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Entre-nous : C'est vous qui le dîtes !

C'EST VOUS QUI LE DITES !

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Coup de gueule d'un ajusteur monteur

Ce lundi, lors du point presse hebdomadaire à Paris, Gilles Platret a dénoncé les enregistrements volés lors du cours de Laurent Wauquiez face aux étudiants lyonnais. « Quand on voit la façon dont deux heures de cours ont été résumées en moins de deux minutes… Est-ce que ça, c’est du journalisme ? Non. Ça, éventuellement, c’est un exercice au niveau CAP d’ajusteur-monteur ! »


Je suis en colère après avoir lu la phrase du maire de Chalon sur Saône.

Oui car, à la base, je suis ajusteur monteur.
Et alors ! Cela ne m’a pas empêché de devenir certifié dans l’éducation nationale, de passer l’agrégation, et de devenir membre d’une équipe de direction dans différents lycées du département. D’être président d’associations, d’avoir de grosses responsabilités financières dans une association départementale. D’être un élu municipal.


J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour Pierre Bérégovoy et Jacques Delors, titulaires de CAP.


Un qui n’a pas le niveau dans l’humanité, c’est bien cet homme qui se permet de juger et d’avoir des préjugés.
Que cet homme passe un certificat d’aptitude à la politique humaine et respectueuse !


Jean-Michel BOIVIN

Imprimer - - par jean-michel.boivin

Citeaux, 900 ans de culture et d'humanisme.

Depuis 900 ans les cisterciens, infatigables moines bâtisseurs, ont apporté de multiples contributions au développement technique et culturel de leur temps, enluminures, agriculture, métallurgie, hydraulique, etc.

Dans la matinée du 21 mars 1098, 21 moines foulèrent le sol d'une clairière de la plaine de la Saône.
Soucieux de vivre selon la règle de Saint Benoît, Dom Robert et ses religieux fondèrent l'abbaye de Citeaux.

Vers 1101, la communauté s'installe à proximité de terres marécageuses envahies par les roseaux (cistels) qui donneront leur nom à Citeaux.
200 ans plus tard, ll y avait plus de 1200 abbayes Cisterciennes à travers l'Europe.


Le travail des copistes :
Les moines cisterciens ont contribué par leur patient travail de copistes à la préservation et la transmission des textes anciens et des connaissances avant l'apparition de l'imprimerie.
Le film et sa machine à remonter le temps nous permet d'imaginer la vie laborieuse de ces moines bâtisseurs, copistes également à qui nous devons de fabuleux trésors tels que des manuscrits et des enluminures du XIIème siècle.
La bibliothèque de Citeaux a accueilli plus de dix mille livres, pas uniquement religieux, on pouvait y lire Aristote, Rabelais, Boileau, Bussy Rabutin… On y trouvait également des livres de voyages et de géographie.
Le fonds roman de l'abbaye de Cîteaux, composé de 244 manuscrits de l'abbaye , témoignage unique sur le quotidien spirituel et matériel des moines cisterciens en Bourgogne à l'orée du XIIe siècle, est déposé à la bibliothèque municipale de Dijon, il est célèbre dans le monde entier par ses représentations de moines au travail et par les témoignages de l'organisation de tout l'ordre cistercien.
Il comprend des trésors inestimables tels ces copies de textes bibliques sur parchemin ou sur vélin du XIIème siècle.
Le château du clos de Vougeot situé près de Dijon était une des nombreuses dépendances de l'abbaye de Citeaux, et donne une bonne idée du style des constructions aujourd'hui disparues.
 
