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samedi 25 novembre 2017

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BANDES DESSINÉES... Plus de 550 articles (octobre 2017)

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !


 
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Nouveauté BD : La fin du cycle Avant la Quête

Quand le premier volume de La Quête de l’oiseau du temps est sorti – c’était en 1983 – je n’étais pas encore née. C’est ainsi, on a l’âge que l’on a et il ne faut rien regretter… Par contre, quand on veut écrire un article sur le tome 5 de L’avant Quête, il faut replonger dans la série complète et ce fut pour moi comme une plongée archéologique pas si simple que cela…

Je me suis donc plongée dans La Quête de l’oiseau du temps un peu avant et après ma rencontre avec David Etien lors du festival du Quai des bulles 2017 à Saint Malo, en octobre dernier. Lui, il est le dessinateur du cinquième tome de L’avant quête qui vient de paraître aux éditions Dargaud. Mais je dois avouer que je n’avais pas tout lu avant la rencontre, je me suis donc rattrapée après, probablement fortement motivée par la rencontre elle-même avec ce dessinateur fort sympathique…

Je dois reconnaitre tout de suite que j’eus beaucoup de mal à accrocher aux trois premiers albums du premier cycle, j’avais peu d’attaches pour les personnages, dont on ne savait finalement pas grand-chose. Par contre, il faut l’avouer, la fin est remarquablement bien construite, des plus surprenantes et place La quête de l’oiseau du temps parmi les plus célèbres albums d’heroic fantasy.

J’ai donc commencé L’avant quête avec beaucoup plus d’enthousiasme. Le scénario est toujours écrit par Serge Le Tendre et Régis Loisel mais les dessins sont respectivement réalisés par Lidwine, Aoumri, Mallié et Etien. Nous retrouvons donc nos héros plus jeunes et beaucoup d’éléments sont apportés afin d’expliquer comment nos protagonistes se sont retrouvés à la recherche de l’oiseau du temps.

Ce cycle L’avant la quête nous permet de comprendre les caractères de tous les personnages du premier cycle, de comprendre leurs agissements. Il permet, à mon avis, de rentrer dans l’histoire plus en douceur et donne du sens aux premiers albums qui content la quête en elle-même de l'oiseau du temps.

L’emprise, le nouvel album de la série, est concentré sur l’amnésie de Bragon et comme pour le dernier album du premier cycle, le lecteur va assister à une fin épique qui apporte beaucoup à l’histoire. On s’intéresse de plus en plus à la psychologie des personnages et on comprend ainsi, de mieux en mieux, les agissements des protagonistes durant la suite de leurs aventures.

C’est un exercice difficile dans lequel se lance David Etien : dessiner les célèbres Bragon et Mara après que les personnages soient passés entre les mains de quatre dessinateurs qui ont réalisé un travail magnifique. Ce fut un défi pour le dessinateur des Quatre de Baker Street.

Finalement David Etien réussit parfaitement à s’approprier le travail de ces prédécesseurs. On reconnait tout de suite le caractère impétueux de notre cher Bragon. Les expressions et les décors se rapprochent de plus en plus de l’œuvre originale. Je serai moins de cet avis pour le travail de la couleur réalisé par Tatti. On retrouve des tons crème, dans les blancs cassés très prononcés qui rendent les visages un peu ternes et j’avoue avoir moyennement apprécié.

Un album réussi dans l’ensemble qui en dit long sur le devenir de nos héros. Finalement j’aurai préféré commencer la quête par le second cycle, mais bien évidemment, cela reste une histoire de goût.


Mais, maintenant que je suis à jour dans la lecture de cette série, j’avoue que je suis impatiente de lire la suite puisque l’on annonce un troisième cycle, Après la Quête, cette fois-ci entièrement dessiné par Régis Loisel lui-même…

 
Imprimer - - par Mina, étudiante en TAIS à l'IUT de Chalon - 19 nov 2017

Nouveauté : Le livre des livres de Marc-Antoine Mathieu

Marc-Antoine Mathieu est un auteur atypique mais une fois cette affirmation énoncée, nous ne sommes pas plus avancés. Atypique, cela signifie tout et son contraire et donc il va bien falloir trouver d’autres arguments pour présenter son nouvel ouvrage, Le livre des livres

