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samedi 25 novembre 2017

Bonne Fête Catherine Labouré

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EDA-Instances 2017 : La mort et l'extase

La Mort et l'Extase est une pièce de danse mise en scène par Tatiana Julien, chorégraphe et interprète. Elle y réunit 25 danseurs (professionnels et amateurs) ainsi qu'un contre-ténor, Rodrigo Ferreira, tous nus qui évoluent sur scène grâce à des jeux de lumières et des mises en valeurs ambitieuses.



Mais tout d'abord replaçons le contexte. Cette pièce fut présentée dans le cadre du festival de danse Instances et prenait place dans le conservatoire du Grand Chalon, le vendredi 17 novembre à 20 h. C'est dans ce cadre que nous (Thibault et Antonin), étudiants en licence professionnelle TAIS sommes allés assister à ce spectacle.

Je (Antonin) serais incapable d'écrire une critique correcte de ce que nous avons vu tant cette pièce est dure à lire, à interpréter. Cependant je vais vous faire part de mon ressenti, en tant qu'étudiant voulant découvrir de nouvelles choses. Car oui, ce soir, je suis sorti de ma zone de confort et sans aucun regret.

La pièce débute avec une extrême lenteur où chaque danseur va entrer à son tour sur scène à quatre-pattes et se noyer dans la masse des autres danseurs effectuant eux aussi leur propre trajectoire. Tout est calme, lent, et seul le bruit des mains et jambes qui glissent sur le sol de la scène se font entendre. Parfois un corps vient à s'allonger dans son déplacement toujours dans la plus grande lenteur et très doucement.

Au fur et à mesure que certains danseurs se déplacent, trois danseuses et deux danseurs se lèvent contre le fond de scène et bougent leur torse entre pénombre et lumière éclatante c'est ici que j'ai cerné l'importance de la lumière dans la pièce, elle vient sublimer les corps sans pour autant déranger.

Puis viens le contre-ténor allongé de tout son long sur trois hommes à quatre-pattes, qui se déplacent de manière synchronisée jusqu'au milieu de la scène. Le contre-ténor interprète Stabat Mater d'Antonio Vivaldi avec une voix d'une grande précision, et je souhaite souligner ce point car étant allongé cela doit physiquement être assez compliqué de chanter comme il en aurait l'habitude.

La pièce se rythme ainsi d'échanges entre le chant du contre-ténor, et de mouvements du groupe du fond de scène auquel nous pouvons greffer deux danseuses disposées symétriquement de part et d'autre sur le devant de la scène qui effectuent aussi les mêmes mouvements.

C'est alors dans un troisième temps que se dressent trois hommes aux côtés du contre-ténor. Ces hommes apparaissent et disparaissent plusieurs fois en symbolisant chacun un état : alors que l'un d'eux semble s'extasier dans un rire, les autres semblent souffrir ou être mourant. L'un d'eux se plie de douleur et l'autre semble estomaqué par une douleur instantanée comme pour une crise cardiaque tout ce tableau dans une lenteur qui définit la pièce

C'est sur l'interprétation des mouvements que je trouve mes limites, certains font clairement apparaitre le thème de la mort avec une certaine violence, qui est mise en évidence par le bruit des coups des danseurs sur le mur du fond de la scène mais aussi par leurs visages, qui se tordent, se crispent. Tandis que d'autres mouvements me feraient penser à une sorte de liberté que prendraient les corps, en se désarticulant presque, présentant le mouvement comme le contraire du figé, donc de la mort ?
En restant sur le plan technique les mouvements s'exécutent avec une précision presque inhumaine, chacun des danseurs maitrise en tout point son corps, c'est d'ailleurs un point que la nudité vient à sublimer dans la pièce. La vitesse de ces mouvements vient d'ailleurs dynamiser la pièce qui reste globalement d'un rythme assez lent. Il est logique qu'un danseur maitrise chacun de ces mouvements, mais en tant que néophyte, j'ai tout de même voulu souligner ce point.

Enfin je voulais parler de la nudité dans l'œuvre, car elle n'est logiquement pas là par hasard, je tendrais à penser qu'il pourrait s'agir d'un message visant à nous montrer qu'après la mort nous sommes tous égaux ? La pièce n'aurait pas du tout été la même si les danseurs avaient été habillés et je pense fermement que les vêtements n'auraient rien ajouté. Je n'ai au final pas trouvé la mise en scène ou les mouvements provoquants j'ai même plutôt aimé l'harmonie de ces corps différents mais en même temps si semblables.

 
 
Imprimer - - par Antonin, étudiant en TAIL à l'IUT de Chalon - 21 nov 2017

Châtenoy-le-Royal : lecture à deux voix d'après l'oeuvre d'Hubert Comte



Catherine Weissmann et Emmanuel Delorme, conteurs et comédiens, ont présenté à la bibliothèque de Châtenoy-le-Royal, une lecture de deux ouvrages d’Hubert Comte : « Enfance, la ville ancienne » et « S’il faisait beau, nous passions par les quais ».


 

« Je vois mes livres comme de petits lumignons qui se rallument », écrit Hubert Comte lorsqu’il apprend que ses deux textes, « Enfance : la ville ancienne » et « S’il faisait beau, nous passions par les quais » allaient faire l’objet d’une lecture.

Ceci en 2009, peu de temps avant son décès.

Hubert Comte a vécu quatorze années à Chalon-sur-Saône, place de l’hôtel de ville, « trop peu pour décrire une ville de 2 000 ans » écrit t-il … mais qui l’ont toutefois beaucoup imprégné.


 

Il décrit dans ses deux ouvrages, avec des mots simples, justes et magnifiques, brossant une douceur de vivre, la vie de famille avec l’employée de maison qui lui chantait « la valse brune » et nourrissait les pigeons, la place les jours ordinaires, les jours de marché ou de grand déballage, les camelots, les chalands et les objets, les choses simples de la vie … notamment un « pêle-mêle » qui l’intriguait beaucoup, cet objet supportant de nombreuses photos qui se chevauchaient parfois et posé sur la cheminée.

