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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

J'ai lu pour vous : « LE SEL DE LA VIE » de Françoise Héritier ...

J’ai lu pour vous : « LE SEL DE LA VIE » de Françoise Héritier …

La 4ème de couv. nous dit : « Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : « Le sel de la vie ».

Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier, traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.

Un bijou d’énumération, une petite madeleine de Proust.

Un coup de cœur !!


Christiane Chapé

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* Françoise Héritier, auteur notamment des Deux sœurs et leur mère et de Masculin/féminin, est professeur honoraire au Collège de France, où elle a dirigé le Laboratoire d’anthropologie sociale. Elle a été directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et présidente du Conseil national du sida.

* Le sel de la vie aux éditions Odile Jacob acheté en solde chez Gibert à Chalon-sur-Saône
 
Imprimer - - par christiane chapé - 19 sept 2018

L'été c'est fait pour lire Chronique d'une France blessée

L’été c’est fait pour lire et les jours passent si vite que nous voilà presqu’en automne… Bien sûr, personne n’arrêtera de lire d’un seul coup et donc ces propositions de lectures pourront alimenter votre table de nuit durant tout l’hiver… reste une question fondamentale : pourquoi lire en hiver 2018-2019 une chronique politique qui s’étale de juillet 2015 à janvier 2017 ? Pourquoi prendre le temps de lire une journaliste qui a fait son temps, Anne Sinclair ? Tout cela a-t-il un sens ?

 

 

Oui tout cela a non seulement un sens mais même devient un acte salutaire car cet ouvrage dégage une puissance intellectuelle, une finesse de la perception politique, une connaissance des acteurs politiques et une intuition de l’avenir assez fortes pour tenir le lecteur en haleine du début à la fin des presque 600 pages…

 

Il faut dire que si vous, lecteur, connaissez la fin de l’histoire, l’autrice, elle, ne la connait pas. En effet, Anne Sinclair a relevé le pari d’écrire son journal de campagne présidentielle à partir de juillet 2015, au jour le jour ou presque et sans le retoucher après même si elle se trompait. De plus, elle arrête son journal après la primaire de janvier 2017, c'est-à-dire sans avoir le résultat final et alors que l’affaire Pénélope Fillon ne fait que commencer…

 

On voit ainsi la journaliste aller de surprise en surprise. En effet, qui aurait pu, quatre mois avant la primaire de droite, imaginer que Fillon sortirait vainqueur d’un combat qui devait voir Juppé et Sarkozy s’affronter au second tour ? Or, nous allons avoir son point de vue, au fur et à mesure, parfois avec de la lucidité surprenante, tantôt avec des erreurs de jugement ou de perception… Tout est là car elle joue totalement le jeu et je trouve cela passionnant…

 

Mais, les circonstances sont beaucoup plus fortes que prévues car cette période est aussi celle des attentats de Nice et de Paris – et je ne compte pas ceux qui touchent d’autres régions du monde et dont elle parle – et alors que dans le monde on voit le Brexit et l’élection d’un certain Donald Trump. Pour tous ces évènements, Anne Sinclair nous donne ses sentiments, ses réflexions, ses avis, heure après heure, jour après jour… Parfois angoissants, souvent modérés et réfléchis, dans certains cas lumineux et clairvoyants, toujours intelligents, les mots de la journaliste et de la femme nous aident à réfléchir, à comprendre ce que nous avons vécu là, à nous revoir dans les votes des primaires ou de la présidentielle, à mesurer les informations qui nous manquaient peut-être, bref, à évaluer d’une certaine façon le fonctionnement de notre démocratie…

 

J’ai beaucoup apprécié, entre autre, la réflexion sur les rapports et liens des journalistes avec les personnages politiques, Anne Sinclair revenant plusieurs fois sur le sujet et expliquant comment elle faisait pour garder de la distance avec ceux qu’elle rencontre et interroge… L’ouvrage devrait être utilisé dans les écoles de journalisme, de communication, de sciences politiques… Tient, cela me donne quelques idées…

 

Franchement, un ouvrage d’une grande qualité que beaucoup devraient prendre en mains, malgré la taille qui fera peur à certains, même si le lecteur peut avoir à un moment ou un autre le sentiment que la vérité est difficile à débusquer et comprendre, même si les acteurs politiques ne sont pas toujours à leur avantage…

 

Sur ce dernier point, la réflexion sur l’échec de la présidence Hollande est prenant… Elle contemple, fait après fait, comment Hollande descend dans le cœur des Français malgré tout ce qu’il entreprend et elle montre que sur certains sujets il est effectivement remarquable et, surtout, comment après avoir démontré ce qu’il est, il peut, en un instant, détruire son image, la meurtrir, la rendre terrible…

 

Voilà, un livre que vous devriez lire et que je ne pourrais même pas vous prêter car il y a déjà trois ou quatre lecteurs en attente dans la famille… Mais comme il faut lire, et pas que l’été, Chronique d’une France blessée, de Anne Sinclair aux éditions Grasset est un titre à garder en mémoire… Bonne lecture et à demain !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 17 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et découvrir la cuisine végétarienne

L’été c’est fait pour lire mais en arrivant en cette fin d’été je commence avoir moins d’idées de livres à présenter… Enfin, n’exagérons pas, disons que les piles autour de mon bureau ont diminué, que j’ai déjà beaucoup prêté et donné et que je commence à respirer un peu… Là, juste à mes côtés, il y a un livre capital dont je veux vous parler mais, désolé pour certains, il ne va pas s’agir d’un grand classique, ni d’un Goncourt ou d’un Nobel, seulement d’un livre de cuisine… Enfin, « seulement » ce n’est pas très gentil pour ce manuel qui me semble essentiel à plus d’un titre… Je m’explique !

 

Chaque année, je réalise que le nombre de gens qui souhaitent avoir une alimentation végétarienne augmente. Je mesure cela dans ma famille avec mes enfants et les pièces enrichissantes de la famille qui les ont rejoints mais aussi avec mes étudiants que je reçois ou avec qui je vais en reportages. A chaque fois la question se pose : que manger tous ensemble si on enlève la viande ? Se passer d’une bonne potée lorraine nous prive-t-il un grand repas convivial ?

 

Je sais que tout le monde va me dire que se passer de viande n’est pas grave et que cela ne va surtout pas enlever le plaisir de manger ensemble. Soit, mais que faire comme grand plat à partager, car telle est bien ma question ?

 

Alors, petit à petit, des pistes se sont ouvertes, de la tarte salée à la soupe, de la crêpe à la galette, mais ce n’est pas si simple quand on est nombreux. L’avantage des grands plats d’antan étaient de faciliter grandement la tâche du cuisinier : un jarret, un bout de poitrine, des légumes et sur le feu pendant trois heures, l’affaire était jouée ! Maintenant, il faut réapprendre à cuisiner autrement ce qui est, d’ailleurs, bon pour la santé et la planète, dit-on !