La contribution à l'agriculture et à l'industrie
La révolution agricole et industrielle a été réalisée par les Cisterciens : le système de l’affouage dans les forêts, de l’assolement triennal dans les champs, la pisciculture (carpes), la culture de variétés de fruits (pommes de Morimont), la métallurgie pour la création d’outils, le collier des chevaux, l’arbre à came créé à Fontenay, le marché de la laine, les vignobles et la vinification (grange de Cîteaux : Clos Vougeot) sont à porter à leur actif.
En Bourgogne comme en vallée du Rhône, derrière les plus grands noms se trouve une origine cistercienne.
Le Chablis trouve son origine à l’abbaye de Pontigny. Cîteaux est encore à l’origine de vignobles prestigieux de Bourgogne, dont le Clos de Vougeot. Le Sauvignon fut introduit à Quincy par les cisterciens de l’abbaye de Beauvoir. Gigondas et Vacqueyras appartenaient à l’abbaye d’Aiguebelle. De grands vignobles d’origine cistercienne se trouvent aussi en Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Suisse, Autriche et dans certains pays d’Europe de l’est. Tous ces vignobles hérités du travail des moines cisterciens produisent encore aujourd’hui des vins de grande qualité.


Les moines découvrent le terroir
Pour éviter le transport d’hommes et de matériel sur de longues distances et afin d’assurer la conservation du moût, les Cisterciens firent construire des cuveries dans les villages, à proximité des vignobles. En associant ces lieux de production à la spécificité du terroir, on se rendit compte que des vins produits sur des parcelles différentes donnaient des vins de typicité distincte.


L'hydraulique et les moulins
Les cisterciens avaient le génie de l'hydraulique, ils ont assaini et aménagé des zones marécageuses, comme en Bresse, ils ont parfaitement maîtrisé la technologie des moulins à eau, en copiant les Romains. Une abbaye bourguignonne (Fontenay) a par exemple créé un bief de 17 kilomètres le long d’une rivière. Elle y a installé une vingtaine de moulins. Ces moulins produisaient de la farine, l’énergie hydraulique servait aussi à actionner des forges pour le travail du fer, des métiers à tisser ou des scies pour tailler la pierre…
Difficile de trouver un domaine où les moines n'ont pas cherché, expérimenté et contribué à l'avancée des connaissances et des techniques, là où on voudrait encore faire croire aux enfants et aux imbéciles que ces fervents religieux étaient des obscurantistes ou des demeurés.
On souhaite aux laïcards bouffe curés, et à leur petites amicales et confréries du dimanche, la même longévité, la même profusion de génies et de contributions à l'humanité.

http://www.dailymotion.com/video/xie9ss_abbaye-de-citeaux-documentaire-en-3-d_tv?start=2

http://leprisonnier.hautetfort.com

 
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Réaction au propos de G.Platret : "L'apprentissage , une voie d'excellence."

L'apprentissage , une voie d'excellence.

J'ai été profondément choqué de vos propos, Monsieur Gilles Platret qui ont consisté à dévaloriser les apprentis d'un CAP ajusteur.
Est ce le responsable politique ou le formateur d'apprentis dans un CFA qui a été le plus choqué ?
Je ne sais pas.

Par vos déclarations à l'emporte pièce, vous avez démoli en parti le travail que les acteurs de l'apprentissage essayent de faire au quotidien.

Chaque formateur contribue à expliquer à nos jeunes apprentis en CAP , que leurs nouvelles formations sont de nouveaux départs dans la vie.
Que la première étape est d'obtenir le CAP mais que rien ne les empêche de continuer leurs études par l'obtention d' un BP ou d' un bac pro par alternance, voir de faire des études supérieures par alternance BTS licence pro et même de devenir ingénieur.

Nous expliquons également à ces jeunes qu'ils peuvent devenir leur propre patron s'ils le souhaitent.

Votre maladresse comme vous l'avez cité , je dirai plutôt par votre faute est digne des propos donnés dans les années 80 où l'apprentissage était considéré comme une voie sans issue.

Sachez Monsieur Platret que l'apprentissage est la voie « impériale » par laquelle le chomâge trépassera et que sans une prise en compte de tous les acteurs politiques nous ne réussirons pas.
Cette prise en compte s'évalue par nos actes politiques mais également par nos prises de parole.

