéphore Niépce possède une très belle collection près d’un million et de demi de photographies. Le visiteur peut découvrir à Beaune quelques vues typiques du Paris touristique : Notre-Dame, les bouquinistes sur les quais, le Pont photographe-imprimeur-dessinateur-graveur-lithographe beaunois Jacques Michot, en présentant au public ses images en couleur du Paris des années 60. Le visiteur redécouvre avec plaisir les lieux emblématiques de la capitale : jardin des Tuileries, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Notre-Dame, Sacré-Cœur, Opéra, Concorde… mais loin des clichés touristiques traditionnels l’approche de Jacques Michot est très personnelle et dévoile parfois l’insolite tel ces deux fillettes vêtues de rose qui posent au pied de la Tour Eiffel avec un léopard tenu en laisse.


En pleine actualité olympique, cette exposition permet aux visiteurs une redécouverte au fil d’une vingtaine d’années des incontournables Alexandre III ou encore les peintres de la Place du Tertre.


Les archives de l’Agence Sartony révèlent en couleurs le Paris pittoresque des années 70 avec ses devantures de magasins ou brasseries, ses façades… Le Paris tous les jours croise le Paris touristique sur les cimaises : Moulin Rouge, cabarets, Notre-Dame de Lorette, Sacré-Cœur, île Saint-Louis, la circulation automobile, Pont Neuf, Marché Saint-Médard, Au Pied de Cochon…


Enfin la dernière collection met à l’honneur un enfant du pays, le de la Ville Capitale et dévoile de multiples facettes de la Ville Lumière.

 
Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 15 sept 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC

Organisé par l’association Vill’Art
Le réveil d’une carrière : Street Art on the roc


Villars-Fontaine en Côte d’Or (vers Nuits Saint Georges) accueille jusqu’au 27 août, sur le site de la carrière, des artistes de street art.


Astro, Hopare et Pablito Zago investissent les lieux et, à bord de manitous, s’élèvent sous la réverbération torride des roches, le long des parois pour réaliser sous le regard du public curieux trois fresques monumentales.


En ce mardi, Astro entame le traçage sur le mur nu en se référant à son dessin initial sur papier. Alexandre Monteiro alias Hopare travaille à la bombe les détails de son visage et Pablito Zago au rouleau une œuvre déjà bien en peinture sur le roc.
Ces trois réalisations viennent compléter les œuvres de la précédente édition.

 


En parallèle, trois sculpteurs plasticiens : Xuefeng Chen, Bilal Hass, Raphael Petitprez et une dizaine d’assistants vous convient à créer une foule de personnages en prêtant votre corps au moulage corporel en plâtre ou en bandes plâtrées. Ce Pompéi blanc de corps figés présentés sur le site est une œuvre collective et participative ouverte à tous.


D’autres animations sont proposées chaque jour et cadencent cette semaine de festival on the roc. N’hésitez pas à les découvrir sur le site www.villart.fr

 
 
 
 
 

 

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 23 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 2

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 3

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 4

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREET ART ON THE ROC 5

Suite du reportage en images :

 

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

FESTIVAL STREETART ON THE ROC 6

Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 22 août 2017

Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne

La 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne dévoile cailloux, pierres, bois, terres, métaux dans les rues, chapelles, lavoirs, places, espaces publics de Nolay.


Une quarantaine d’artistes ont sculptés, gravés, cisaillés, ciselés, taillés, tournés des pièces monumentales ou plus petites dans une totale liberté d’expression de l’intime.


Ces mondes multiples révèlent des sensibilités poétiques qui charment l’œil autant que l’esprit.

 


Les scolaires se sont impliqués fortement dans cet opus 2017 et présentent plusieurs tableaux. Notre attention s’est portée aussi sur le remarquable travail produit par les participants des ateliers menés par Christine Perrot.

 


Nous ne vous dévoilerons cependant pas nos coups de cœur parmi les quelques 300 sculptures exposées. A vous de partir à la découverte de vos élans passionnés !

 


La biennale dévoile ses trésors jusqu’au 13 juillet. Elle est ouverte à tous publics, gratuitement.


