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samedi 22 juillet 2017

Bonne Fête Marie Madeleine

Photo de Chalon

entre nous - chalon sur saone

Entre-nous : parlons livres

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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

L'été c'est fait pour lire et préparer des petites cocottes

L’été c’est fait pour lire et aussi cuisiner ! C’est ainsi, je vous l’ai déjà dit on ne peut pas dévorer un ouvrage le ventre vide. Donc, une seule solution, lire des livres de cuisine pour préparer le temps suivant, celui de la lecture d’un bon roman ou d’une excellente bande dessinée… Seulement, comme le temps vous est compté, du moins si vous êtes comme moi toujours en train de courir, il faut de petits livres de cuisine sur lesquels sont identifiées les bonnes recettes, pas chères et rapide à exécuter ! Je parle bien du temps d’exécution réelle et non du temps passé dans le four car pendant que ça cuit, vous avez le droit de lire puisque l’été c’est fait pour lire !

 

Pour répondre à ce cahier des charges de notre cuisine estivale, j’ai pris d’abord un petit ouvrage des éditions ESI, la collection Carrés à croquer, car ce petit format tient dans tous les sacs de vacances et de week-end. Deuxièmement, j’ai choisi un livre de Sylvie Aït-Ali car c’est une infirmière qui est devenue une autrice de cuisine par plaisir et passion. Chez elle, le moteur, c’est d’abord son propre plaisir, pas la carrière dans la gastronomie… On se rapproche donc du plaisir estival !

 

Dans son ouvrage pratique, Délicieuses petites cocottes, nous allons donc trouver tout ce qu’il nous faut pour cet été, pour recevoir nos enfants et petits-enfants et comme la cuisson est au four et en cocotte, cela nous laissera plus de temps pour profiter de nos petits-enfants… Rusé, non ?

 

Je sais bien que certains diront que ces petites cocottes en été, c’est peut-être un peu trop chaud. Mais, mettons-nous en situation : vous avez marché toute la journée en montagne et essuyé un orage en fin d’après-midi… vous rentrez d’une journée de pêche au grand large, vous êtes revenus face au vent avec des vagues qui vous ont éclaboussés… Vous étiez en forêt quand une averse vous surpris… vous revenez d’une belle journée de plage en Bretagne face au vent – c’est rare mais par expérience je sais que cela peut arriver de temps en temps – et vous avez envie d’un peu de calme et de chaud… bref, toutes les conditions sont réunies pour dévorer une cocotte de fruits de mer au safran – version Bretagne – ou une endive à l’orange et au canard – version sud-ouest – ou, enfin, un flan de courgette au chèvre – pour la version alpestre !

 

Ces trois plats qui sont un véritable régal sont très simples à préparer. Quant au prix, on n’est jamais obligé de tout faire au plus cher. Parfois, par exemple, on peut remplacer les coquilles Saint Jacques par des noix de pétoncle, surtout si on n’est pas en Bretagne et que l’on n’a pas la possibilité d’en trouver des très fraiches accessibles !

 

A chaque fois, vous pouvez préparer la cocotte le matin, stopper la cuisson avant la fin et faire réchauffer le soir en rentrant, c’est encore meilleur !!! Oui, les plats de cette nature peuvent largement supporter les réchauffages même le jour suivant. Du coup, ce sont des préparations très pratiques pour les vacances : vous préparez quand tout le monde dort encore et vous réchauffez quand tout le monde se douche et on se retrouve tous ensemble à table !!! Que du bonheur !!!

 

On trouve aussi dans cet ouvrage quelques recettes de desserts comme le far breton aux abricots sec – et cela fonctionne très bien avec des pruneaux – et le clafoutis de fraises de Phalempin – juste parce que les fraises de Bretagne sont excellentes !

 

On peut retrouver les bonnes recettes et idées de Sylvie Aït-Ali sur son blog culinaire :

http://www.amusesbouche.fr/

 

En attendant, vous avez un bel outil pour recevoir cet été, Délicieuses petites cocottes, un livre à lire et cuisiner mais comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et bon appétit !   

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 20 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et vivre avec le Baron perché

L’été c’est fait pour lire mais aussi pour fréquenter les festivals de toutes natures, celui de Chalon dans la rue, par exemple ! Or, parfois, le lien entre les livres et les arts de la rue est très fort, que dis-je, essentiel, capital, évident, incontournable et la liste pourrait être allongée à l’infini ou presque ! Quand je prépare mon festival, je guette toujours avec beaucoup d’attention les spectacles liés à un livre, une œuvre, un auteur… J’ai ainsi pu profiter avec beaucoup de plaisir d’un Hamlet en 30 minutes avec la Compagnie Bruitquicourt ou d’un Hamlet revu et corrigé avec les Batteurs de pavés ! Mais ce ne furent pas les deux seuls spectacles adaptés de livres et Shakespeare eut beaucoup d’autres compagnons d’aventures sur le bitume chalonnais de Molière à Camus, d’Eschyle à Italo Calvino…

 

 

 

Italo Calvino ? Oui, j’ai toujours beaucoup aimé cet auteur et j’ai déjà lu et relu sa trilogie mythique : Le Baron perché, Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant ! Je peux affirmer sans peine que j’aime beaucoup cet auteur dont j’ai lu presque tous les textes traduits en français. Italo Calvino est un auteur italien contemporain (1923-1985), très réaliste, spécialiste de textes courts, certains parlent même à son propos de fables ou de paraboles… La trilogie évoquée ici porte le nom de Nos ancêtres et nous allons revenir sur un titre spécifique, Le Baron perché.  

 

Pourquoi Le baron perché ? Tout simplement parce qu’en 2012, lors du festival Chalon dans la rue, j’ai repéré un spectacle portant ce nom et j’y suis allé. Grand bien m’en a fait puisqu’il s’agissait bien d’une adaptation du roman d’italo Calvino. Le spectacle était de qualité car la compagnie avait réussi à garder la philosophie du roman, l’univers de Calvino tout en offrant au public un véritable spectacle de rue… enfin, de rue, disons plutôt un spectacle aérien ! C’était juste à côté de la Maison des vins de Chalon-sur-Saône, en plein soleil, à l’heure de la sieste… mais je m’en souviens comme si tout cela s’était passé hier… Mais revenons un peu sur le texte de Calvino !