 

Depuis qu’il fait de la bande dessinée – j’ai l’impression que c’est depuis toujours – Marc-Antoine Mathieu s’est appliqué à explorer toutes les formes de narration graphique, tous les éléments constitutifs de la bande dessinée, toutes les spécificités de ce récit complexe et hybride mêlant dessin et texte…

 

Parfois, la forme ou l’exercice prennent le dessus sur le fond – l’histoire – mais reconnaissons que dans la majorité des cas l’auteur nous offre d’abord une histoire et dès que cette dernière est ingurgitée le lecteur réalise qu’il vient de participer à une expérience de l’auteur… Ainsi en fut-il de la lecture des albums Le début de la fin/La fin du début, Le décalage, 3”, S.E.N.S….  Mais plus le temps passe, plus les albums deviennent profonds, graves, humains… Un peu comme si la devise de Marc-Antoine Mathieu était toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus profond, toujours plus humain… Avec Otto, l’homme réécrit et, maintenant, Le livre des livres, une nouvelle étape semble en construction, pas une phase ultime car Marc-Antoine Mathieu n’est pas à la fin de sa vie, de sa carrière ou de son œuvre !

 

 

Le livre des livres en choquera certainement plus d’un, chacun y allant de son petit commentaire comme cela arrive régulièrement lors d’une performance ou d’une exposition d’art contemporain… La première surprise vient du contenu lui-même car il s’agit d’un recueil de couvertures d’ouvrages qui n’ont jamais existé. Peut-être parce que l’on n’a pas eu le temps de les écrire et dessiner, parce qu’ils se sont perdus, parce qu’ils ont brûlé… Du coup, pour chaque ouvrage, nous voilà avec une couverture et une quatrième de couverture… Rien d’autre, et pourtant c’est déjà énorme !!!

 

Car il y a du graphisme, du texte, de l’humour, du sérieux, du suspense, du jeu, de la philosophie, de la citation, de la poésie, de la tendresse et beaucoup d’humanité… On retrouve-là tous les auteurs qui ont compté pour Marc-Antoine Mathieu, tous ses thèmes de prédilection, toute l’absurdité de la vie humaine…

 

 

En même temps, comme il nous l’a dit lors de l’interview, si la vie humaine n’avait pas une bonne dose d’absurde, il n’y aurait pas d’art, pas de création, pas de livres…

 

Marc-Antoine Mathieu fait le pari que les lecteurs auront le courage et l’envie de s’offrir et d’offrir un livre cartonné, un objet atypique et ce clin d’œil… J’ai envie d’y croire aussi et je pense que cela pourrait faire un très beau cadeau de Noël pour tous ceux qui aiment les ouvrages conceptuels et contemporains… Ce serait un peu comme une œuvre d’art qui entrerait chez vous…

 

 

Quant à ceux qui comme moi aiment Marc-Antoine Mathieu et ses livres depuis longtemps, voici le livre que vous attendiez sans jamais vous le dire clairement, celui qui va éclairer tous les autres, qui va donner du sens… le fameux S.E.N.S. qui lui est si cher…

 

L’exposition chez Huberty & Breynes Gallery à Paris vous montrera ces fameuses couvertures et elle est en place jusqu’au 16 décembre ! Même si vous ne pouvez pas vous les offrir, allez au moins les voir !

 

Un véritable coup de cœur à partager !

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 19 nov 2017

Espé, dessinateur en vidéo pour parler de la série Chateaux Bordeaux

Une très belle série humaine, policière et œnologique, bien sûr !

Le vin est devenu une valeur sûre, en BD aussi. On est à l'époque des vendanges, et la thématique est à l'honneur. Une saga vigneronne bien tournée avec tout ce qu'il faut, Corbeyran mélange astucieusement action et savoir vinicole. On se bonifie en lisant ce Châteaux Bordeaux dessiné par Sébastien Portet (Espé).