Plus d’informations sur le site www.biscb.org

 
 

 

Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 2 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
  •  

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 2

    Suite du reportage : 


  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
  •  

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 3

    Suite du reportage : 


  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
  •  

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 4

    Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5 - Josserand Pascale et Patrice
  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
  •  

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 5

    Suite du reportage : 

  • 5 juil 2017 - Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6 - Josserand Pascale et Patrice
  •  

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Nolay- 7e biennale de sculpture contemporaine en Bourgogne 6

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 5 juil 2017

    Restitution de la Résidence Excellence Métiers d'art au lycée Emiland Gauthey

    En cette année 2017, la photographe Claudia Imbert a accepté le challenge proposé par le service des Public du Musée Nicéphore Niépce de succéder à Philippe Petremant pour mener dans le cadre d’une résidence photographique au sein du lycée Emiland Gauthey un projet de création avec une douzaine d’élèves de la classe Excellence des Métiers d’art-Label Couture en collaboration avec l’équipe pédagogique et les enseignants et le Collectif La Méandre.


    Ce projet soutenu par la DRAC Bourgogne-Franche Comté s’est finalisé par la restitution de cette résidence ce jeudi 29 juin en présence de Mme Valérie Maurer, conseillère municipale, des intervenants, participants et des divers partenaires :
    M. Dussert pour l’ Académie, Caroline Lossent , Laurent Vallon, Luc Torres, Carole Ceslar pour le Musée, Charles Lelu pour la Société des Amis du Musée.


     

    Le proviseur M. Batlle entouré de son équipe et des enseignants M. Oddoux et Mme Orsa a souligné l’importance et l’impact fructueux de ce projet, pour tous et surtout pour les élèves qui ont découvert le monde de la photographie : installation du studio (décor, choix des fonds, lumière), recherche de vêtements, partage des idées, conceptualisation de la prise de vue, mannequinat…

     

    Pour la photographe Claudia Imbert, l’invitation du musée à cette résidence fut une occasion d’expérimenter son rêve de création (intégration de personnages dans un paysage). L’installation des fonds nécessitant beaucoup d’espace, le Collectif La Méandre a reçu au Port Nord dans ses vastes locaux toute l’équipe. Et c’est dans ce lieu magique, bondé d’objets divers et variés que le décor fut monté. Photographies et films vidéos en cours de montage sont nés de ce bel échange pour « un beau résultat », indique l’artiste photographe. Dans la continuité, les photographies seront prochainement présentées dans une galerie.

     

    Excellence Métiers d’Art est un apprentissage rigoureux dont l’enjeu est important. Dans ce contexte particulier, la résidence est une vraie création, un moment fort du cursus pédagogique des élèves.

     
     
     
     
    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 30 juin 2017

    Musée Nicéphore Nicéphore Niépce : "Colorama-La vie en Kodak"

    En salle Lefebvre, Caroline Lossent, responsable du Service des Publics, commissaire de l’exposition « Colorama-La vie en Kodak nous guide pour nous présenter la vision de Kodak sur le mode de vie idéal de la famille idéale américaine. « The american way of life » vu par la célèbre firme américaine si longtemps implantée dans notre ville de Chalon sur Saône.

     

    Quelques images sont certes déjà connues du public chalonnais mais le musée donne à voir sur les murs dans cet opus, une cinquantaine de panoramiques colorés. 30% des plans-films de la collection détenue par le musée sont projetés en fin d’exposition. A noter que les tirages ont été réalisés par le laboratoire.
    A la fermeture du site de Vincennes, les plans-films ont été transférés à Kodak Chalon puis transmis au musée en 2005 par le directeur M. Martel, lors de la clôture du site chalonnais, musée où ils furent restaurés. Le musée Nicéphore Niépce possède 120 des 655 plans-films réalisés en 40 ans. Les 535 autres plans-films se trouvent principalement au musée Kodak de Rochester.

     

     

    Colorama est un concept publicitaire développé par le service marketing de la marque jaune pour vendre les appareils Kodak mais surtout le film Ektachrome. Mais cette grandiose idée marketing fut un véritable défi technique et technologique pour les ingénieurs de la firme Kodak. Ainsi, les tirages panoramiques étaient séchés dans l’ancienne piscine du site de Rochester.