Pour s'en convaincre , on peut citer d'imminents ministres qui ont obtenu un CAP comme certains l'ont fait. Pour ma part , je ne cherche pas la polémique, c'est pour cela que je citerais l'un de vos amis, Monsieur Platret, un ami commun qui est un exemple de réussite dans le chalonnais, dans la Saône et Loire et même en France.
Cet ami commun , Monsieur Platret a commencé par un CAP de tourneur Fraiseur pour finir ingénieur.
Aujourd'hui cet ami détient une dizaine de sociétés et par son esprit d'entreprise contribue à lutter contre le chômage .
Cet ami commun s'appelle Eric Michoux.
Il y a parmi les apprentis en CAP de Saône et Loire et d'ailleurs des futurs « Eric Michoux », d'où mon incompréhension en lisant vos propos et votre connaissance du parcours de celui-ci.

En ce moment , Monsieur Platret, les hommes politiques s'excusent un peu de trop souvent c'est pour cela que je vous propose , je vous suggère de visiter une section de CAP dans un CFA de votre choix pour expliquer votre attachement à l'apprentissage et clore cette polémique. Les paroles d'excuses c'est bien, les actes de réparation c'est mieux.

Yoann Pimentel
Formateur dans un CFA BTP
Conseiller municipal de Savigny en revermont
Coordinateur UDE Bourgogne-Franche-Comté
Imprimer - - par Yoann Pimentel Formateur dans un CFA BTP

Quand Georges et Nénettes fêtent la Saint Valentin au CSCK

Matinée animée ce samedi 10 Février 2018 au local du Chalon Sur Saône Canoë-Kayak :
Les préparatifs au défilés de Carnaval vont bon train !!!



Pour la deuxième année consécutive (en fait depuis l‘ouverture de la section « Sport Santé Dragon Ladies»), les licencié(e)s du Chalon Sur Saône Canoë-Kayak (CSCK) défilent dans les rues de Chalon sous la forme d’un groupe « Goniôtique ».

Pour mémoire : en 2017, « Les Dragoniôtes » avaient remporté le prix d’excellence pour leur première prestation.



Plus disponibles à cette période hivernale car ne naviguant pas sur Saône du fait de la météo (froid et crues), Dragon Ladies et Kayakistes confondus ont mis la main à la préparation de leurs costumes, masques et autres accessoires.

Le thème de cette année ? : « Georges et Nénettes fêtent la Saint Valentin »

Un unanime hommage à Georges (le Dragon qui porte les Ladies dans ses flancs navigants) et à « Nénette » la remorque nouvellement acquise du-dit Dragon grâce à la générosité de nombreux mécènes.

Une année 2018 qui s’ouvre sur le grand amour de Georges et de Nénettes et de tous(tes) ces sportifs pour les rivières et les coups de pagaie.

 
Plus de renseignements sur les activités du club : Pierre Gonthey (06.77.02.16.09)
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IndécenseS : SCA dénonce et pointe celle de "nos dirigeants"

Suite à notre Lettre Hebdomadaire # 476  et notre Billet intitulé "IndécenseS ", l'association SCA (Savoir Agir Comprendre) nous a transmis hier son sentiment concernant une autre forme d'indécence lors d'une conférence de presse réunissant la plupart des associations environnementales (NDLR : lire sur V@C : ICI ).


Cette action a été présentée essentiellement sous l'angle de l'opposition au Center Parcs ; SCA a pourtant envie de "rebondir sur cette lettre pour élargir le sujet a une forme d'indécence malheureusement fréquente de la part de "nos dirigeants" (qu'ils soient élus ou en responsabilité dans l'administration) : celle qui consiste à se payer de mots (et de textes) à destination des citoyens sans considérer que cela les engage eux-mêmes.

Ainsi les nombreux documents et directives environnementaux qu'un simple coup de fil en Préfecture permet de contourner. Puis les associations et leurs militants s'épuisent en débat (voir en recours) sur des dossiers biaisés au départ ..."


C'est ce que SCA a "découvert" dans le dossier du parc de loisirs au Rousset et du (non)classement en ZNIEFF1 de la forêt convoitée. Vous retrouvez ci dessous le dossier syntètique rédigé par l'association SCA :

CP ZNIEFF SCA Dossier Presse 12fev18 by vivre-a-chalon on Scribd

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Guy raconte : La Mère Louisine.


Mon arrière-grand-père paternel était meunier de son état, je ne l’ai pas connu, mais j’ai eu le temps de connaître son fils, qui a vécu dans les trois moulins, que son père a tenus successivement, sur l’Arroux, une petite rivière qui descend du rude Morvan pour se jeter dans la grande Loire.

Les temps étaient durs pour la famille du meunier qui élevait huit enfants dont mon grand père, tellement durs que la famille a du fuir ces terres du Morvan, après deux années de mauvaises récoltes qui avaient mis le moulin au chômage et affamé les paysans.
C’est ainsi que mes aieux étaient descendus dans la plaine pour louer une ferme dans le chalonnais, et que je suis là pour tenter de transmettre les histoires racontées par le grand-père morvandiau.
En ces temps là malgré les disettes et les épidémies, les étangs et leurs moulins nourrissaient les hommes du pays Autunois.
Mon arrière-grand-père, après plusieurs refus, à cause de sa famille nombreuse qui effrayait les propriétaires, avait réussi à louer un moulin près d’Autun, au lieu-dit Chazeu, sur l’Arroux.
Seulement, depuis quelques années, un mystère terrifiant plane sur ce moulin, sur la rivière et les étangs alentour.
Déjà en 1738, le deux avril précisément, Barbier le Curé de Saint Didier, relate la noyade inexpliquée, à l'Étang Gras de Nicolas Moreau , "valais de chevaux de diligence".
Quelques années plus tard, le neuf février 1766, le décès du fils du meunier sème le trouble. A l'heure de ses premiers pas, le jeune André Perrin est happé par la roue du moulin à l'âge de 17 mois.
En 1767, ce sont les membres de la famille Adnot qui décèdent mystérieusement. Laboureur aux rochers de Vouvre, chacun sait que Jacques Adnot braconne et pêche dans l'étang. Le chirurgien venu de Censerey n'a rien pu faire.

C'est l'arrivée du capitaine des louvetiers qui confirme les doutes des paysans.

En ce début d'hiver 1769, alors que les loups rôdent trop près du bétail et des enfants, le capitaine recevait dix livres pour chaque peau ramenée à la maison des seigneurs de Sussey, les paysans participant à la battue, deux livres.
Il fallait creuser les trous, mettre les pieux et jeter des poules vivantes qui servaient d'appâts.
Mais des loups pris au piège près de l'étang, il ne restait plus rien ou seulement une patte, une oreille ensanglantée. Parfois les fauves étaient retrouvés déchiquetés... Mais dans tous les cas, impossible de récupérer une belle peau de loup.
Depuis longtemps, on évoquait la Mère Louisine dans le pays. Non pas la vouivre, cet animal mythique rôdant dans les rochers du Morvan, mais la Mère Louisine, figure énigmatique séjournant dans les lacs et les étangs, se déplaçant de source en puits.

Personne ne l'avait jamais vraiment vue, mais tous les parents ont un jour ou l'autre interdit l'accès des points d'eau à leurs enfants au risque de se faire enlever et dévorer par la Mère Louisine.
Le meunier du lieu - André Perrin - malgré ses 70 printemps avait encore toute sa tête et toute sa vue. A l'auberge du Maupas, il affirmait avoir vu des bêtes dans son étang, un renard! lui avait-on répondu...
L'André n'avait rien dit mais il savait encore distinguer les traces sur l'étang enneigé, et ce n'était pas celles d'un renard.
La rumeur courait comme un cerf à l'aboi. Même le dimanche à la sortie de la messe, on parlait de la Mère Louisine. Excédé, le curé demanda l'assèchement de l'étang Gras pour en finir avec les rumeurs, suspicions, accidents et maladies.
Lui, le prévôt de Sussey savait que la Mère Louisine n'était qu'une histoire de fée pour faire peur aux enfants transmise par les Druides en souvenir de la fée Mélusine...
L'étang devenu prairie, nulle trace de la Mère Louisine.
Le moulin détruit par un incendie mystérieux, le deuxième fils d'André Perrin part pour le moulin du Maupas et la rumeur s'apaise.
La Mère Louisine n'est plus qu'une mauvaise légende, sauf que quelques mois plus tard un incident a lieu au moulin de Barnay ... A plus de cent vingt lieux de là.
Le moulin de Barnay disposait d'un bel étang mais une nuit la digue céde sous le poids de l'eau.
Peut-être... affirme l'André. Mais de l'ancien étang Gras, descendez le ruisseau de Nailly, passez devant le moulin Brûlard, le moulin Panneau, prenez la Suze, l'Arroux et remontez le Trévoux...Où arrivez-vous ?
Bien sur personne ne lui avait répondu puisque chacun connaissait la région.
C'était donc possible. La Mère Louisine, après son séjour à l'étang Gras avait détruit la digue de l'étang de Barnay à la recherche d'un nouveau lieu de quiétude.
Mon grand père avait vécu toute son enfance dans la terreur de l’être fabuleux et malfaisant, et de conclure:

"maintenant nul sait où se trouve la Mère Louisine…"

Aujourd'hui encore, à l'automne de ma vie, je ne peux m'approcher d'un étang ou d'une mare, sans ressentir l'angoissante présence de la bête.

 

Ecrit avec l’aimable autorisation d’Augustin Aurora:
http://moulindumorvan.jimdo.com
 

 
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Atelier d'écriture : "de ma fenêtre" ...

DE MA FENETRE ...

« Restes d’adolescence » ...

Appartement 274
Cité « les Lochères »
Côté chaufferie
Quartier des Grésilles
Dijon, année 1962 …



Toutes les fenêtres de cette tour son identiques, carrées, das double vitrage, ouvrant sur des appartements cages à poules, parquant les nombreux occupants, heureux néanmoins de bénéficier d’un confort manquant, jusqu’alors.

De ma fenêtre entrouverte ce mercredi, la mienne, celle de ma chambre que je partage avec ma sœur, donnant côté friche, je rêve, j’imagine, je fabule, j’échafaude, je gamberge, je m’invente une vie hors le béton.

Les coquelicots, les bleuets sauvages et pissenlits, fleurs des friches et des champs, résistent encore dans le non bâti, mais pour combien de temps, à la folie bétonnée ?

Les copines qui partagent mes 15 ans, sont vautrées sur le lit en 90, et pensent plus aux garçons de notre âge qu’à l’avenir de la cité.

Le mien … déjà … m’inquiète …

Et par l’espace vitré, sur lequel je colle mon front qui laisse l’empreinte de mon fond de teint, je m’imagine loin d’un monde citadin et empilé, galopant dans les champs, dans une dimension autre, peut-être la 4ème.

Celle de la « petite maison dans la prairie », galopant en long cotillon en dentelle, layotte sur mes cheveux bouclés, trébuchant sur chaque caillou … cassant mes lunettes … heureuse de vivre au grand air.

AU GRAND AIR …

Celui des courants d’air avec la fenêtre de la salle-à-manger, que ma mère ne supporte pas.

Elle m’ordonne de « la fermer ».

Sur mes rêves.

Sur la vitre devenue, soudain, opaque.

Sur le champ, sur les friches.


Christiane.