Et … en allant vers les quais … les boutiques du centre ville : le cordonnier vers la place du Châtelet dit le « juge des cuirs et des coutures » qui tient ce commerce avec sa femme à la caisse et … sur les étagères, les boîtes de cirage « Kiwi » !!, la mercière dans son joli magasin bleu qui accompagne ses clientes sur le pas de la porte pour être dans le bon ton entre les boutons et la robe à rénover, l’horticulteur, Monsieur Lapray, le « magicien des fleurs et des arbres » qui autorisait la visite de ses serres aux plantes multicolores, le pâtissier, Monsieur Jeannot, « carré de silhouette et franc de sourire », surveillant les apprentis depuis sa fenêtre, portant sur leurs têtes, les plateaux de tartelettes à livrer… qui semblaient se déplacer seuls avec le bout d’une chaussure débordant !!


 

Et des « personnages » marquants : « l’homme dans sa petite voiture à manivelle » : un infirme sans ses jambes, gravissant tant bien que mal la rue de la Citadelle … se faisant aider par les passants et … les « deux ombres », les demoiselles Dansk qui tenaient un magasin de tissus …

Et sa passion pour les tritons qu’il élève dans sa baignoire, les truites « Hokusaï » et la rainette qui a disparu un beau matin et qu’il a retrouvé coincée dans une pile d’assiette !! qu’il a libérée dans un jardin public … rassurons-nous !!

La lecture des extraits de ces deux livres, « des histoires anodines et des anecdotes minuscules », interprétée par Catherine et Emmanuel, d’une durée d’une heure -seulement-, a offert un joli voyage au cœur de la ville qui a touché celui du public, émerveillé par la douceur de l’écriture et la simplicité des choses.

 
 
 

Article et photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 20 nov 2017

Colette ANDRIOT présente son dernier recueil de poésies : « Au gré du gris des jours » ...


« Au gré du gris des jours », un recueil de poésies au joli format 15x10 cm, écrit par Colette Andriot et illustré par Anouk Van Renterghem, propose des textes courts évoquant la vie, l’engagement et l’écriture.

 

 

 

* Colette Andriot, poétesse, est née à Paris et vit en Bourgogne depuis de nombreuses années.
D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la Culture de Chalon-sur-Saône avec Francis Jeanson.
Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la Culture jusqu’en 1978, puis a ensuite été bibliothécaire.
Elle est membre du Collectif «Impulsions» devenue «Nouvelle Impulsion».
Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeurs.
Elle propose avec « Au gré du gris des jours » une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement, aussi.

 

 

 

Colette Andriot a publié à ce jour de nombreux ouvrages :

Pourquoi pas 2005, Gros Texte (2012)
Pendant que me revient l'odeur des foins, éditions Châteauroux-les-Alpes (2009)
Pattes d'oiseaux pattes de chat, illustrations de Luce Guilbaud, Editions La Renarde rouge (2007)
Au coin d'une rue, éditions Gros Textes (2006)
Carnet de notes, Polder No 112, Décharge / le dé bleu.
Froissement, éditions Rétro-Viseur (19 95)
Nocturnes (signes de nuit), éditions le dé bleu / Impulsions (1986)
Passante, éditions Info-poésie
Le poème n'a pas de lisière, éditions le dé bleu (1981)
… et a contribué à : Horizon 21, Travers, A Contre-Silence, Rétro-Viseur, Paterre Verbal, Comme en Poésie, Texture …

* Anouk Van Renterghem, originaire de Bruxelles, est une jeune et prometteuse artiste.
Elle vit et travaille à Lille dans le monde du livre, après quelques années passées dans les terres bourguignonnes.
Elle a illustré un premier livre « Novembre » en 2016 ; elle revient cette année avec « Au gré du gris des jours », tout en nuances, avec une approche riche en matières, minérale et aquatique, aussi.

« Au gré du gris des jours » est édité à l’Atelier des Noyers, à Perrigny-les-Dijon (21) dirigé par Claire Delbard et imprimé chez Dicolorgroupe à Ahuy (21).

Il fait partie de la collection Carnets de Vie.
Il s’insère dans le catalogue qui propose de faire dialoguer auteurs et plasticiens autour de plusieurs directions : Carnets de Philo, de!v!ie, de!Couleurs et bientôt de Nature et d’Enfance.

« « Recoudre ce qui est depuis longtemps déchiré
ou jamais bordé d’une mauvaise lisière » »

« «  Le silence est-il bleu
où nous entraîne Yves Klein » »

« « La rouille de la vie
ça grince
ça écorche le silence » » … Colette Andriot

 
 

 

Article et photos : Christiane Chapé
Photo Colette Andriot : archives Vivre@Chalon

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Infos pratiques :

* Colette Andriot : 03 85 87 80 58
* Anouk Van Renterghem : https://avanrterghem.wordpress.com/

Imprimer - - par christiane chapé - 24 oct 2017

J'ai lu pour vous « LA TETE EN FRICHE » de Marie-Sabine Roger ...


« « Bonjour, je m'appelle Germain, j'ai quarante-cinq ans, je mène une vie paisible.

Enfin, sans à-coups.

J'ai mes potes de bistrot la journée et le soir, la tête dans les vapeurs du "jaune", je retrouve ma maison à moi, ma caravane, au fond du jardin de ma mère.

Certains disent de moi que je suis simple d'esprit et j'en suis fier.
Margueritte m'a dit que le royaume des cieux m'appartenait. ...

Que ma simplicité m'offre une ouverture sur la vie !!!

Là, je n'ai pas tout compris, mais puisque c'est Margueritte qui le dit.
Au fait, je ne vous ai pas encore parlé de Margueritte, ma copine du square qui partage mon banc et compte les pigeons avec moi.

On est d'accord sur le nombre : dix-neuf ...

Ca n'est pas ma petite amie, c'est ma grande et vieille amie. Elle est vieille Margueritte, elle a quatre-vingt-six-ans.

Je n'ai jamais eu de grand-mère, je l'adopte.

Amie et mamie ... j'adore.

Elle est très pétillante et grande lectrice devant l'Eternel.

Chaque jour elle me parle d'un mot inconnu de moi : "moineau : oiseau passereau à livrée brune striée de noir", "germain : qui appartient à la Germanie", "marguerite : avec un seul "T" qui est un nom de fleur, "Annette : sans "e" et avec "th", qui veut dire fenouil".
Du coup je cherche dans le dictionnaire tous les soirs en rentrant de guingois de chez le Jojo.

Youpi, je suis instruit ....

Ma rencontre avec Margueritte bouscule et bouleverse ma vie.