     

     

     

    Colorama fut exposé à la gare de Grand Central à New-York sur des panneaux lumineux de 18m sur 5,5m de 1950 à 1990. Ce spectacle présenté dans la gare comme dans une salle de cinéma était renouvelé toutes les trois semaines et touchaient une masse importante de personnes puisque Grand Central comptabilise un demi-million de voyageurs en moyenne par jour. Chaque panoramique comprenait jusqu’à 40 lés, 1 km de néons apportait la luminosité nécessaire à l’image exposée.
    Avec Colorama, on vend une marque, on vend une image, on valorise l’image de M. Tout le Monde. On affirme ainsi un modèle et des valeurs, ceux du rêve américain où tout le monde est beau, tout le monde sourit, tout le monde est bien, bien entouré de produits.

     

     


    Ce visuel véhiculait une idéologie car l’image contenait toutes les valeurs de l’Amérique idéale qui s’exprimait par l’apogée du sourire, l’idée du bonheur, le Wonderful World of Color (célèbre émission TV de la firme Disney) : un conditionnement subliminal par l’image, le stéréotype parfait sur le rôle que chacun se doit de tenir au sein de la famille et de la société en contradiction avec la réalité du monde de l’époque (guerres-émeutes raciales-occultation jusqu’en 1967 d’une représentativité des noirs sur les photos et encore pas comme sujets principaux, émancipation des femmes …)
    Cette « fabrique à souvenirs » de la famille idéale s’adressait essentiellement à la mère et épouse, la mère au foyer, la gestionnaire des ressources de la famille.


    Incontestablement, ces deux expositions « Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" nous interpellent sur le rôle de l’objet photo comme support de communication, de marketing, de propagande et le rapport que nous entretenons avec l’image et la représentation de notre société.

     
     
     


    du 17 juin au 17 septembre 2017
    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique"

    La salle Demachy abrite la première exposition « Par-dessus tout : l’objet photographique ».


    Cette exposition est née de l’étude de la collection protéiforme du musée et du désir de mettre en avant ces objets. Depuis 3-4 ans, Anne-Céline Borey, assistante de conservation, commissaire de cette exposition, réfléchit à la mise en valeur de ces objets-supports photographiques dont les réserves du musée regorgent. Objets étonnants, inattendus, populaires. De cette réflexion globale est né un traitement contrasté parfois léger, parfois humoristique, mais toujours portant à réflexion. Elle espère offrir un jour au public un deuxième opus avec les objets modernes des photographes contemporains.


    Dans une mise en scène des plus agréables sont présentés d’étonnants objets supports de photographies. Objets connus ou méconnus du grand public. Objets qui ont marqué notre enfance, nos vacances, nos voyages. Objets que nous ( re)-découvrons avec un brin de nostalgie. Des pépites se dévoilent sous nos yeux.


     

    Traitée avec humour, légèreté, cette exposition présente quelques éléments de l’étonnante collection protéiforme du musée, agrémentée de quelques prêts de généreux chalonnais. Ce charmant méli-mélo de l’objet photographique se décline en 6 approches: la genèse et les premiers essais, l’intime, le souvenir, les célébrations, la propagande, les célébrités.


    La genèse et les premiers essais de transposition de photos sur objets datent des années 1860. A l’époque, on recherchait un procédé inaltérable de conservation de l’image pour pallier à la fragilité des tirages et des daguerréotypes On trouve principalement des émaux sur porcelaine, des plaques d’émail ou métalliques, des portraits au collodion sur toile enduite ou sur cuir. Notre coup de cœur pour un portrait d’Alphonse Poitevin (inventeur du cyanotype en 1861 et de la photographie inaltérable dite « au charbon »).


     

    Ces premiers procédés photomécaniques d’impression étaient réservés à une élite en raison de leur rareté et de leur coût.
    Dès 1870, les objets usuels manufacturés portent la photographie sur tous supports : vases, porcelaine, cadran de montre, presse-papier, coupe-papier, vide-poche, assiettes, panneaux de soie pour abat-jour, boite de cigarettes, tabatière, boite d’allumettes, bijoux (médaillons, bagues : le soldat porte à son doigt l’image de son enfant, de son épouse). La photo de proches est ainsi à portée de main. Impossible de citer tous les objets. Soulignons juste un étonnant bouton de manchettes incrusté d’un portrait de Gambetta ou un globe de mariés de la fin du XIXe siècle.


     

    Pour se souvenir dévoile discrètement quelques plaques émaillées aux portraits des chers disparus déposées en hommage sur les tombes.
    Nous vous invitons à découvrir dans cet espace de l’intime un album de photos de famille surprenant, acquis avec l’aide financière de la Société des Amis du Musée. Album magnifiquement bien conservé et inattendu puisqu’il s’agit d’une porte en bois à petits carreaux vitrés, chaque vitre présente une plaque négative de portraits de famille.