 
Imprimer - - par christiane chapé

Atelier d'écriture... "de ma fenêtre"... par Christiane Chapé

DE MA FENETRE …

Lentement, sans hâte, il se défait de ses effets.

Comme dans la pub Coca Light, langoureusement, pour faire son effet !

Il habite au rez-de-chaussée de ce bel immeuble haussmannien, à la hauteur de mes yeux.

La nuit tombe, les lampadaires du boulevard n’ont pas encore pris leur service.

 


La lumière tamisée de son salon m’offre, de sa fenêtre aux voiles transparents, un spectacle chaleureux et feutré.

Fin de journée.

Je le regarde se dévêtir, sans culpabilité, sans le moindre soupçon d’entrer dans son intimité.

Le spectacle est beau, bien orchestré et graphique.

Je l’imagine harassé par une longue journée de boulot, se débarrassant de ses atours comme autant de peaux d’oignons, quittant l’univers besogne pour entrer en mode détente.

Il est beau.

Il est naturel.

Il est torse nu.

Il allume une cigarette, se dirige vers le bar pour trinquer avec la vie et se poste devant sa fenêtre, qui m’attire et m’aimante.

Il ne me voit pas.

La nuit est mon amie.

Peut-être rêvais-je en secret d’être son amante ?

SOUDAIN … un klaxon …

Je sors de ma torpeur !!



Christiane.
 
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Associations : Assemblée générale du CSCK

Vendredi 2 Février à 19h30 s'est tenue à la base nautique de Chalon Sur Saône l'Assemblée générale du "Chalon Sur Saône Canoë-Kayak" (CSCK).



Les membres du Comité Directeur ont pu présenter leurs différents rapports aux licencié(e)s (Canoë-Kayak et Dragon Ladies également représentés) ainsi qu'aux élu(e)s présent(e)s : Solange Dorey, conseillère municipale déléguée en charge des relations avec le monde associatif et Dominique Melin, vice-Présidente du Grand Chalon en charge des équipements d'interet communautaire).

Parmi les auditeurs attentifs se trouvaient également les représentant d'associations partenaires : Claudine Deléaz pour "Toujours femme", Benoit Lefèvre" pour "CoraSaône", Serge Gonthey et Evelyne Reufly pour "Nénettes" et les Présidents du Comité Départemental de Canoë-Kayak de Saone et Loire (Jonathan Souillot) et du comité Régional de Canoë-Kayak de Bourgogne Franche Comté (Fabrice Gaërel).



Pierre Gonthey, Président du CSCK, a par la suite remis les "Diplômes Fédéraux Pagaies couleurs" aux licenciés qui n'avaient pu la recevoir des mains du Président de la Fédération Française de Canoë Kayak venu en décembre à Chalon.

Un convivial "apéro" a permis à tous et toutes d'échanger sportivement après la réunion.

 
 

Plus d'infos sur le club : Pierre Gonthey 06.77.02.16.09

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Guy raconte : Une robe rouge sur la table

Une robe rouge sur la table.


Enfant, j'allais régulièrement chez notre voisine une dame âgée, pour l ‘aider dans l'entretien de son parc et de son jardin.

Une chaude après midi de juillet, je passai le portail de la grande propriété, calme et silencieuse.

Je contournai la belle demeure, mes pas faisaient crisser les graviers surchauffés de la cour, le parc écrasé de chaleur exhalait des parfums de buis et de tilleul, les oiseaux se taisaient.

Toutes les persiennes étaient fermées, La grande porte était à demi ouverte, je frappai timidement personne ne répondit, seul le chant des grillons et le bourdonnement de quelques abeilles dans la vigne vierge rompaient le silence.

Je restai quelques instants sur le seuil, au soleil brûlant, de l'intérieur me parvenait une odeur de cire et d'encaustique.

Dans la pénombre je devinai un intérieur, frais, rangé et propre.

Je frappai à nouveau, sans que personne ne réponde, le soleil brûlant mes épaules nues, me poussait à entrer, la fraîcheur de la pénombre m'attirait . J’écartai le rideau de lin qu'un léger courant d'air faisait onduler.

La clarté du jour entra dans le vestibule faisant briller les tomettes rouges sang.

Je fis un pas à l'intérieur, poussé par une bouffée d'air surchauffé; un parfum capiteux m'accueillit: sur une sellette, je distinguai un bouquet odorant de lys et de roses rouges, se reflétant dans un grand miroir.

La maison était comme endormie.

Je pénétrai dans le vestibule, une robe rouge avait été déposée sur une table, une paire de petites espadrilles avait été laissée.

Je montai l'escalier prudemment, les marches cirées grinçaient légèrement, et débouchaient dans un salon aux fenêtres ouvertes et aux persiennes closes qui laissaient filtrer quelques rais de soleil.

Mes yeux s'habituaient un peu à la pénombre, dans le clair obscur j'apercevais un fauteuil et au delà, un petit lit ou une méridienne.

J'avançai prudemment, le salon débouchait dans un couloir silencieux, plus loin la porte dune salle de bain était entrouverte.

Je rebroussai chemin et repassai par le salon, mes yeux accoutumés à la demi obscurité découvraient alors que quelqu'un reposait sur le sofa, dans la fraîcheur de la vielle demeure.

Là sur la méridienne, une jeune fille était allongée, immobile, elle dormait, un rayon de soleil allumait des reflets roux dans ses cheveux châtain clair étalés sur un oreiller immaculé.

Le drap léger qui la recouvrait à demi avait glissé un peu et découvrait un bras qui pendait jusqu'au sol, où la main avait abandonné un livre ouvert.

l'autre bras était replié sur le ventre sous une poitrine aux petits seins fermes et épanouis qui se soulevaient doucement au rythme paisible de sa respiration.

Une jambe à demi pliée était découverte, le rouge des ongles des orteils vernis luisaient faiblement, sous un rai de lumière.

Le silence régnait, on entendait seulement la lente respiration de la jeune femme endormie et le bourdonnement d'une abeille quelque part, qui cherchait son chemin pour retrouver le soleil et la chaleur.

L'insecte sans doute lassé, s'était posé sur la cheville et cheminait lentement sur le mollet de cette longue jambe, jusqu'au genou, remontait la cuisse blanche et lisse, puis disparut sous le drap.

Les yeux écarquillés j'essayais de voir mais je ne pouvais qu'imaginer le parcours de l'insecte, sous le voile, à cet endroit si mystérieux pour le garçon de quinze ans que j'étais.

La jeune femme eut un léger mouvement, le drap glissa, découvrant son mont de vénus, mon coeur soudain se mit à battre et le sang me vint au visage, battait dans mes tempes.

Hypnotisé, envoûté, je regardais fasciné sidéré, pétrifié incapable de bouger, je suivais le cheminement de l’insecte sur le corps abandonné.

L’abeille était là, emmêlée dans le duvet blond roux , cherchant à se dégager, à s'extraire du labyrinthe à la pointe du petit triangle de poils dorés, elle descendit un peu plus profond, aux creux des cuisses.


A ce moment l’adolescente eut un léger mouvement d'abandon, sa tête tourna légèrement de mon côté, et sa bouche entrouverte laissa passer un soupir.

Un instant après, l'abeille libérée, réapparut, plus haut près du nombril, elle remonta ce corps offert, puis gravit un sein, faisant dresser son téton, et enfin s'envola, reprenant sa recherche de liberté.

Je restai là médusé par l'apparition, les yeux écarquillés, le coeur battant, le feu aux joues, je me retirai silencieusement , sur la pointe des pieds, redescendit doucement l'escalier.

Pour toujours , pour le restant de ma vie, j’aimerai les robes rouges, et de ce jour le miel aura pour moi une saveur toute particulière.

 

Guy Depoil

http://leprisonnier.hautetfort.com

 

Photo ajoutée par la rédaction by Samuel Zeller on Unsplash

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P'tit coup de gueule... voir de coeur ... parce qu'il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas exprimée...

 

Bon ! Ben ! … voila !… je rentre d’un reportage et cherche à me parquer pour rentrer chez moi … au centre ville, pour mettre ma récolte en ligne.

Je repère un emplacement sur la promenade Sainte-Marie, avec créneau à la clé.

Chouette, il est à faire sur ma droite, celui que je préfère et réussi à tous les coups.

J’amorce la manœuvre, comme qui rigole, lorsqu’un jeune blanc bec, garé derrière moi, propriétaire d’une voiture genre de course, rouge , au nez bien allongé, venant de s’approvisionner au bureau de tabac du coin, cogne à ma vitre, m’invectivant : « Hé, là … n’insiste pas mamy, tu vas louper ton créneau vu ta position, et de plus, tu as touché ma voiture !

Apprends à conduire !


Je sors, porte ouverte sur la rue, lui demandant si je l’avais cogné …

En le vouvoyant (ou le voussoyant) … car, j’ai quelques restes de bonne éducation … moi.

Non, mais tu aurais pu, me répondit t-il ...

Bon, ben, alors … il est où le problème ?

C’est quoi cette leçon de morale que vous m’assénez, jeune homme ?
J’ai obtenu mon permis en 1965, je conduis depuis cette année-là sans aucun accrochage ni accident … j’ai un bonus positif à 50 % …

Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous.

Et là, de me répondre : « Si tu as ton permis depuis 1965, tu devrais penser à le repasser » … très heureux de sa réplique et content de s’ETRE FAIT UNE PETITE VIEILLE …

Enfin, fait !!

Juste si j’avais voulu, p’tit trou du cul …

Je suis une gentille, tout du moins j'essaye de l'être, j’aime les jeunes -j’en ai chez moi-, je les écoute, les respecte, ils m’apprennent beaucoup et me font rire … mais parfois, certains sortent du rang et se croient les maîtres du monde …

Juste parce qu’ils conduisent une voiture rouge, genre circuit de Prenois … au nez avant tel un phallus … qu’ils ont sans doute tout petit petit … et ... qui ne me fait ni rêver.
La Chris.

 
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Souvenir - Hommage à Pierre CHAPUIS

1 an déjà que nous vivons avec ton absence. Eloignés de toi Pierre pour toujours , chaque jour est une souffrance.
La flamme de notre amour brûlera éternellement dans nos coeurs.
Ce lien brisé par la mort n'est qu'un simple leurre.
Les jours passent et nos larmes laissent la place à la nostalgie.
Ton souvenir sera éternellement présent dans nos esprits.
Dans nos coeurs, tu seras à tout jamais et tu garderas une grande place.

William ton fils, ton épouse Marie.
Imprimer - - par CHAPUIS MARIE JOSEPHE

Vœux 2018 de l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye

Les animateurs et les membres
de l'Association de sauvegarde et de mise en valeur
de Saint-Clément-sur-Guye
vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2018.

Ils vous invitent à découvrir (ou revoir) sur le site

http://www.stclement-patrimoine.org

le village perché de Saint-Clément-sur-Guye situé à l'extrémité sud-ouest de la Côte chalonnaise, à 35 km de Chalon,
et les réalisations de l’association depuis 42 ans.
 
Imprimer - - par Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye

Les voeux de la CAPEN

Imprimer - - par GROSJEAN Thierry

Belle et heureuse année ... vous tous ... un jour à la fois ...

Au premier matin de l'année
Une lanterne luit
Sur le sentier

Nouvel an
Des feux d'artifice
Dans un ciel de brume

Routes blanches
Menant nulle part
Bonne année

Christiane
Imprimer - - par christiane chapé



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