J'aime Margueritte qui m'apprend au travers des mots et des livres, le monde qui m'entoure.

Je ne savais pas que j'étais entouré d'un monde.

Un autre monde que : "caravane, jardin, mère, square, bistrot, pigeons ... "

Ma Margueritte à moi, ne me quitte pas » » ...


4ème de couv. : Racontant l'histoire d'une drôle d'amitié, ce roman rend hommage avec beaucoup d'humour et de tendresse au plaisir de la lecture.
Auteur : Marie-Sabine ROGER, poche aux Editions "J'ai Lu".


"La tête en friche" a été adapté au cinéma par Jean Becker avec Giselle Casadesus et Gérard Depardieu et vient d’être diffusé à la télévision suite au voyage dans les nuages de Giselle Casadesus.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, (je n’ai pas vu le film) … je vous la suggère ... et tout au long des pages, la voix particulière et chantante de Gisèle Casadesus a résonné à mes oreilles.


Et ... merci ma fillotte, pour ses bons conseils de lecture.

Christiane Chapé
 
Imprimer - - par christiane chapé - 30 sept 2017

L'été c'est fait pour lire vous dit à l'année prochaine !!!

L’été c’est fait pour lire et voici la dernière chronique de cet été 2017. Oui, je sais, les puristes vont me dire que l’été n’est pas tout à fait terminé, que le but est bien d’aller jusqu’au bout, que tout cela est scandaleux ! Oui, mais la chronique va cesser le dimanche 17 septembre et c’est bien ainsi… Et en même temps je n’interdis pas de lire les dernier jours de l’été et même au-delà durant l’automne et l’hiver… L’été c’est fait pour lire va donc tirer sa révérence pour cette saison 2017 avec encore un petit merci aux médias qui l’ont diffusée, RCF en Bourgogne, Jérico Nancy, Déclic Toul, Vivre-a-chalon et critiques Libres !

 

Merci aux lecteurs et auditeurs qui ont suivi jour après jour ces libres propos sur les livres et j’espère que certains auront trouvé là des idées de lectures estivales ou qu’ils auront engrangé pour plus tard…

 

Reste maintenant à donner un dernier conseil de lecture ou de vous faire une dernière proposition. Exceptionnellement, d’ailleurs, il s’agit d’un livre que je n’ai pas lu mais que je consulte presque tous les jours au moins une fois… Oui, je veux parler du dictionnaire ! Non, je ne parle pas d’un site Internet mais bien du dictionnaire papier, vous savez, le gros bouquin à l’ancienne…

 

Oui, je dois vous l’avouer j’aime avoir un dictionnaire à portée de mains. En fait, j’en ai plusieurs et ils ont chacun un rôle différent. J’ai un Gaffiot… Oui, cela va en surprendre quelques-uns mais depuis mes études de latin je n’ai jamais complètement cessé de lire du latin, quelques-fois dans l’année. Mes Lettres latines sont là et j’ai besoin, régulièrement, de faire un tour dans mon Gaffiot, référence absolue à mon niveau et comme il m’a donné satisfaction je n’ai pas cherché ailleurs…

 

Ensuite, j’ai mon Petit Robert en deux volumes, un pour les noms communs et un pour les noms propres. C’est mon grand-père paternel qui m’a fait découvrir cet ouvrage et au départ, le nom m’amusait beaucoup. Puis, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un dictionnaire très littéraire et de qualité, moins caricatural que le Larousse et du coup beaucoup plus utile pour travailler. Seul inconvénient, comme il y a deux volumes, le prix est conséquent et je ne le change que quelques fois. Là, en ce moment, j’en suis à celui de 1987 et il va être temps que je m’offre une version plus actuelle…

 

Mais je complète le Petit Robert par le Petit Larousse illustré et là je suis plus à jour… Alors, certains me demanderont à juste titre quel est l’intérêt d’avoir Larousse et Robert… Seuls les joueurs de Scrabble savent la réponse : Larousse est la référence de jeu en langue française. Il est donc important, pour les joueurs, d’avoir à la maison un Larousse à jour… J’avoue quand même que si j’ai bien le dernier né, édition labélisée 2018, en fait, nous le changeons à la maison que tous les deux ou trois ans… deuxième aveux, ce n’est pas moi le joueur de Scrabble de la maison, moi je ne consulte le dictionnaire que pour affiner un sens ou contrôler une orthographe… Chacun ses goûts !

 

Et j’en arrive à mon dernier dictionnaire régulièrement ouvert, feuilleté et utilisé, Le visuel Français-Anglais des éditions de L’Homme. Il s’agit d’un remarquable ouvrage canadien qui me sert quand j’ai un problème avec du vocabulaire anglais mais aussi tout simplement pour comprendre certains objets, instruments, machines, thématiques… Ce livre est tout simplement génial et si vous vous asseyez dans votre salon avec, vous pouvez lire durant deux heures et n’avoir pas vu passer le temps… 

 

Voilà, l’été c’est fait pour lire mais le dictionnaire, lui, vous accompagnera toute l’année et même au-delà !

 

Très bonne lecture et à très bientôt !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 17 sept 2017

L'été c'est fait pour lire (avec un bon pull) des romans ésotériques !

L’été s’étire, la météo devient moins favorable et la température finit même par descendre en-dessous des normes… il n’en demeure pas moins que l’été c’est fait pour lire et que nous allons continuer cette chronique jusqu’au bout, jusqu’à l’arrivée de l’automne, belle saison d’ailleurs pour les livres ! Aujourd’hui, je vous propose de fureter du côté des thrillers ésotériques avec la belle série des enquêtes d’Antoine Marcas, policier franc-maçon…

 

C’est vrai qu’il aura fallu quelques années pour que cette série me tombe dans les mains. En fait, c’est principalement son adaptation en bande dessinée qui m’a motivé. Puisque le premier roman de la série arrivait en bédé, autant aller le lire en roman aussi et mesurer la qualité intrinsèque de cette histoire, la solidité de l’intrigue et de la construction de ce thriller, enfin, de prendre le temps de rencontrer cet Antoine Marcas, policier et franc-maçon…


Que l’on soit bien clair entre nous. Je ne suis pas franc-maçon et je n’ai pas d’à priori. Je ne connais pas la Franc-Maçonnerie, je n’en ai pas été victime, et je regarde cette organisation humaine comme j’en regarde d’autres auxquelles je n’appartiens pas comme la Société protectrice des animaux, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, les sauveteurs en Mer… Je ne suis donc pas venu chercher dans ce roman des secrets francs-maçons pour mieux les comprendre, les aimer ou les combattre. Non, il y avait inscrit thriller sur la couverture et c’est bien ce que j’avais l’intention de lire : un thriller.

Il ne m’importe guère au départ de juger les personnages en fonction de leurs croyances. Il y a donc des Francs-Maçons, des Nazis, des membres de la société Thulé, des Palestiniens, des Croates, des nostalgiques des Templiers… certains sont plus pragmatiques et opposés à tout cela… Et alors ? Et bien comme dans tous les thrillers, il y a des bons et des méchants, un suspense terrible et un happy end… Et c’est ainsi que je suis entré dans la série et que j’y suis resté…

 

J’ai donc lu sans aucune lassitude Le rituel de l’ombre, Conjuration Casanova, Le frère de sang, La croix des assassins, Apocalypse, Lux tenebrae et nous voilà maintenant avec Le septième Templier. Oui, il date de 2011, j’ai un peu de retard mais que voulez-vous, je ne lis pas que cette série… D’ailleurs, je suis déjà dans le suivant, Le Temple noir… Donc, série que j’aime et dont je viendrai à bout, un jour, c’est sûr !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette série, précisons qu’il s’agit de gros romans, avec beaucoup de chapitres et de personnages et dont une partie se déroule dans l’histoire lointaine – là nous sommes au moment où le roi Philippe le bel tente de mettre la main sur le trésor des Templiers – et une autre contemporaine, celle où agit Antoine Marcas. Notre héros est bien franc-maçon mais pour autant les auteurs ne proposent pas une vision idyllique de la Franc-maçonnerie. Non, je les trouve assez équilibrés, paisibles, factuels et objectifs. Par contre, ils osent nous montrer quelques détraqués qui ont perdu de vue depuis bien longtemps les objectifs de la franc-maçonnerie…

 

Cette fois-ci, tout va commencer par une terrible trahison. Une sorte de cellule de sept Templiers contemporains va disparaitre, six frères seront bien assassinés car le septième a trahi… L’une des victimes a pu appeler Antoine Marcas juste avant sa mort ce qui permet à notre enquêteur de se mettre en chasse… Difficile de vous en dire plus car, d’une part un thriller fonctionne sur le suspense donc il faut vous le laisser entier et, d’autre part le roman se prolonge avec le suivant donc il y a encore plus à protéger… 

 

Nous sommes donc dans un thriller historique, ésotérique, spirituel, politique, contemporain et profondément humain. C’est probablement pour cela que je n’ai pas vu passer le temps de lecture, que je suis déjà dans le tome suivant – Le temple noir – et que je ne peux que vous encourager à découvrir cette série même si j’ai bien conscience que pour aimer cela il faut une bonne dose de passion pour l’histoire, pour le mystère et pour les polars en général… La lecture d’un tel roman s’appuie sur des liens entre passé – plus ou moins lointain – et monde contemporain et cela nécessite pour le lecteur de solides compétences sur la Préhistoire, le monde juif et chrétien, le Moyen-Age, le dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle… bref sur toute l’histoire de l’humanité ! Pour ceux qui n’ont pas ces connaissances – donc les lecteurs les plus nombreux – vous serez obligés de faire confiance aux auteurs et parfois vous serez dépassés… Franchement, ne vous en faites pas, il y a tellement d’autres polars, thrillers, et autres policiers que vous devriez bien trouver chaussure à votre pied en faisant l’impasse sur les Marcas. Pour les autres, puisque l’été c’est fait pour lire, bonne lecture !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 sept 2017

L'été c'est fait pour lire avant que les arbres lecteurs ne perdent leurs feuilles !

L’été c’est fait pour lire et en arpentant les espaces où l’on pouvait difficilement circuler du Livre sur la place j’ai rencontré une autrice jeunesse qui avait de belles merveilles à partager dont un remarquable Arbre lecteur que j’ai immédiatement acheté pour une de mes petites-filles…

 

 

Comme c’est beau ! Comme c’est tendre ! Comme c’est agréable de lire cet album à un enfant, de partager avec lui au pied d’un arbre, d’un arbre lecteur bien sûr !

 

 

L’enfant – qui est le narrateur de cette belle histoire – est un lecteur et, juste en face de sa chambre, siège, en quelque sorte, un arbre lecteur et curieux. Quand il prend un livre et lit sous l’arbre – belle position estivale d’ailleurs – l’arbre se penche sur le livre et toutes les feuilles de l’arbre tentent de lire l’histoire en même temps… Oui, c’est bien un arbre cultivé qui aime la lecture et on ne le blâmera pas !

 

A travers cette étrange et mystérieuse aventure, les auteurs, Didier Lévy et Tiziana Romanin, nous partagent le plaisir du livre, de la lecture, de la lecture commune, de la création du livre et même de l’élaboration du papier… à partir de l’arbre !

 

 

J’ai tout de suite accroché avec le graphisme de Tiziana Romanin, un trait efficace et poétique, doux et esthétique, qui nous embarque immédiatement dans l’histoire tout en nous laissant libre de faire ce voyage ou pas…

 

Alors, je suis parti en voyage pour un pays où les arbres lisent – et pas que pendant l’été – et j’ai décidé d’y accompagner une petite fille… mais je ne sais pas encore si elle va accepter ce grand voyage au pays des livres…

 

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, comme cet album parle du livre et de la lecture, comme il est beau, je ne peux que vous souhaiter une excellente lecture accompagnée ! Et pendant ce temps-là, je vais m’empresser de lire un second album de cette autrice car je l’avoue, j’ai cédé deux fois au désir et à la beauté !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 sept 2017

L'été c'est fait pour lire avec de beaux livres...

L’été c’est fait pour lire – et je vous assure que ce n’est pas si simple d’écrire cette phrase magique quand la température de la salle baisse comme aujourd’hui – et pourquoi ne pas continuer dans le domaine des livres jeunesse avec l’étonnant album L’histoire extraordinaire d’Adam R., le nain qui devint géant ? C’est le fruit du travail de Tiziana Romanin que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Nancy le week-end dernier à l’occasion du Livre sur la place 2017

 

 

Cet album part d’une histoire réelle ce qui fait dire à l’autrice que cette fois, contrairement à d’autres histoires à illustrer, elle a été obligée de travailler comme pour le cinéma ou le théâtre en exerçant sont métier de scénographe pleinement : recherches des lieux, des décors, des costumes, des personnages… Tout devait être à la fois féérique comme dans un conte et bien réel puisque Adam R avait bien existé !