     

     

    Mnemophilie nous plonge dans les souvenirs de voyages, de vacances, de lieux visités. Cet espace regorge d’objets des années 1930 à 1980. Et c’est avec un grand sourire banane empreint de nostalgie que chacun se remémore ses propres assiettes décoratives de Venise ou d’ailleurs, son coquillage-souvenir, le thermomètre ramené de je-ne-sais-plus-où, le sac plastique de Madrid ou plus précieux l’éventail japonais en soie. Ce petit coin est une vraie cachette à anachronisme : Namur dans un bouchon, la palette de peintre en souvenir de Chalon sur Saône, sucette de Sorrento ou encore la poêle à frire de Toulon.


     

    Célébrations et propagande sont intimement liées.
    De la célébration des évènements sportifs (plateau de l’équipe de France de foot sélectionnée pour la coupe du monde en Argentine en 1978) en passant par la vitrine consacrée à la royauté anglaise ; à la propagande : les chemises et boubous africains à l’effigie des politiciens, la Obama-mania très colorée affrontant la vitrine abritant Mao, le Che ou Poutine terrassant l’ours, les assiettes de Jean-Paul II et De Gaulle toisent celles de Pétain, Lyautey… ; il n’y a qu’un pas.


     

    Le travail du photographe Robert Huber sur Ground Zero et son merchandising interpelle et pose un grand questionnement sur notre représentation du soi et du monde face au développement de notre société de consommation.
    Le culte des célébrités apporte lui-aussi son lot d’objets et qui mieux que notre « Johnny national » pour illustrer ce fanatisme : réveil, montre, lunette de soleil… tout est matière à support photographique.


     

    Cet enthousiasme porte même un nom en Corée, le kapook (orthographe sous réserve) comme le montre la vitrine élaborée avec la complicité d’Olivier Cullman qui a rapporté pour cette exposition à la demande de l’équipe du musée, divers objets à l’effigie de la star coréenne Kim Soo Hyun : porte-monnaie, coque de téléphone, trousse, porte-clé, mug, crayon, calendrier, coussin…


     

    Une petite confidence, ma « célébrité » préférée reste sans conteste Victor Hugo immortalisé par Nadar dont la photographie est imprimée sur une belle assiette plate.
    Pour clore cette exposition, Anne-Céline a créé une scénographie pleine d’humour et de nostalgie. Un mur de calendriers de la poste, vous vous rappelez, ceux qui trônaient dans chaque cuisine dans le temps d’avant fait face à une charmante scène d’intérieur. Papier mural, revêtement de sol, coussins, nappe… et quelques pépites tels les chaussons Grande Vadrouille.
    Le cheminement au travers de six étapes nous questionne non seulement sur notre rapport à l’image mais aussi sur notre propre comportement au cœur de la société de consommation.


    L’expansion de la photographie est visible dans chacun des objets. Le musée se nourrit de dons mais aussi d’achats. La Société des Amis du Musée Nicéphore Niépce est un contributeur généreux de l’enrichissement des collections protéiformes du musée.


    du 17 juin au 17 septembre 2017
    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

     


    Suite du reportage : 

    "Par-dessus tout : L'objet photographique" 2 - Josserand Pascale et Patrice

     

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" 2

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 19 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak"

     

    Ce vendredi 16 juin s’est tenue l’inauguration des deux nouvelles expositions du musée Nicéphore Niépce : "Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak".


    La salle Demachy abrite la première exposition « Par-dessus tout : l’objet photographique.
    Cette exposition est née de l’étude de la collection protéiforme du musée et du désir de mettre en valeur, de mettre en avant ces objets.


    Dans une mise en scène des plus agréables sont présentés d’étonnants objets supports de photographies. Objets connus ou méconnus du grand public. Objets qui ont marqué notre enfance, nos vacances, nos voyages. Objets que nous (re)-découvrons avec un brin de nostalgie. Des pépites telle cette porte-album de photos de famille, se dévoilent sous nos yeux.
    Traitée avec humour, légèreté, cette exposition présente quelques éléments de l’étonnante collection du musée, agrémentée de quelques prêts de généreux chalonnais. Ce charmant méli-mélo se décline cependant en 6 approches de l’objet photographique : la genèse et les premiers essais, l’intime, le souvenir, les célébrations, la propagande, les célébrités. Ce cheminement nous questionne non seulement sur notre rapport à l’image mais aussi sur notre propre comportement au cœur de la société de consommation.


