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Lire : Du bon polar !

Expérience intéressante, lors du dernier salon du livre de Paris, Livre Paris 2018, j’ai eu l’occasion de mettre les pieds sur le stand Amazon. A priori, ce n’est pas le stand que je fréquente quand je vais sur un salon du livre, à Paris comme ailleurs, mais quand j’ai pris rendez-vous avec Robert Dugoni pour l’interviewer je ne savais pas encore qu’il était édité chez Amazon… enfin, édité par Amazon est une expression qui me gênait et il allait falloir que je puisse comprendre tout cela…

En effet, quand on parle d’éditions par Amazon, on a tendance à croire qu’il s’agit d’autoédition… Et c’est bien le cas généralement. Mais, ici, pour Robert Dugoni, c’est un peu différent car cet auteur américain a un agent, un éditeur et Amazon n’est pas son seul éditeur… Par exemple, en France, cette série Tracy Crosswhite – du nom de cette enquêtrice de Seattle – est éditée par Michel Laffon et par Amazon… Et tout cela est bien complexe mais m’a bien poussé sur le stand Amazon…

D’ailleurs, je ne suis pas resté très longtemps sur le stand Amazon car pour des raisons pratiques – trop de monde et de bruit sur le stand Amazon – c’est en salle de presse que nous nous sommes finalement retrouvés. C’est là que j’ai pu m’entretenir pour la première fois avec Robert Dugoni, romancier américain que je venais de découvrir et lire pour la première fois… Je venais de commencer par le quatrième roman de cette série Tracy Crosswhite et, heureusement, on peut tout à fait le lire sans connaitre les trois précédents…

Ce fut une très belle rencontre avec un homme ouvert répondant avec précision aux questions, un romancier visiblement heureux de rencontrer des journalistes français et de constater que son héroïne Tracy rencontrait du succès auprès des lecteurs francophones…

Bien sûr, je reviendrai vous présenter cette série en détail mais je voulais déjà vous dire que j’avais vécu là une belle rencontre avec un homme de qualité. Le roman est lui-même bien écrit et il faut déjà vous dire quelques petites choses sur ce texte policier qui n’est pas simple à classer…

En effet, ce n’est pas à proprement parler un roman à énigme. Il n’y a pas seulement un crime à élucider avec des informations qui seraient connues dès le départ par le lecteur. Il y a bien un cadavre et à partir de là tout est complexe… une complexité merveilleuse qui prend le lecteur et ne le lâche pas !

Attention, ce n’est pas pour autant un thriller car le but n’est pas du tout de faire trembler de peur le lecteur… Seulement, le roman est nous montre que la vie est complexe et qu’une énigme en apparence simple peut en cacher une autre, puis une autre, puis une autre…

C’est aussi un roman social, un roman sur la procédure, sur la vie à Seattle et dans les montagnes autour… C’est un roman tout simplement car Tracy n’est pas seulement une enquêtrice, c’est aussi une femme, une jeune femme à la vie complexe aussi car on comprend très vite les traumatismes vécus et qui, semble-t-il, sont racontés dans le premier volume de la série, Le dernier repos de Sarah… J’ai d’ailleurs décidé depuis de lire les trois premiers romans…

Cette découverte, pour moi, de Robert Dugoni, de sa série et de ses romans, de son écriture et de sa gentillesse, est arrivée grâce à Emmanuelle Klein, l’attachée de presse qui l’a pris en charge lors de ce salon Livre Paris 2018 et je ne peux que la remercier !!!

Si donc vous avez l’occasion, l’opportunité et la chance de découvrir les enquêtes de Tracy Crosswhite, n’hésitez absolument pas, c’est une excellente série policière !
 
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 26 mars 2018

Livres pour les plus petits... avec Anne Crahay !

Ce n’est pas toujours simple de trouver des livres cartonnés pour les plus jeunes lecteurs, livres intelligents, bien dessinées, pratiques dans les menottes enfantines et que l’on est content de lire aux enfants !

 

Au salon du livre, Livre Paris 2018, nous cherchions un tel genre littéraire pour faire quelques cadeaux aux petits-enfants nés en 2017, c'est-à-dire ceux qui ne pouvaient pas encore lire Balzac dans le texte ou Victor Hugo en abrégé…

Heureusement, certains auteurs se sont mis depuis quelques décennies à écrire et réaliser de magnifiques ouvrages pour enfants que les adultes achètent même parfois pour leur propre plaisir… Ainsi en est-il de cette autrice Anne Crahay, ancienne élève et enseignante maintenant de l’école Saint-Luc de Liège !

Cette autrice vit dans les Ardennes et elle est éditée, entre autres, chez Albin Michel Jeunesse… et c’est bien sur ce stand que nous avons trouvé deux ouvrages – tout doit aller par deux pour les jumeaux – parfaitement adapté à la situation… Guili-guili et Au dodo sont deux titres qui paraissent simples pour ne pas dire simplistes mais dont la construction est parfaite. Là, avec deux situations connues des petits, la chatouille et le sommeil, on va jouer, exciter sa curiosité, permettre un jeu et une lecture avec les parents, préparer le sommeil ou apaiser les angoisses… Bref, l’objet-livre idéal pour les familles des tout petits !


Le livre a des rabats à chaque double page si bien que l’enfant lecteur va pouvoir jouer seul avec le livre à défaut de le lire. Là encore je suis très prudent car j’ai bien le sentiment que très jeune l’enfant se forge une forme de lecture, de plaisir du lecteur même… mais vous n’êtes pas obligés de me croire !

Deux magnifiques petits ouvrages qui tiennent dans la main et que je vais offrir à ces charmants petits lutins dans quelques heures…

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 24 mars 2018

A la découverte des insectes...

On a beau arpenter les allées extraordinaires et fréquentées du salon du livre de Paris, Livre Paris 2018, reconnaissons qu’il n’est pas pour autant facile de trouver la perle rare, c'est-à-dire l’ouvrage qui va plaire au lecteur à qui on le destine…



Imaginons que vous ayez, pure supposition gratuite, un petit-fils de trois ans qui est passionné par les insectes… En fait, trois ans et demi, à ces âges on n’aime pas être minoré… Donc, disais-je, vous cherchez désespérément un livre sur le sujet adapté à cette tranche d’âge. C’est bien là le problème car ce lecteur assidu ne veut pas une niaiserie quelconque avec une mouche ou une guêpe. Il veut un livre scientifique qui lui apprenne ce qu’il ne connaît pas encore sur la cétoine dorée ou la cicindèle champêtre ! Et c’est bien là que tout se complique car il n’est pas non plus en âge de dévorer une thèse sur la vie du charançon des noisettes, non ! Il veut juste découvrir ce qu’est le sphinx tête de mort pour le reconnaitre quand il va en croiser un chez lui…

Alors, on cherche, presque anéanti par la réalité éditoriale quand soudain le jour arrive, la lumière point à l’horizon et on découvre avec plaisir L’inventaire illustré des insectes de Virginie Aladjidi et Emmanuelle Tchoukriel, aux Editions Albin Michel Jeunesse. Là on comprend immédiatement que le Graal vient d’être trouvé… On a confiance car l’ouvrage n’est pas une création libre, il a été relu par Hélène Perrin, spécialiste des coléoptères au Musée national d’Histoire naturelle…

Plus de 70 spécimens sont présentés des plus connus aux plus mystérieux, de ceux que l’on croise tous les jours à ceux qui sont presque en voie de disparition… A chaque fois une magnifique planche illustrée et des commentaires scientifiques… Bref, exactement ce que l’on cherchait !


Les textes de Virginie Aladjidi sont le parfait exemple de ce que doit être la vulgarisation scientifique, y compris pour un enfant, que dis-je, surtout pour un enfant : c’est précis, véridique, accessible à tous et intelligent !!! Quand aux dessins d’Emmanuelle Tchoukriel, ils représentent ces insectes à l’échelle de la réalité, l’échelle 1, ce qui permet au jeune lecteur de prendre conscience de cet animal… tel qu’il va le croiser très vite car connaissant le lecteur à qui est destiné cet ouvrage j’ai bien conscience que très vite nous allons partir en chasse pour voir évoluer le clairon des fourmis dans son habitat…

Un très bel ouvrage qu’il faut vite découvrir et faire découvrir…

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 21 mars 2018

Livre Paris 2018 : Matthieu Maudet et son drôle de docteur...

Matthieu Maudet est le premier auteur que j’ai rencontré samedi dernier. En fait, ce n’était pas au salon Livre Paris 2018 mais dans la librairie du quartier de ma fille. Il faut dire qu’il faut tout faire pour aider ces petits libraires indépendants – petits n’est pas un adjectif péjoratif mais permet de faire la différence entre les grands distributeurs pour qui le livre n’est qu’un objet à vendre et les libraires qui lisent, conseillent, écoutent, organisent des rencontres, animent… – donc même si Matthieu était l’après-midi sur le stand L’école des loisirs, nous sommes allés le rencontrer le matin dans la librairie de quartier… où ce n’était pas plus calme car les parents étaient nombreux avec leurs enfants et ils voulaient tous les beaux livres avec les belles dédicaces !

 


C’est sur « Bonjour Docteur » que mon attention s’est immédiatement portée car je voulais pour le plus grand de mes petits-fils, à la demande de sa chère maman, un livre avec un méchant loup ! Or, certains le savent, le loup, dans les livres pour enfants, n’est souvent pas si méchant que cela…


Dans cet ouvrage, je crois que je peux spoiler un peu, le loup est terrible. Il est dans la salle d’attente avec d’autres malades et il lit son journal… D’ailleurs, une telle attitude devrait mettre en alerte car il lit ou se cache… Allez savoir !


Bon, sans surprise, il va finir par manger son voisin le lapin… et pas que ! Oui, cette histoire montre réellement un terrible loup digne de La chèvre de Monsieur Seguin ou de Pierre et le loup… Oui, terrible livre aussi et, pourtant, il est bien pour les enfants…


Le dessin de Matthieu Maudet est très sympathique et le docteur fait tout ce qu’il peut pour soigner le crocodile, l’éléphant, le loup, le lapin, le canard et le mouton… et quand on sait que l’éléphant est trop dur pour le loup et le crocodile trop dangereux on comprend que la journée sera difficile pour les autres…

Un beau livre cartonné d’un dessinateur qui enchante mes petits enfants depuis quelques années…
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 20 mars 2018

Une pièce de théâtre d'Agatha Christie adaptée en roman...

J’aime beaucoup la romancière Agatha Christie, c’est un fait et elle m’accompagne depuis longtemps. Je l’apprécie surtout pour ses romans dits à énigme qui sont considérés par beaucoup de lecteurs comme les meilleurs ou presque que la littérature ait engendré…

 


Mais j’avoue que parfois je lui trouve aussi un aspect humoristique indéniable et incroyable car elle peint la société dans laquelle elle vit et elle fait bien souvent preuve d’humour, de dérision, de cynisme et tout cela devient drôle. D’ailleurs ses personnages fétiches d’Hercule Poirot, Miss Marple ou ce couple incroyable que sont Tommy et Tuppence Beresford constituent une galerie de personnages plutôt critiques envers la société, parfois agaçants, tantôt attachants, et finalement drôles même si on ne rit pas à chaque page des romans de la reine du crime…

Je trouve que c’est dans ses pièces de théâtre que cet humour apparait le plus et en particulier dans une pièce comme Le visiteur inattendu… On est là dans une pièce criminelle par excellence puisque tout commence aux douze coups de minuit, en plein hiver, avec un cadavre, bien sûr…

Tous les clichés seront présent avec la femme suspecte et vénale, l’amant ballot qui s’est fait manipuler, l’observateur neutre qui ne l’est pas tant que cela, les policiers engoncés dans leur rôle et stupides, la mère de la victime parfois surprenante, un petit frère amoureux ou pas, des suspects à foison, des fausses pistes en grand nombre…

Une écriture léchée, des répliques cinglantes et des mots parfaitement ajustés comme il en faut au théâtre, une dose de cynisme certaine mais juste ce qu’il faut pour que le tout reste crédible, dramatique et véridique… Quel bonheur !

 


Certes, j’aurais aimé avoir la chance de voir cette pièce au théâtre mais même en la lisant on imagine totalement le jeu des acteurs, on entend les phrases résonner…

Pour le reste je ne peux pas vous en dire plus sans tout vous gâcher, suspense, écriture et lecture !

Précision, vous ne trouverez dans le commerce que la version adaptée en roman de la pièce de théâtre… Heureusement, il arrive encore que la pièce soit jouée ici ou là…
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 15 mars 2018

Stephen Hawking : Disparition d'un grand astrophysicien

 

Il y a une trentaine d’années, je découvrais un petit ouvrage qui allait m’éclairer. D’un seul coup j’entrais dans les arcanes de l’astrophysique et je percevais modestement et sans prétention quelques notions complexes comme le big-bang, les trous noirs et autres bases de la physique quantique…

 


Mon guide, en quelque sorte, était un brillant esprit, Stephen Hawking. Son ouvrage de vulgarisation était magnifique car il tentait de nous accompagner vers les secrets de l’univers avec poésie et de façon accessible à tous…

Aujourd’hui, ses trois enfants ont annoncé sa disparition à l’âge de 76 ans, lui qui aurait dû, selon les médecins, mourir avant ses trente ans… Mais il avait une sorte de volonté de poursuivre ses travaux, de continuer jusqu’au bout à nous expliquer le monde et il l’a fait !

Néanmoins, rappelons qu’il aussi dit que le monde ne valait d’être connu que parce qu’il y avait des personnes que l’on aimait et à la fin de son autobiographie, il écrivait « J'espère qu'on se rappellera d'abord de moi comme père et grand-père. »

Certes, ce n’était pas l’homme qui savait tout mais je voulais saluer sa mémoire et ce livre qui m’a énormément apporté et qui est encore dans ma bibliothèque…
 
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 14 mars 2018

CHALON : Emmanuel Mère présente son nouveau recueil de poésies « Les caprices du lundi »


Emmanuel Mère, notre confrère et ami, vient de sortir son nouvel ouvrage « Les caprices du lundi », un livre de poésies, d’un format à l’italienne agrémenté de ses photos personnelles.


Ce huitième livre de poésies -le 24è ouvrage de son œuvre littéraire- a pour fil conducteur : « le cheminement des sentiments ».

C’est en prêtant l’oreille à son entourage, fait de vies différentes -mais tellement proches-, de rencontres diverses et enrichissantes, qu’Emmanuel Mère a composé ces poésies … bien conscient qu’une vie affective ou amoureuse n’est jamais linéaire mais faite de questionnements, de hauts et de bas, d’envolées, de descentes et de renaissance après les fractures …


« Ecrivains maniant la rime,
De black and white sont vêtus
Chantres des mots que rien ne brime,
De tendreté sont revêtus » … etc

«  Pour vous j’ai navigué
Sur les ondes sournoises
Où nulle aube ne croise
Un amour intrigué » … etc


Article et photos : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* « Les caprices du lundi » est disponible à la vente au prix de 12€

Dédicaces :
* à la Halle Ronde de Givry le samedi 17 mars de 15h à 18h30 dans le cadre de l’animation « célébrons les poètes »
* à la galerie Curiosités d’Art à Mercurey le 24 mars de 15h à 18h
* à la librairie « Au gré du Van » rue du Blé à Chalon-sur-Saône le 15 avril de 10h à 13h

 
 
Imprimer - - par christiane chapé - 14 mars 2018

Qui dit livre... dit auteur, non ?

Il faut souvent faire de la pédagogie pour que le grand public comprenne de quoi on parle et tout cela n’est absolument pas péjoratif pour ce public que l’on aime…

Pour un auteur, tout d’abord, pour être d’une clarté totale, ce grand public est constitué de deux parties : les lecteurs et les lecteurs potentiels. Il n’est pas question de clients, d’acheteurs, de collectionneurs… L’auteur écrit – et/ou dessine – et il rencontre lors des salons et festivals des lecteurs ou des futurs lecteurs…


Parfois – mais ce n’est pas un but ultime – le dessinateur d’un album ou d’une bande dessinée offre au lecteur un dessin. C’est un don, un cadeau, un souvenir, un petit trésor à conserver…

Et tout cela existe depuis relativement longtemps…

Alors, qu’est-ce qui a changé pour que l’on constate de la grogne chez les auteurs ?



Pour bien comprendre, il faut prendre en compte un certain nombre d’évènements et faits et c’est le cumul général qui pousse les auteurs à faire entendre leurs voix… Difficile d’être exhaustif et complet, mais on pourrait retenir, a minima, les éléments suivants :

- les salons et festivals se sont multipliés, les auteurs sont sollicités de toutes parts, et ils n’ont pas le temps d’être présents partout. On leur en demande de plus en plus et la pression est forte de la part des éditeurs… La présence sur un salon devient, de plus en plus, un temps de travail… et, qui dit travail dit salaire !
- lors de ces salons et festival, on demande à ces auteurs de participer à des débats, des tables rondes, des confrontations artistiques, des ateliers ouverts au public. Ces évènements nécessitent de la préparation, de l’investissement, de la concentration et ce sont de véritables séquences de travail... et, qui dit travail dit salaire !
- pour les dessinateurs – jeunesse, adulte ou bande dessinée – on exige bien souvent des longues heures de dédicace qui ne sont ni plus ni moins que des heures de dessins. Or le dessin pour un dessinateur c’est bien son travail… et qui dit travail dit salaire !
- on peut préciser que pour les dessinateurs, la séquence de dédicace prend parfois l’aspect de l’injustice totale. Imaginez ce que peut ressentir un dessinateur qui vient d’offrir gratuitement un beau dessin à son lecteur et qui quelques minutes plus tard voit sur Internet cette dédicace vendue aux enchères… Le revenu sera pour le « lecteur » et le dessinateur ne touchera rien et, pourtant c’est bien lui qui avait travaillé… et qui dit travail dit salaire !



Voilà, on pourrait continuer encore cette liste des anomalies concernant la rémunération – ou l’absence de rémunération – des auteurs. Il faudrait compléter en précisant que les auteurs ne sont pas des riches, des nantis ou des protégés… Leur situation est précaire, 41% d’entre eux touchent moins du SMIG, et dessiner une bande dessinée prend presque une année de travail ! Certes, on entendra bien des éditeurs dire qu’il suffit d’avoir un autre métier, des libraires préciser qu’ils ne peuvent rémunérer une séance de dédicaces, les organisateurs de grands salons et festivals dire que tout cela coûte trop cher… Mais, en attendant, souvenons-nous que sans auteurs pas de livre, sans livre pas de lecture, sans lecture un pan culturel disparaîtra…



Donc, si notre très chère ministre de la Culture – ancienne éditrice de surcroît – veut que l’on ait encore pendant longtemps des salons et festivals littéraires, et si le ministre de l’Education nationale – chantre de l’apprentissage de la lecture – veut que les enfants français puissent bénéficier d’un grand choix d’ouvrages pour découvrir le plaisir de lire, il devient urgent d’intervenir dans ce grand dossier et de tout faire pour que les auteurs puissent vivre décemment de leur travail ! Finalement, comme les agriculteurs, ils ne souhaitent qu’une rémunération juste et équitable !

 

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 7 mars 2018

Moment de lecture : La belle n 'a pas sommeil, Éric Holder


Sur une presqu'île boisée, qui avance sur l'océan, Antoine, la soixantaine, a installé sa boutique de livres d'occasion. Il a aménagé une grange à l'orée de la forêt et à l'écart du village. Sur la terrasse, chaises et tables dépareillées attendent les lecteurs. Ils sont peu nombreux, surtout à partir de septembre, et l'endroit est difficile à trouver. Antoine y reçoit des habitués, des vacanciers, leur offre à boire et partage ses goûts littéraires ou les nouvelles du pays. Il vit, avec ses chats,au rythme des saisons, très sensible aux couleurs, odeurs de ce qui l'entoure, à la beauté du ciel, au goût des vins du Médoc. Mais un jour surgit la blonde et lumineuse Lorraine, une conteuse professionnelle de trente ans. Elle n'est que de passage, mais va bouleverser la vie calme d'Antoine et de ses congénères.


Éric Holder nous offre une nouvelle fois, une aquarelle de sa région du Médoc. Son écriture poétique et détaillée, sa magnifique langue nous emportent dans son monde singulier et attachant.
Un moment de bonheur !

La belle n 'a pas sommeil
Éric Holder..
Roman
Seuil
18€

 

 
Imprimer - - par Michèle. C - 5 mars 2018

J'ai lu pour vous : « SEULE VENISE » de Claudie Gallay ...


Au hasard, pas tout à fait un … en fait, d’un coin de rue du 14è arrondissement de Paris, en compagnie de ma fillotte … nous avons guidé nos pas chez « BOULINIER » … le pro du livre d’occas., de la BD, du beau livre à trois francs six sous, du poche à 1,50€ (voir 2€ dans le bac suivant …) … je suis tombée en arrêt sur « SEULE VENISE » de Claudie Gallay qui m’avait tellement enchantée avec son récit se situant à La Hague : « Les Déferlantes ».

Un récit tellement fouillé, reposant, lent et descriptif … que je me suis projetée dans l’univers de ce bout de terre, où l’héroïne, employée par le centre ornithologique, arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs.

La lenteur de la description des gens, des lieux, des nuages, du temps qui passe, des clients du bistrot, de la falaise à jamais découverte ni conquise … et de l’amitié … voir de l’amour … m’a transportée au point de m’y projeter.

Lentement … au point de freiner vers la fin de l’histoire.

Je fais toujours cela lorsque j’adore un livre ...

Avec « SEULE VENISE », nous entrons dans l’histoire d’une femme qui vient d’être abandonnée par son compagnon, liquide son compte en banque et quitte tout pour se rendre à Venise, en plein hiver ... une ville où elle a été heureuse … et dans laquelle elle cherche encore l’AMOUR au travers de ses diverses rencontres.

Voilà … un livre que j’ai beaucoup aimé, au travers de Venise en hiver … que je ne connais pas du tout … et qui me transporte par l’écrit précis de l’auteur, à la découverte des promenades dans cette superbe ville et dans la brume sous la neige, offrant à mon imaginaire la rêverie d’un ailleurs.

Bon voilà, il fallait y penser, partir en plein hiver à Venise, quand on a le cœur brisé … en pleine détresse …

Peut-être à la recherche d’un nouveau souffle ??


Christiane Chapé

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* « SEULE VENISE » de Claudie Gallay : roman chez Babel
 
Imprimer - - par christiane chapé - 21 fév 2018

Où classer les Républicains de Laurent Wauquiez en suivant les ouvrages politiques de références ?

 

J’entends beaucoup de personnes s’exprimer sur Laurent Wauquiez. Je comprends bien que ses derniers propos puissent émouvoir, interroger, révolter, amuser… Mais si on peut – dans un pays comme le nôtre, l’expression politique est libre et heureusement – dire ce que l’on ressent en écoutant de telles divagations ou accusations, je souhaiterais que certains analystes aillent plus loin…


 

En écoutant certains propos de Laurent Wauquiez rapportés de façon partielle, je me pose de nombreuses questions. Qui est cet homme ? Que recherche-t-il ? Quel est son objectif politique ? Le mouvement Les Républicains est-il un parti de droite ? Qu’est-ce que la droite aujourd’hui ? Quelle différence entre Les Républicains et le Front National ? Comment ces mouvances se rattachent-elles à notre histoire politique ?

Oui, je sais cela fait beaucoup de questions et peu de réponses mais que voulez-vous, le citoyen que je suis aime s’interroger même s’il ne se reconnait pas dans Les républicains. Il faut connaitre ses ennemis comme ses amis, peut-être mieux diraient certains avec probablement raison…


 

Comme à chaque fois dans de telles situations, j’ai tendance à aller dans ma bibliothèque, à chercher des ouvrages qui pourraient apporter des embryons de réponses, des méthodologies d’approche du sujet, voire dans certains cas des solutions à mes problèmes…

Depuis ce matin, j’ai sorti Les droites en France de René Rémond et j’ai constaté que Wauquiez n’avait plus rien à voir avec les droites telles qu’analysées par le grand penseur politique. En effet, je n’arrive pas à classer Wauquiez ni dans les Légitimistes, ni dans l’Orléanisme, ni dans le Bonapartisme. On peut discuter longuement de savoir si ces catégories sont encore d’actualité mais très vite on mesure bien qu’elles ne sont pas adaptées à Wauquiez et aux Républicains…

Pour autant, faut-il aller plus loin et classer ce mouvement et son leader actuel dans les partis nationalistes, antisémites et fascistes ? Je reprends là la classification ébauchée par Michel Winock dans ses différents ouvrages sur la droite française, livres ressortis de leur poussière dès ce matin…

J’avoue que certains points semblent coïncider mais avouons que ce n’est pas le portrait total. Certes, Laurent Wauquiez a des aspects de son discours proches du nationalisme mais il semble éviter les propos banalement antisémites ou fascistes. Si on suit Zeev Sternhell, admirable auteur d’une trilogie d’exception, La France, entre nationalisme et fascisme, on comprend bien que Laurent Wauquiez peut basculer à tout moment dans cette extrême-droite nationaliste et antisémite mais qu’il n’y est pas encore…

Finalement, le classement qui semble s’approcher le plus des Républicains menés par Laurent Wauquiez c’est le populisme. Certes, il est de droite, il le revendique et l’assume… mais il dit surtout ce qu’une partie des Français souhaitent entendre. Pas tous les Français, bien sûr, mais ceux dont il souhaite obtenir le vote… D’ailleurs, on pouvait voir hier que 50% des lecteurs du Figaro approuvaient les propos de Laurent Wauquiez…

Laurent Wauquiez, comme Donald Trump ne dérapent pas contrairement à ce que croient trop de membres des analystes politiques, ils sont dans des stratégies populistes, ils disent à leurs électeurs potentiels ce qu’ils veulent entendre… et ça fonctionne !

Alors, si on ne partage pas ce vent politique aux relents nauséabonds, il faut contrer ces propos autrement qu’avec de petits cris animaliers… Il faut contrer sur le fond, se battre avec des arguments solides, réussir les politiques que l’on mène, ne pas oublier des pans entiers de notre population en les sacrifiant sur l’autel du mondialisme et de la rentabilité économique…

Voilà pourquoi les livres peuvent nous accompagner, nous aider, nous éclairer…

 

 Note de la rédaction de vivre-a-chalon.com :
Notre position de VOUS donner la parole, d'ouvrir nos colonnes virtuelles à des sensibilités très différentes nous conduit à publier de nombreux articles d'horizons très différents en rappelant cet avertissement présent à la une de vivre-a-chalon.com Qui dit quoi ? Qui parle sur vivre-a-chalon.com ?