 

 

Le narrateur est enfant au départ de cette histoire et il est un peu comme un ami d’Adam R. Il a 4 ans au début du récit et il va suivre la vie d’Adam en devenant de façon exceptionnelle son chausseur. Il faut dire que ce nain va voir ses pieds grandir et à chaque fois qu’on lui fabrique une paire de chaussure sur mesure, les pieds ont déjà grandi au moment de l’essayage final… Heureusement, notre jeune narrateur se propose de suivre Adam de très près pour arriver à lui fournir des chaussures à sa taille. Le début d’une grande amitié !

 

Adam va passer du statut de nain à celui de géant puisqu’il finira à la taille de 2m34. Mais la taille n’est pas le seul aspect particulier d’Adam. Il est aussi un grand lecteur ce qui le fait grandir en sagesse, ce qui n’est pas rien en ce bas-monde…

 

Il y a quelque chose de pathétique dans le destin de ce pauvre Adam mais en même temps de la poésie, de l’humanisme et même du spirituel… Oui, cet album pour enfant est d’une très grande profondeur et j’ai été très touché par cette histoire qui montre que chacun des êtres humains, chacun d’entre nous, est unique. Certes, le nain ou le géant montrent de fait leur différence mais chaque humain est unique par son corps, mais aussi son esprit, sa sagesse, son regard sur la vie, sur les autres…

 

C’est aussi un très bel ouvrage sur l’amitié et l’altérité. Le narrateur entre en contact avec Adam et finit par oublier sa taille, son statut physique, pour ne plus regarder qu’un humain parmi les autres. La relation est profonde et quand Adam meurt il lègue ses livres au narrateur qui à son tour va lire et grandir en sagesse, en humour, en poésie, en humanité…

 

Ce qui fait que le livre devient aussi celui de la transmission. Il ne faut pas que savoir, il faut savoir vivre avec les autres et leur transmettre nos savoirs pour les aider à vivre avec… L’humanité vivante est là devant nous…

 

 

Et tout cela avec des dessins magnifiques, une narration graphique parfaite, un rythme étonnant… Une histoire banale mais prenante, une histoire vraie mais qui est aussi un conte, un livre qui comme ceux d’Adam fait grandir en sagesse, en humour, en poésie et en humanité… Et si c’était cela un beau et bon livre !

 

Alors comme l’été c’est fait pour lire, voici une belle idée de lecture à partager et transmettre… L’histoire extraordinaire d’Adam R., le nain qui devint géant, de Tiziana Romanin et Didier Lévy aux éditions Sarbacane…
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 sept 2017

L'été c'est fait pour lire des albums pour enfants... de Delphine Chédru !

Comme l'été c'est fait pour lire et que nous sommes encore en été malgré les températures, continuons à parler de livres et cette fois-ci pour la jeunesse suite à mon passage au salon du livre de Nancy... Le livre sur la place 2017 !

Toujours autant de plaisir à voir des auteurs jeunesse comme Delphine Chédru. Ces livres ne sont jamais anodins et elle montre avec talent que l’on peut raconter des histoires avec des moyens différents : les mots, les dessins, les formes, les couleurs…

Par exemple, Jour de neige, est tout simplement une petite merveille, un joyau de la couronne, une pépite en accès libre, bref, un livre pour enfant comme j’aime les lire et les garder dans ma bibliothèque…

Jour de neige est un album cartonné pour les tout-petits, ceux qui ne savent pas lire. On pourrait croire que les adultes vont s’y ennuyer mais, en fait, chacun peut se raconter – ou raconter à son enfant – son histoire et c’est surement plus riche qu’une histoire qui serait entièrement écrite et balisée, qui serait identique pour tous ! Ce sont ces belles histoires uniques que j’adore, ces livres que je chéris et ce d’autant plus que chaque fois que je les ouvre j’y découvre une nouvelle histoire ! Je pense donc que Jour de neige va m’accompagner encore de longues années, enfin si Dieu me prête vie, bien sûr !

Donc, Delphine Chédru est là sous le chapiteau du Livre sur la place, elle dédicace mais pas comme les autres auteurs et autrices. Elle dédicace avec des ciseaux et des gommettes… et un peu avec ses crayons, quand même !

Elle présente, entre autres, un nouvel album fascinant et plein de surprises, Bonjour Au revoir ! Là, ce sont les couleurs qui jouent un rôle essentiel ainsi que le lecteur qui doit porter des lunettes spéciales…

Merci à Delphine pour sa patience, ses explications, la qualité et la finition de ses livres… et comme l'été c'est fait pour lire...

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 sept 2017

L'été c'est fait pour lire... et relire les romans d'Agatha Christie !

L’été c’est fait pour lire et on a le droit de lire des romans policiers même s’ils sont vieux, anciens et poussiéreux. En clair, on a le droit de lire des romans d’Agatha Christie et je ne m’en lasse pas… En voilà un de terrible…

 

Oui, le roman du crime atroce, celui qui fait peur dans les chaumières et voter à droite… Non, je rigole – enfin presque – mais c’est vrai que cette histoire commence par un crime horrible. On peut en parler sans avoir peur de vous détruire l’effet suspense car l’histoire n’est pas sur le crime, plutôt sur le « qui » et le « comment » au moment où on s’apprête à conduire le supposé coupable vers la potence… Donc, ouvrons Mrs McGenty est morte


Heureusement pour lui, le superintendant Spence a un doute et il va en parler à son ami Hercule Poirot. Poirot, l’ultime recours, l’homme qui a su dompter ses petites cellules grises, le super héros des enquêtes impossibles, le génie qui comprend tout. Rien ne peut lui résister !


Plusieurs enjeux malgré tout dans cette histoire dont le scénario semble, au premier abord cousu de fil blanc. Poirot arrivera-t-il à trouver la solution de l’énigme avant l’exécution de James Bentley, brute épaisse qui semble indifférent à son sort et qui ne fait rien pour aider le Belge d’Agatha Christie. Mais, rapidement, on se demande aussi si le coupable n’est pas effectivement James mais pour des raisons cachées, avec des explications complexes, ce qui pourrait en surprendre plus d’un, voire en gêner quelques-uns. Enfin, l’angoisse monte et on s’interroge sur le fait que certains personnages qui paraissent sympathiques au début du roman pourraient bien être impliqués dans ce crime horrible… Le crâne fendu par un hachoir de boucher qui prenait la poussière en jouant la décoration…


C’est aussi l’occasion de revoir, pour ceux qui la connaissent déjà, Mrs Oliver, une amie d’Hercule Poirot, une romancière qui maîtrise les énigmes de policiers depuis des années et ne dédaigne pas de jouer à l’enquêtrice avec le grand Hercule. Elle vient probablement chercher des idées pour son prochain succès en librairie… tout en citant Agatha Christie. Je me suis toujours demandé le lien réel entre Mrs Oliver et Agatha Christie… Je n’ai aucune certitude mais il m’arrive de croire que la célèbre reine du crime faisait parfois preuve d’un peu d’autodérision et que, dans ce cadre-là, Ariane ne serait que l’éclat de rire d’Agatha… Mais vous n’êtes pas obligés de me croire !


Un roman policier avec Hercule Poirot, solide sans génie spécifique mais qui se laisse bien lire, surtout en été puisque l’été c’est fait pour lire même si le soleil a disparu !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 sept 2017

L'été c'est fait pour lire y compris Le crime du chat !

L’été c’est fait pour lire et cet été j’ai particulièrement lu et abordé de façon détaillée la série Les enquêtes de Sir Malcolm Ivory de Mary London. J’avais eu un roman de cette série un peu par hasard puis quand j’avais découvert qu’il s’agissait d’une série écrite par Frederik Tristan, un romancier que j’aime beaucoup, j’avais décidé de lire la série – en fait il m’en manque encore deux ou trois – de façon à percer le mystère de son écriture… Oui, il court le bruit que Frederik Tristan aurait suivi pour écrire ces romans une trame fournie par l’éditeur… Je n’ai pas formalisé encore cette trame, mais j’avoue que maintenant je comprends assez vite les romans, je devine vite qui est le coupable et même les motivations de l’assassin… Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de bons romans policiers classiques, agréables à lire pendant les vacances et qui rendent hommage aux autrices britanniques qui nous bercent depuis si longtemps…

 

 

Cette fois-ci, sir Malcolm Ivory est mis sur une affaire par un de ses amis et non par Scotland Yard. Il faut dire que sir Albert Church est l’un des plus vieux amis de sir Malcolm Ivory. Pas parce qu’ils sont aristocrates tous les deux, non, seulement parce que dans leur jeunesse lointaine ils ont voyagé ensemble, sont allés en Chine et sont tombés amoureux de la même femme… une jeune chinoise qu’aucun des deux n’a épousée et qui hantent encore leur mémoire d’une certaine façon… L’un est resté célibataire, sir Malcolm Ivory, l’autre s’est marié, sir Albert Church. Ils fréquentent le même club et dinent régulièrement ensemble…

 

Sir Albert Church organise souvent chez lui des diners et lors d’un dernier diner, de façon inexplicable, son chat est assassiné ! Son chat Churchill était son plus grand ami et c’est quasiment le drame de sa vie… Seul son ami sir Malcolm Ivory pourrait l’aider à comprendre ce qui s’est passé… Sir Malcolm Ivory accepte la mission d’autant plus que très rapidement les choses s’avèrent plus complexes que prévu et que la vie de sir Albert Church pourrait bien être en danger…

 

Il faut bien avouer que sir Albert Church n’est pas très sympathique et que de très nombreuses personnes pourraient bien avoir envie de le faire disparaître… A commencer par sa femme Victoria, ses deux enfants dont un se drogue et l’autre veut faire du théâtre, son banquier Trickers, le fils d’une riche héritière devenu spécialiste des sectes chinoises… Bref, les candidats au crime ne manquent pas et la curiosité de sir Malcolm Ivory est prise au jeu même si la victime n’est qu’un chat ! Encore qu’en Grande-Bretagne, les chats ne soient pas de simples animaux…

 

Evidemment, tout est beaucoup plus complexe et finalement Scotland yard fera appel à sir Malcolm Ivory pour une affaire d’enlèvement qui pourrait bien avoir un petit lien avec le crime du chat… Allez savoir !

 

J’ai beaucoup apprécié ce roman même si je dois avouer que je n’ai pas été surpris par l’issue. Mais, très rapidement on est pris par ces personnages de la haute qui souffrent et ont du mal à trouver le bonheur… D’ailleurs, assez étonnamment, d’une certaine façon, le roman va connaitre un happy end et certains personnages – pas tous bien sûr, puisque le chat, par exemple, est déjà mort – vont connaître un début de bonheur !  

 

Voilà, cette série aura donc été pour moi une belle découverte et cette lecture s’est avérée totalement estivale et sympathique… Alors, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous avec ce roman Le crime du chat ! L’été n’est pas terminé…

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 7 sept 2017

La rentrée littéraire à Nancy... Le livre sur la place !

Le week-end prochain est celui de la grande rentrée littéraire, Le livre sur la place de Nancy. Je sais bien que certains sont lassés par cette expression « rentrée littéraire » car elle donne plus le sentiment d’opération commerciale que de travail autour de l’écriture… Bon, ce n’est pas faux, mais quand même, c’est l’occasion de découvrir des romans, des auteurs et d’initier certains au bonheur de la lecture ! Arrêtons de toujours nous plaindre, d’en vouloir aux enseignants, aux méthodes d’apprentissage de la lecture, aux jeunes, aux éditeurs, aux médias… Non, c’est à chacun d’entre nous de transmettre le plaisir de la lecture en lisant et partageant nos bonnes lectures !

 

Chaque fois que l’on donne à un jeune un livre qui lui fait plaisir – et c’est largement réalisable – on favorise l’éclosion d’un nouveau lecteur ! Allons donc dans les salons du livre, discutons avec nos proches, tirons-les vers ces manifestations – souvent d’ailleurs gratuites – et offrons à chacun d’eux un ouvrage après avoir rencontré l’auteur, discuté avec lui, suscité la curiosité… Je sais bien que le livre coûte un certain prix mais heureusement nous n’avons pas tant de jeunes autour de nous… encore que dans mon cas cela soit très discutable ! En tous cas, je serai à Nancy et j’espère bien y faire de belles rencontres et revenir avec des livres à offrir à certains !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 sept 2017

L'été c'est fait pour lire tous les classiques que l'on va faire lire à vos enfants cette année !

L’été c’est fait pour lire et parfois il est bon et délectable de se plonger dans ces textes que la tradition a portés jusqu’à nous. Je sais que cela en surprendra toujours quelques-uns mais j’affirme que l’on peut prendre beaucoup de plaisir en lisant Le roman de Renart, Roméo et Juliette, La chanson de Roland, Tristan et Iseult…

En fait, on connait les titres de ces œuvres mais on ne les a que très rarement lues en entier… Tenez, par exemple, vous souvenez-vous d’avoir lu un jour Tristan et Iseult ? Non, je ne vous demande pas si vous en avez entendu parler, mais bien si vous avez eu le courage, l’audace, l’occasion de le lire, de rencontrer ces deux personnages atypiques, Tristan et Iseut qui n’auraient jamais dû se rencontrer et s’aimer…

D’ailleurs, ils furent victimes d’un sortilège et non d’un coup de foudre ordinaire… Si je vous parle de ce texte, dont d’ailleurs les auteurs sont assez nombreux et qui se sont inspirés eux-mêmes de la tradition orale ou écrite de leurs peuples, de leurs régions, de leurs pays, c’est parce que nous sommes-là en face d’un texte que l’on donne à lire à des collégiens de cinquième alors que les parents ne s’en souviennent même pas ! Il est peut-être temps de remédier à cela et tous les parents qui ont des enfants qui entrent en cinquième cette semaine devraient le lire, en devoir de fin de vacances ou de reprise, pour pouvoir en parler avec leurs enfants…

 

Imaginez une réunion de parents d’élèves au collège qui commencerait par une mise en commun après la lecture de Tristan et Iseult… La littérature classique deviendrait ainsi la littérature, c’est-à-dire un corps vivant et réactif, interactif dirait-on aujourd’hui… Les livres perdraient leur poussière, les auteurs gagneraient en notoriété, les thématiques seraient abordées en famille, voir même sur la plage, qui sait ? Imaginez – allez faites un petit effort – que vos voisins sur la plage parlent ainsi : - Que penses-tu du comportement d’Iseult quand elle jette dans la mer le grelot magique de son chien ? - Le problème est bien là, c’est un grelot magique et si elle s’en sépare c’est pour souffrir autant que Tristan, en même temps que Tristan, pour ne pas échapper à son destin ! - Tu crois vraiment que le destin de Tristan et Iseult est écrit, comme cela, une fois pour toute ? Oui, une telle discussion en surprendrait plus d’un car, au-delà du thème lui-même, elle apporterait la preuve absolue que lire c’est vivre ! Oui, quand on entre dans Tristan et Iseult, comme dans n’importe quel roman, on finit par croire que les personnages que l’on rencontre sont de véritables personnes.

 

Oui, Tristan et Iseut ne sont plus des fruits de l’imaginaire d’un auteur, ils sont humains ! En fait, on se projette dans ces personnages, ils deviennent « nous » ! Et donc on s’interroge sur leur destinée… Comme si nous avions, nous aussi, à résoudre leurs problèmes… Ah, ces amours impossibles ! Heureusement, comme chacun le sait bien, tout cela n’arrive jamais dans la vraie vie ! Attention, il ne s’agit pas de croire que la fiction devient réalité, ce n’est pas un fantasme de jeune fille ou de poète perdu dans ses pensées, mais plutôt du fait que nos lectures peuvent s’incarner et nous aider à vivre… Très différent, non ? Pour moi, Tristan et Iseult n’est pas simplement un texte.

C’est une incarnation de l’amour, certes fortement marqué par son temps et ce roman du Moyen-Age je l’ai vu devenir un guide pour une classe de cinquième ce qui m’a prouvé que des jeunes collégiens pouvaient le comprendre, se l’approprier et le faire vivre ! J’ai eu l’occasion de le travailler avec une classe avant d’inviter les parents des collégiens à venir le découvrir avec nous lors d’une lecture au château de Couches en Bourgogne. C’est devenu une histoire portée par des filles et des garçons en pleine adolescence, une histoire solide qui les a fait rêver et qu’ils ont su transmettre à des parents comme s’il s’agissait d’un texte moderne et puissant…

Et si c’était cela la littérature : des textes forts à découvrir et vivre, qui parlent aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui même quand ils ont plusieurs siècles d’âge ? Puisque l’été c’est fait pour lire, au moins encore durant quelques semaines, il est donc temps de ressortir de votre malle de livres et classiques scolaires ce Tristan et Iseult et tous les autres textes que l’on va imposer à vos enfants. Ce sera aussi une belle occasion de partager le soir à table !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 sept 2017

L'été c'est fait pour lire et écouter Brel !

L’été c’est fait pour lire et aussi écouter de la musique. Les deux ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’un de l’autre car on peut écouter de la musique en lisant ou lire un ouvrage sur un chanteur, un musicien, un compositeur… Cette année n’est ni un anniversaire pour Jacques Brel, décédé en 1978, ni un anniversaire pour Gabrielle Vincent, décédée en 2000. Pourtant, j’ai envie de vous inviter à lire l’album consacré à Jacques Brel, immense chanteur, par Gabrielle Vincent, magnifique illustratrice !
 
Jacques Brel est, de toute évidence, un des plus grands chanteurs en langue française. Je dois vous avouer que je ne le connais pas beaucoup car j’ai été élevé dans une autre culture, celle de Brassens, de Ferrat et des chanteurs « rive gauche » de Paris. Mais, année après année, chanson après chanson, j’ai pris le temps de le découvrir et l'apprécier. Les Bourgeois, Mathilde, Amsterdam, Le plat pays…

« Et Les Vieux ? T’as oublié la plus importante, la plus émouvante ! »

Non, je la gardais pour la fin car c’est à cause de cette chanson que j’ai décidé de vous parler de Jacques Brel, aujourd’hui. En fait, tout a commencé, pour moi, par un magnifique livre, Brel, de Gabrielle Vincent. Remarquez, existe-t-il un ouvrage de cette admirable artiste qui pourrait ne pas mériter cet adjectif de « magnifique » ? C’est vrai que parfois on utilise comme des pléonasmes…

Dans la première partie de cet ouvrage, on trouve, hormis une petite préface de France Brel, une série de croquis de Brel saisis en train de chanter… Pas de texte, pas de mise en scène, seulement des expressions immortalisées sur du papier… Même celui qui est novice dans ce domaine prête l’oreille et croit entendre la voix de Jacques sortir des feuilles…

Dans la seconde partie, on a l’impression de retrouver Ernest et Célestine – les personnages habituels de Gabrielle Vincent – dans leur univers chaleureux… Mais… Non… Ce ne sont pas notre tendre et paternel Ours et notre Souris espiègle et innocente, mais un couple de vieux… Pas de texte inclus dans l’image, seulement, en dessous, un morceau de la chanson de Brel… Oui, c’est bien cela, Gabrielle Vincent dessine portée par une chanson bouleversante…

« Je dessine sans arrêt en écoutant Brel. La série de dessins qui devrait illustrer la chanson Les Vieux est déjà très avancée. Tous les éléments du dessin naissent des notes de musique, des mots du chanteur qui viennent réveiller les cœurs, les esprits, les âmes… avant que l’on puisse, nous aussi, fuir « la pendule d’argent » et rejoindre ceux qui nous ont précédés comme Jacques Brel et Gabrielle Vincent…

Avec Arnaud de la Croix, l’éditeur – un ami aussi – de Gabrielle Vincent on peut dire :

« Plus de trente ans après la mort de Brel, et près de vingt ans après la première édition de l’hommage que lui rendit l’illustratrice, ni la chanson, ni les images n’ont vieilli. »

Pour le néophyte que je suis c’est une merveilleuse occasion de découvrir un chanteur – il faudra vous offrir un disque en plus car le livre, Brel, n’est pas livré avec un enregistrement de cette chanson Les Vieux – et de mesurer que cette artiste Gabrielle Vincent n’était pas du tout une simple raconteuse d’histoires pour enfants !

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et bonne écoute de Jacques Brel !
Imprimer - - par Michel Bonnet - 3 sept 2017

L'été c'est fait pour lire et comprendre notre monde et notre terre...

L’été c’est fait pour lire et aussi pour s’interroger sur les grands changements du climat. On en a déjà parlé ici, on sait qu’il a parmi les acteurs qui prennent la parole sur ce sujet des sceptiques, des convaincus, des opportunistes, des politiques… et il n’est pas toujours très simple pour le commun du mortel de se faire une idée précise de la situation.

 

Je suis comme vous, j’appartiens aux citoyens qui s’interrogent et il m’arrive de trouver dans les livres quelques réponses à mes questions… Alors, voici encore un livre assez pertinent… Je disais que les auteurs étaient très variés, voici donc un dialogue entre Alain Hervé – un journaliste, écrivain, navigateur et polémiste qui est devenu écologiste, voir même un pionnier de l’écologie puisqu’il était de l’équipe de campagne de René Dumont en 1974 – et Brice Lalonde – lui aussi fortement engagé dès la campagne de Dumont mais qui a été un acteur politique certain et un ministre français avant d’être plus engagé dans les actions diplomatiques. Ils ont donc de l’antériorité, l’expérience de l’écologie politique et médiatique, et ce sont surtout deux hommes, deux amis, qui veulent nous parler de la Terre et de son avenir…

L’ouvrage, Le ciel nous tombe sur la tête, 101 réponses sur le climat, se veut didactique et pédagogique pour atteindre le plus grand nombre et faire comprendre les enjeux de ces questions. Il date de 2015, donc ce qui est là est encore d’actualité et n’est pas remis en cause par certains chiffres révélés il y a quelques semaines dans le bilan climatique de 2016. Les deux auteurs sont – à mon avis – des modérés. Ils ne promettent pas l’enfer pour demain mais tentent de nous faire comprendre que la situation est grave, profonde et que nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés en regardant la banquise fondre même si elle a déjà fondu par le passé, ce qui est indéniable… mais quand elle avait fondu, une grande partie des terres avaient été submergées… Aujourd’hui, si ces terres étaient recouvertes d’eau, que deviendraient ses habitants ? Quand on voit l’accueil réservés aux premiers migrants en Europe depuis trois ans, il n’y a aucune raison d’être optimiste !

 

Je ne vais pas vous parler des 101 questions posées à Brice Lalonde et commenter les réponses. Je voudrais seulement vous parler d’un point capital car il nous concerne bien et les déclarations de Nicolas Hulot, notre ministre de la transition énergétique, vont dans ce sens : le problème majeur à régler est celui de l’énergie ! Dit comme cela, tout est simple mais quand on va plus loin tout se complexifie ! Il faut arrêter de toute urgence de brûler du charbon et du pétrole. C’est la source principale de pollution nocive pour le climat… mais, il faudrait aussi se passer du nucléaire car il faut dire que depuis l’accident du Japon il n’y a plus beaucoup de défenseurs de l’atome… Mais dans le même temps, l’homme consomme de plus en plus d’énergie ! Les auteurs citent un écologiste qui nous demande de bien garder la mémoire de notre humanité sur papier car il pense que d’ici peu l’énergie nous manquera pour avoir accès au numérique, à nos ordinateurs, à Internet… et alors cela risque d’être assez catastrophique ! Brice Lalonde estime que l’on n’est pas encore à ce scénario catastrophe mais il est quand même bon de s’attaquer réellement à cette problématique de l’énergie… Gérer, utiliser sans gaspiller, être raisonnable, partager, avoir conscience de l’humanité entière et pas seulement de nos petites personnes… Pour les auteurs, les philosophes ont fait leur travail, les scientifiques aussi, on a tous les éléments pour comprendre la situation et les enjeux… mais il semblerait que les politiques soient très en retard. Pour eux l’écologie ne semble qu’une petite variable d’ajustement, un enjeu électoral pas une règle transverse qui devrait participer à trouver les bonnes solutions…

Il y a encore de l’espérance, il faut agir et ne pas se construire de châteaux en Espagne qui ne pourraient que nous décevoir et nous entrainer dans le chaos ! Imaginez le ciel tombant sur la tête de nos ancêtres les Gaulois… Alors, comme l’été c’est fait pour lire et réfléchir, bonne lecture ! Puis, il faudra passer à l’action, non ?

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 29 août 2017





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