 

Blaise, le narrateur, nous conte la vie de son frère Côme. Nous sommes en Ligurie, en 1767. Cette date, cette époque combinée au style littéraire choisi fait que le lecteur est presque immédiatement convaincu que le texte est signé Voltaire…

 

Le jeune Côme va quitter sa famille car il refuse de manger des escargots. Mais il ne va pas très loin, il se contente de monter dans un arbre… Quelle fuite ! On se dit que Côme fait du boudin et que tout rentrera vite dans l’ordre, sauf que Côme va rester dans son arbre, va y construire sa vie ! Côme fait même la promesse, le serment, de ne jamais redescendre sur la terre ferme…

 

Notre nouveau Robinson des arbres va devoir tout réapprendre, tout découvrir et se construire une philosophie de vie cohérente, ou presque… On retrouve des thèmes chers à Rousseau sur la nature et l’humanité, des idées prérévolutionnaires et une réflexion métaphysique particulière, celle d’un certain Italo Calvino, probablement un hybride entre le Dieu de Voltaire et celui de Rousseau…

 

Comme dans toutes les paraboles et fables, on se retrouve face à soi, face au vingtième siècle et ses horreurs… Le texte est très agréable à lire, que dis-je, à dévorer, et le spectacle restait dans le même tempo… Que du bonheur !

 

L’artiste était Alex Trillaud, un circassien de formation qui n’a pas eu peur de se frotter à la philosophie comme un passeur. Le spectacle était accessible à un très large public et j’espère voir encore de très nombreux spectacle de cette trempe !!!

 

Comme l’été c’est fait pour lire, n’hésitez pas à glisser dans votre sac de Chalon dans la rue un exemplaire du Baron perché ! Bonne lecture, bon spectacle et à très bientôt !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 19 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire des bons polars même sans assassin

L’été c’est fait pour lire et comme vous le savez pour certains d’entre vous je me suis lancé un petit défi… Lire les dix-neuf enquêtes de sir Malcolm Ivory écrites par Mary London, alias Frederik Tristan, et comprendre la trame qu’il a suivi dans l’écriture de ces polars à l’anglaise !

 

 

Je ne suis pas complètement arrivé au résultat mais cette fois-ci, je dois avouer que j’ai réussi à percer le mystère avant la fin du roman, au deux tiers pour être précis… Je suis probablement sur la bonne voie…

 

Mais, pour le reste, soyons honnêtes, je pense que nous sommes là en face d’un roman policier bien sympathique que je ne peux que vous conseiller de lire même si vous n’avez lu aucun autre roman de la série. On peut le lire de façon indépendante sans aucun souci…

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, il s’agit toujours d’enquête dans les milieux assez riches et hauts placés de la société britannique. Cette fois-ci nous nous retrouvons chez un des plus grands avocats, maitre John Stone. Il travaille dans une étude qu’il a créée, il est conservateur et même partisan de la peine de mort. Rude, rustre et même quelque peu phallocrate, cet homme mène la vie difficile à sa femme, ses deux enfants, son gendre, sa secrétaire et son meilleur ami, le docteur Terrings…

 

Un soir où tout ce petit monde est réuni autour de la table pour un diner habituel, notre bon avocat va être empoisonné en buvant sa petite liqueur du soir… Comme à chaque fois dans cette série :

 

-       d’une part, le criminel a de grandes chances – pour ne pas dire plus – de se retrouver parmi les convives ;

-       d’autre part, sir Malcolm Ivory, supplétif de Scotland Yard, va être chargé de l’enquête en compagnie de son vieil ami le superintendant Forbes…

 

Petite différence avec certains romans, cette fois-ci sir Malcolm Ivory n’est pas appelé en renfort parce que l’enquête touche la noblesse anglaise mais parce que la victime, John Stone lui-même, l’a demandé de façon exprès. En effet, il a écrit une lettre qui dit que s’il est assassiné ce doit être sir Malcolm Ivory qui mène l’enquête !  Pourtant les deux hommes ne sont pas amis et se sont même affrontés lors d’une célèbre affaire policière…

 

L’histoire est toujours aussi bien écrite et les personnages très crédibles, de la femme éplorée et bouleversée au gendre un peu niais qui se demande ce qu’il fait dans cette tragique histoire… Sir Malcolm Ivory fonctionne toujours avec ses matières cérébrales même s’il se fait toujours surprendre au départ par les criminels qui le manipulent… La raison finit toujours par triompher et cette fois-ci on ne passe pas loin du KO technique !

 

Je trouve qu’une fois de plus nous sommes en présence de bons romans pour l’été et comme l’été c’est fait pour lire je ne peux que vous conseiller cette série d’enquêtes de sir Malcolm Ivory écrite par Frederik Tristan, un de nos très bons romanciers Français ! Ah, j’oubliais, le titre de ce roman est Un crime sans assassin !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 18 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et regarder les graines devenir des arbres

L’été c’est fait pour lire et aussi, vous le savez bien, prendre le temps de réfléchir. C’est cette réflexion qui peut nous emmener en ces périodes estivales prendre de beaux virages dans nos vies… ou pas ! Mais, pourquoi faudrait-il que cette phase cérébrale soit réservée aux seuls adultes ? Pourquoi un livre pour enfant ne serait-il pas capable de pousser à la réflexion, de stimuler le cerveau d’un jeune lecteur ?

 

C’est bien parce que le livre pour enfant peut être de qualité, y compris intellectuelle, spirituelle et même métaphysique que pour illustrer mon propos j’ai choisi de vous présenter l’excellent ouvrage, La graine et le fruit, signé Alexis Jenni et Tom Tirabosco publié par La joie de lire !

 

L’auteur du texte, Alexis Jenni, est celui qui a obtenu le prix Goncourt en 2011 pour L’Art français de la guerre. Il n’est pas ici question de prendre parti sur ce prix littéraire qui a reçu une critique mitigée car ne l’ayant pas lu, je serai bien en difficulté pour affirmer quoi que ce soit ! Par contre, cet album illustré pour enfant est très bien construit…

 

C’est l’histoire d’un grand-père et de son petit-fils. Quand l’enfant est tout petit, son grand père plante des arbres dans son jardin. Un olivier en particulier. Puis, il invite son petit-fils à regarder ces arbres pousser… lentement mais surement !

 

Le grand-père montre à l’enfant comment les petites graines du départ peuvent engendrer de si beaux et si grands arbres… Les saisons passent, les arbres changent mais sont toujours là, de plus en plus grands…

 

On se demande où il veut en venir puis le grand-père explique à son petit-fils que Dieu est comme une graine… « Dieu commence petit. Comme une graine qui ne ressemble pas un arbre. » Il faut du travail, de l’eau, de la patience pour obtenir un arbre qui porte des fruits… « A la fin, l’idée de Dieu est plus grande que toi… »

 

En fait, c’est une parabole que nous racontent Jenni et Tirabosco. Elle est profonde, touchante et humaine. Elle ne parle pas que de Dieu. Elle aborde la transmission… L’intergénérationnel comme on dit aujourd’hui…

 

On veut transmettre à nos enfants l’envie de vivre, le goût de la lecture, le sens des autres, le respect de l’humanité, de la vie, de la planète, l’amour de Dieu ou toute autre valeur. On plante des petites graines dans le cœur de nos enfants et, parfois l’arbre grandit et porte des fruits ; dans d’autres circonstances, sans que l’on comprenne pourquoi, l’arbre ne grandit pas ou reste un petit arbuste… c’est le mystère de la vie !