 

 

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 19 fév 2018

Un bon polar et une excellente introduction à l'œuvre de Colette

Je ne suis pas – autant le préciser dès le départ – un expert de Colette et de son œuvre. Je l’ai découverte sur le tard et cela fait quelques petites années que je la fréquente dans des ouvrages. Je prends assez de plaisir pour la considérer comme une autrice de qualité et certains ouvrages m’ont même ouvert quelques nouvelles perspectives la concernant… Femme libre, autrice revendiquant le droit de toucher à tout, journaliste, actrice, mime… Bref, cette femme exceptionnelle mérite notre attention même si sa bisexualité assumée pouvait gêner et perturber ses contemporains, la bourgeoisie en particulier…

Il y a quelques jours, un peu par hasard, je trouvais chez Emmaüs, un ouvrage qui retenait immédiatement mon attention : Meurtre chez Colette. Je ne connaissais aucune des deux autrices, Estelle Monbrun et Anaïs Coste. Mais passionné de polar et curieux de découvrir un peu mieux Colette, je n’hésitais pas à investir la petite pièce demandée…

Colette est née en 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye. C’était il y a 145 ans le 28 janvier dernier… Oui, quitte à célébrer des anniversaires, ne boudons pas notre plaisir à le faire sans attendre un seul instant et ce pour qui on veut et quand on veut ! C’est justement dans ce bourg de l’Yonne que va se dérouler cette histoire policière…

Comme je ne connais pas Saint-Sauveur-en-Puisaye, ne me demandez surtout pas si les descriptions sont cohérentes, mais, j’ai le sentiment d’avoir marché dans les pas de Colette dès les premières pages…

 


Comme Anaïs Coste est le pseudonyme d’une spécialiste de l’œuvre de Colette, on trouve dans ce roman policier une multitude de petits détails qui touchent le lecteur et l’amateur de Colette. Parfois, on est comme dans un texte « à la manière de » tandis que parfois on est proche de l’étude plus classique… Enfin, l’humour est bien là et les autrices vont mettre en place une sorte de parodie des différents experts de Colette, surtout quand elles vont expliquer le contenu d’un grand séminaire annuel qui s’installe à Saint-Sauveur sur les traces de Colette…

 


Le roman policier est assez classique, très bien écrit mais il appartient à la catégorie des romans à énigme et ce n’est surtout pas un thriller infernal ! Les deux représentants de la police sont crédibles, les personnages souvent attachants parfois irritants… Le lecteur prend un réel plaisir à passer d’une maison à une autre, d’une rencontre à une autre… Même si le suspense n’est pas incroyable et haletant, le plaisir du lecteur est bien au rendez-vous !

Cette lecture m’a immédiatement donné envie de relire la bande dessinée d’Annie Goetzinger – malheureusement décédée récemment – et cela m’a permis de retrouver Colette au moment où elle va quitter sa jeunesse et sa province pour suivre son homme, un certain Willy. L’autrice de bande dessinée se consacre dans cet album extraordinaire aux Apprentissages de Colette, apprentissages qui concerneront autant sa sexualité, son écriture que son autonomie…

 

Enfin, je ne voulais pas rester seulement dans des livres sur Colette et donc j’ai relu Journal à rebours. Ce texte publié en 1941 est un peu un fourre-tout mais du coup c’est une façon d’être au contact de l’autrice, de la femme, de cet être exceptionnel qui peut s’intéresser à la musique, à ses contemporains, aux animaux, à la littérature, à sa mère, à sa vie, à son avenir et son passé… Et c’est là qu’elle se révèle, à mon avis, universelle !

Voilà donc une bonne occasion même si aucun de ces ouvrages n’est à proprement parler une nouveauté, de lire, découvrir, relire ou approfondir l’œuvre d’une grande autrice française !

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 19 fév 2018

Le travail de mémoire autour de la réforme... et des religions !

Franchement, j’ai trouvé que la France n’avait pas donné à la naissance de la Réforme toute l’importance voulue. Pourtant, en 2017, on a fêté 500 ans, un demi-millénaire, d’histoire de la Réforme. Je sais bien que tout cela rappelait trop les Guerres de religion à un moment où on aurait voulu faire croire que les Guerres de religion étaient toujours dues aux autres…

Si on veut comprendre comment cette histoire a marqué profondément la France, il ne faut pas hésiter à lire et relire des ouvrages qui nous montrent comment on est passé d’une religion officielle d’État – comme fonctionnait l’Empire romain – à un système où progressivement la foi allait devenir une affaire strictement personnelle. Certes, il va falloir du temps, beaucoup de temps, pour arriver à cela et un des évènements importants sera l’Édit de Nantes, fait majeur qu’il faut bien sûr rattacher à sa Révocation…

Voilà pourquoi je veux vous citer ces deux ouvrages fondamentaux, l’Édit de Nantes de Janine Garrisson et La Révocation de l’Édit de Nantes par Élisabeth Labrousse… C’est seulement en ayant bien cela en tête que l’on peut comprendre les liens de la Révolution Française avec les religions, puis le Concordat avec Napoléon 1er, puis la naissance de la Troisième République et, enfin, les lois de séparation de l’Église et de l’État…

Et on a bien compris que cette histoire n’était pas encore terminée car maintenant il faudra comprendre les liens entre religions, terrorisme, État et république laïque… Et c’est une autre histoire !
 
 
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 18 fév 2018

Vient de paraître : « Le jour qui ne vient jamais », premier roman de Sylvain Reverchon

Ce samedi, Sylvain Reverchon, présente le premier roman qu'il vient de publier, à la galerie commerciale de « Carrefour Nord », avenue de Paris.


UN AN D' ÉCRITURE
Cet habitant de Gergy, natif du Creusot, âgé de 41 ans, a pour passion l'écriture. Entre sa vie professionnelle, à Beaune, en qualité d'animateur des ventes et sa vie familiale, avec trois enfants à Gergy, Sylvain se plonge donc dans l'écriture.
Pour cette première publication, c'est un « pavé » de près de 700 pages, qui a été édité par les éditions « Lysons ». « Cela a été plutôt rapide pour moi, après un mois de démarches, j'avais un éditeur » a confié, Sylvain.

 


« UNE DYSTOPIE...OU UN ROMAN RÉALITÉ »
Ce premier roman, est dédié à Tom, fils aîné du couple Reverchon. « C'est une dystopie, c'est à dire contraire à une fiction » précise l'auteur. Il complète en relevant « Il s'agit de l'histoire d'un homme, se réveillant, après été plongé durant six années dans le coma. Son environnement, le monde dans lequel il bouge, ont beaucoup évolué » a confié Sylvain Reverchon. Ce dernier prépare deux autres romans.

 
 
Imprimer - - par Daniel DERIOT - 17 fév 2018

Moment de lecture : Juste après la vague de Sandrine Collette

Suite à l'effondrement d'un volcan dans l'océan, un tsunami à déferlé sur les terres et tout emporté. Seule une famille qui vivait sur une colline, a survécu. Ils sont onze, les parents et leurs neuf enfants, âgés de 1 à 15 ans. Les tempêtes continuent, l'eau monte chaque jour, un peu plus. Depuis six jours, ils attendent les secours. Rien ! Il faut partir, essayer de rejoindre les hautes terres. Mais la famille ne possède qu'une barque. Comment embarquer onze personnes, des vivres pour le temps de la traversée qui risque de durer deux semaines environ. Cela est impossible. Il va falloir faire un choix :qui restera, qui partira.... Ainsi débute le roman de Sandrine Collette.


C 'est une histoire terrifiante et haletante. Mais ce roman parle de l' amour qui soude une famille, de la capacité d'adaptation des enfants, d espoir et de résilience.


C'est le sixième roman de S. Collette. Cette auteure lumineuse et chaleureuse, nous entraîne dans des histoires très sombres, où les humains nous dévoilent leur cruauté et leurs tourments. La nature y est toujours très présente, que nous soyons dans le vignoble français, les montagnes albanaises, la Patagonie ou dans l'océan. Les descriptions sont très soignées et nous ressentons la force des éléments. Trop longtemps cataloguée comme auteure de policiers, elle est enfin reconnue pour ses romans noirs. Osez entrer dans son monde, vous y rencontrerez, certes des personnages atypiques, la violence décuplée par des conditions de vie difficiles mais aussi de l'humanité, des sourires et de l'espérance.
Vous n'aurez pas de mal à remarquer que je suis une grande fan. J'ai eu le plaisir de la rencontrer et d'échanger avec elle. Ce fut chaque fois, un moment de bonheur.

 

Juste après la vague
Sandrine Collette
Denoël (sueurs froides)
19.90€

 
Imprimer - - par Michèle C. - 6 fév 2018





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