    La salle Lefebvre accueille la vision de Kodak sur le mode de vie idéal de la famille idéale américaine avec « Colorama-La vie en Kodak ».


    Ce concept publicitaire fut exposé à la gare de Grand Central à New-York sur des panneaux lumineux de 18m sur 5,5m de 1950 à 1990. Quelques images sont certes déjà connues du public chalonnais mais le musée donne à voir sur les murs dans cet opus une cinquantaine de panoramiques colorés sur les 120 plans-films qu’il possède dans ses collections.

     

     

    Benoit Dessaut, conseiller municipal et adjoint en charge de la culture, a volontiers cédé le micro aux deux commissaires d’exposition : Anne-Céline Borey, assistante de conservation en charge des collections et Caroline Lossent, responsable du service des publics. Toutes deux ont souligné l’importance du travail de l’équipe muséale qui, depuis le départ en retraite du conservateur, attend un successeur et assure le bon fonctionnement du musée. Il faut cependant signaler que la programmation 2017 relève encore de la direction de François Cheval, les expositions étant planifiées 1 à 2 années à l’avance.

     

     

    M. le maire de Chalon, Gilles Platret a ensuite pris la parole pour souligner l’importance tant en volume qu’en valeur des stocks quasi-illimités entreposés dans les réserves du musée. Il a chaudement remercié M. Martel pour le dépôt Kodak ainsi que tous les généreux donateurs et dépositaires avant de souligner « le levier extraordinaire sur le plan commercial, politique, promotionnel ou encore pour la propagande qu’est la photographie ». « La photographie vend du rêve, l’image d’une harmonie. Après, on peut toujours se rebeller contre ce rêve même si il contribue à la structure de notre civilisation, de notre société ».

     

     

    Revenant sur le recrutement du futur directeur des musées de Chalon, M. Platret a indiqué que ce recrutement était en cours de finalisation. L’appel à candidatures en accord avec le ministère de la culture sera lancé fin juin et le dépôt des dossiers se fera dès juillet. Dans son allocution, il a indiqué qu’une recherche de partenaires y compris venus du privé (grands groupes) est en cours pour travailler sur le futur du Musée Nicéphore Niépce. A la première étape menée par Paul Jay puis la seconde étape impulsée par François Cheval succède une troisième étape en cours de construction.


     

    Nous en saurons vraisemblablement un peu plus d’ici quelques semaines sur cette succession et le futur du musée.
    Pour revenir à plus d’insouciance et de légèreté, un verre de l’amitié était offert dans la cour du musée où l’artiste-photographe Benoit Grimalt présentait un buffet photographique, un contre-festival du vernissage. Et on peut dire que notre homme est un festivalier heureux puisqu’il a obtenu pour son court-métrage « Retour à Genoa City » le 1er prix à La Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes en cette année 2017.
    Incontestablement, ces deux expositions « Par-dessus tout : L’objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" présentées au musée du 17 juin au 17 septembre 2017 apporteront à notre été, nostalgie et sourire.


     

    Musée Nicéphore Niépce
    28 quai des Messageries
    71100 Chalon sur Saône
    contact@museeniepce.com

     

     


    Suite du reportage : 

  • 18 juin 2017 - Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 2 - Josserand Pascale et Patrice
  • 18 juin 2017 - Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 3 - Josserand Pascale et Patrice


  •  

     

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 2

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017

    Musée Niépce : "Par-dessus tout : L'objet photographique" et "Colorama : La vie en Kodak" 3

    Imprimer - - par Josserand Pascale et Patrice - 18 juin 2017





    Rechercher dans cette rubrique  


     
    Tipi.net
      pub
    LE FIL INFO EN DIRECT

    EN UNE - SORTIR
    NOUS CONTACTER

     agenda FOCUS 

    HUMEURS, & DÉBATS 
    Lettre d'information

    Nos billets
    PHOTOS  BD
    CINÉMAS
     
    TV Portraits FAQ  LIRE Revue de web



    RÉGIE PUB : Contact ici

     
    Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle