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mardi 19 septembre 2017

Bonne Fête Émilie

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Bien manger : "Comme dans du beurre"

Le beurre, l’aliment le plus simple (en apparence), le plus évident (la force de l’habitude), le plus anodin de notre table. D’ailleurs, on l’utilise plutôt le matin, quand on n’est pas bien réveillés et qu’on n’a pas envie de lire les étiquettes (encore heureux si on ne confond pas le beurre et la confiture, certains jours).

 

Nous deux (Delphine et Marinette pour vous servir), on s’est penchées sur l’Affaire du Beurre.

Il faut dire qu’on travaille aussi pendant les vacances. Toujours à l’affût, les sens en alerte, et finalement, jamais trop loin de notre ferme natale (c’est du moins ce que prétend la tradition littéraire qu’on traîne derrière nous), la truffe au vent, les oreilles à la dérive. A les entendre, les bien informés, il n’y aurait que le beurre normand. Mais pour nous, celui de la Bretagne le vaut bien. D’ailleurs, il a conquis les grandes tables de Paris, celles avec des étoiles, directement importé de Saint-Malo pour ne citer aucun nom.

 

 

 


Il faut savoir ce qu’on entend par beurre d’ailleurs. Car entre la production de la vache (lait) et ce qui arrive dans nos assiettes par le biais des supermarchés (encore eux !) un long chemin a été parcouru, sur lequel on peut faire bien des mauvaises rencontres.


 

Déjà, les pauvres vaches elles-mêmes peuvent être trafiquées comme des moteurs de course. Il leur arrive bien souvent, de produire plus de lait que la nature ne l’avait envisagé au départ. Le paisible bovin, image de la placidité se retrouve parfois aussi prolifique que les chutes du Niagara. Après, que se passe-t-il (théorie) ?

 

La recette du beurre, c’est : on prend de la crème et on secoue. A ce propos, Théophile Gauthier, goûte fort cette pratique qui consiste en Afrique du Nord, à attacher une amphore de crème au coup d’un âne, avant de prendre la route. Quand on arrive, on a fait le voyage et on a le beurre !
Mais revenons à notre crème secouée. En réalité, il faut une baratte, qu’on utilise pour le vrai beurre dans les unités artisanales (et sans la casser !), même si la baratte moderne (normes d’hygiène obligent) n’est plus en bois mais en métal. La différence avec le beurre industriel ? L’arme du crime ! Dans une usine à beurre, on utilise le canon à beurre.


 

Avec le beurre canonné, vous avez le beurre, l’argent du beurre et le sourire de l’industriel !
L’ami de notre tartine est constitué de 82% de crème et le reste, c’est de l’eau. Alors, pourquoi en faire un fromage ? Eh bien parce que la crème peut être pasteurisée ou non. Parce que aussi, le résultat peut être obtenu en 3 à 5 jours ou en quelques minutes. D’ailleurs, pasteurisé et canonné, le beurre est un objet sans risque et qui coûte peu, cru et artisanal, il se conserve moins et coûte plus cher. Pourquoi encore une fois, tant de tergiversations, d’hésitations, de scrupules ? (Mais qu’elles retournent donc chercher la petite bête dans leurs herbages, ces deux grandes niaises moralisatrices !)


 

Eh bien voilà ! C’est justement là le problème ! C’est l’herbe, c’est son goût incomparable, multiforme et multicolore, se déployant dans les mille reflets des parfums de la prairie. Le beurre au lait cru aura conservé la riche palette des saveurs, produite à grand renfort de siestes par notre vache qui a le droit de brouter dans une prairie. Ce beurre, que vous trouverez chez votre cher fromager, celui qui aura sélectionné ses produits, avec un peu de chance, portera aussi la mention « maturation lente ». Ce qui signifie qu’on aura laissé aux ferments lactiques le temps de travailler et de développer les parfums du pré. Ce n’est donc pas en vain que brouté et ruminé la bonne herbe (bretonne, normande ou des Deux-Sèvres, chacun choisira son terroir de prédilection) des champs, la vache aura.

A l’opposé, n’hésitez pas à retourner sur Internet, regarder l’excellent reportage « Le beurre et l’argent du beurre » qui raconte le cas extrême de la recette du beurre façon Mafia, qui laisserait plus d’une vache, même italienne, extrêmement perplexe, voire chagrinée (âmes sensibles s’abstenir). Il y a aussi le cas des beurres « allégés », où la matière grasse (crème) est en partie remplacée par de l’eau. On ajoute alors différents éléments chimiques pas forcément présents dans la nature pour que la plaquette de « beurre » tienne debout, c’est-à-dire, ne fasse pas « flotch ! » quand vous la saisissez.


 

A Chalon, on trouve du beurre de qualité rue de la Citadelle, rue aux Fèvres et au marché.

 


Pour finir de façon ludique, sachez qu’il n’y a pas de photo ratée dans cet article, contrairement aux apparences. Marinette n’a pas reçu un coup de pied de vache au moment de faire son portrait, qui semble représenter le mur de l’étable en gros plan. Nous vous proposons seulement un petit jeu. Cette photo représente 1) La paroi d’une montagne lunaire prise grâce au télescope en plastique de notre petit neveu, 2) La surface d’une plaquette de beurre industriel, 3) La voiture de monsieur « Président » démarrant en trombe pour essayer d’échapper à des fans de beurre canonné, 4) La surface d’une plaquette de beurre artisanal B. fabriqué à Saint-Malo (en vente dans une seule crèmerie chalonnaise) ?


Celui ou celle qui, le premier, donnera la bonne réponse bénéficiera du sourire des crémières.


 

Delphine et Marinette

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 12 sept 2017

BIEN MANGER C'EST A COTE ... par Delphine et Marinette


L’été, la plus belle des saisons parce que c’est celle où l’on considère les autres avec indulgence et sérénité. C’est celle où l’on a le temps de se dire : « On est en été, observons ce phénomène, on n’a que çà à faire puisqu’on est en vacances ! »

Nous, Delphine et Marinette, on est adeptes de la posture : doigts de pied en éventail, support indifférent (pourvu qu’il présente le degré de mollesse et de fermeté voulu, hamac, bouée, divan, canapé, transat…), lunettes de soleil et sombrero sur le nez. Tout est parfait pour méditer sur les saisons et leur perpétuel défilé. Pas celui du 14 juillet, plutôt celui des mannequins, toujours la même chose et toujours de la nouveauté surprenante.


On veut bien faire de la philosophie mais on va quand même pas prendre çà trop au sérieux. De toutes façons, on passe notre vie à mettre notre vie en danger ; rien que respirer nous empoisonne à chaque bouffée d’air inhalé, alors se mettre la cervelle au court-bouillon pour respecter les saisons ! Ca a bien marché jusque-là de manger des fraises à Noël et des endives à l’Assomption : on n’en a pas fait un infarctus pour autant !

Admettons donc qu’on regarde passer rêveusement le train des saisons, à la façon de la vache dans le pré et que nous vient cette soudaine illumination qui parviendrait presque à nous tirer de cette estivale torpeur : on va prendre une bonne résolution de septembre de plus ! A côté de s’inscrire au cours de taï chi (et y aller), arrêter de prendre l’apéro tous les soirs et ne pas oublier l’anniversaire de sa belle-mère, on va manger en suivant le rythme des saisons !


Respecter les saisons après tout, n’est pas plus absurde que respecter son prochain qui, au premier abord, paraît souvent assez peu respectable. Au moins, les saisons font ce qu’elles peuvent pour se montrer à leur avantage, des couleurs, des odeurs, des sensations, du Beau et du Vrai ! Certains disent même que respecter les saisons, c’est respecter son corps ! (Ce serait pas un peu nombriliste, ce truc ?) Qu’on est ce qu’on mange et que je vais donc finir par muter en hamburger-frites …

Les anciens Chalonnais jugeaient l’affaire suffisamment importante pour la rappeler sur leurs façades. Tout le monde connaît la maison Magnien, rue du Châtelet. Il est un autre hôtel particulier, au sein de nos vieilles rues, sur lequel les symboles des saisons sont sculptés,. A toi de le retrouver, Lecteur ….


 

Si notre rêverie aventureuse nous emmène à distance, on peut se retrouver à la lointaine époque des chasseurs-cueilleurs. Eux les saisons, ils les respectaient parce qu’ils n’avaient pas le choix : tu trouves un buisson couvert de baies, tu te remplis la panse jusqu’à te rendre malade parce que tu ne sais pas où tu trouveras le prochain, peut-être pas avant de mourir de faim. La version optimiste du tableau c’est, éternelles vacances où sport, émotion (rencontre avec le lion à dents de sabre) et farniente occupent toute l’existence. Et par-dessus, un soupçon d’attention aux rythmes végétaux et animaux vous assure une nourriture saine, équilibrée, avec un maximum de principes nourrissants (taux de vitamines et autres chimies bonnes pour le corps au top surtout quand on sait reconnaître les bons champignons des mauvais), sans pesticides. Ah les heureux temps ! même si on crevait un peu la dalle à certains moments, pour peu que le bison ait couru plus vite que vous !

C’est vrai qu’aujourd’hui, quantité et bas prix assurés et l’impression de la diversité au supermarché font dire que l’homme moderne a atteint le septième ciel de l’alimentation. Car quel chasseur-cueilleur prétendra qu’il a forcément toujours envie de poursuivre un bison quand sa femme lui fait remarquer que le fond de la caverne est vide sauf un tas d’os rongés ? Bon d’accord, les océans sont légèrement pillés, les élevages intensifs polluent quelque peu les nappes phréatiques (sans compter toutes ces vaches qui pètent, paraît-il) mais il est quand même plus facile de revenir de la supérette avec un bœuf-miroton en barquette qui transcende les saisons, à faire réchauffer au microwave ! Les esprits chagrins prétendront que le bœuf dans la barquette est plutôt mal accompagné : sucre, sel, graisses, additifs chimiques pour conserver, colorer, texturer, « exhausser » le goût…

Si ça se trouve, il a traversé les océans en avion, en compagnie d’asperges du Pérou et de pommes de Nouvelle-Zélande car la banane est transatlantique, le haricot, volant et la cerise, globe-trotter, avant d’arriver dans nos assiettes. Tant de kilomètres pour de si piètres performances gustatives ! Qu’un kilo d’asperges arrivant par avion coûte 5 litres de pétrole, c’est-à-dire cinq fois plus que le même produit acheté en saison, cultivé près de chez nous, après tout, on s’en fiche ! En revanche, qu’on ait l’impression de manger un bâton de plastique, ça pourrait devenir contrariant, à moins d’avoir une planche à roulettes dans la bouche, à la place du palais.

Trois millions de tonnes de tomates, fraises, melons, poivrons, courgettes, arrivent dans des camions réfrigérés en toute saison (oh miracle !) de la « mer de plastique » andalouse, cultivés par des milliers de travailleurs précarisés, après avoir contribué à l’épuisement des sols et à la pollution des nappes phréatiques, réfrigérés, non mûrs, sans saveur, sans odeur mais bien chargés en engrais chimiques et autres conservateurs. Quand on pense que les fruits et légumes, c’est 90% d’eau et qu’on utilise tout ce pétrole pour transporter chez nous où l’on en a beaucoup (pour combien de temps encore ?) l’eau d’une région où elle est rare, on peut dire merci à nos amis andalous !

Nous, on a de l’eau et on est fiers de notre gastronomie ! C’est à se demander si tout cela n’est pas un peu cérébral ! Le début de la gastronomie, finalement, ce ne serait pas de savoir apprécier ce qui est bon ? On a rarement très envie d’une bonne potée quand il fait 35° sous le tilleul ou dans le bureau. En plein hiver, pourquoi ne pas attendre l’été suivant pour manger les tomates du maraîcher, cueillies à maturité et débordantes de leurs vitamines et de leurs saveurs ? Le plaisir qu’il y a à se promener dans un marché où les produits (de plus en plus souvent bio ou cultivés avec le moins de chimie possible) se présentent avec toutes les couleurs et odeurs de leur naturel ne vaut-il pas un autre spectacle ? Regarder, choisir, imaginer le plat que l’on va cuisiner, c’est le début du plaisir de manger et de faire du bien à son corps.

Accessoirement, cela peut aussi aider les agriculteurs du coin à poursuivre leur métier magnifique et à produire localement ce qui est nécessaire à notre alimentation sans avoir à dépendre de montons aviateurs et de poivrons mutants. Les agriculteurs conscients de ce qu’ils font entretiennent nos paysages et nous nourrissent de façon saine sans altérer la nature. Encourageons-les et encourageons-nous !

Si nous parlons santé et chiffres, la tomate qui ne vieillit pas contient moins de vitamine C (qui est anti-oxydante, c’est-à-dire ralentit le vieillissement de nos cellules), la pêche éternelle comporte moins de polyphénols (molécules actives dans la prévention des problèmes cardio-vasculaires), la pomme de terre présente 50% de vitamine C en moins, pareil pour le fer et un quart de calcium en moins. Ni le goût, ni la santé ! Autant manger des pilules de vitamines ! On s’évitera la corvée du supermarché !

Le conseil de Delphine et Marinette : en hiver, mange des kiwis*, en été, mange des poivrons**, au printemps, des radis*** et des avocats en toute saison !

Donc, visons bien le convoi de septembre, celui qui nous remettra dans les rails diététiques ! Et si on le rate, c’est pas grave, on prendra le suivant ! De toutes façons, les saisons n’ont pas besoin de nous pour reproduire leur admirable refrain. On peut continuer à dormir sur nos deux oreilles jusqu’au repos final.

* Kiwi : concentration élevée en vitamine C, carotène et polyphénols, neutralisant les radicaux libres et limitant leurs effets néfastes sur les cellules.
** Poivron : riche en vitamine C. 80 grammes suffisent pour les besoins quotidiens.
*** Radis : plus ils sont piquants, plus ils contiennent de soufre, ayant des effets protecteurs contre le cancer.

 
 
 
 
 

Texte : « Delphine et Marinette »
Photographies : « Kir y Est »

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 24 juil 2017

Bien manger : Les chèvres de monsieur Férreol

Les jours de marché, Jacques Ferreol se lève à 4 heures 30, les autres jours, seulement à 5 heures 30. Sa journée de travail, d’un bout à l’autre de l’année, peut fréquemment durer 12 heures. Il faut dire que Jacques a de lourdes responsabilités : il doit s’occuper d’une bande de filles assez fantasques, attachantes et drôles (sans que sa sympathique femme n’en prenne ombrage). Dans sa vie professionnelle, il y a d’abord ses chèvres et ensuite, ses clients. Entre les deux, les fromages.


La chèvre n’est pas seulement un outil de production. C’est pourtant bien ainsi qu’elles sont traitées dans les élevages intensifs où les animaux ne voient jamais le bleu du ciel, encore moins le vert des prés. Ils mangent et sont traits dans un espace restreint et dans le but de garnir rapidement la poche d’un propriétaire qui vend son lait à la fabrique de fromages. Celle-ci le mélangera à d’autres laits (de chèvre). Ca tombe bien, la chèvre a de la personnalité jusque dans son lait. Le goût affirmé masquera l’absence de goût. Parce que le goût, le vrai, c’est la nuance, ce sont toutes les petites herbes qui poussent dans le pré, dans les fossés, dans les haies, c’est la diversité de la nature qui se retrouve dans ce qui est brouté !


 

Dans l’univers impitoyable du fromage de chèvre, il y a l’authentique et le moins authentique. Il faut choisir son camp. Jacques conduit ses chèvres dans un pré différent chaque jour. Ce sont des animaux fantaisistes qui passent d’une herbe à l’autre, d’une fleurette à un épi, d’une feuille de tilleul à un buisson de chèvrefeuille ( !). Les chèvres ont bon goût, elles ! Il faut vraiment qu’elles soient réduites à la famine pour se résoudre à brouter l’insipide. Elles préfèrent le vagabondage gourmand. Mais comme la nature fait bien les choses, le parfum du trèfle, du cerfeuil ou de la pimprenelle de Genouilly va se retrouver dans le lait et donc dans l’assiette du futé qui achète ses fromages au marché !
En se rendant au pré, ces demoiselles tondent les haies qui se trouvent sur leur passage. Et malheur à toi si tu laisses le portillon ouvert un jour où elles ont pris la poudre d’escampette ! Une chèvre n’hésitera pas à gravir des escaliers et à tondre les jardinières de géraniums comme conscrit de l’année. Ce soir-là, c’est l’odeur de géranium que Jacques a décelé au moment de la traite (de toutes façons, elles n’ont pas cherché à nier !) Plus curieuses qu’une fashion victim à l’entrée d’une nouvelle boutique, les chèvres adorent la nouveauté et ne résistent pas à une porte ouverte. La chèvre a un goût certain pour la liberté et comme ce n’est pas une sotte, il faut bien des années passées à l’observer pour ne pas se faire fausser compagnie. Car c’est bien connu, dans le pré du voisin, l’herbe est tout à fait différente et tellement meilleure !


 

Cette troupe de demoiselles anglaises légèrement excentriques n’aime pas le froid et regagne le logis à la moindre averse. L’hiver, elles ne sortent que les jours de grand soleil. On aura compris que Jacques Ferreol en prend grand soin et qu’il est à l’écoute de leurs besoins. Il aime ses chèvres. Il les voit comme des êtres vivants ayant leur caractère et avec lesquels il noue des liens. Il passe du temps avec les chevreaux, créatures remuantes et affectueuses qui se pressent contre la clôture pour mordiller ou lécher toute main passant à leur portée. Les habitantes de la nursery (ah ! les coquines ! dit-il) se familiarisent avec la présence de Jacques et le suivront par les chemins pour aller jusqu’au pré.


 

En février, cette année, 97 bébés sont nés en 12 jours, ce qui fait un sacré rythme pour une nursery. Quelques mois auparavant, les jouvencelles ont été présentées à un type très barbu et cornu et pendant leurs ébats, il est conseillé de ne pas les déranger, ce qui est fort compréhensible après tout ! Quand ces dames ont mis bas, elles règlent leurs comptes en famille. C’est le moment où les personnalités les plus affirmées du troupeau se crêpent le chignon pour déterminer qui est le chef (la plus teigneuse, la plus têtue, la plus chèvre de monsieur Seguin…) Ensuite, la concorde règne d’un bout à l’autre de l’année. On se déplace en corps constitué (55 individus) à l’intérieur du pré de la journée et on passe en revue toutes les merveilles gustatives de l’endroit : tiens, ici une feuille d’acacia, tiens, un épi de seigle, tiens, une fleur de pissenlit ! Ces dames « picorent » et elles bougent tout le temps. La chèvre est une personne distinguée et soucieuse des bonnes manières : elle ne mangera pas d’herbe ou de foin sale ou qui aurait été foulé. Pour l’ombre, des arbres, pour la boisson, un ruisseau et quelques sources : vacances à la campagne toute l’année et peut-être même que le magnifique paysage y est pour quelque chose.
Même la traite est une sinécure : ces dames sont invitées à monter sur le quai de traite avec, devant le museau, un intéressant « five o’clock », tandis qu’à l’arrière, Jacques s’active pour remplir les seaux de ce lait crémeux et odorant.


 

Il cultive les céréales qu’il donne à ses chèvres en complément de l’herbe. Il récupère le fumier (30 à 40 tonnes par an) et utilise un activateur de compost bio pour ne conserver que les qualités les plus actives de cet engrais naturel, dont il enrichit le sol de ses champs. Toutes les phases de son travail sont pensées pour se rapprocher le plus possible du naturel et éviter autant que faire se peut l’utilisation de produits synthétiques. Il fait partie de ces agriculteurs conscients de l’impact de leur travail sur la nature et de l’importance de sa conservation.


 

Passons aux choses importantes : la fabrication des fromages, qui se déroule dans une fromagerie parfaitement propre, où la température doit être maintenue à 21°. Il faut empressurer le lait fraîchement trait (deux traites par jour et par chèvre). Le lendemain on met ce lait caillé dans des moules ou faisselles qui vont s’égoutter une journée pile, un journée face. On démoule et on sale. Les fromages « frais du matin » ne sont pas salés et peuvent être accommodés comme on le souhaite. Toutes opérations qui demandent une hygiène sans faille. Certains fromages sont proposés frais, d’autres sont installés dans le séchoir. Ils peuvent être vendus recouverts de mélanges d’épices ou format dé à coudre pour l’apéritif. Tout ceci a l’air simple mais demande une bonne expérience et un apprentissage qui, finalement, se prolonge toute la vie quand on cherche toujours à améliorer les produits. Côté sanitaire, dors sur tes deux oreilles, ô mangeur de « chèvres » ! Des contrôles et analyses sont effectués trois fois par an par un organisme agréé.


 

En octobre-novembre, Jacques Ferreol disparaît mystérieusement du marché pour ne revenir qu’en mars de l’année suivante : c’est que ses chèvres ne donnent plus de lait. Les fromages de chèvre que vous mangez durant l’hiver ne sont pas produits en trayant des robots (pas encore) mais proviennent de chèvres à qui on mélange certainement quelques hormones dans la pâtée. Vous ne pourrez plus dire qu’on ne vous a pas avertis !


 

Il n’y a pas que les chèvres qui aiment la liberté : pas d’appellation, pas de label spécial ! Un excellent fromage, riche en parfums délicats et dont le producteur assure intégralement la réalisation, de la naissance du chevreau à la vente du résultat, en passant par l’herbe, le foin et les céréales qui nourrissent les animaux. Et tout ceci, dans un souci de respect de la nature et du client !


 

Monsieur Ferreol et les caprices de ses chèvres se retrouvent au marché le mercredi à Montchanin, le jeudi au Creusot et le vendredi à Chalon-sur-Saône, pendant la saison, bien sûr !

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 3 mai 2017

Delphine et Marinette : J'ai envie d'endives

Ceux qui suivent notre chronique avec régularité, connaissent les fondements de notre philosophie : on mange les produits de saison.

 

Alors, l’endive ! Pâlichon comme sujet ? Mais pourquoi donc les légumes ont-ils réputation aussi déprimante ? « Sang de navet » ne veut pas dire « pur-sang », l’asperge est grande, la tomate, timide, le rutabaga, « has been », lié aux tickets de rationnement et la patate, grosse. Quant au poireau, c’est le copain du lapin (et quand on en a marre d’attendre, on finit par comprendre).


L’endive, elle, est pâle, nordique et hivernale donc. Mais elle cache bien son jeu car elle est dotée d’une double, voire d’une triple personnalité. Quelques princes charmants flamands ou autres ont fait sortir d’elle ce qu’elle a de meilleur. Elle peut être amère mais jamais d’aigreur dans son caractère, elle peut sembler maigre mais c’est la meilleure compagne du fromage, du lard ou du sucre ; il est possible qu’on la trouve fade mais elle sait choisir son entourage. C’est une sorte d’Isabelle Huppert de la gastronomie légumière, une fausse ingénue à la sensualité discrète, sans prétendre qu’elle soit capable de jouer le rôle de Médée.


A l’occasion du coup de projecteur donné à cette star des étaux hivernaux, nous avons pris contact avec La Spécialiste de l’Endive au marché de Chalon-sur-Saône, Mâcon et autres… à savoir Ze Catherine (pour nos lecteurs, vraiment fidèles, ceux de la première heure, ze Catherine est un personnage bien connu).

Il existe différentes sortes d’endives : la coquine n’hésite pas à se mélanger avec d’autres espèces pour prendre de la couleur (de là à penser que l’endive a une vie sexuelle…) Croisée avec une salade rouge, elle prend une charmante teinte rose-violacée qui strie sa robe immaculée comme si c’était de la soie froissée, sous le nom de « festive ».

L’endive est cousine de la chicorée en moins amer mais si elle verdit (c’est sa façon de bronzer), elle le deviendra (amère), comme certaines femmes qu’on délaisse. Cette douceur est le résultat de moults croisements. Dans le Nord, on lui donne le surnom de « chicon » (c’est le truc blanc qui pousse au-dessus de la racine et que nous mangeons). Pour vous dire comme ces histoires botaniques sont pleines de salades, l’endive que nous connaissons n’est pas la vraie endive (c’est une usurpatrice) : l’ « endive vraie » est une espèce voisine des scaroles et des frisées. Notre endive, si elle commence à frisoter, c’est mauvais signe. Pareil, si son cœur se met à déborder (quand on veut garder sa dignité, il ne faut pas montrer ses sentiments ; c’est du moins ce qu’on veut nous faire croire), l’agriculteur scrupuleux doit songer à une reconversion dans le cacao.

L’endive se sème au printemps mais tout se qui la fait ressembler à une vraie plante (feuilles vertes, fleurs bleues) n’intéresse pas le cultivateur. L’endive (ou du moins sa racine, le truc moche qui se trouve en-dessous) se force l’année suivante : elle aime la chaleur mais pas la lumière. Vous aurez compris qu’il s’agit d’un être délicat, exigeant et qui cherche la perfection. L’endive idéale est fermée, blanche, trapue, genre « le lac des cygnes ». Mais les endives non idéales sont le plus souvent bonnes aussi. A moins que ce ne soit des endives « à la con » (selon notre Spécialiste, Ze Catherine), ce qui signifie en utilisant le dictionnaire, « endive ratée ». Le cultivateur jeune et sans expérience, même s’il est plein d’enthousiasme (y compris pour un légume aussi peu passionnant que l’endive) se vautrera facilement les premières années. « Cultiver l’endive, c’est pointu » (citation). Trop d’eau, pas assez de chaleur ou l’inverse et voilà la choucroute qui nous guette.


Sans faire de la parano, l’endive a réellement beaucoup d’ennemis même si elle ne fait pas de politique, que ce soit dans les champs ou dans son lieu de stockage. Sa vie est pleine de dangers : champignons, pucerons et j’en passe… Tout ça pour finir avec des pommes, des noix et du Comté dans nos estomacs sans pitié. Quel destin !

Malgré ses allures de fille de la nuit et toutes ses identités dissimulées, contrairement aux hommes politiques (mais qu’est-ce qu’on a en ce moment ?), l’endive vous veut du bien : elle contient très peu de calories (15 pour 100 grammes), des fibres, du calcium, du fer, du magnésium, du phosphore et du potassium ainsi que des provitamines A, vitamines B1, B2, B3, B6 et C.

Sur les photos ci-joint, vous remarquez que l’endive sait se prêter au jeu du recyclage (période de chômage et incitation aux comportements éco-responsables) : vous distinguez un micro d’un genre nouveau dans la main de notre jeune reporter. Mais une erreur s’est glissée dans l’une des photos qui semblent pourtant représenter la même scène. Sauriez-vous la découvrir ? Non ? Cher lecteur, ôtez les peaux de saucisson qui vous couvrent les paupières car nous sommes au chapitre « légumes » ! A quoi sert-il que depuis des mois, nous nous ingéniions à essayer de vous faire distinguer la carotte de la banane et le haricot du petit pois ? Aucun progrès !

 


Ah ben quand même ! Dans la deuxième photo, le micro ressemble davantage à une chauve-souris hibernant ou à un rat aviné qu’à notre danseuse étoile ! Bravo : on a eu le temps de brouter un champ de pissenlit ! Heureusement qu’on n’a rien mis en jeu parce qu’on aurait remporté tout le butin à la maison, avec vous !


Et n’oubliez pas : l’endive se plaît dans les mauvaises fréquentations. Profitant de sa nature hypocalorique, elle va traîner dans les caves d’affinage et les laboratoires de charcuterie pour s’acoquiner avec les gangs du cholestérol. Nous vous conseillons la recette (et la lecture du livre dont elle est tirée « Mangez baroque et restez minces ») du « gratin aux chicons », un plat complet exquis et peu coûteux, facile à réaliser. Avec le dicton du jour : « Endive sur canapé évite le divan (du médecin) ».

Delphine et Marinette

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 7 fév 2017

A table ! au Relais d'Ozenay

De temps à autre, on aime bien se mettre les pieds sous la table et se laisser bercer les papilles par d’autres saveurs. Nous n’avons pas poussé l’exotisme plus loin qu’Ozenay. C’est dans ce ravissant coin de Bourgogne, au Sud de Tournus que se niche l’ancien relais de poste où officie Florian Giraud.
Une fois qu’on a musardé dans les ruelles et admiré le château ou parcouru les sentiers de randonnée environnants (si on est plus courageux), on se gare sous un bel arbre, vénérable comme tout. Une fois entrées, nous aimons d’emblée l’abord simple des lieux, le décor épuré, bois clair pour la chaleur, lignes sobres pour un côté presque japonais.

Dans la cuisine, vade retro les chichis même si on ne se mouche pas avec le dos de la cuillère car on ne travaille que les meilleurs produits. Bon d’accord, c’est pas dans la Grosne qu’on va trouver soles et dorades mais le cuisinier s’approvisionne chez les mêmes fournisseurs que certaines étoiles du firmament gastronomique pour le poisson et la viande. Et si on ne vit pas au pied des halles ou les pieds dans l’océan, pour que le poisson arrive jusqu’à vous, il faut y mettre le prix. Les légumes quant à eux, sont achetés pas très loin, en particulier au « Jardin bioriginal » à Monterey, surtout les tomates et autres légumes d’été. Et comme ce terme de « producteurs locaux » bruisse joliment à nos oreilles ! Florian Giraud et sa femme cultivent dans leur jardin sauge, thym, persil, verveine, marjolaine et mélisse qui iront délicatement moduler les saveurs des aliments cuisinés.

Vous l’avez compris, le point de départ, c’est la matière première choisie avec grand soin. Respect du produit et respect du client conduisent le Relais d’Ozenay à suivre le fil des saisons : pas la moindre fraise de Tombouctou dans l’assiette au mois de décembre. La carte mue et se transforme selon les rythmes de la nature, pour les végétaux comme pour le reste. Le poisson et la viande ont leurs meilleurs moments comme nous avons nos humeurs.
Ici, on ne compte pas les quartiers de noblesse et le maquereau est aussi bien considéré que le bar. Le rôle du cuisinier consiste aussi à déceler les particularités d’un produit pour l’associer heureusement avec d’autres saveurs. C’est alors sa femme, l’aimable hôtesse, qui sert de cobaye et donne son avis sur les dernières explorations de Florian Giraud.


 

Le cuisinier du 21ème siècle doit modestement modérer ses ambitions : il n’inventera au mieux qu’un ou deux nouveaux plats dans sa carrière. La plupart du temps, il ne fera pas mieux que jouer les variations d’un thème déjà connu.

Après son apprentissage, Florian Giraud a pris son bâton de pèlerin, travaillant dans les cuisines de plusieurs « maîtres », restaurateurs expérimentés ou de renom, chez qui il observe et acquiert des connaissances. De la Suisse à Joigny, de la Haute-Saône à une importante structure comme la maison de Bernard Loiseau, il se confronte aux produits coûteux et apprend à travailler en équipe. La concurrence est rude autour du « piano ». Mais pour lui, serein, pas d’autre moyen de se faire reconnaître que le travail. Il ne croit pas dans la vertu des coups bas du genre poivrier renversé dans le plat du camarade. Un métier exigeant qui d’après le modeste Florian, requiert surtout une maîtrise du geste technique (et un soupçon de bon goût peut-être ?)

En 2009, le Relais d’Ozenay est reconnu par le guide Michelin et son cuisinier nommé Jeune Talent pour la Bourgogne par le Gault et Millau en 2010. Peu après, il reçoit le titre de Maître Rstaurateur.


 

Curieuses comme nous sommes, nous n’avons pas manqué de glisser œil et narine dans la cuisine où oeuvrent l’hôte et son aide, ce qui nous permet de surprendre le magicien en train de métamorphoser des céréales nommées perles du Japon en parures translucides et féeriques. Elles croustilleront quand on ira les chercher dans le coin d’une assiette pleine de surprises.


 

Lorsqu’elle arrive devant lui cette assiette, le « brutal de table » le plus épais ne se jettera pas goulûment dessus, couteau et fourchette en avant tel un moderne Pantagruel car à ce moment, il sera arrêté net : choc esthétique ça s’appelle ! Devant lui, une harmonieuse association de formes et de couleurs le méduse et son appétit va se faire plus attentif pour aborder les exquis mariages de textures et de saveurs.


Même s’il s’en défend, le cuisinier tient aussi de l’artiste par la création, l’association des éléments en fonction d’une inspiration. Florian Giraud se définit comme honnête avant tout. Ce qu’il aime, c’est exécuter les gestes qui transforment ces beaux produits de la nature, dans le but d’apercevoir le plaisir dans le sourire de ses clients.

 

 

 

C’est l’histoire d’une passion où le travail se conjugue avec l’audace et l’invention pour devenir enchantement.

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Imprimer - - par Delphine et Marinette - 30 nov 2016

BIEN MANGER C'EST A COTE... où l'omelette aux champignons c'est bon mais avant il faut les trouver!

 

BIEN MANGER C’EST A COTE … où … l’omelette aux champignons c’est bon … mais avant il faut les trouver …

Aux portes de Chalon-sur-Saône, les forêts communales de Cortelin, Lans, Givry, Oslon, Saint-Loup-de-Varennes, la Ferté, Farges, Fontaine-Couverte, Barizey, Mercurey, Saint-Rémy … sont nombreuses à vous accueillir à feuilles et ronces ouvertes … et les arbres à champignons s’écartent pour vous permettre d’entrer dans leur univers.


Vous y entrez en conquérante, « cueilleuse » et « ramasseuse » du dimanche (du lundi ou du jeudi c’est kif-kif!!!)
Vous vous croyez où ? 


L’univers champignonesque est un sport gardé très secret par les diplômés es-champignons, ceux qui narguent les néophytes avec leurs paniers remplis de girolles au détour d’une allée boisée et qui ne dévoilent pas leurs petits coins, tout comme les pêcheurs, les chasseurs … itou pour les spécialistes du muguet et des jonquilles …


Mais, bon, moi, je suis une aventurière en jupons juponnants et bottes de Jardiland … armée jusqu’aux dents de mon Laguiole et d’mon p’tit panier en osier tressé par ma mère-grand.

Celle-là même qui n’avait pas peur du loup … mais ça, c’est une autre histoire.


Donc, les champignons d’automne … pour les trouver, faut y aller sur la pointe des pieds, le matin de préférence après la pluie, en vélo et en silence, sans siffloter dans les bois où hurler sa joie d’être là …
La nature ne nous attend pas … elle nous accueille en amie si nous la respectons.

Il faut se faufiler entre les branches et les ronces, se baisser, chercher les meilleurs pour notre omelette … mais avant tout, les regarder, leur parler, les humer … et leur souhaiter une belle journée !!!

Et soudain, lorsque toutes les conditions sont requises et que vous êtes en harmonie avec les arbres, le ciel, la mousse, les ronces, les oiseaux … et ta mère … !!! la nature généreuse vous offre un lit de girolles, au pied d’un bouleau.

Vous en remplissez votre panier en remerciant le dieu des champignons … regrimpez sur votre deux roues … panier bien arrimé, direction la cuisine de votre petit deux pièces.

Hum, hum, la salive m’en monte au nez !!!

Et maintenant à table pour le partage … bien manger c’est à côté … mais indispensable d’avoir des amis à ses côtés.

On met nos tabliers et on y va :

- ingrédients 8 œufs frais, 800g de girolles, 1 botte de ciboulette, 70g de beurre salé, poivre du moulin :
- dans une grande casserole d’eau bouillante salée faites blanchir 3 mn les girolles, après avoir ôté les pieds terreux, ensuite égouttez-les et posez-les sur un linge, coupez les plus grosses en deux, faites chauffer 40 g de beurre dans une sauteuse, ajoutez les champignons et faites-les cuire jusqu’à ce que toute l’eau de végétation se soit évaporée. Salez, poivrez et gardez au chaud. Lavez, séchez et ciselez la ciboulette, fouettez les oeufs à la fourchette dans une jatte, salez et poivrez, faites fondre le beurre dans une poêle antiadhésive de diamètre 20 cm, lorsqu’il mousse, versez les .oeufs .battus et faites-les cuire à feu modéré en remuant le centre de l’omelette avec une cuillère en bois. .cuisson 1 mn, puis faites glisser l’omelette sur une grande assiette et servez aussitôt.

A table !!!

Bien manger c’est à côté … tout à côté …


‘’’’’La nature ne fait rien en vain ‘’’’’… Aristote.

 
 
 
 

Article Kyr y Est et photos Christiane Chapé

Imprimer - - par Kyr y est - 17 oct 2016

Repas de la Paulée à Chalon, entre gastronomie et folklore...

La Paulée ? Ce n’est pas qu’une fête, un évènement, la fin des vendanges ou l’occasion de sortir en ville si le soleil montre le bout de son nez… C’est aussi une soirée gastronomique et prestigieuse, avec des vins de la Côte Chalonnaise à découvrir, redécouvrir et garder dans vos mémoires…

 

 

Le chef étoilé chalonnais, Cédric Burtin va pour la seconde année réaliser ce banquet… C’est un véritable défi, c’est une prise de risque bien réelle que de vouloir mettre à disposition de plus de 250 personnes un repas de qualité, avec des produits du terroir et tout cela élaboré et servi loin de ses cuisines de l’Amaryllis !

 

Nous l’avons rencontré ce matin – le portrait de ce grand de la gastronomie sera mis en ligne d’ici peu car écrit par des étudiants de la TAIS de l’IUT de Chalon-sur-Saône – et la seule chose que nous pouvons vous dire c’est qu’il est stressé mais prêt… On dit que le bœuf serait de notre région… mais ce n’est pas un scoop !

 

Autour de la gastronomie, il y aura une belle ambiance comme seule des banquets de cette nature peuvent en offrir : confréries, vignerons, chorale et groupe musical sans oublier – mais avec modération – le bon vin de notre Côte Chalonnaise…

 

Salons du Colisée, rue d’Amsterdam.
Réservations au 06 83 86 25 76.
Prix : 95 €


vivre-a-chalon et la licence TAIS de l'IUT de Chalon-sur-Saône sont partenaires avec l'Espace des arts, Espace patrimoine, la bibliothèque de Chalon, le conservatoire de Chalon, la Bobine et RCF en Bourgogne

 

 

 

 

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 12 oct 2016

Bien manger avec... La vie buissonnière

Pour ceux que rebute le fait de se pencher vers le sol ingrat en agitant à grands renforts de muscles un outil, dans le but de faire pousser d’hypothétiques légumes, il existe un moyen moins sportif mais tout aussi aléatoire, de se nourrir au sein de la généreuse Mère Nature.


 

Il suffit de flâner dans la vie en ouvrant un œil ou les deux. Nous, les Greengirls de Vivre à Chalon, pratiquons cette activité régulièrement et sans hâte, jamais pressées de regagner l’écurie, glissant fréquemment vers la sieste dans l’herbe, le nez planté dans un gros nuages floconneux.


 

Une fois considéré panoramiquement l’étendue de la vue et les lointains brumeux, le regard se rapproche des pieds (moins romantique). De forêts en bosquets, de buissons en touffes d’herbe, il en arrive à se concentrer sur les détails. Entre flânerie et glanerie, il n’y a qu’un pas (et pas plus d’une lettre). Prenez cette saison magnifique qu’est l’automne : il n’y a qu’à tendre la main pour se servir !


Exemple le plus courant, vous rencontrez dans un chemin, le long d’un pré ou dans un verger abandonné, un vieux petit pommier couvert de fruits minuscules. Geste numéro 1 : je cueille, geste numéro 2 : je porte à ma bouche, geste numéro 3 : Beurk ! Je recrache, geste numéro 4 : je considère…. Le goût qui reste dans ma bouche… Pas si mal… J’en remplis ma musette et direct dans la marmite pour une compote aux parfums inégalables (non sans avoir pesté en épluchant « Fichus vers ! Fichues formes biscornues ! Fichu glanage ! Que suis-je allée faire dans cette galère glanesque et compotière ? » Mais après dégustation, le verdict de l’implacable tribunal familial est unanime : « Golden, va jouer sur l’autoroute ! »


Exemple le plus courant numéro 2 (on a droit à deux chances) : les mûres ! Comment y résister ? Après l’empiffrage de règle, on en remplit tous les casquettes américaines pour (au minimum) une tarte de rêve (avantage secondaire, ce sont autant de casquettes américaines moches qui sont bonnes à jeter).


 

Eh ben voilà : vous avez glané sans douleur et sans vous en rendre compte ! Mais attention : le glanage est réglementé et même depuis pas mal de temps : pas question de vous introduire nuitamment en reptation chez le voisin avec une lampe frontale en imitant (mal) le cri du mulot, pour lui dérober ses superbes tomates de compétition ! Définition par l’exemple : reportons-nous à la nuit des temps bibliques. Vous avez cette brave Ruth qui n’a plus rien à donner à becqueter à sa belle-mère (une bien bonne fille décidément, cette Ruth !). Elle voit quelques épis délaissés par les moissonneurs. Que va-t-elle faire ? Se jettera-t-elle sur le blé en s’écriant : « Je glane ! Je glane ! » Pas du tout ; elle poussera l’honnêteté (ou la bêtise, diront certains) jusqu’à demander à Booz (le proprio du champ), l’autorisation de ramasser (Pour vous la faire brève, ça finit bien et ils eurent beaucoup d’enfants). Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, c’est pareil : après récolte et seulement pendant deux jours donc faut pas traîner quand même.


On peut agir ainsi avec le raisin sauf que là, on dit « grappiller » et ce verbe ne signifie donc pas « piller le gras ». Si vous décidez de vous tenir hors du champ ou du jardin, il suffit de bien regarder : poires, noix et noisettes sont à vous (si le hasard y met du sien. Après, ça s’appelle un bon coin secret). En Alsace, on ramassait des myrtilles « mais surtout pas avec un peigne, disait notre père, ça abîme les plantes ! » Nature = respect : on cueille les myrtilles une par une ! Pour le cynorrhodon, fruit rouge du rosier sauvage aussi nommé églantier et « gratte-cul », on peut le torréfier pour en faire un ersatz de café (tout comme les glands d’ailleurs). En tisane, il est tonique et diurétique. Une fois débarrassé de ses poils (c’est là que réside la difficulté) on en fait une confiture du tonnerre en Alsace.


 

Je vous vois déjà vous jeter sur les champignons les plus pimpants et joufflus, avec des hurlements de triomphe mycologique. Halte là ! Dans les bois, c’est comme dans la vie : les plus jolies gueules ne tiendront pas toujours leurs promesses et le détour inévitable, c’est chez le pharmacien (qu’il soit mignon ou pas importe peu, pourvu qu’il ait son diplôme). Pour les truffes, il faut un cochon et la concurrence et rude donc passe ton chemin !

Il y aussi les châtaignes, le sureau, la prunelle (attendre les premières gelées pour en faire sirop ou liqueur) et, plus inattendu, l’ortie quand elle est jeune et tendre (comme nous) pour des soupes survitaminées, des purées ou des tartes, au printemps. Si vous vous promenez plus au sud, vous glanerez la lavande, le thym, la sarriette, les figues. Et nous connaissons quelques rochers inaccessibles aux 4X4, dans la Alpes de Haute-Provence, où l’on peut croiser un troupeau de chèvres redevenues sauvages. Pour les traire, il faut courir vite ; c’est le côté Khô Lanta du glanage. L’essaim d’abeilles se glane aussi mais nécessite la consultation du mode d’emploi.

On peut glaner en ville : le long de la montée vers le pont sur le chemin de fer, avant le nouvel hôpital, pousse une roquette glanable si on n’a rien contre le petit goût « gaz d’échappement » dans une salade. Inutile de préciser que faire des bouquets perso avec les fleurs municipales, vous met sous le coup de la justice administrative. Les plantes et fleurs qui soignent emplissent des volumes consultables en abondance. De la saponaire et du lierre on peut faire du savon et des balais avec du bouleau ou du genêt. Au bord de la mer, on pratique la pêche à pied ; par chez nous, on glane la grenouille et l’escargot (plus ou moins sportif).


 

Le chant d’oiseau se glane également et vous saurez qu’il est possible d’enregistrer le faucon pèlerin qui fait « kiri kiek guigui », le grand duc d’Europe qui se contente de « Houhou », alors que le hibou qui a plus de conversation, dira « Houhou » mais aussi « Vouio » ou « Kievitt ». Le merle à plastron s’exprime avec des «  dyek dyek » et la perdrix bartavelle, des « deuk tcha tzibitcz ».


On glanera l’heure en observant certaines fleurs qui s’ouvrent à des moments précis. La plante que nous élisons « Je te hais/je t’adore », c’est le pissenlit : en février-mars, on le récolte pour une rencontre saladière avec des lardons, rustiquement exquise. En avril-mai, on en cueille cent fleurs pour les faire macérer et obtenir du vin et tout au long du printemps, on lui court après pour l’assassiner à coups de poignard rageurs car il envahit insidieusement et avec persévérance le jardin (à peine en a-t-on arraché 3 qu’il en pousse 5 autres : la race n’est pas au bord de l’extinction.)


 

Ainsi, cher lecteur, à ta loupe et à tes croquenots (sans oublier ta hotte et ta musette ainsi que ce qui reste de casquettes américaines à exterminer) et tu te nourriras sainement (et sobrement). Laisse parler le chasseur-cueilleur qui est en toi, sans tomber toutefois dans la collectionnite, voire la glanomanie. Car en toute chose, il faut éviter les extrêmes (sagesse buissonnière).

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 22 sept 2016

Bien manger à Chalon : Diététique du héros

Notre bande de filles aux papilles alertes et à la plume bien pendue s’est réunie en ce début d’été, pour vous offrir une revue de presse à sa façon. Dit autrement et avec tout le sérieux qui s’impose, cela donne : l’équipe rédactionnelle de « Bien manger c’est à côté » va vous révéler tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les régimes alimentaires des grands de ce monde sans avoir osé le demander.


En se promenant dans les allées ombragées d’Internet, au détour d’un bosquet de blogs, on peut tomber sur « Success » qui héberge la vidéo suivante : le Petit Panama Rouge flâne en sifflotant au milieu de bois très effrayants et se baisse de temps à autre pour cueillir des fraises Tadaga (qui poussent communément dans la nature grâce à diverses manipulations génétiques peu recommandables). Il voit approcher (on s’y attendait) un Gros et Inévitable Méchant Louloup, qui engage derechef la conversation, avec tout l’aplomb des jeunes de notre époque. Le Louloup est content de papoter chiffons (les sangliers préfèrent les matchs de foot) et il est tout prêt à expliquer au P.P.R. ses secrets de beauté : « Oui, je dois ce pelage lisse et soyeux au shampooing « tête et pointes ». Et puis, j’ai changé de régime alimentaire : finis les gigots de fillettes sauce bergère, les cuisses de manants à la broche, les côtes d’agneau et de son frère. Tout ça me dégoûte et maintenant, je cressonne, je roquette, je scarole, je chouchoutte, je poireaute en un mot, je verdis. Ce sont les carottes qui me donnent ce teint de pêche et les fesses fermes. » Gros plan sur l’expression du P.P.R. où le doute le dispute à la consternation…


 

En parlant de jeunesse éternelle, une de nos envoyées spéciales a rencontré la célèbre Barbie dont la sveltesse et l’élégance ne se démentent pas. Loin de rester muette ou de bavarder inconsidérément sur les derniers cosmétiques en vogue comme on s’y serait attendu, la star des cours de récré avoue avoir été touchée récemment par la lecture d’un roman français (un auteur mort de surcroît) : « la vie mode d’emploi ». L’existence de cette beauté en a été transformée et à l’instar d’un des personnages de l’œuvre, elle mange maintenant en couleurs. Barbie se contente de la teinte rose pour ses aliments et n’avale que des radis, du saumon, du jambon cuit, du jus de betterave et du yaourt aux fraises. Une révélation qui ouvre enfin les yeux à son public, après des années de questionnements passionnés.
« On me croit superficielle, confie la star en chaussant de larges lunettes de soleil, mais c’est faux. Il y a un cerveau dans cette tête (même si je ne suis pas sûre que ce soit techniquement possible) et un cœur dans cette poitrine : c’est rose à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur. Et j’envoie un grand merci à mon attachée de presse. »

Reportage dans le journal « le Berry Républicain » :
« Et moi, et moi, et moi ! Je reviens discrètement d’une noce en terres berrichonnes où je m’étais introduit incognito… Et même plus.
Après avoir zyeuté avec insistance les toilettes de la gent féminine, des très élégantes style derby d’Epsom dont les talons aiguille s’enfonçaient dans l’herbe aux petites robes, haut sur les jeunes cuisses que je m’amusais à tapoter, voire caresser, en faisant sursauter les propriétaires. J’aurais pu tout autant mater les fesses fermes, moulées dans leurs pantalons des jeunes hommes mais… Je tendais une main goulue et précise vers les canapés, grillades et amuse bouches de l’apéritif dont, hélas, mon état m’interdisait la consommation du champagne rosé qui pourtant, coulait à flots (les invités avaient la chance de tous dormir sur place) et autres cocktails de jus de fruits… »

Mademoiselle Peggy s’exprime sur « My Tuyau », en une douloureuse mais salutaire confession. Elle avoue sa difficulté à affronter chaque jour le regard des autres. Dans la rue, les magasins (y compris à distance du rayon charcuterie), elle lit dans leurs yeux son reflet transformé en chapelets de saucisses, en mortadelle, en petit salé, en andouillette. Sa vie amoureuse elle-même en devient chaotique. Il y a toujours un moment où son petit ami, dans un élan de tendresse lui murmure « Je t’aime, mon joli boudin ! »


Nous retrouvons le « Berry Républicain » : « Je me suis, au moment du repas, glissé, tel un fantôme, sous le barnum où hélas, chacun avait sa place réservée.
Il m’a fallu passer de chaise en chaise, profitant des déplacements des uns et des autres, de la terrine de lentilles vertes du Berry au foie gras, succulente (mais au fait, comment fait-on tenir les lentilles ?) au café gourmand, très gourmand, accompagné de multiples mignardises colorées, goûteuses, parfumées, moelleuses ou fermes en passant par le tendre magret de canard parfumé à l’orange en feuilles de brick et sa jardinière de petits légumes nouveaux, le plateau de fromages accompagné d’un mesclun très frais. Un peu décevants, ces fromages, j’y attendais une ribambelle de « chèvres » dont le pays est si riche : « Valençay », « Sainte-Maure », bûches avec paille, pyramides, cendrés. Mais avais-je le droit de me plaindre… »


Des nouvelles de nos germaniques amis Hansel et Gretel dans le magazine people, so people « Et patati et patala » : après des années de bons et loyaux services occupés à grignoter la maison en pain d’épices de la sorcière pour faire plaisir à leur patron, monsieur Grimm (sans compter les heures supplémentaires), ils ont rendu leur tablier, à la suite d’une visite à la médecine du travail. Le verdict est sans appel : ils sont mis à la retraite pour cause de diabète galopant.

Toujours dans le « Berry Républicain » : « Je croyais être passé inaperçu, c’était sans compter sur les miracles dus aux nouvelles technologies. Pendant que nous nous dirigions vers la tente, un drone avait survolé la foule bigarrée, photographiant sans relâche et sans pudeur et il faut croire que l’œil de ce joujou un rien inquiétant, m’a repéré, puisque, comme ça se dit en sport, à partir de ce moment-là et sans m’en rendre compte, je fus « marqué à la culotte » par un homme, j’allais dire… invisible, mais non, puisque c’est moi, l’Homme Invisible, coquin, pique-assiette et gourmand. »

Après bien des tentatives d’approche vaines, une reporter de la revue « Feminana » a obtenu une interview de l’inaccessible vedette des années 10, Bécassine (copyright pour les produits dérivés). Celle-ci, contrainte à un régime bœuf Stroganoff-légumes verts durant toute sa carrière de petite bonne bretonne exilée à Paris, peut enfin jeter aux orties ces mœurs gastronomiques bourgeoises et s’empiffrer impunément de saucisson à l’ail. C’est avec une haleine pestilentielle (qui lui aurait valu une mise à pied immédiate de la part de madame de Grand-Air, sa patronne) qu’elle va écouter monsieur le curé dire la messe le dimanche. Elle se rend ensuite au café de Clocher-les-Bécasses, tenu par la Soizik pour s’enfiler quelques bolées de cidre ou un petit verre bien dru de chouchen qui fait descendre tout çà. « Je me suis laissé dire, insinue la journaliste, que vous abandonneriez votre look légendaire et entreprendriez un régime amincissant dans l’idée de faire un retentissant come back dans une série télé qui vous serait consacrée ? » Dans les coulisses des rédactions, on raconte que ladite journaliste a dû prendre ses jambes à son cou, afin d’échapper à un tir nourri de vieux poulets déplumés et de harpes celtiques hors d’usage.



 

POPEYE et les épinards…
En direct du magazine « Rusticoti Rusticoton »… le blouguiboulga vert comme le soleil, mais surtout comme les épinards… Mettre des épinards dans le beurre, c’est bien meilleur… que l’inverse… mais tellement moins diététique… Ceci dit, notre héros, musclé à souhait à force d’ingurgiter du FER, dit-on, a leurré nombre d’enfants obligés par leurs parents à avaler cette mélasse vert camaïeu… mais un peu « dégueu »… à la cantine, qui n’a jamais donné la force à qui que ce soit. « QUE LA FORCE SOIT AVEC TOI »… oui, mais sans les épinards, c’est tellement mieux !!! A moins de manger la boîte, avec couvercle et étiquette compris – voire l’ouvre-boîte – les épinards n’apportent pas particulièrement de fer à l’organisme. Ni de force particulière !!! Il semblerait que l’origine de cette légende incombe à un nutritionniste allemand, E. von Wolf (hou, hou, hou, le loup… mais ça, c’est une autre histoire) qui évaluait en 1870 la composition nutritionnelle des aliments. Au lieu d’écrire que les épinards contenaient 2,7 mg de fer pour 100 g, il a écrit 27…


 

Et c’est à cause de lui que les gosses détestent les épinards… Surtout ceux de la cantoche. Donc, notre Popeye, sans le savoir, a mangé diététique toute sa vie… car les épinards sont riches en eau et donc peu caloriques. Accordons-leur d’être riches, toutefois, en vitamines A, C et B9. Ceci dit, notre marin bourru, susceptible et qui réagit violemment – juste s’il est provoqué - !!! fait étalage de sa force et de sa résistance physique qui confine à l’invulnérabilité… comme un gros nigaud qui croit qu’elle est venue des épinards.
L’a quoi dans la tête, le marin d’eau douce ? Un aquarium ? Nous soupçonnons nos journalistes verts épinard et écolos rigolos, dans la rubrique « jardinage » de leur magazine « Rusticoti rusticoton » de faire courir le bruit que la force de son cerveau est tombée d’un coup dans ses biceps et ses triceps… Mais nous savons tous que les journalistes sont de mauvaises langues, prêtes à faire du buzz pour attirer l’attention et couler de l’encre – de marine - !!! Peut-être qu’une recette d’été épinards avec œufs mollets et huile d’olive !!! saison propice à la diététique et à la minceur tous azimuts, ferait l’affaire… Sans craindre que les biceps et autres triceps gonflés à la ferraille de notre Popeye (surnom tiré de son « œil crevé »), ne dégoulinent dans ses mollets… Mais avec un filet d’huile d’olive… Tout devient gouleyant…
Bel été, les z’enfants… et d’épinards, point trop n’en faut… On vous aura prévenus… »



«  Hop, hop, hop… Cap droit à babord, le marin des boîtes en métal… moi capitaine Haddock, je dis « a marin, marin et demi »… Tu ne peux pas dire n’importe quoi à nos minots, tu les éduques mal… Tu leur montres le mauvais exemple côté nourriture et diététique. Confrère de pipe… musclé des bras et moi du bide, je tiens la barre – qui s’barre des fois – avec ma boutanche de whisky… certes qui gonfle mon ventre en calories, mais qui me fait tenir le cap. Côté diététique, tout va bien pour moi, je ne mange presque rien… le « visqui » fait le reste !!! »


 

«  Hip, hip, hip… « Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, Heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, heigh-ho, on rentre du boulot… » Moi, la plus pure de toutes les Blanches-neiges – pas celles du Kilimandjaro -, habituée à vivre avec des mecs… je vous enjoins de ne pas tromper les gosses avec vos recettes foireuses. Qui c’est’y qui cuisine, ici-bas ?? Seule la pomme, à faibles calories et remplissant bien l’estomac avec bombance, est une solution diététique… Ne dit-on pas : « Un pomme chaque matin éloigne le médecin » ?
Et parfois… le SERPENT…
A pomme entendeur !... »

Kir-y-est, Cocotte, Delphine et Marinette

Imprimer - - par Delphine et Marinette - 14 juil 2016

Bien manger c'est à côté : un vigneron de Chalon

A priori, ça ne se présente pas bien entre Denis Poulnot et la vigne car il naît en Afrique (où son père exerce ses talents dans l’import-export) et y passe les douze premières années de sa vie. Malgré tout, ses parents lui ont donné ce prénom (là, on fait nos malignes bien informées et on vous rappelle que Denis, ça vient de Dionysos, autrement dit, le dieu antique grec du vin – d’accord, le vin grec, ce n’est pas terrible mais côté dieux antiques, ils se posent là, les Grecs-).


Donc ses parents lui indiquent la voie sans en avoir l’air, et en plus, ils viennent s’installer à Gamay, juste à côté de la marraine-fée qui possède des vignes. Cette Madeleine justement, elle aimerait que le jeune Denis s’occupe de ses vignes. Mais à ce moment-là (panne de baguette magique ou autre), il préfère s’en aller étudier quelques années à Grenoble, tout en crapahutant un peu sur les sommets environnants pour mieux entendre le froissement des ailes de l’aigle et le gloussement de la marmotte (bon d’accord, la marmotte n’est pas une poule mais ça nous plaît comme çà !).


Tout de même, quand il a besoin de quelques sous, tout naturellement, Denis revient au pays des ceps et commence (mais il ne le sait pas encore) à mettre le doigt dans l’engrenage viticole (lui, du moment qu’on est dans la nature, de toutes façons, ça lui va !) De fil en aiguille (comme disait notre bonne grand-mère) il y a de plus en plus de grappes et de tonneaux et de moins en moins d’études et de marmottes dans la vie de Denis.

Certains citadins naïfs imaginent peut-être que cultiver la vigne consiste à gambader gaiement entre les ceps, en chantant des chansons gaillardes au printemps et des chansons paillardes en automne ! En réalité, être ouvrier agricole est un dur labeur : 12 heures de tracteur par jour, ça rapporte plus d’hernies discales que de doublons dans la tirelire (même si elle est en forme de tonneau). Denis décide donc de cultiver des vignes qu’il loue pour son propre compte, d’abord en gardant son travail salarié, puis de façon tout à fait indépendante à partir de 2000.

« Indépendance » n’est pas un mot en l’air mais regarder surfer les papillons sur un riant zéphir en prend une saveur toute différente. Oui, enfin avec Denis, quand on a prononcé le mot « liberté » et « nature », on a déjà compris pas mal de choses mais pas tout. Parlons démographie : la population chalonnaise compte actuellement 3 vignerons parmi ses habitants, ce qui paraît beaucoup trop pour les 6 ou 7 pieds de vignes symbolico-décoratifs plantés dans le quartier Saint-Jean (des-Vignes). Ce qui fait que Denis, qui est l’un des 3 viticulteurs et qui habite dans le centre de Chalon, prend son vélo chaque matin pour l’embarquer dans le train et gagner ses vignes à Gamay (via Chagny). Et c’est ainsi qu’il aime vivre. Précisons en outre pour la petite histoire que notre vigneron de Chalon n’a pas d’ordinateur (donc pas Internet) et qu’il mène son existence professionnelle et sociale d’une façon tout à fait normale et satisfaisante (donc ça existe !)

Le vélo nous envoie un signe. Les premières années, Denis agit comme bon nombre de ses confrères, arrosant d’abondance ses ceps, de cocktails de désherbants particulièrement efficaces et chimiques, à coups de tracteur. Quand même, au bout d’un moment, ne plus voir une seule mauvaise herbe, ça finit par le préoccuper. La culture de la vigne occupe 5% des agriculteurs français et utilise 20% des produits phytosanitaires chimiques. Ce n’est pas parce qu’on fait du vin, qu’on doit abîmer l’eau de ses contemporains !

C’est ainsi que se met à penser Denis, qui se lance dans la viticulture biologique : une Aventure et quelques mésaventures bien naturelles. Pour planter les vignes En Remilly, dans un sol où la pierre est omniprésente, il a fallu creuser à la barre à mine pour chaque pied à planter. Mais le bonheur est dans la vigne, surtout quand on entend bourdonner et qu’on voit voleter autour de soit. Pas de label (vous avez compris que Denis est un viticulteur indépendant indépendant) : « A bon vin point d’enseigne » (ça, c’est pour le proverbe de la chronique !) En guise de contrôles par les services agréés, il propose un contrat de confiance tacite mais tout en conversation avec ses clients. Denis explique clairement sa démarche, les yeux dans les yeux, avec le sourire et avec fermeté : par exemple, il a été contraint d’utiliser des produits chimiques pour lutter contre la fameuse flavescence dorée et il ne s’en cache pas. En revanche, pas de désherbant, le cuivre contre le mildiou, le soufre contre l’oïdium et le moins de sulfites possible (il ne filtre pas son vin et donc évite de le transvaser, ce qui réduit les risques d’oxydation). Il n’ajoute ni sucres, ni acidifiant. Après la taille, Denis laisse les branches en andains entre les rangs de vigne. Elles seront broyées et serviront de compost sur place.

Denis Poulnot vinifie environ 10% de sa récolte de raisin et propose un Puligny-Montrachet ainsi que 3 Saint-Aubin 1er cru (En Remilly, La Châtenière et Les Champlots). Le reste de sa production est vendu à un négociant. Denis n’a pas pour ambition de devenir riche. Son vin biologique (non certifié certes) ne coûte pas plus cher qu’un vin non bio de même catégorie. Ne comptez pas retrouver exactement le même goût à ses Saint-Aubin d’une année sur l’autre : les vignerons ne portent pas d’uniformes, ni les papillons (ni les marmottes). Par conséquent, pas d’uniformisation du vin mais le bon vouloir de la nature, de ses gelées, de ses pluies et de ses soleils.

Juste un petit détail mais nous sentons que la question vous brûle la langue, voire les papilles : le vin de Denis est-il bon ? Nous vous engageons à le tester vous-même (téléphonez au numéro écrit dans l’annuaire). Nous, on aime !!!

Delphine et Marinette

 
 
Imprimer - - par Delphine et Marinette - 3 déc 2015

Gastronomie : François Voisin veut redonner à "La pôchouse " ses titres de noblesse

 

François Voisin, est un ambassadeur d'un plat typiquement régional, uniquement confectionné dans les auberges et restaurants du val de Saône, entre Tournus et Saint Jean de Losne. Un plat dénommé "La pôchouse",concocté à Gergy, Saint Jean de Losne, Allériot ou encore du côté de Thorey mais dont la capitale se trouve aux confins des trois rivières à Verdun sur le Doubs. Au coeur de la vallée de la Saône.

 


UN OUVRAGE POUR PLAIDOYER ET DES EXPÉRIENCES
Dans sa mallette, François Voisin pour convaincre ses interlocuteurs à un ouvrage qui retrace l'histoire de ce plat typiquement régional pour ne pas dire local, en tout cas bien de chez nous. De ce terroir délimité par les rives de Saône, situé certes en Bourgogne mais avec ses spécificités que sont ses poissons de Saône ( carpe-perche-brochet- tanche), ses vins issus? il n'y a pas si longtemps des vignes de Gergy, d' Allerey mais aussi de ces hommes que sont d'une part les pécheurs et d' autre part les cuisiniers.

 

 


François Voisin, a d'autres atouts et lui seul les possèdent pour sensibiliser ses interlocuteurs; il a été cuisinier chez Louis Voisin,qui a été durant une vingtaine d'année la patron du célèbre hôtel "Cheval Blanc " à Gergy, au bord de la route Chalon-Verdun et à quelques trois cent mètres de la Saône.

 


Dans un ouvrage de 75 pages, François Voisin, décline les différences de "La Pôchouse Verdunoise" et de la "Pôchouse Gergotine", entre les deux localités, il y a aussi des spécificités qui vont se nicher aussi au fond des assiettes.


Mais François Voisin, sait être consensuel lorsqu'il s'agit de défendre et de promouvoir ce qui a fait la réputation de la gastronomie locale. C'est ainsi qu'il a sût rassembler ceux qui comptent encore dans le canton de Verdun pour redonner ses titres de noblesses à "La pôchouse"'. Les nouveaux maires de Verdun et de Gergy, François Bonnot et Philippe Fournier mais aussi le maire d'Allerey, qui est à la fois le conseiller général et surtout le président du Groupe d'Etudes Historiques de Verdun sur le Doubs, Jean Paul Diconne ont donc parrainés la publication.


L'ALCHIMIE DE POISSONS, DE VIN ET DE GARNITURES DU TERROIR
La "pôchouse est sorte de bouillabaisse", si celle cuisinée à Verdun ne comporte pas de garniture, ce n'est pas le cas pour d'autres qu'accompagnent donc des carottes, des champignons, des petits oignons, de l'estragon...avec un
flambage au cognac..Mais le principal dans ce plat unique c'est avant tout les poissons qui étaient péchés en Saône, le vin blanc ou rouge issus eux aussi aux 19éme et au 2O éme siècles de Bragny sur Saône, de Gergy ou encore d'Allerey...Si cela appartient à l'histoire, pas très éloignée malgré tout, les cuisiniers utilisent un bon "Aligoté " ou un autre vin
blanc sec, avant tout Bourguignon de toute façon.

 


UNE TRADITION MENACÉE ? LE COMBAT DE M.VOISIN
François Voisin, qui réside à Dijon s'est donc lancé dans la promotion de ce plat du terroir en interpellant sur le devenir. "La pôchouse est victime du modernisme". Il y a de moins de restaurants et d'auberges qui proposent ce plat. Quasiment plus de ces pécheurs parfois professionnels qui alimentaient les restaurants des rives de Saône...Et pourtant, jusque dans les années 8O à 2OOO, nombreux étaient encore les restaurants à Navilly, Damerey, Allériot, Saint Maurice en Rivière ou encore à Chatenoy en Bresse, Epervans , Ouroux, Marnay à proposer ce plat typiquement régional.

 

 


Avec le soutien de " la confrérie de la pôchouse", fondée au début des années cinquante, François Voisin a donc pris son bâton de pèlerin.Il sensibilise les dijonnais et le premier d'eux M. François Rebsamen qui n'est autre que le promoteur d'une cité de la gastronomie dans la capitale régionale. Il n'hésite à rappeler que ce plat était apprécié des anciens maires qu'ont été Gaston Gérard et Félix Kir. M.Voisin peut compter sur les soutiens des amicales de cuisiniers ou encore sur les historiens...Ces derniers, ont relevé que la pôchouse était déjà un plat servi à Chalon, dans certaines auberges au 16 éme et au 17 siècle ! C'est dire que la tradition compte pour ce combat qui a trouvé en tout cas un ambassadeur de première classe.

 


x ) Ouvrage "La pôchouse Verdunoise" édité et publié par Voisoin Françoise. Prix de vente public : 2O euros. Parfaitement illustré.

 
 
 
 
Imprimer - - par Daniel Dériot - 27 mai 2014

Un nouveau bureau pour l'amicale des cuisiniers de Saone et Loire

Le nouveau bureau de l'amicale des cuisiniers de Saône et  Loire

 

de droite à gauche :
- Le Président : Didier Christian
- La secrétaire : Dessaux Véronique
- Le trésorier : Dury Michel

trésorier adjoint : Dury Joël
Vice-président : Gillet Lionel
secrétaire adjoint : Carré Florent

 
Imprimer - - par @Communiqué - 7 fév 2014

CHALON : Rendez-vous "Bien manger, c'est pas compliqué"

 

Tous les 3e jeudis du mois, la Direction de la Santé publique du Grand Chalon vous invite à échanger sur la nutrition avec les rendez-vous "Bien manger c'est pas compliqué"

Au programme du prochain rendez-vous nutrition « Comment et pourquoi les régimes amaigrissant font grossir ? »

Plus de 90 % de gens qui font un régime en espérant maigrir reprennent du poids ensuite... Il est peut-être temps de changer de méthode.

Vous voulez savoir comment retrouver un équilibre alimentaire qui vous aidera à être en forme et en bonne santé ?
Sigolène Murat, diététicienne vous donne rendez- vous le 20 juin à l’Espace Santé Prévention pour faire le plein d’idées, d’astuces et de recettes.

Cet atelier sera animé par le Dr Cyril Gauthier de la Clinique du Chalonnais.


+ d'infos :
Inscription gratuite mais obligatoire (places limitées), 2 créneaux possibles : 14h et 16h à l'accueil de la DSP ou par téléphone au 03 85 46 14 57

 

 
Imprimer - - par Direction de la Santé Publique du Grand Chalon - 16 oct 2013

CHALON : Deux recettes d'escargots avant l'heure par Passion Cuisine

Présent sur le salon Vins & Saveurs (voir ici ) qui aura lieu à Chalon du 23 au 25 novembre, Passion Cuisine vous dévoile l’une de ses recettes…

ESCARGOTS EN TEMPURA

Ingrédients :
• 30 escargots
• Beurre d’escargots

Tempura :
• 225 gr de farine
• 50 gr de fécule
• 13 gr de levure chimique
• 10 gr de sucre glace
• 8 gr de sel
• 30 gr de persil plat eff euillé
• Eau bien froide : selon besoin

Tamiser tous les ingrédients secs et les mettre dans le mixer, ajouter l’eau glacée jusqu’à obtenir la consistance d’une crème fraiche. Débarrasser et garder au réfrigérateur.
Poêler les escargots dans le beurre d’escargots puis laisser refroidir.
Piquer avec un pique bois dans l’appareil à tempura bien froid et mettre à frire dans de l’huile à 160° C pendant environ 1 minute.
Déposer sur papier absorbant.
Déguster tiède.


BEURRE D’ESCARGOTS

Ingrédients :
• 250 gr de beurre
• 20 gr d’ail
• 20 gr d’échalotes
• 5 gr de pastis
• 70 gr de persil haché
• 10 gr de cerfeuil
• 6 gr de sel et poivre

Faire un beurre pommade assez mou.
Ajouter le pastis, l’ail et l’échalote ciselés.
Finir sans trop mélanger, les herbes ciselées.

Bon appétit !
 
Imprimer - - par MA - 14 nov 2012

CHALON : "Votre invité (au restaurant) est notre invité" du 17 au 23 !

Tous au Restaurant veut donner aux gourmands une occasion exceptionnelle de pousser la porte des restaurants, de découvrir de nouvelles adresses et de savourer de nouvelles cuisines. En un mot de faire (re)découvrir la cuisine française telle qu'elle est aujourd'hui : vivante, créative, multiple et contemporaine.


Si à Chalon pour l'instant un seul restaurant Le Cha'lon participe à l'opération rien ne vous empèche d'en profiter pour faire faire peu de tourisme à vos papilles !

Il suffit de consulter la carte ici :  http://www.tousaurestaurant.com/fr/rechercher-un-restaurant_2.html


Cette année encore, les amateurs n'auront que l'embarras du choix : de la table étoilée au bistrot, toutes les saveurs et la diversité de notre patrimoine culinaire seront représentées.


La formule 2012 : "votre invité est notre invité"
"un menu consommé = un menu offert, hors boisson"
Dans tous les établissements participants, le restaurateur offre au deuxième convive le menu "Tous au Restaurant", composé d'une entrée, d'un plat et d'un dessert.
Une proposition simple et attractive !
Tous au Restaurant se déroulera cette année du lundi 17 au dimanche 23 septembre 2012.
Le menu sera proposé au déjeuner et/ou au dîner, le week-end étant optionnel.

Les réservations se feront par téléphone ou par Internet.

  Tout savoir sur l'opération et d'autres adresses en bourgogne :
http://www.tousaurestaurant.com/fr/

 
 
 
Imprimer - - par MA - 14 sept 2012

CHALON : Un guide des meilleurs tables à moins de 2O Euros dans "L'Express" :

En vente depuis quelques jours, l'hebdomadaire "L'express" daté du 5 Septembre consacre un nouveau dossier à Chalon. Un guide consacré "aux meilleures tables" du chalonnais " à moins de 2O euros".


Rédigé par Julie Gerbet, cette édition spéciale locale, de huit pages encartée au centre de l'hebdo a donc retenue des restaurants de Givry ( L'annexe, rue de Varanges ), des établissements chalonnais  dont ceux situés à proximité de l'hôtel de ville avec "le café Charbon " ou encore le végétarien "La pierre Vive"' et le "Le Mont Blanc" situés rue de Lyon...sans oublier "Côté Saône"... L'incontournable rue de Strasbourg, avec le resto "Da Nunzio" figure dans ce guide qui consacre un reportage au restaurant vietnamien "Goog Evening" de la rue aux fèvres.


Difficile de ne pas éviter les caves à manger avec le "12O " de la rue du blé, la "cave des tonneliers" et le " Comptoir vins sur vingt". Enfin, autre reportage, celui dédié à "L'essentiel" , un restaurant de la rue de Strasbourg, dans lequel officient Stéphanie Vellard et Jean Gabon , un resto à moins de 25 Euros.

Imprimer - - par DERIOT Daniel - 9 sept 2012

CHALON : Consommer autrement, Le Panier du Terroir

AMAP ?

Ce n’est pas une secte, ni une arnaque, c’est tout simplement une association de consommateurs, que dis-je que consomm’acteurs, c’est à dire des gens comme vous et moi qui ont décidé de ne plus se contenter d’acheter des pommes de terre de Pologne, du poulet de Grande Bretagne, des œufs d’Allemagne, de l’agneau de Nouvelle Zélande… mais de faire confiance à des producteurs de Saône et Loire pour manger des produits du terroir et de saison.

 

 

Vaste programme que nous avons déjà traité ici sur le site et qui reste d’actualité tant on essaye par tous les moyens de nous faire manger n’importe quoi…  Voir ici

Si on passait à l’action ?
Le principe est relativement simple. Chaque consomm’acteur s’engage six mois avec les producteurs de son choix pour les produits qu’il a choisi. On peut ainsi avoir des légumes, de la viande (porc, mouton, poulet), des fromages, des sorbets, du pain, des œufs… Mais on ne prend que ce que l’on souhaite. Pas d’obligation d’acheter chez tous les agriculteurs ou fournisseurs.


 
 

 

Le panier du terroir organise une réunion jeudi soir à l’occasion des renouvellements de contrats et c’est maintenant ou jamais pour franchir le pas car après, c’est dit, ce sera trop tard !

Des exemples de prix ?
Un panier de légumes pour quatre personnes, origine Saint Marcel, garantie sans produit chimique, pour 11 € par semaine. Cette semaine, à titre d’information, il y avait des pommes de terre, des carottes, des poireaux, du céleri, une salade, des choux de Bruxelles…

Une douzaine d’œufs « bio » pour 3,60 €.

Le pain complet bio de 500 grammes pour 2€.

Et pour tous les renseignements complémentaires, pour rencontrer tous les producteurs, pour croiser tous les membres de l’association, pour adhérer et signer vos contrats, rendez-vous dans la cour de l’évêché de Chalon, juste à côté de la cathédrale, jeudi 29 mars, entre 17h30 et 19h00.


 

Plus de renseignements : www.lepanierduterroir.fr
Contact : panierduterroir@gmail.com

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 27 mars 2012

CHALON : Secret d'une recette mythique...

SECRETS D’UNE RECETTE MYTHIQUE
A déguster au ST. GEORGES BY GEORGES Brasserie

POULET DE BRESSE A LA CREME

 

Voici le plat qui a fait la renommée de la mère Blanc puis de Paulette Blanc. Ce sont les sucs caramélisés accrochés au fond de la sauteuse qui déterminent la saveur de la sauce ; sans qu’aucun fond de volaille ne soit utilisé, elle a une grande profondeur de goût !


POUR 4 PERSONNES PREPARATION 15 MIN CUISSON ENVIRON 45 MIN


INGREDIENTS :
1 poulet de Bresse de 1,8 kg environ, coupé en morceaux 1 litre de crème fraîche 100 g de beurre
10 champignons de Paris 2 gousses d’ail 1 oignon Le jus de 1⁄2 citron
1 bouquet garni 20 cl de vin blanc sec Sel, poivre


RECETTE :
Pelez et coupez l’oignon en quatre. Retirez le bout terreux et lavez les champignons de Paris. Séchezles,
coupez-les en quartiers. Ecrasez les gousses d’ail non pelées avec la lame d’un couteau.


Mettez le beurre à chauffer dans une large sauteuse sur feu vif. Déposez-y les morceaux de poulet, salez et poivrez. Ajoutez l’oignon et les champignons, l’ail, le bouquet garni, et faites dorer les morceaux de poulet 6 min de chaque côté. Versez le vin blanc et laissez-le réduire tout en grattant pour détacher les sucs caramélisés. Ajoutez la crème fraiche.

Laissez mijoter de 25 à 30 min.

Mettez les morceaux de poulet dans un plat de service creux chauffé au préalable et gardez-les au chaud sous une feuille de papier d’aluminium.
Passez la sauce dans une passoire fine au-dessus d’une casserole, ajoutez quelques gouttes de citron, rectifiez l’assaisonnement et portez à ébullition.


Nappez les morceaux de poulet de sauce et accompagnez-les de crêpes de Vonnas ou de riz pilaf.

Imprimer - - par GB - 18 mars 2012

CHALON : GROS PLAN SUR UN BON PLAN : KOKI FOOD § Shop


Bon Plan

Bon Plan

LES BONS PLANS DE VIVRE-A-CHALON.COM

CHALON : DES CENTAINES DE BONS PLANS, DES MILLIERS D'ABONNÉS

 

Précurseur à Chalon avec ses Bons Plans depuis maintenant près de 4 ans vivre-a-chalon.com vous propose d'en profiter toute l'année !

Un bon plan du mois de Novembre, c'est au KOKI FOOD § Shop qu'il se trouve.
Pour tout repas au restaurant d'une valeur supérieur à 20€/pers. ou de plats à emporter de plus de 35€, nous vous offrons un BOKO à déguster à la maison d'une valeur minimale de 6 euros.  

Valable tout le mois de novembre ICI !

Imprimer - - par @La rédaction - 29 oct 2011

CHALON : Vous nous servez la soupe ?

Le Festival des Soupes aura lieu le Samedi 5 novembre de 14h à 18h. Tous les Chalonnais ou Grand Chalonnais sont invités à venir participer au concours des meilleures soupes !

 

INSCRIVEZ –VOUS AU FESTIVAL DES SOUPES !


Un jury déterminera quelle est celle qui ravira les papilles de chacun et pour la première fois le public désignera les candidats qui présenteront la meilleure décoration.

Les personnes qui souhaitent participer ont jusqu’au 21 octobre 2011 pour remplir et retourner à la direction de la santé publique le bulletin d’inscription, 1 place Sainte Marie à Chalon-sur-Saône.

Programme disponible dans les lieux publics de Chalon et chez certains commerçants du centre-ville ( et ci-dessous !)


Le bulletin est disponible en téléchargement sur le www.chalon.fr


Les informations demandées sont précises car éditées dans un livret de recettes remis au public pendant la confection de soupes.

Voir le programme sur V@c:

 
Imprimer - - par MA - 3 oct 2011

CHALON : "De la Terre à la Terre" joue avec les légumes le 30/09/11

 Venez fêter le développement durable en famille ou entre amis le vendredi 30 septembre de 18h à 22h à la salle des fêtes des Charreaux à Chalon.

 Venez rencontrer des associations locales  qui vous aideront à passer de la théorie à la pratique avec des animations ludiques et participatives autour de l'environnement, des économies d'énergie, du recyclage, de l'alimentation, etc

 

- " Jouez avec les légumes de saison", "décryptez les étiquettes de vos produits", "participez à de nombreuses animations pour mieux consommer" ;

- et partagez un repas local et gratuit ;

 

"Un petit geste de chacun, un grand geste pour notre planète ! "

 

Avec le soutien du Grand Chalon, du Crédit Mutuel et de la ville de Chalon

Inscription à ACTIVE au 03 85 90 05 50

 

CHALON : Le Konoba pour mes repas conviviaux à Chalon

Depuis plus de 30 ans que je suis à la tête d'une entreprise de BTP, je suis toujours à la recherche d'adresses pour inviter mes clients ou mes équipes à célébrer la fin des chantiers.
Depuis début juillet, j'ai trouvé mon adresse à Châlon.


Dans un cadre moderne épuré mais sympathique, le Konobar a su trouver le bon compromis. Proposant des services de déco d'intérieur, j'y suis très sensible.
Mais la plus belle surprise arrive dans l'assiette... et dans le verre. A la vue du physique du cuisto, j'avais un peu peur... mal m'en a pris, car les plats que nous avons dégusté étaient gastronomiques, servis dans la convivialité. L'expérience internationale des patrons s'en ressent dans l'assiette, sans pour autant être ostentatoire (les saveurs ne sont pas masquées sous les épices...)
La carte des vins est sublime, le tout pour un prix très raisonnable (entre 20 et 30 euros la bouteille).
Bref, en un mot, le rapport à qualité/prix idéal, à réserver aux amis !

 


 Note de la rédaction de vivre-a-chalon.com :

Image ajoutée par la Rédaction.


Imprimer - - par Jean-Pierre Lesoeur - 3 sept 2011

Miam ! : Un ou deux gigotins de sept heures...

Souvent nos plats ne sont pas aussi beaux que dans les livres... mais, parfois, le résultat dans l'assiette est aussi bon que dans la bouche et la photo du plat presque conforme aux prévisions livresques...

Voici donc les photos avant et après cuisson, hier soir, et avant dégustation !

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 juil 2011

RESTAURANT DA NUNZIO

Je vous conseille cet excellent restaurant rue de Strasbourg. L'accueil est très sympathique, le service est de qualité, les plats savoureux, le café très bon ainsi que les petits gâteaux qui accompagnent. Un restaurant à découvrir et à conseiller à vos amis.
Imprimer - - par nurdin nadia - 3 avr 2011

SASSENAY : Ouverture d'un bar-restaurant "La clé Sénochoise"

Au coeur du village, depuis bientôt une semaine, un nouveau commerce vient d'ouvrir, il s'agit d'un bar-restaurant au nom de "La Clé Sénochoise". C'est Ghislaine Corpet qui est à l'initiative de ce nouvel établissement avec Agnès Miconnet. Un bar-restaurant ouvert sept jours sur sept.


UN NOUVEAU CAFE-RESTAURANT AU VILLAGE

Alors que les cafés déposent la clé sous la porte les uns après les autres dans un grand nombre de villages, A Sassenay, Ghislaine Corpet et Agnès Miconnet, deux amies, ont décidé d'inverser la tendance dans un contexte économique difficile. Les deux jeunes femmes ont retroussé leurs manches et bénéficiant de soutiens de leurs familles et amis, elles viennent d'aménager un café-restaurant. Une première dans cette commune de la première couronne chalonnaise.
Il faut dire que "le commerce ", c'est presque une seconde nature. Ghislaine a qui de tenir. Sa maman a longtemps tenu une mercerie dans le bourg voisin à Gergy. Et depuis 1997, l'épicerie à Sassenay, c'est aussi Ghislaine.
De surcroît, "le café de la place" qui a connu des heures glorieuses dans le passé avec à sa tête M. et Mme Salognon est fermé depuis bientôt vingt cinq années.


PLAT DU JOUR ET RESTAURATION RAPIDE
Le nouvel établissement a été aménagé dans des locaux qui continuent d'abriter l'unique épicerie de la commune.Différents travaux d'aménagement ont été effectués rendant les lieux conviviaux et agréables pour les consommateurs.
Le nouveau café-restaurant se situe au centre-bourg, à côté du bureau de tabac, face à la boulangerie. Le bâtimernt appartient à un enfant du pays, M. Michel Piffaut, qui est l'un des deux garagistes de la localité.


"La Clé Sénochoise" ouvre ses portes dès 7 heures du matin, sauf le dimanche où l'ouverture est fixée à 7 H 3O.
Du lundi au vendredi, il est possible de déjeuner, le vendredi et samedi en soirée : restauration rapide.
Pour le déjeuner, c'est donc plat du jour et restauration rapide.
L'établissement est fermé le lundi et jeudi après midi.

Adresse : Clé Sénochoise -54, Grande Rue 7153O SASSENAY.
Tél : 03-85-42-03-16

Imprimer - - par DERIOT Daniel - 19 déc 2010



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