 

C’est là que mon ouvrage/manuel prend sa place, car « Cuisine végétarienne, 300 techniques, 100 recettes pas à pas » est bien un livre qui va nous accompagner avec des produits et plats que l’on connait moins comme tempeh, seitan, tofu, soja, polenta, algues… D’un seul coup, on a le sentiment, malgré ses études et son expérience, d’avoir tout à réapprendre…

 

L’ouvrage est très pédagogique et on peut partir sans problème de zéro et arriver à faire sa pâte à choux, son pain, ses gnocchis, ses pizzas, ses soupes, ses sauces… Réellement un très bon guide pour la vie quotidienne de la famille qui veut soit manger végétarien soit tout simplement varier les plaisirs !

 

Bien sûr, j’ai retenu quelques plats à tester – car ce livre va m’accompagner durant les vacances à venir – comme la paella végétarienne que certains à la maison pourront enrichir de crevettes ou poulpe, de calamar ou de poisson car chez nous la liberté est reine !

 

Mais ce qu’il faudrait faire maintenant, c’est une belle étude pour mesurer si manger végétarien est la solution miracle pour sauver la planète… Pour le moment, je suis un peu dubitatif et je préfère penser que la priorité est d’une part de manger moins de viande et de poisson et d’autre part de manger plus local et de saison… Si un jour on doit aller plus loin, on aura déjà fait un bout de chemin et cet ouvrage « Cuisine végétarienne, 300 techniques, 100 recettes pas à pas » peut nous aider à le faire en douceur, avec plaisir et élégance…

 

Alors comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture, tous à la cuisine et à très bientôt !        

Imprimer - - par Bonnet Michel - 13 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et cuisiner italien...

L’été c’est fait pour lire mais aussi pour cuisiner car quand on a beaucoup lu il faut bien manger avec ses amis, prendre des forces et échanger sur nos nombreuses lectures… Bon, rassurez-vous, je ne parle pas que de livres dans la vie et la cuisine a une importance capitale comme certains le savent déjà… Donc, parlons cuisine, gastronomie et convivialité !

 

 

Quand je dis à mes amis que je n’aime pas spécialement les pizzas et les pâtes, ils me répondent en cœur que pourtant c’est bon et agréable de se faire un petit repas italien de temps en temps… Ce à quoi je ne peux qu’acquiescer car je suis un grand amateur de cuisine italienne car cette dernière n’est pas qu’une suite sans fin de pâtes et pizzas… Non, mais ! Quand je suis allé à Rome, il y a quelques années, je me suis régalé avec des champignons, du veau, des légumes variés, de la glace et du café presque unique au monde… Seulement, en France – et dans de nombreux autres pays – on associe cuisine italienne et pizzas/pâtes, comme on le fait avec crêpes et cuisine bretonne, kebab et cuisine turque… et à chaque fois c’est pour le moins une faute, voire même une grosse erreur ! Alors, pour l’Italie, nous pouvons remédier avec ce bel ouvrage de recette de Nadia et Giovanni Santini, « Le meilleur de la cuisine italienne dans votre cuisine » …

 

Nadia Santini, a remporté le Prix Veuve Clicquot  de la meilleure chef femme du monde en 2013 et avec elle c’est la véritable cuisine gastronomique italienne qui pénètre dans votre cuisine ! Trois étoiles au Michelin, prix du « Meilleur chef de l'avenir » en 2011 par l'Académie internationale de la gastronomie, Nadia Santini et son fils Giovanni offrent une cuisine généreuse et colorée.

 

Quand une cheffe de cuisine étoilée parle de sa cuisine, donne des recettes, je peux vous dire que par expérience le commun des mortels a du mal à s’y retrouver et quand il compare ce qu’il a réussi à faire avec beaucoup de difficulté, il se retrouve dans la même situation morale que Vatel quand la marée n’arriva pas à l’heure… Enfin, presque !

 

Ici, on va sortir du traditionnel pour être plus dans la pédagogie ou l’accompagnement. Certes, l’ouvrage s’adresse bien à ceux qui savent déjà un peu cuisiner mais il n’est pas du tout réservé aux professionnels. Chaque recette est accompagnée d’éléments sur les produits, l’origine de la recette, ses variantes, les traditions autour du plat et des explications concrètes sur certains gestes, certaines précautions à prendre… Certes, les photographies de Francesca Brambilla et Serena Serrani restent des œuvres d’art, mais elles semblent accessibles – en termes de résultats visuels – aux cuisiniers que nous sommes… C’est certain, cette fois-ci, on va y arriver !

 

Alors, bien sûr, pour vous mettre les sens aux aguets, je vais citer quelques plats… En entrée, après avoir enlevé toutes les soupes que je ne trouvais pas de saison,  j’ai gardé deux plats. Le premier fera un clin d’œil à la Bourgogne tout en restant dans l’Italie classique avec quelques pâtes – mais très peu – et c’est la soupe d’escargots aux farfalles, aux cèpes et aux herbes fraiches. Puis, pendant italien de notre œuf en meurette, je vous invite à découvrir l’œuf frit des Santini… Je n’en dis pas plus !

 

Côté des poissons et fruits de mer, c’est le poulpe aux pommes de terre qui a retenu mon attention et que j’aurais certainement choisi si j’étais allé dans leur restaurant en Lombardie… Pour les viandes, je retiens le foie gras aux cerises car il est bon de rappeler que ce produit n’est pas cuisiné que dans le Sud-ouest de la France… On le trouve dans la gastronomie alsacienne, par exemple, ou italienne. A titre personnel, je ne suis pas un amateur de foie gras et c’est pour cela que mon attention a été captée par ce jarret de veau au four… Si certains aiment ce genre de plat, il faut vous signaler…

 

Enfin, est-il possible d’avoir un petit dessert ? Oui, pourquoi pas… S’il n’y en avait qu’un à retenir, je prendrais le soufflé parfumé à l’orange au coulis de fruits de la passion… Mais le choix est grand comme pourrons le constater ceux qui prendront cet ouvrage pour découvrir que les Italiens ne mangent pas que des pizzas et des pâtes !!!

 

En attendant, puisque l’été c’est fait pour lire et bien manger, dès que vous avez enfourné le jarret, prenez un bon livre et bonne lecture ! 

Imprimer - - par Bonnet Michel - 9 sept 2018

L'été c'est fait pour lire de beaux et bons livres pour la jeunesse

L’été c’est fait pour lire et les enfants ont le droit d’avoir de bons livres pour découvrir ce bonheur. Aujourd’hui, je vais faire une proposition double, deux livres pour la jeunesse mais deux ouvrages pour toute la famille car il serait injuste de priver les adultes de bonnes lectures, non ?