 

Tom Tirabosco, l’illustrateur, a choisi de se focaliser sur le jardin, cadre de la vie et, de page en page, ce jardin évolue avec les saisons qui passent, les arbres qui grandissent, et le petit garçon qui, lui aussi, passe de petite graine à arbre… D’ailleurs, la dernière image le montre jeune homme en pleine découverte de l’amour…

 

Un beau livre qu’il faut prendre comme une belle fable sur la vie humaine et la transmission. J’ai adoré texte et dessin et je ne peux que le conseiller pour dialoguer avec les enfants… Soyons patients, rien ne vient vite et il faut laisser du temps au temps… même en été. Et comme l’été c’est fait pour lire, y  compris en famille avec les plus jeunes, bonne lecture familiale et à très bientôt !  

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 17 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et aimer

L’été c’est fait pour lire et se marier ! Oui, j’ai bien dit se marier même si chacun sait que les amours d’été ne durent jamais… Encore que ce soit à prouver ! Pourquoi parler d’amour dans une chronique sur les livres et la lecture, tout simplement parce que j’ai lu Histoires d’amours royales de Cyrille Boulay, un livre chez Hors collection, et que j’ai ainsi réalisé deux siècles d’histoire à travers de très nombreuses belles histoires d’amours. J’ai trouvé cet ouvrage assez léger pour l’été mais consistant sur le fond pour mériter notre attention…

 

Cyrille Boulay est un journaliste et historien spécialiste de la famille russe des Romanov, expert lors de nombreuses ventes de souvenirs des familles royales et très proche des héritiers Romanov. Mais, dans cet ouvrage, il va surtout parler des familles occidentales sous l’angle des amours tumultueuses et il ne manque pas d’anecdotes à raconter… Oui, cela fait très léger mais je vous avoue qu’en ces périodes estivales c’est plutôt une lecture sympathique et très bien écrite.

 

Attention, on apprend de très nombreuses choses et très vite. En effet, on commence par la famille Bernadotte de Suède. En effet, on a tous appris que le maréchal du même nom avait été mis sur le siège de Suède par l’empereur Napoléon. Cette fois-ci, on va comprendre comment la décision a été prise, pourquoi le roi Charles XIII l’a adopté et transformé en prince héritier… et derrière toute cette histoire, il y avait une femme, Eugénie-Désirée Clary…

 

Certaines histoires sont plus connues que d’autres car mises à l’honneur au cinéma ou dans des ouvrages populaires, comme celle d’Elisabeth d’Autriche… la fameuse Sissi ! Oui, un destin tragique car elle a perdu de façon tragique presque tous ses proches avant d’être elle-même assassinée à Lausanne… Heureusement, une petite lueur de bonheur en tant que reine de Hongrie…

 

Je n’ai pas envie de passer en revue toutes ces amours royales qui, à chaque fois, sont replacées dans le temps, c’est-à-dire dans une époque et un contexte historique et politique, mais insister sur un élément que l’on va retrouver régulièrement à partir de la moitié du vingtième siècle, les amours avec des roturiers. Un roturier, pour préciser les choses, est une personne qui n’est pas noble. Or dans ces familles royales, il était de tradition de se marier avec un membre d’une autre famille royale, pas avec un roturier… Et il se trouve que de nombreux rejetons royaux ont préféré suivre leur cœur en se mariant – contre l’avis de leurs parents – avec des roturiers. Généralement, ce fut très profitable à l’image de la famille royale et cela a rendu ces héritiers beaucoup plus humains et proches des peuples… Comment ne pas évoquer Grace Kelly ?

 

Parfois, les amours royales ont du mal à se mettre en place et c’est l’histoire assez touchante d’une certaine Camilla Parker-Bowles devenue très récemment, 2005, duchesse de Cornouailles. Charles n’a finalement aimé que cette femme et c’est ce qui a provoqué la vie dramatique de Lady Di… On a souvent une mauvaise image de cette femme et j’ai trouvé que Cyrille Boulay lui donnait un vrai caractère, une véritable présence humaine aux côtés de Charles… Après tout, elle était là la belle histoire d’amour de Charles… Mais il n’est pas facile d’être l’héritier de la couronne d’Angleterre ! N’est-il pas ? 

 

Donc, voilà un bon livre au pays des princes et princesses, une lecture d’été indiscutablement et on peut même en profiter si on est républicain forcené car cela n’empêche pas de lire ces destinées humaines, de ces Histoires d’amours royales et de profiter de ces rappels historiques… Alors, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et à très bientôt !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 juil 2017 - Réagir

Antispéciste d'Aymeric Caron

Depuis le début de l'année j'ai lu 70 livres. Celui-ci est pour moi un vrai coup de coeur qui nous amène à repenser la place de l'animal dans notre société.

Aymeric Caron nous recentre sur le droit à la vie des animaux non humains. C'est un livre profond de militant convaincu à la cause animale. Philosophons et repensons l'économie axée sur la soumission animale à notre cause. De quel droit animaux que nous sommes acceptons d'exploiter au maximum des êtres vivants pourvus d'intelligence, de sensibilité. Plus qu'un plan économique, nous sommes amenés à repenser le classement dans une même famille de tous les êtres sensibles. Il s'insurge contre les politiques traditionnelles, les échecs successifs des politiques écologiques. Il nous présente l'écologie essentielle, une vraie révolution d'empreinte négative sur le long terme et à revoir nos copies de capitalistes trop soucieux du court terme. Un vrai soulèvement des consciences se met en route. Un réel humanisme sachant réconcilier l'animal, l'homme et la nature. Il est convaincu, je le suis de plus en plus que l'humanité grandira lorsqu'elle aura conscience dans son ensemble que tous les animaux sont des êtres sensibles qui méritent la vie autant que nous l'avons. Ceci ne pourra trouver son aboutissement que par une réforme constitutionnelle profonde. Aymeric Caron parle aussi politique et nucléaire que seul Mélenchon avait osé remettre en cause ... de lourds sujets pour la préservation des espèces ... Vision à long terme. Préservation des espèces (dont la notre) plutôt que profits juteux. Hymne à la vie, au droit de vivre. J'ai visionné un film Coréen dans la foulée de ce livre Okja ... la bataille sera longue pour bouleverser les consciences mais l'on voit déjà émerger un combat pour l'antiracisme animal. On ne peut par le biais des vidéos dire qu'on ne savait pas (transport, abattoirs, maltraitance). Aymeric Caron nous le rappelle et nous invite à relire quelques grands penseurs végétariens/végétaliens qui complètent son argumentation. Ce livre restera assurément en belle place dans ma bibliothèque

Imprimer - - par ANTUNES Laure - 15 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et visiter les cathédrales de France

L’été c’est fait pour lire et pour voyager aussi, ne l’oublions pas ! Quand je dis voyager, je ne parle pas ici de ces grands voyages chers qui vous conduisent au bout du monde où vous découvrirez une plage parfaite et dégusterez le soir dans une salle à manger aux normes internationales un steak grillé accompagné de frites… Non ! Je voulais évoquer le fait d’aller retrouver votre famille, vos amis, les gens qui vous sont chers même si ce n’est qu’à une heure de voiture de chez vous… Vous traversez alors la France et comme c’est l’été vous prenez le temps de visiter une église par-là, un petit château par ici et c’est cela le propre des vacances : prendre son temps et être disponible à la découverte !

 

La découverte peut être dans les paysages qui changent, évoluent et nous surprennent. Là, il suffit de regarder en prenant son temps. Parfois, la découverte est dans l’assiette… N’hésitez pas à goûter les spécialités locales, ces produits sont toujours meilleurs sur place ! Chaque région française – on le dit souvent mais c’est tellement vrai – a son fromage, son vin, ses saveurs… Et je ne vais pas vous chanter les louanges de la Bourgogne car il me faudrait beaucoup plus d’une chronique !

 

Reste, enfin, l’architecture. Là aussi les régions ont su construire avec particularité, avec leurs pierres, leurs styles, leurs influences… Quand on regarde les cathédrales de France, on est immédiatement frappé par ces différences alors que finalement il s’agit bien de la même religion, catholique pour être précis. Or ce catholicisme de Lille à Nice, de Toulouse à Strasbourg, de Quimper à Chambéry, il a pris ses aises locales et dans chaque cathédrale on retrouve des bribes de l’histoire locale, des spécificités architecturales, des éléments profondément humains et uniques. C’est cela que je vous invite à découvrir que vous soyez catholiques ou pas, pratiquants ou pas… Ces cathédrales appartiennent à notre patrimoine et elles sont presque toutes à redécouvrir… Tout simplement !

 

Bien sûr, fidèle à mes habitudes, puisque l’été c’est fait pour lire, je vous propose un petit accompagnement livresque avec l’ouvrage de poche de Théodore Rieger, Les cathédrales, aux éditions Gisserot. Théodore Rieger, grand spécialiste de l’architecture religieuse, va organiser notre voyage au pays des cathédrales et même si on reste dans sa chambre, très bon lieu de voyage imaginaire, on va passer de l’une à l’autre sans aucune difficulté…

 

On commencera par les plus anciennes, celles que l’on qualifie souvent de romanes mais qui ont pu être construites dès les débuts du christianisme en France. Elles ne sont pas très nombreuses chez nous mais on peut citer Saint Pierre d’Angoulême commencée vers 1125 ou Saint Front de Périgueux sachant que cette dernière a été fortement restaurée au XIXème siècle ce qui n’est pas un gage de qualité, du moins pour le respect de son style… En France, ce sont plus les abbayes qui portent le style roman comme chez nous en Bourgogne, Vézelay et Tournus pour ne citer que les deux plus connues…

 

Le gothisme est archi connu chez nous et les cathédrales de Paris, Reims, Chartre, Bourges, Amiens, Laon… sont tellement visitées que je vais les oublier un instant pour ne citer que quelques pièces plus rares ou moins connues de notre patrimoine. Par exemple, Strasbourg avec son style si particulier et sa couleur fascinante, Saint Etienne de Bourges avec sa très large façade aux cinq portails et aucun recul pour réaliser des photos souvenir, enfin, Saint Corentin de Quimper parce que je l’aime bien ! Mais en France presque toutes nos cathédrales méritent le détour… donc à vous de faire votre choix en fonction de vos déplacements estivaux !

 

Ce petit opuscule, Les cathédrales, saura vous accompagner dans chacune d’elle et vous permettra de regarder notre patrimoine architectural religieux d’une autre façon. Bonne lecture, belles découvertes et à très bientôt !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et cuisiner au quotidien

L’été c’est fait pour lire et comme je vous l’ai déjà dit souvent c’est aussi un temps privilégié pour recevoir ses amis et, donc, leur faire à manger. C’est très important de cultiver l’amitié par de bons petits plats ! Non ?

 

Alors, organiser un bon repas avec ses amis ne signifie pas acheter des mets hors-normes et on peut créer de bons moments festifs avec des plats ordinaires mais réalisés avec toute notre attention et c’est pour cela que j’ai choisi de vous présenter Petits plats du quotidien de Valéry Drouet et Pierre-Louis Viel aux éditions Mango.

 

Valéry Drouet est un cuisinier, plus exactement un styliste culinaire c’est-à-dire qu’il va cuisiner est mettre en place le résultat pour un photographe culinaire, Pierre-Louis Viel. Ensemble ils ont réalisé une quarantaine d’ouvrages et œuvrent aussi pour la publicité et les magazines. Ce que j’aime particulièrement avec leurs livres c’est que chaque plat, tout en étant impeccable esthétiquement parlant, ressemble à ce que vous allez pouvoir réaliser dans votre cuisine, du moins avec un peu d’entrainement. Entre autres, les couleurs sont très réalistes et cela change un peu de certaines photos où il faudrait presque des légumes fluo pour avoir la moindre chance de pouvoir concourir dans la même catégorie… C’est d’ailleurs souvent le cas avec les éditions Mango, leurs livres de cuisine sont assez réalistes pour ne pas décourager immédiatement l’apprenti cuisinier…

 

Alors, comme à chaque fois que je vous présente ce type d’ouvrage, j’ai choisi un petit menu pour recevoir ses amis, un menu de saison même si j’ai bien compris que cette année il n’y avait plus de saison… Disons, un menu pour jour chaud !

 

Nous commencerons donc par des rillettes de maquereaux au vinaigre que l’on pourra déguster sur du pain complet avec un bon verre de Montagny ! Attention, ici, comme il s’agit d’un bon petit diner simple avec ses amis, les rillettes sont réalisées à partir d’une boite de Maquereaux au vin blanc, pas à partir du poisson cru ! Donc, tout le monde peut faire cette recette !

 

Pour continuer ce repas, un poulet grillé à la moutarde et aux épices. Là encore, pas de panique ! Il ne s’agit pas d’un poulet entier avec lequel vous seriez obligés de vous battre pour couper des parts présentables mais bien de filets qui une fois grillés seront servis avec une petite salade de tomates et roquette… Du simple à réaliser et à digérer pour une soirée amicale… On  pourra continuer avec le même Montagny si on ne souhaite pas trop faire de mélange !

 

Enfin, pour rester dans ce diner estival, on pourrait finir par une nage de fruits au croquant choco. L’avantage c’est que par ces températures chaudes d’été les fruits frais apportent la fraicheur dont nous avons besoin et que chacun pourra constituer sa nage de fruits en fonction de ses goûts : pêches, abricots, framboises, fraises…

 

Bien sûr, le petit ouvrage que je vous invite à lire contient beaucoup d’autres recettes, peut-être plus à votre convenance et il y en a pour tous les goûts ! Si vous souhaitez voir comment fonctionnent les auteurs, je vous invite à regarder la vidéo réalisée par France 3 Normandie :

https://www.youtube.com/watch?v=7POss7H4xSs

 

En attendant, je vous souhaite de bien cuisiner pour vos amis, de passer du bon temps avec eux avant de vous reposer avec un bon livre. Bonne lecture et à très bientôt puisque l’été c’est fait pour lire !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 13 juil 2017 - Réagir

Un organisme unicellulaire passionnant : Le Blob

J'avais vu cette chercheuse du CNRS - Audrey Dussutour - parler de cet organisme très particulier qu'est le blob, à la TV. Pas de neurones mais il peut résoudre des problèmes complexes (une sortie de labyrinthe, choisir le plus court chemin) dépourvu d'estomac, d'yeux, d'oreilles mais pourtant il digère, voit, sent ... record de sexes possibles, susceptible d'en offrir 720 différents.

 

 

On le retrouve dans de l'ambre datant de l'éocène, soit plus de 50 000 000 d'années. Il n'est ni animal, ni plante, ni champignon, il a réussi à nous être présenté aujourd'hui. Il ressemble à du vomi. En général il adore les flocons d'avoine qu'il ingère. Si on le coupe pour étude, il cicatrise en 2 minutes.

Audrey, spécialiste des fourmis nous raconte ses travaux de recherche d'une façon très simple, à la portée de tous et des avancées possibles de la recherche fondamentale pour notre propre espèce en ce qui concerne la nutrition, l'amélioration de la longévité mais aussi l'efficacité pour lutter contre le cancer. Une meilleure étude du blob permettra peut-être des avancées dans ces domaines.

Elle nous raconte les très grandes difficultés des chercheurs pour financer leurs projets, de la très grande difficulté d'être éditée dans des revues scientifiques ciblées et des retombées. Elle ne cache pas la très grande difficulté d'intégrer le CNRS et de la non moins grande difficulté à être chercheur à plein temps pour un salaire modeste avec la concurrence entre chercheurs. Stress, manque de moyen, politique dont la priorité n'est pas la recherche fondamentale ... bac + 12 et hypermotivée car elle croit aux avancées possibles grâce aux blobs ... américains, australiens, japonais ...

donc, si vous avez envie de découvrir ses travaux dans un langage très simple, je vous encourage à lire "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir su le blob sans jamais oser le demander" Editions Equateurs sciences ... et ça regorge d'anecdotes !

Imprimer - - par ANTUNES Laure - 13 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et retourner en enfance

L’été c’est fait pour lire et l’avantage de fréquenter assidument les vendeurs d’occasion, Emmaüs et Cuisery le village du livre de Saône-et-Loire, c’est que l’on finit toujours par trouver quelques petites perles rares qui viennent enrichir notre bibliothèque. Bon, j’avoue que ma bibliothèque est un peu saturée de merveilles – mais pas que… – et qu’à chaque fois je suis obligé de pousser un peu les piles, les rangées et le vrac…

 

Ma dernière acquisition est intitulée « Les copains de votre enfance » et ce livre est sorti en 1963, autant dire qu’il s’agit de l’enfance de mes grands-parents plus que de la mienne… Néanmoins, c’est passionnant pour un amateur de bandes dessinées et de livres illustrés car nous allons voyager dans le temps de l’imagerie d’Epinal à Tintin, en passant par le Sapeur Camembert, le Savant Cosinus et Zig et Puce…

 

Je ne connaissais pas tous ces ouvrages jeunesse mais certains étaient bien présents dans les interventions à l’école, à l’université ou lors de conférences sur la bande dessinée. Avec cet ouvrage, non seulement on glane quelques informations pertinentes, on précise certains éléments oubliés au fond des mémoires humaines, mais, et c’est là le plus intéressant, on peut lire des planches entières, des strips complets… En plus, la qualité graphique est excellente !

 

Dans les lectures passionnantes à faire : En avant Fanfan la Tulipe en images d’Epinal, la rencontre entre M Fenouillard et le roi Agénor 1er roi des Papous, le Sapeur Camembert qui complimente la colonelle, la visite du Savant Cosinus chez le ministre…

 

Mais, il n’y a pas dans cet ouvrage que les ancêtres de la bande dessinée. On trouve aussi des chansons illustrées, des Fables illustrées, des extraits d’aventures de Bécassine (et je ne sais jamais comment les classer) et certains textes illustrés où le dessin est très secondaire comme Les vacances de Nane, véritable intermédiaire entre livre illustré et petit roman…

 

Pour la génération suivante, on trouve en bonne posture les Pieds Nickelés de Forton, bande dessinée que je n’ai jamais appréciée mais dont je reconnais l’impact populaire…

 

Mon petit chouchou, chacun a bien le droit d’en avoir un, est Benjamin Rabier. On le nomme parfois le La Fontaine de la bande dessinée. Il ne fut pas très commercial et se fichait éperdument de vendre ou pas. Il a quand même produit une petite centaine d’albums et il est l’auteur et créateur d’un personnage qui lui a largement survécu, Gédéon le canard ! Gédéon fait sa première apparition en 1923 dans une histoire intitulée « Gédéon, Alfred et Roudoudou… Alfred ? Oui, c’est un animal bien bizarre pour une ferme car il s’agit d’un crocodile !

 

Bon, je rêve, je retourne en enfance et je vous fais du mal… Non, vous n’êtes pas trop nostalgiques ! Ou, alors, votre jeunesse à vous c’est Spirou, les Schtroumpfs et Martine ! Dans tous les cas, je suis quand même fripon car ce magnifique ouvrage n’est disponible que d’occasion et vous n’aurez peut-être pas la chance de le trouver comme moi pour la modique somme de 4 euros ! Enfin, c’est quand même possible si vous cherchez un peu… Bon courage !

 

Pour les moins patients, sachez que certaines de ces bandes dessinées ou livres pour enfants ont été réédités et sont accessibles à tous comme par exemple un grand nombre d’albums de Benjamin Rabier ou de Forton…

 

Donc, comme l’été c’est fait pour lire, vous n’allez pas manquer d’idées pour vous souvenir de votre enfance ou de celles de vos parents et grands-parents !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 12 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Meurtre par superstition

L’été c’est fait pour lire et je vous ai habitué depuis quelques semaines à venir régulièrement prendre des nouvelles de sir Malcolm Ivory, sorte de riche supplétif de Scotland Yard et fidèle ami de Douglas Forbes, superintendant pas toujours très efficace… Mais, cette fois-ci, dans ce roman Meurtre par superstition, les choses ont failli virer vinaigre dès le départ. En effet, le superintendant Forbes commence par accuser son ami d’un meurtre ! Rien que ça ! Et, il n’est pas certain que sir Malcolm Ivory puisse un jour lui pardonner…

 

Je ne vais pas reprendre toute la présentation de cette série écrite par Frederik Tristan sous le pseudonyme de Mary London, une série policière écrite avec une sorte de trame fournie par l’éditeur et que le romancier français a su convertir en bonne série policière classique… Par contre, je voudrais revenir aujourd’hui sur le personnage de sir Malcolm Ivory. En effet, j’ai déjà abordé sa passion pour les livres – et cette fois-ci tout commence avec ces fameux livres car la victime est retrouvée avec un livre de sir Malcolm Ivory à la main – et ses talents de joueurs d’échecs, mais je n’ai jamais beaucoup parlé de son goût pour les whiskies…

 

En effet, sir Malcolm Ivory habite une belle demeure, Falcon Manor mais il a aussi un appartement à Londres, à Soho. Là, il a une pièce qu’il nomme sa « chambre de réflexion » où repose une magnifique collection de whiskies. Quand il y reçoit son ami Douglas Forbes, on peut avoir ce genre de dialogue :

 

- Goûtez ce Glen Roger’s avec un léger trait d’eau de Ty-Nant, excellente pour préserver des rhumatismes à condition de ne pas en abuser…

- Volontiers, sir !

 

Tout cela ne vous dit pas trop de quoi il s’agit dans ce roman donc je vais tenter de vous en dire un peu plus sans aller trop loin… Il sera question d’ethnologie car le cadavre a un lien avec un ethnologue et même un second… Le cadavre est retrouvé avec quelques objets qui font penser à un meurtre symbolique… d’où une certaine superstition qui traine dans la tête de la police…

 

On a un instant l’impression que le meurtre a eu lieu dans un milieu ouvert mais très rapidement on est ramené au champ privilégié de Frederik Tristan, le huis clos. Presque tous les acteurs peuvent avoir commis le crime… reste à choisir le bon ! Oui, je rappelle aux non-initiés que le polar est avant tout un jeu. Il faut trouver le coupable, le mobile et le modus operandi avant le duo de choc Ivory-Forbes !

 

Dans ce roman, comme le duo est fragilisé par le doute, il est possible que cela vous donne un léger avantage mais je dois vous avouer que je n’ai pas réussi !

 

Cette série reste une excellente série estivale de romans policiers accessibles à un très large public car il n’y a pas de scènes trop cruelles, pas de descriptions trop sanguinaires ni de violences excessives… Bon, il y a quand même un meurtre, il ne faut pas exagérer, nous sommes dans la littérature policière !

 

Je rappelle aussi à ceux qui ne suivraient pas cette chronique de façon régulière que la série comporte 19 romans donc vous pouvez en lire durant tout l’été si cela vous chante et si vous voulez faire abstraction de tous les autres romans policiers disponibles sur le marché !

 

Dans tous les cas, puisque l’été c’est fait pour lire, pourquoi ne pas dévorer l’espace d’un moment de lecture à l’ombre de votre grand cerisier, Meurtre par superstition de Mary London ? Pour ceux qui n’ont pas de cerisier, c’est aussi efficace sous un tilleul, dans sa baignoire, allongé sur le sable ou vautré dans son salon !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et comprendre Henri II

L’été c’est fait pour lire et l’histoire est chez moi une passion. Je le confesse bien simplement et je serais tenté de dire que cette activité – lire des ouvrages d’histoire – est bien moins dangereuse que le tournoi à cheval comme nous le verrons plus loin…

 

Pour compléter la réflexion sur les Guerres de religion, plus politiques d’ailleurs que religieuses, je vous conseille de lire l’excellente biographie consacrée à Henri II par Ivan Cloulas. Vous pourriez me dire que les Guerres de religion commencent après son règne mais, en fait, Henri va naître en 1519, deux ans après que Martin Luther ait publié ses thèses, et il décède d’une façon assez improbable en 1559 alors que tous les éléments sont en place en France pour qu’un affrontement puisse avoir lieu entre Réformés et Catholiques… C’est donc bien un personnage clef de cette période et ce sont ses fils qui vont « gérer » ces Guerres de religion : François II, Charles IX et Henri III !

 

Henri II sera durant sa jeunesse échangé avec son frère contre le roi de France, son père, François 1er, prisonnier de Charles Quint. Ils seront tous les deux prisonniers en Espagne (1526-1530), humiliés et mal traités, et cela obscurcira sa vision des choses : il veut battre l’Espagne, vaincre Charles Quint, se venger en quelque sorte ! Il perdra de vue que l’Espagne cherche aussi à devenir la grande nation chrétienne pour défendre Rome, il ne comprendra pas qu’en France certaines familles se préparent à jouer des jeux ambigus en soutenant Réforme ou Catholicisme pour atteindre le pouvoir et non le Paradis…

 

Il épouse – pas par choix personnel ou amour – Catherine de Médicis, femme proche de Rome puisque nièce de Léon X et cousine de Clément VII. Même si cette dernière tentera plusieurs fois de trouver un chemin de conciliation entre les différents camps, elle se retrouvera à la mort de son mari dans une situation très délicate et on lui attribue une grosse responsabilité dans les massacres de la Saint Barthélémy ! Revenons-en à Henri II car si sa femme ne fut pas un choix personnel, sa maitresse est aussi une femme très connue, Diane de Brézé dite Diane de Poitiers. Là aussi ce n’est pas complètement un choix de cœur car elle est d’abord la femme que François 1er a désignée comme la tutrice de ses fils…

 

Bon, passons sur les affaires de cœur de ce roi Henri II même s’il est juste de remarquer qu’il a aimé l’une passionnément – peut-être un peu comme une maman de substitution – et honoré l’autre car il a quand même fait une ribambelle d’enfants à Catherine de Médicis. Une dizaine si j’ai bien compté ! Alors, dans cet univers très contrariant, face à des aspects religieux qu’il ne comprenait pas toujours, dans une Renaissance qui l’éloignait d’un Moyen-âge qui lui aurait mieux convenu, Henri II se comportait souvent de façon violente, de la chasse au tournoi…

 

 

Tant qu’il menait des guerres incessantes contre l’Espagne, il trouvait un équilibre mais la paix ne le lui convenait pas. Un jour, en 1559, il assiste à un tournoi à cheval. Voilà que ça le démange et il décide de participer après avoir salué Diane de Poitier présente dont il va porter les couleurs. A la troisième joute, il va être blessé très gravement à l’œil et décéder dans la nuit suivante…

 

Le pire est à venir… Henri II tenait à peu près le royaume mais son fils François II n’a que 15 ans, la famille royale est installée sur une poudrière, les tensions religieuses sont nombreuses et les grands du royaume de France ne demandent qu’à en découdre… Condé, Guise, Coligny et même Catherine de Médicis l’étrangère…

 

Il serait bien exagéré de prétendre qu’un tournoi plongea la France dans la guerre civile mais on n’en est peut-être pas si loin… Disons que cette mort fut l’étincelle qui mit le feu aux tonneaux de poudre !

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, deux biographies permettent d’aller plus loin dans la connaissance d’Henri II, celle d’Ivan Cloulas et celle de Georges Bordonove. Les deux sont encore disponibles et si je ne cite pas celle de Didier Le Fur c’est tout simplement que je ne l’ai pas lue !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Balzac

L’été c’est fait pour lire et je sais qu’aujourd’hui je vais avoir contre moi une grande partie de ceux qui me lisent et m’écoutent régulièrement… C’est ainsi, on ne peut pas plaire à tout le monde, on ne peut pas rester consensuel une vie durant et, parfois, on est obligé de se livrer plus profondément… Alors, voyons ce qui va se passer quand je vais vous avouer que dans mon Panthéon littéraire siège Honoré de Balzac !

 

 

 

Tout a commencé à mon adolescence quand ma mère m’a dit qu’elle avait lu Balzac à une quinzaine d’année et qu’elle avait aimé ce romancier… Alors, j’ai essayé et après un ou deux essais infructueux, je suis allé plus loin, j’ai commencé à aimer et pénétrer un univers assez incroyable… Je crois me souvenir que le premier roman de Balzac que j’ai terminé fut Le Colonel Chabert, un roman que j’ai relu quelques fois… Ensuite, il y eut quelques obligations scolaires comme Le Père Goriot

 

 

 

Restait à plonger dans l’ensemble de l’œuvre de Balzac et ce fut mon parrain qui en fut le responsable, à son corps défendant. Un jour, il voulait me faire un cadeau et m’emmène dans une librairie… Il ne voulait pas m’offrir un livre mais un gros cadeau… Mais moi, je voulais absolument un livre – voyez cela m’a pris il y a bien longtemps – et du coup, je suis ressorti de la librairie avec La Comédie Humaine dans la collection Intégrale. Et depuis, cette collection reste accessible dans ma bibliothèque et même si je n’ai pas tout lu, je commence à avoir bien exploré cet univers que j’aime beaucoup… En plus, chaque fois, cela évoque ma mère et mon parrain…

 

J’ai essayé de transmettre Balzac à mes enfants mais là je dois avouer que ce fut un  échec… Le meilleur résumé est de vous livrer ce que l’une de mes filles a gardé de sa lecture des premières pages d’un roman… «  Balzac, c’est super mais il ne faut pas être pressé. Le monsieur marche dans la rue, il entre chez lui et il va dans la salle à manger… Et pour dire cela Balzac prend quarante pages ! OK, on sait tout sur le napperon qui est sur la table, le vase qui est sur le napperon, la poussière qui est sur la table et même dessous… Mais bon, ce que tu voudrais savoir c’est ce qui va se passer et il ne passe pas grand-chose dans les cinquante première pages… et après j’en sais rien car j’ai arrêté de lire et je me suis contentée du résumé du roman… »

 

Un grand nombre d’études existent sur Balzac et son œuvre et je voudrais en citer deux. Une, celle de Gonzague Saint Bris, parce que j’aime cet auteur et qu’il avoue sans ambages avoir été séduit à l’âge de 13 ans par Le Père Goriot… et depuis Balzac a cheminé à ses côtés… La seconde est celle de Stefan Zweig car elle parfaitement bien écrite et centrée sur l’œuvre et ses liens avec son auteur et c’est tout simplement passionnant !

 

 

 

Enfin, comment ne pas évoquer Rodin quand on parle de Balzac. Nous sommes au centenaire de la disparition de l’illustre sculpteur et le film Rodin de Jacques Doillon montre assez longuement la genèse et la réalisation de cette œuvre, Balzac, commande ancienne provoquée au départ par Dumas, puis Zola… L’évocation d’une partie de la littérature du XIXème siècle ! En plus, cette année, j’ai vu cette statue et c’est une raison de plus de parler de Balzac et de vous inviter à le lire… car, comme vous le savez bien, l’été c’est fait pour lire, y compris du Balzac !

 

 

 

Alors, surtout si vous n’avez jamais lu un roman de Balzac, il est temps de prendre un de ses textes en main. Je vous propose Une ténébreuse affaire car on le considère comme un des ancêtres du roman policier ou d’espionnage et comme vous le savez bien c’est l’un de mes genres préférés…

 

Je ne puis que vous souhaiter bonne lecture et avec Balzac, vous pouvez même tenir quelques étés !!!
 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et élucider la double mort de Thomas Stuart

L’été c’est fait pour lire et comme promis revoici l’ami Sir Malcom Ivory dans une de ses enquêtes concoctées aux petits oignons par Mary London, pseudonyme de l’écrivain français Frederik Tristan. Cette fois-ci nous allons prendre la direction de l’Écosse car il semblerait qu’une figure écossaise vient de mourir tragiquement, Thomas Stuart. Il a été retrouvé assassiné dans son bureau, dans son manoir de Glen Deveron, par une terrible soirée d’orage… Tous les ingrédients sont réunis, le criminel est presque obligatoirement un occupant du château de cette nuit…

 

Bon le cadre est bien posé mais comment sir Ivory se retrouve embarqué dans cette affaire ? On peut supposer que c’est son ami Douglas Forbes, superintendant de Scotland Yard, qui va être le déclencheur de ce voyage en Écosse…

 

J’en profite pour expliquer le lien particulier entre ces deux hommes, Ivory et Forbes. En fait, ils ont combattu ensemble en Afrique du Sud. Ivory était lieutenant et Forbes était sous ses ordres. Forbes doit la vie à Ivory qui l’a sauvé un jour d’une mort certaine lors d’une attaque des Bandala… Depuis, sir Malcom Ivory a aidé Douglas Forbes à entrer dans la police… ils ont résolu ensemble quelques beaux mystères et comme Ivory ne fait cela que pour le plaisir, Douglas a escaladé toutes les marches ou presque de l’institution et il est maintenant superintendant !

 

Alors pourquoi notre duo prend-il la route de l’Écosse ? Tout simplement parce que Thomas Stuart, la victime, est un héritier de la famille royale Stuart. Or chaque fois que la police doit enquêter dans la « haute », elle préfère se faire accompagner de sir Malcom Ivory, homme qui connait les habitudes de ces milieux, qui peut s’y insérer sans difficulté, qui est d’une aide précieuse voire même plus ! Que pourrait faire la police sans lui ? Donc, direction la lande écossaise !

 

Une particularité va très vite se révéler quant au cadavre de ce pauvre Thomas Stuart : il a été atteint de deux balles ; à deux moments différents. La première l’a tué. La seconde a touché un cadavre… Pourquoi ces deux tirs ? Une balle tirée par un droitier, une par un gaucher…

 

Il est temps aussi de vous dire que probablement le criminel est un très proche de la victime. Il y a là le personnel de la demeure, ses trois enfants, les deux invités, Johanna Nelson et Georges Nelson. Thomas Stuart était veuf depuis longtemps… Comme il s’agit d’un huis-clos, l’auteur nous propose un plan de l’étage du crime pour que le lecteur puisse suivre le récit, voire qu’il puisse mener son enquête en parallèle de celle de sir Malcom Ivory…

 

Je peux aussi sans trop déflorer le roman qu’il y a une autre victime, un cheval, Puck. Ce dernier est égorgé dans les écuries du manoir et il était le chouchou des deux fils de Thomas Stuart… Mais je ne vous en dis pas plus…

 

Une très belle histoire, très bien construite et écrite comme Frederik Tristan sait si bien le faire, une intrigue policière avec une multitude – ou presque – de criminels potentiels, des rebondissements surprenants dans un monde si éloigné du nôtre, bref, vous tenez là un très bon roman pour cet été !

 

Et comme l’été c’est fait pour lire, alors n’hésitez pas, La double mort de Thomas Stuart de Mary London aux éditions du Rocher dans la série des enquêtes de sir Malcom Ivory.

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour comprendre les Guerres de religion

L’été c’est fait pour lire et comme je l’ai dit, je vais régulièrement revenir sur l’histoire du Protestantisme, en particulier sur sa naissance. Or, dès que l’on parle de la naissance du Protestantisme, on n’évoque les guerres de religion ! On ne peut donc pas faire l’impasse sur ces guerres, souvent excessivement cruelles et proches des guerres civiles… Voici donc une première évocation, globale, avec l’ouvrage de Pierre Miquel, Les guerres de religion. Cette monographie date de 1980 et reste une réelle référence…

 

Ce livre va présenter les conflits religieux, en France – ou du moins dans la zone du Royaume de France et de son influence directe – durant la période qui va de la naissance de la réforme jusqu’au dix-huitième siècle. Mais, nous, nous allons nous concentrer jusqu’à l’arrivée sur le trône du roi de Navarre, le fameux Henri IV. On sait par ailleurs que les conflits religieux touchèrent l’Europe entière avec plus ou moins d’impact selon les régions… A chaque fois, les conflits mélangent des intérêts religieux, politiques et financiers.

 

On se focalise souvent sur cette période mais Pierre Miquel rappelle que l’intolérance et la violence ne sont pas spécifiques à la Réforme et au Catholicisme. L’histoire humaine et religieuse montre que ce phénomène existe depuis presque toujours et est arrivé jusqu’à nos jours… Croisades, Djihad, Cathares, Massacres de Vendée… Le Christianisme n’a pas hésité à utiliser régulièrement les excommunications, les mises à l’index, les tortures, les combats à la mort, les bûchers…

 

Lorsque Luther affiche ses 95 thèses, on est presque dans un domaine confidentiel. Seulement Luther s’attaque au pape, à ses finances et son organisation et les princes allemands voient là un bon candidat à soutenir pour affaiblir le pape et ses prétentions. Très vite l’aspect religieux est secondaire et la guerre fait rage entre défenseurs de Rome et ceux de Luther…

 

Les Réformés que l’on n’appelle pas encore Protestants, vont connaitre très vite le bûcher car il y aura bien quelques exécutions par le feu, entre autre en 1523. Très vite on passe d’un conflit théologique à une guerre. On peut voir un conflit international, d’un côté l’Espagne qui se bat pour agrandir son empire et être reconnue comme l’alliée inconditionnelle du Christianisme et du Pape. De l’autre, la France, affaiblie et plus modérée qui souhaiterait, du moins au départ, avoir une liberté de culte dans certaines conditions… Il faut dire qu’à la mort d’Henri II – décédé suite à la blessure lors d’un tournoi à cheval – les héritiers du roi sont jeunes, leur mère étrangère – Catherine de Médicis – et chaque clan de la noblesse voudrait bien prendre le pouvoir (Guise, Condé, Navarre…).

 

Pierre Miquel montre très bien que les nobles n’étaient pas les seuls divisés. Les villages, les familles, les régions… partout il y avait des Réformés et des Chrétiens soutiens de Rome. On peut même repérer sans trop de difficultés que des Français accusèrent leurs voisins ou certains membres de leurs familles pour capter leur bien, consolider un héritage ou récupérer une femme désirée… Oui, les guerres de religions ne furent pas seulement théologiques !

 

On peut retenir, pour clore cette très rapide évocation que la Saint Barthélémy fut un massacre démentiel qui aggrava tout (à partir du 24 août 1572), on estime à environ 30000 victimes sur la France entière. Enfin, en 1598, Henri IV, ancien roi de Navarre et Réformé, converti au catholicisme – en fait il changea plusieurs fois de confession – signe l’Edit de Nantes en 1598 et ce sera un acte de paix pour quelques décennies…

 

Voilà, pour ceux qui auraient peur de cet ouvrage majestueux de Pierre Miquel, je vous proposerai très bientôt une série bédé qui traite du même sujet mais plus accessible…

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 juil 2017 - Réagir





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