 

 

 

Alors, on va parler « rat », ce petit animal qui se multiplie dit-on dans toutes les villes, à Paris en particulier. Je ne suis pas assez compétent sur le sujet pour dire si c’est grave ou pas, si le rat porte ou non tous les maux de la terre et si ce petit rongeur doit être pourchassé par tous les moyens. D’ailleurs, quand je me suis retrouvé face à un rat en liberté, il y a quelques années, j’avoue que j’ai plutôt été séduit même si je l’ai invité à quitter le plus rapidement possible ma cuisine… A un moment donné, j’ai eu l’impression qu’il me regardait en disant : eh, l’ami, pourquoi tu veux que je quitte chez moi, on peut bien vivre ensemble ici, non… Bon, j’exagère peut-être un peu mais pas tant que cela…

 

Aussi, quand j’ai trouvé un album portant le nom de « L’abécédaire du rat de marée », j’ai tout de suite eu envie de l’ouvrir, le lire et de l’emmener en vacances puisque c’est en bord de l’océan que je vais retrouver tous mes petits enfants… Cet album, format à l’italienne, de Guillaume Jacquet, est sympathique à double titre. D’une part, tout au long de l’ouvrage on va apprendre un langage spécifique à la mer, à la navigation et au voyage. D’autre part, le guide n’est autre qu’un rat ! Sans oublier, et ce n’est pas négligeable, qu’il y a quelques petites questions et jeux pour maintenir l’attention de l’enfant en éveil… D’ailleurs, méfiez-vous, chers lecteurs, les enfants peuvent être plus vifs que vous pour trouver le chemin qui va permettre au rat de trouver un bout de fromage dans le porte-containers !

 

 

 

Alors, quittons le rat de marées pour rencontrer le « Rat & les animaux moches » de Sibylline, pour le texte, de Capucine, pour le lettrage, et Jérôme d’Aviau, pour le dessin. Là, une fois encore, le guide de l’ouvrage est bien un rat, un rat qui en a marre d’être rejeté et qui veut bien faire… Donc, il va commencer par fuir la maison où il ne reçoit que des coups de balai, il va chercher dans toute la grande ville mais il ne trouvera pas mieux et finira par arriver dans un lieu très particulier… Le village des animaux moches qui font un petit peu peur… Tout un programme !

 

Alors, je ne vais pas vous raconter comment Rat le rejeté va pouvoir redonner confiance à tous ces animaux méprisés et, eux-aussi, rejetés, mais l’histoire est simple, agréable et elle ne fait pas beaucoup peur, juste un tout petit peu… Il faut dire que les animaux ne sont pas tous très sympathiques… Allez, j’en cite quelques-uns, mais pas tous car il faut un peu de surprise même pour l’adulte lecteur… Il y a donc l’araignée – un grand classique – mais aussi la lamproie, le phasme, la scolopendre et son amie la scutigère – un peu moins classique – sans oublier le bousier… et tous les autres !

 

Heureusement, Rat va y mettre beaucoup du sien et le village finira par changer un peu de nom… Vous verrez ! L’ouvrage est très sympathique et les dessins sont excellents. C’est un ouvrage atypique entre livre illustré, bande dessinée et texte théâtral. Je sais, cela peut en surprendre plus d’un mais allez l’ouvrir et vous allez comprendre…

 

Tous les textes sont calligraphiés par Capucine qui a fait là un remarquable travail que tout les lecteurs vont apprécier. C’est totalement lisible et cela a un petit air d’antan bien sympathique… J’ai adoré ce livre et je suis heureux de le glisser dans mes bagages pour le lire à mes petits-enfants cet été. D’ailleurs, quand j’ai rencontré Sibylline pour l’interviewer, j’ai fait dédicacer mon ouvrage au nom de tous mes petits-enfants nés à cette date… Du coup, je ne sais pas qui le gardera à l’issue de ces vacances d’été… Mais comme l’été c’est fait pour lire, je vous souhaite à tous bonne lecture et à très bientôt !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 8 sept 2018

L'été c'est fait pour lire, cuisiner et manger avec ses amis...

L’été c’est fait pour lire mais reconnaissons que cette période estivale est propice à des lectures légères, faciles, agréables et plaisantes… Tout cela est bien vrai mais, pour une fois, je veux allier directement le plaisir, la lecture et le sérieux tout en restant léger… Enfin, pas si léger en fait ! Il faut dire que l’on va parler de repas, de table, de menus et tout cela avec les repas officiels !

 

 

En effet, Jean-Victor Roux, ancien étudiant de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, aujourd’hui enseignant et chercheur, est devenu rapidement un expert reconnu dans l’étude des mœurs, des us et coutumes des gens de pouvoir… Tout un programme ! Dans son ouvrage de 2017, « La table, une affaire d’état », il explique et démontre que manger peut devenir un acte politique, un acte de révolte voire de révolution, un acte diplomatique et même une combinaison plus large englobant tout et ponctuant cela par l’amour comme Louis XV savait si bien le faire quand il descendait aux cuisines concocter un petit plat pour sa favorite du moment…

 

Comme Jean-Victor Roux s’est limité à la cuisine, à la gastronomie, à l’histoire et à la politique françaises, certains actes de table, si on peut se permettre l’expression, ne sont pas cités. Mais, d’une certaine façon, il faut se souvenir de la Cène – un repas qui fonde finalement une grande tradition religieuse – et de certains banquets bibliques, des banquets grecs et des dialogues philosophiques qui les accompagnaient, enfin des empereurs romains et de leurs fameuses orgies même s’il est parfois difficile d’en connaitre la réalité totale !

 

Ici, la part belle est faite d’abord au roi, enfin aux différents rois qui ont porté la table française au zénith c'est-à-dire principalement Louis XIV et Louis XV. Même si on parle bien de la « brioche » de Marie-Antoinette, il semble bien que Louis XVI n’ait pas été un grand amateur de la cuisine française, ce n’est pas sa grande passion, pas comme l’horlogerie…

 

Après, on parle de ces repas où l’on discute, argumente, critique… Il semblerait que certaines révolutions soient nées à table… Et, là, malheureusement, reconnaissons-le, le contenu des assiettes prenaient beaucoup moins d’importance…

 

Arrive alors la tradition du banquet républicain ! Il faut dire que jadis, cette grande cuisine française n’était pas accessible à tous. Seule la grande noblesse pouvait se vanter de participer à ces grands repas et bien souvent les petits nobles perdus en France ne mangeaient que guère plus et pas mieux que les populations qui les entouraient… Avec le banquet républicain, il y a comme une démocratisation de cette gastronomie et les premiers menus sont tout simplement gargantuesques ! Mais, ne nous trompons pas, cela ne signifie pas que l’on passait sa journée à table, enfin, pas la journée toute entière, enfin de nombreuses heures quand même…

 

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion d’organiser quelques repas pour accueillir en France, que dis-je, à Paris, des délégations étrangères. La consigne était claire : le repas doit mettre à l’honneur certains aspects de la gastronomie française. Le budget était en conséquence et à chaque fois ce fut une véritable promotion de cette fameuse cuisine française… que tous nos invités n’appréciaient pas de la même façon, reconnaissons-le !

 

Ce livre de taille modeste et mais au contenu savoureux, se déguste avec bonheur et plaisir. Parfois, on apprend, dans d’autres périodes on se souvient… En effet, quand on parle de Giscard qui s’invite chez les français, j’avoue avoir vécu – par médias interposés – cela et m’en souvenir…

 

Alors, pour ceux qui légitimement regretteront que tout cela ne concerne que les grands de ce monde, qui se lassent d’entendre parler de Chirac et de la tête de veau, qui voudraient que l’on aborde plus l’alimentation en général, j’ai en réserve pour vous un remarquable ouvrage, « L’histoire de l’alimentation » de Jean-Louis Flandrin et Massimo Montanari aux éditions Fayard. Et là, on trouve tout ce qui n’est pas abordé chez Jean-Victor Roux…

 

Bon, je ne sais pas ce que vous faites mais j’ai une odeur qui arrive directement de mon four et il va être temps de me mettre à table… mais sans invité politique, je le concède ! Quant à vous, je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à demain !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 6 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et cuisiner breton

L’été c’est fait pour lire et en profiter pour engranger une multitude de bonnes recettes pour l’hiver. En effet, l’été, on n’a pas toujours le temps de tester toutes les découvertes culinaires, mais lors des longues soirées hivernales, lors que l’on se retrouve seul avec plein d’amis dans la cuisine, on recherche de bonnes recettes ancestrales agréables à partager. Or un chef avait cultivé cet univers dans son auberge et même s’il a pris sa retraite on peut continuer à l’honorer…

 

C’est en 2013 que Jacques Thorel a décidé de vendre son auberge, la fameuse Auberge Bretonne de La Roche-Bernard. Quand on va en Bretagne en partant de Bourgogne et si on évite de se mettre sur l’autoroute A6, on arrive en Bretagne par la route qui vient de Nantes. On n’ergotera pas 106 ans pour savoir si Nantes est ou n’est pas en Bretagne, donc ce qui est certain, c’est que notre entrée majestueuse se fait par La Roche-Bernard… et donc par cette auberge qui se voulait être une sorte de musée vivant de la gastronomie bretonne !

 

Il faut dire que Jacques Thorel a appris la cuisine de sa grand-mère et de sa mère qui toutes les deux lui ont transmis une multitude de conseils, de recettes, de coutumes de Bretagne. Souvent, celui qui vient de l’extérieur croit que la gastronomie bretonne est simpliste. D’ailleurs, croit-il, les Bretons ne savent faire que des plateaux de fruits de mer et des galettes !

 

Bien sûr, tout n’est pas entièrement faux dans cette remarque préalable mais la première chose à noter c’est que la gastronomie bretonne est basée sur bons produits et simplicité ! A ce titre, le fameux plateau de fruits de mer a bien sa place dans la gastronomie locale même si ce n’est pas toujours une spécificité bretonne… Encore que… les huitres de Cancale… les coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint Brieuc… les langoustes des abers… la langoustine de Loctudy… la Belon de la baie de Quiberon… Oui, tout cela fait saliver quelque peu !

 

Une des grandes spécialités est le Kik ha farz. La première fois que j’ai entendu ce nom, j’avais fantasmé sur ce que pouvait être ce plat… Mais j’étais loin de la vérité. En fait, c’est un nom breton qui signifie viande et farine !  Tout de suite cela devient moins poétique mais quand on suit Jacques Thorel dans les recettes cela devient beaucoup plus appétissant !

 

C’est une recette du Léon, donc du Finistère Nord et au départ c’était un plat de pauvres. Si je vous la présente de façon traditionnelle, on pourrait dire que l’on met un jarret de porc salé dans l’eau à bouillir avec quelques légumes et que l’on plonge dans la même casserole un sac avec du blé noir – sarrasin – pour que cette farine cuise avec le même bouillon. Cette farine cuite devient une boule que l’on peu trancher et qui accompagne la viande. Cela tient bien au corps. C’est la potée bretonne en quelque sorte.

 

Dans son ouvrage Jacques Thorel, nous présente plusieurs versions. Dans les Abers, de façon très classique, on prendra plats de côte et jarret de porc avec navet, panais, carottes, poireaux et chou. Du côté de la cuisine léonarde, on trouve deux versions dont une assez originale avec un mélange de porc et de bœuf. C’est ainsi qu’avec du paleron ou de la macreuse de bœuf, un jarret et de la poitrine de porc et des navets, on arrive à un excellent résultat en bouche… Parfois, on a même des recettes ou le blé noir est remplacé par du froment… comme si c’était la spéciale pour touristes !

 

Voilà donc un ouvrage de qualité pour ceux qui voudront prolonger tout au long de l’année les vacances bretonnes à travers une gastronomie qui ne cherche qu’à mieux se faire connaitre et reconnaitre ! Alors, comme l’été c’est fait pour lire et préparer l’hiver en cuisine, bonne lecture avec « Le grand classique de la cuisine bretonne » et à demain !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 1 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et poursuivre la réflexion sur la télévision (31 août)

L’été c’est fait pour lire et comme nous avons plusieurs fois abordé la question de la télévision, il n’était pas possible de ne pas proposer, au moins une fois, d’ouvrir le petit ouvrage de Pierre Bourdieu sur la question… Oui, du Pierre Bourdieu pour lecture estivale, c’est un peu osé, mais pourquoi pas ?

 

 

 

En mai 96, deux cours de Pierre Bourdieu au Collège de France sont diffusés par Paris Première, chaine de télévision. Ils ont pour objet la télévision et les dangers qu’elle fait courir aux « sphères de la production culturelle, art, littérature, science, droit, philosophie, droit » mais aussi à la politique et à la démocratie. Sujet fort qui mérite, même 22 ans plus tard, toute notre attention…


C’est le monde journalistique qui est, non pas attaqué, mais analysé dans son fonctionnement en espace clos, ce que Bourdieu appelle « la circulation circulaire de l’information » où la rivalité qui s'exerce sur fond d’audimat a pour but de guetter l’événement voire de le produire ou de renchérir au plus vite sur des informations traitées ailleurs. Dans l'urgence où elle est tenue de travailler, la télévision fait appel à une panoplie de « fast thinkers » qui peuvent commenter à chaud l’actualité et qui passent aux yeux du public pour les véritables penseurs dans leur domaine alors que, comme le montre très bien Bourdieu, ce sont généralement les éléments en marge de leur discipline, non reconnus par leurs pairs, qui gagnent par l'apparition télévisée le plébiscite du plus grand nombre. L’exemple emblématique étant Bernard-Henri Lévy. Aujourd’hui, seul complément qu’il faudrait faire, c’est nommer quelques-uns de ceux qui sont venus remplacer BHL avec souvent encore moins de compétences et d’expériences…


Pour ne pas heurter le public, les journaux télévisés n'abordent pas de sujets qui fâchent ou entraînent trop à la réflexion. Ils relatent à grand renfort d’images et de paroles les faits divers les plus spectaculaires et les grandes compétitions sportives.


« On a ce produit très étrange qu’est le journal télévisé, qui convient à tout le monde, qui confirme les choses déjà connues, et surtout qui laisse intactes les structures mentales », écrit Pierre Bourdieu. Il montre aussi comment ces intellectuels peuvent passer à la collaboration, ce qu'il appelle la loi de Jdanov : « Plus un producteur culturel est autonome, riche en capital spécifique et exclusivement tourné vers le marché restreint sur lequel on n’a pour clients que ses propres concurrents, plus il sera enclin à la résistance. Plus, au contraire, il destine ses produits de grande production (comme les essayistes, les écrivains journalistes, les romanciers conformes), plus il est enclin à collaborer avec les pouvoirs externes. »


Notre conférencier montre aussi comment certains animateurs journalistes censés représenter le savoir et la rigueur morale, tel Cavada en son temps, peuvent orienter le cours d'un débat. Il semble d’ailleurs que rien n’ait changé…


Il montre comment les journalistes, faute de savoir garder la distance nécessaire à la réflexion, jouent le rôle de « pompier incendiaire », de quelle façon ils peuvent créer l’événement en montant en épingle un fait divers, comme cela fut encore le cas, en France, à l'approche des élections présidentielles.


Ce livre est paru dans la maison d’éditions créée autour de Bourdieu, et qui avait déjà donné cet ouvrage dénonciateur du milieu journalistique parisien : « Les Nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi. Même si Pierre Bourdieu a disparu depuis, ses « leçons » demeureront... du moins, si on veut bien encore les lire, et comme l’été c’est fait pour lire, n’hésitons pas à ouvrir « Sur la télévision » de Pierre Bourdieu…

 

Alors, bonne lecture et à demain !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 31 août 2018

J'ai lu pour vous : «Reviens » de Samuel Benchetrit ...


De Samuel Benchetrit, j’ai pratiquement tout lu, des Chroniques de l’Asphalte au Coeur en dehors en passant par Chien et La nuit avec ma femme.

 

 

 


Et à chaque fois, cet écrivain m’emporte dans son univers, celui d’un mec un peu branleur, mais aussi drôle, profond, pratiquant l’auto-dérision et décrivant les sentiments d’amour ou d’amitié comme nulle autre.

La 4è de couv. nous dit : «Son fils est parti, son ex-femme le harcèle, son éditeur le presse, des mariées de téléréalité le fascinent, Pline l’Ancien le hante, un canard le séduit, une infirmière bègue le bouleverse … Bienvenue dans le monde tendre et poétique d’un écrivain en quête d’inspiration et d’amour.

Un feu d’artifice tout à tour grave, hilarant et émouvant ».

 

 


Dans « Reviens », que je considère comme un hymne d’amour à son fils ado, qui a quitté le cocon familial pour faire le « tour du monde », enfin, le cocon original de son père, qui s’inquiète maladroitement de lui, Samuel Benchetrit raconte sa petite vie d’écrivain en manque d’inspiration, de ses rapports avec son percepteur, son ex-femme qui le harcèle sans cesse, les petites mamys d’une maison de retraite auxquelles il lit, dans leurs chambres, des extraits du livre d’un de ses concurrents qu’il déteste … car il trouve qu’il « chie » des livres …

Mais au-delà de cet amour qu’il porte à son fils, l’auteur parle de toutes les sortes d’amour que l’on porte à nos congénères, aux animaux … et à notre planète ?

Une ode à la vie, en quelque sorte.

Ce livre m’a happée dès la première page, m’a émue, m’a rappelé des situations vécues et m’a beaucoup fait rire, au travers de belles trouvailles littéraires et d’expressions un peu désuètes, n’appartenant qu’à cet auteur.

 


Je vous recommande cet ouvrage.

Samuel Benchetrit est écrivain, dramaturge, scénariste, réalisateur.
Il est notamment l’auteur de «Le coeur en dehors », « La nuit avec ma femme », les « Chroniques de l’asphalte » et de « Chien », dont il a réalisé le adaptations au cinéma.


Article et photo : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* « Reviens » roman aux éditions Grasset
* Ouvrage imprimé par CPI Brodard et Taupin en juin 2018
* Photo Samuel Benchetrit : Wikipédia déjeuner des nommés aux César du cinéma 2016.

 

Imprimer - - par christiane chapé - 30 août 2018

L'été c'est fait pour lire La trilogie écossaise

L’été c’est fait pour lire mais je reconnais que le cheminement qui pousse un livre dans nos mains est parfois surprenant. Prenons un exemple, je vais au salon du livre de Paris en mars 2018 et j’y reste deux jours entiers. J’y rencontre des auteurs, des attachées de presse, des éditeurs, des lecteurs, je discute avec tous ces grands passionnés de lecture et j’offre même quelques livres à mes petits-enfants, en particulier ma petite-fille qui a passé la seconde journée entière dans le salon, à deux ans, et qui nous dira dans le métro au moment de rentrer chez elle : « je suis très contente »…

 

Et, soudain, en fin de journée, je vois un auteur assis à son stand, qui dédicace un ouvrage « La trilogie écossaise ». C’est Peter May, un Ecossais édité par une maison française, Rouergue. Je ne le connais pas du tout, je ne l’ai jamais lu et j’ai l’impression que je n’en ai jamais entendu parler… Il a l’air sympathique, une seule personne est avec lui et donc je décide de discuter avec lui, de découvrir ce qu’il fait… Peut-être qu’il existe un ange gardien spécialiste du roman policier qui m’a poussé vers cet auteur, allez savoir !

 

Après quelques minutes d’échanges, plutôt en langue de Shakespeare car notre ami ne parle pas trop la langue de Corneille, je décide d’acheter non pas le premier tome de la Trilogie mais « La Trilogie écossaise » entière… C’est une prise de risque pas trop importante compte tenu du prix du livre mais je plonge dans l’inconnu total…

 

Trois jours plus tard, j’ouvre l’ouvrage et je commence « L’île des chasseurs d’oiseaux »… Doucement je découvre qui est Fin Macleod, policier natif de l’île de Lewis où va se dérouler l’enquête que nous allons suivre. Au départ, je crois être dans un polar classique et mon cerveau est la recherche des réponses qui viendront prendre leur place derrière ces questions traditionnelles : qui ? Pourquoi ? Comment ? Et vous connaissez tout cela…

 

Mais voilà, très vite je comprends que je fais fausse route, que je dois changer mon fusil d’épaule car la question principale est : quelle est cette île ? Alors, bien sûr, je dépose le roman et je plonge dans les encyclopédies et dans Internet, me voilà soudain sur la route des Hébrides extérieures dont j’ignorais l’existence, je découvre cet archipel au nord-ouest de l’Ecosse et son île de Lewis, la plus au nord de l’archipel… Très vite je comprends que tout est vrai dans ce roman du moins en ce qui concerne l’île, la religion, les us et coutumes, la population, le climat et cette habitude d’aller un fois par an à la chasse sur un rocher inhabité…

 

Je reviens au roman que je lis en quelques jours, puis je passe au suivant et en peu de temps j’ai absorbé cette trilogie, je me suis rassasié de cette île, de ses habitants, et je me dis que j’irais bien y faire un tour, un jour, qui sait…

 

Et là, je réalise que certains, très proches de moi connaissent très bien cette trilogie, sont même pour certains déjà allés dans cet archipel comme en pèlerinage à la trilogie… Enfin, une amie, cet été, m’en parle car elle-aussi est tombée sous le charme de Peter May, de ses romans et surtout des Hybrides extérieures…

 

Je réalise, en quelque sorte, que j’étais le dernier à découvrir cette « Trilogie écossaise » de Peter May ! Alors, si vous aimez les polars noirs, cruels et très humains, si vous aimez les romans sociaux et les paysages sauvages, si vous avez envie de voyager dans l’inconnu même si ce n’est finalement pas si loin de chez nous, si, surtout, comme moi, vous ne connaissez par ces trois romans, « L’île des chasseurs d’oiseaux », « L’homme de Lewis » et « Le braconnier du lac perdu », alors, aucune hésitation, embarquement immédiat pour les Hybrides extérieures et comme l’été c’est fait pour lire je ne peux que vous souhaiter bonne lecture et demain !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 30 août 2018

L'été c'est fait pour lire et découvrir le monde, l'art, l'histoire

L’été c’est fait pour lire mais ce n’est pas d’un livre seul que je voudrais parler aujourd’hui mais d’une collection entière comportant plus de 700 titres… et ce n’est pas terminé ! En effet, il y a quelques années, j’ai découvert la collection « Découvertes Gallimard », une magnifique collection qui donnait l’impression d’avoir en main un beau livre pour le prix d’un livre de poche… Le slogan commercial et les premières remarques des critiques étaient aussi bonnes que les impressions des prescripteurs : «On n’a jamais vu autant de choses entre la première et la dernière page d’un livre.»

 

Au départ, il s’agissait bien d’un documentaire de plus, une façon de recycler le savoir pour pas trop cher en exploitant un peu les auteurs… Je sais c’est un peu rude dit comme cela mais ce n’est pas loin de la réalité… Les éditions Gallimard cherchent la façon d’aborder ce segment de marché et le premier coup de génie c’est d’avoir voulu faire dès le départ un livre, commun aux adolescents et adultes, qui soit, en plus, un bel objet accessible à tous !

 
Cette collection arrivait après «Découvertes cadet» (1983) et «Découvertes benjamin» (1984), et au départ cela ne devait s’adresser qu’aux juniors… Mais très vite la cible est explosée d’autant plus que la finesse éditoriale permet aux visiteurs de plusieurs grandes expositions parisiennes de trouver le titre correspondant à la sortie… C’est d’ailleurs ainsi que j’ai lu mon premier titre…

 

Quelle fut la recette miracle ? Si quelqu’un pouvait la donner cela signifierait que tous les éditeurs ne réaliseraient que des merveilles et comme ce n’est pas le cas il faut plutôt imaginer que dans cette réussite il y a un peu de circonstances extérieures, du talent et du travail, une pincée de chance, sans oublier une bonne maquette graphique, un expert de qualité pour chaque titre, une iconographie riche et bien imprimée, des références, des documents, des sources indiquées. Pas de redite, pas de blabla inutile, tout est bien ordonné et amené et le lecteur se laisse faire même quand il ne connait rien au sujet.

 

Mais, c’est peut-être là le plus fort, quand le lecteur connait le sujet il prend plaisir à lire, à réviser ses connaissances et il mesure que le livre est très bon ! Les titres les plus vendus, si mes informations sont bonnes, sont :

  • À la recherche de l’Égypte oubliée (1986)
  • Picasso : Le sage et le fou (1986)
  • Van Gogh : Le soleil en face (1987)
  • Mahomet, la parole d’Allah (1987)
  • L’écriture, mémoire des hommes (1987)

 

Alors, pour ma part, je vais vous donner les références de celui que j’ai lu cet été, « La guerre d’Algérie, histoire d’une déchirure » d’Alain-Gérard Slama (1996). La Guerre d’Algérie est non seulement une guerre terrible, presque fratricide, qui connut les pires abus mais, en plus, elle a divisé de façon durable et encore visible aujourd’hui le peuple de France et le peuple d’Algérie. Certes, la colonisation avait bien commencé le travail mais cette guerre a terminé de rendre ces deux peuples, ces deux pays, ces deux cultures incapables de se comprendre, de s’entendre, de s’aimer… Du moins, c’est ce que l’on peut croire même si je ne désespère pas qu’un jour on puisse regarder cette période en face avec tous les éléments des deux côtés et que l’on puisse reconstruire des relations amicales et paisibles entre ces deux rives de la Méditerranée…

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, n’hésitez pas à découvrir cette collection Découvertes et ce titre en particulier que j’ai beaucoup apprécié.

 

Très bonne lecture et à demain !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 29 août 2018

L'été c'est fait pour lire et réfléchir aux questions climatiques

L’été c’est fait pour lire mais reconnaissons que cette période estivale a été aussi marquée par de très nombreuses discussions sur le climat. Je l’avoue tout de suite, je ne suis pas un expert dans ces questions de climat, de température, de réchauffement de la planète… mais je suis un grand lecteur sur ces questions. Donc, je ne peux que vous proposer, vous aussi, de lire certains ouvrages pour limiter les prises de positions radicales et infondées. Oui, ces questions sont complexes et plus on se documente, plus on mesure la complexité des modèles, des données, des réflexions, des conséquences et des mesures à prendre…

 

 

Certes, quand on est en pleine canicule, on crie au réchauffement, quand il fait froid en juin au dérèglement, quand il y a trop de chaleur en décembre on est content pour la facture de chauffage et quand il neige en janvier on oublie que c’est normal en hiver, sous nos latitudes… D’ailleurs, on n’est jamais content, c’est une certitude !

 

Là où les choses se compliquent c’est que quand on est en période dite caniculaire et que les pouvoirs publics nous demandent de rouler moins vite, de ne plus utiliser les véhicules polluants, de remettre à plus tard certains déplacements, de ne pas sortir trop en plein milieu de journée, on en veut pas obéir, on râle encore plus fort et on demande des mesures… Mais quelles mesures car quand on en propose on les refuse immédiatement !

 

Il y a quelques semaines, après un orage digne des tropiques, un village de Bourgogne fut envahi par les moustiques. La population fut rapidement excédée sous les piqures à répétition. Tous les habitants se tournaient vers le maire : Il faut faire quelque chose !

 

Seulement, le maire qui voyait à long terme ne voulait pas répandre des produits nocifs, ne voulait pas changer tout le paysage du village en bétonnant à tout va et il était perplexe ce qu’il pouvait réellement faire… Alors, un matin, il prit un arrêté municipal : il interdisait formellement aux moustiques d’entrer dans le village !

 

Cette histoire est simplette mais elle montre bien le problème. Personne ne veut des efforts pour juguler ce qui peut l’être et tout le monde veut des solutions miracles qui n’existent pas ! Alors, l’être humain va voir les choses évoluer sans rien faire…

 

Emmanuel Le Roy Ladurie, dans un remarquable essai, Histoire du climat depuis l’an mil, tente de montrer que l’histoire du climat n’est pas une science fragile mais qu’elle doit être rigoureuse car cette histoires est capitale pour comprendre les paysages et leur évolution, les populations et leurs migrations, l’économie et ses conséquences… Il ne tranche pas sur ce qui dépend de l’homme et ce qui est plus dans un cycle naturel mais il parle des conséquences des variations climatiques et il s’agit bien là d’un sujet capital pour nous !

 

Quand j’entends faire une distinction entre migrants victimes de la guerre, victimes politiques, victimes économiques, victimes climatiques… je voudrais quand même préciser qu’en fait il s’agit bien de victimes humaines d’une situation complexe où tous ces aspects jouent un rôle ! Alors, sommes-nous encore humains pour accueillir et partager ce qui ne nous appartient pas à titre individuel mais bien au titre de l’humanité…  Eau, air, terre…

 

Emmanuel Le Roy Ladurie a rejoint le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) car il est convaincu que c’est une façon d’alerter, d’agir et communiquer pour que l’humanité prenne conscience des problèmes et accepte, enfin, avant qu’il ne soit trop tard, les mesures radicales qui doivent être prises pour limiter la casse, car casse il y aura !

 

Alors, je sais bien qu’un livre ne peut pas convaincre tout le monde instantanément mais cette lecture pouvait vous aider à comprendre ce serait déjà très bien… et comme l’été c’est fait pour lire c’est bien le moment d’ouvrir l’Histoire du climat depuis l’an mil

 

Alors bonne lecture et à demain !

 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 28 août 2018

L'été c'est fait pour lire et découvrir Simone de Beauvoir

L’été c’est fait pour lire et souvent je vous parle d’auteurs qui ont marqué, sinon ma jeunesse, ma vie d’étudiant comme Zola, Saint-Exupéry, Corneille, Anouilh… Mais figurez-vous que je vais vous parler aujourd’hui d’une romancière et femme de Lettres que je n’ai rencontrée que tardivement…

 

En effet, il y a quelques années, j’avouais que je n’avais jamais lu d’ouvrages de Simone de Beauvoir alors que j’avais lu et apprécié quelques nombreux textes et pièces de théâtre de Jean-Paul Sartre. Il fallait donc que je fasse preuve de bonne volonté pour connaître un peu mieux cette grande femme de nos lettres…


J’avoue que j’ai eu peur de me lancer dans « Le deuxième sexe » directement car je jugeais cette autrice sur la réputation qu’elle avait auprès de mes collègues de lycée et prépa… et ce n’était pas terrible, reconnaissons-le !


Alors, j’ai décidé de passer par un livre intermédiaire, « Entretiens avec Simone de Beauvoir » d’Alice Schwarzer. Cette dernière est une journaliste allemande qui a eu la chance de fréquenter Simone de Beauvoir entre 1972 et 1982. C’est une militante féministe et elle limite ses questions à la lutte féministe, à la condition de la femme, à la femme de Beauvoir et, plus brièvement, au couple mythique Sartre-Beauvoir. Du coup, la lecture est facile, tout à fait adaptée à un « découvreur » de Simone de Beauvoir… tout en nous apprenant beaucoup sur cette femme !


C’est en lisant cet ouvrage que l’on mesure que Simone de Beauvoir est née en 1908, qu’elle est de la génération de Simone Weil (la philosophe), qu’elle avait déjà 28 ans à l’avènement du Front Populaire et que son dernier choix politique fut de voter, un peu à contre cœur, pour François Mitterrand, en 1981. Alors bien sûr, son féminisme n’est pas celui de la génération suivante et elle mit beaucoup de temps à accepter que des femmes se constituent en mouvement spécifique, voire même en parti spécifique comme ce fut le cas très peu de temps en Allemagne…


Po

urtant, il ne faudrait pas croire qu’elle est absente de ce combat. Bien au contraire, elle en a livré dans « Le deuxième sexe » les fondements, les soubassements, les bases définitives. Oui, Simone de Beauvoir est féministe mais pas tenancière d’un féminisme qui pousserait les femmes à prendre la place des hommes, pire, de revêtir leurs défauts pour faire comme eux, en pire… Non, les femmes doivent changer le monde, refuser les contraintes et les pièges d’un machisme bien réel qu’elle refuse. Par contre elle émet des doutes sérieux sur le comportement de certaines femmes qui voudraient faire croire que le socialisme, la paix ou l’humanisation de notre société peuvent devenir des combats féministes. Non ! Il ne faut pas, d’après elle, confondre le combat des êtres humains (paix, socialisme, justice…) et celui des femmes qui veulent seulement être elles-mêmes !



Je ne peux pas vous dire que j’étais d’accord avec tous les arguments de Simone de Beauvoir, mais j’avoue que je sens avoir fait un pas dans la connaissance de cette grande femme par un livre composé de plusieurs interviews de grande qualité. Depuis, j’ai lu des ouvrages de Simone de Beauvoir et je ne peux pas parler de tous mais je retiens ceux qui m’ont marqué le plus : « Le deuxième sexe », « Une mort très douce », « La cérémonie des adieux »…

 

Mais cette année, Simone de Beauvoir a fait son entrée dans la collection La Pléiade de chez Gallimard. L’album de l’année lui est consacré, il est écrit par Sylvie Le Bon, sa fille adoptive, et il est tout simplement remarquable et il peut faire une excellente introduction à l’œuvre de Simone de Beauvoir, une grande de notre littérature française…

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, je pense qu’il serait bon de provoquer les jeunes de ce pays à la lecture de Simone de Beauvoir pour qu’ils comprennent mieux ce qu’est l’être humain car elle on ne se contente pas de parler d’homme et de femme…

 

Alors bonne lecture et à demain !

 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 27 août 2018

L'été c'est fait pour lire et faire son marché

L’été c’est fait pour lire et quand il faut choisir un livre pour les tout petits enfants, ce n’est pas simple, avouons-le bien simplement. D’une part, il faut essayer de trouver un livre de qualité, une histoire qui tienne la route et qui respecte bien le jeune lecteur car « jeune » ne signifie pas demeuré, stupide, naïf, crétin, analphabète ou que sais-je encore. Par contre, nous devons nous abstenir de choisir l’histoire en fonction de nos seuls goûts et envies car, dans ce cas-là, le livre n’aurait que peu de chances de satisfaire le jeune lecteur… Oui, je le répète encore et toujours, si la lecture du jeune n’engendre pas du plaisir, comment voulez-vous que plus grand il puisse trouver du bonheur à lire ?

 

Alors, j’erre presque l’âme en peine ou plus exactement les sens aux aguets dans toutes les librairies de France et de Navarre, enfin surtout de Paris, Chalon-sur-Saône, Carnac, Quiberon… pour trouver les albums illustrés qui pourraient plaire à mes petits-enfants et par là-même à tous ceux qui me lisent et écoutent pour trouver le livre qu’ils pourront lire à leurs chers petits… Heureusement, sur mon chemin je rencontre des auteurs, des éditeurs, des libraires, des bibliothécaires, des parents ! Chacun à sa façon me donne des éléments d’appréciation à commencer par mes enfants qui deviennent les uns après les autres des parents-lecteurs !

 

Comme les petits lecteurs dévorent les livres – au sens propre et au sens figuré – il est fortement conseillé de choisir des albums cartonnés ou des livres avec des pages plastifiées. C’est plus sûr et on a plus de chance de pouvoir lire et relire le livre… Sachant qu’un enfant adore relire seul un livre qu’on lui a lu plusieurs fois. Parfois, on l’entend blablater comme s’il tentait de lire les textes…

 

C’est donc ainsi que, lors d’une pérégrination livresque, j’ai découvert la collection « Mon livre des odeurs et des couleurs » de la maison Auzou. Tout de suite le concept m’a plu car mettant en place un système ludique pour apprendre et reliant entre elles plusieurs connaissances : le mot, l’objet, la couleur et l’odeur. De plus, le livre est extrêmement interactif et donc met le jeune enfant en position de co-lecteur, si on peut dire… J’ai immédiatement porté mon attention sur l’album « Le marché » puisque mon escale en librairie précédait le passage à l’AMAP où je récupérais mes légumes de la semaine…

 

Alors, certes, dans mon panier, il n’y avait pas d’ananas ni de mangue, de viande ni de poisson, d’olives ni de miel… Mais, si je regarde les fruits et légumes cités dans le livres, nous en avions quand même beaucoup en rentrant à la maison : melon, oignon, pomme de terre, tomate, poivron, courgette… de quoi faire apprentissage, révision et dégustation !

 

Les dessins de cet album sont signés Mr Iwi, un illustrateur que je ne connaissais pas du tout… mais cela n’enlève rien à son talent : ses dessins sont parfaitement adaptés aux enfants entre 2 et 4 ans qui reconnaissent tous les fruits et légumes rencontrés sur le marché !

 

On peut donc affirmer que c’est un bon ouvrage qui réserve en plus une surprise. En effet, on pourrait croire que les odeurs sont juste abordées avec des mots mais, en fait, vous allez aussi sentir quand vous aurez frotté votre doigt sur un petit coin du livre (en fait un coin rond si vous voyez ce que je veux dire) et c’est ainsi que 6 produits seront abordés différemment…

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, il est temps de vous y mettre avec ces chères petites têtes blondes… Bonne lecture et à demain !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 26 août 2018

J'ai revu pour vous « Billy Eliott », film culte ... au petit prénom de mon « 4'pats » ...

J’ai revu pour vous « Billy Eliott », film culte … au petit prénom de mon « 4’pats » …

Pour la 200ème fois …

Avec un plaisir toujours intact !!

Donc … Billy Eliott, le film, vu par moi :

 - Papa, j’veux danser …
- Ca va pas mon gamin, dans notre famille, il n’y a pas de « fifille« .
Tu seras mineur comme tout le monde et basta !!
Ton grand-père était mineur, ton frère descend tous les matins, tôt, dans les wagonnets et moi, je brave le grisou tous les jours que Dieu fait, pour t’assurer une bonne éducation, depuis que ta mère est morte.
Je te paie des cours de boxe, dans l’espoir inavoué, que ça te sortira du charbon et des ennuis financiers … mais en attendant tu n’as pas le choix.
Travailles bien à l’école et tu seras mineur, mon enfant.
Peut-être « chef mineur », qui sait ?
Et toi … tu veux danser !!
Ingrat, sale gosse.
Je me saigne pas aux quatre veines pour que tu finisses sur une scène vêtu de rose.
Ca va pas, non ?
Les mineurs c’est le noir qui leur va le mieux.
- Papa, j’aime pas la boxe.
J’veux danser.
- Il mate les filles à l’autre bout du gymnase et en secret, il va à la danse.
Et il a du talent.
Et son professeur le pousse à poursuivre dans cette voie et à tenter d’entrer dans une école de danse renommée où il pourra se perfectionner.
Mais ….
Il va falloir révéler la vérité à son père qui a, par ailleurs, d’autres soucis.
La mine est menacée de fermeture par le gouvernement de Miss Maguy et les grèves sévissent dans toute l’Angleterre.
Et …
Par amour pour son rejeton et par une ouverture d’esprit guidée par son étoile, il ne fera pas grève pour payer le rêve de son fils.
Il accepte de le voir tenter d'avoir un avenir meilleur par la danse, malgré ses préjugés.
Et ….
Billy réussit alors l'examen d'entrée dans la grande école de danse.
Et se produit, un jour, sur une scène mythique, en Etoile, dans « le lac des cygnes ».
Et …
Le gros mineur musclé, aux ongles noircis par le charbon, avait revêtu son plus bel atour et s’était assis au premier rang …. larme à l’œil et cœur débordant d’amour.

- Vas-y Billy, tu seras un homme …. mon fils.


La Chris.
Le 25 août 2018
 
Imprimer - - par christiane chapé - 25 août 2018





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