 


https://www.youtube.com/watch?v=fRBhb_UVgtQ&feature=youtu.be

 

 


D ans le cadre d'un partenariat entre le site vivre-a-chalon, l’IUT de Chalon et de nombreuses structures culturelles chalonnaises les étudiants de la licence professionnelle TAIS (techniques et activités de l’image et du son) proposent leurs reportages, leurs critiques de spectacles, leurs ressentis de lectures, leurs idées de cadeaux, leurs recettes…

 

Imprimer - - par Thibault, étudiant en Tais à l'IUT de Chalon - 16 nov 2017

Nouveauté : Lefranc est de retour avec Le principe d'Heisenberg

C’est en 1952 que Jacques Martin, l’auteur de bandes dessinées et pas l’amuseur public, ouvre les aventures de Guy Lefranc par un remarquable album, La grande menace. Je n’étais pas encore lecteur de bédés car pas encore né et comme le rythme de parution fut assez lent, j’avoue que je n’avais pas trop de retard quand je me mis à la lecture de cette série, en 1970, avec l’histoire Le repaire du loup qui se déroulait dans les Alpes suisses…

 

 

Cette série a connu de nombreux changements de dessinateur dans un premier temps, Jacques Martin laissant le dessin à Bob de Moor, puis Gilles Chaillet, Christophe Simon, Francis Carin… Au décès de Jacques Martin, la série va continuer avec des scénaristes et dessinateurs nombreux qui apporteront chacun leur touche personnelle à cette création…

 

C’est ainsi que cette année, sort le vingt-huitième album de la série, signé François Corteggiani au scénario et Christophe Alvès au dessin, Le principe d’Heisenberg… Et, comme à chaque nouvelle parution de cette série, je suis fidèle au rendez-vous et je lis cet album avec le même enthousiasme…  

 

Cet album se déroule à la fin des années cinquante – c’est du moins ce que je pense car je n’ai pas cru voir l’année précisée – et on y retrouvera, mais dans un rôle un peu effacé, l’inspecteur Renard, ami du journaliste Guy Lefranc qui, lui, travaille toujours pour Le Globe. C’est une affaire d’espionnage où il sera aussi question d’énergie, d’écologie, de science… On est donc bien dans un Lefranc très classique et ce n’est pas du tout pour me déplaire…

 

On peut noter que le grand méchant de la série, Axel Borg, n’est pas là. Ce personnage a fait son apparition dès le premier album et on le retrouve très régulièrement. Depuis que la série a été reprise, il continue de s’opposer à Guy Lefranc et il leur arrive parfois d’être alliés par circonstances…

 

L’histoire va se dérouler dans la région de l’Aubrac. C’est dans cet univers naturel que les faits vont avoir lieu : un horrible crime à la hache… Mais, Guy Lefranc est alerté par son ami l’inspecteur Renard – qui séjourne dans la région pour ses vacances familiales – sur le fait que les apparences pourraient bien être trompeuses et que ce crime pourrait cacher une affaire d’une toute autre amplitude…

 

Le lecteur va ainsi plonger dans une bonne vieille et solide histoire d’espionnage qui risque de déstabiliser ceux qui n’ont pas l’habitude du genre tandis que les autres vont se régaler de cette immersion dans une époque où les méchants ne peuvent être que marxistes, communistes et soviétiques ! Derrière tout cela, on va retrouver le fantasme d’une énergie plus propre ou moins sale – à votre convenance – et d’un nucléaire plus acceptable… Il y aura les différentes officines, les lobbies, les journalistes amateurs de scoop et les savants manipulés… Il y aura les apparences et la réalité des faits et… notre super Guy Lefranc toujours prêt à aider et comprendre même s’il ne peut pas écrire tout cela dans ses reportages… On finit même par se demander comment il peut vivre sans jamais écrire pour Le Globe… Non ?

 

Un bon album, bien construit, dessiné avec rigueur dans l’esprit de la série avec un petit plus car Christophe Alvès ose quelques gros plans, quelques vignettes pleines de dynamisme… C’est la suite de la révolution graphique de cette série où chaque dessinateur fait bouger les choses tout en restant dans les canons de la série… Le mouvement graphique dans l’immobilité apparente en quelque sorte !

 

Clairement, j’aime et j’assume de rester fidèle à une série qui m’a enchanté durant mon adolescence…

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 nov 2017

Nouveauté : second volume de la série Olympus Mons

Le tome 2 de la nouvelle série de science-fiction de Christophe Bec, Olympus Mons, vient de sortir… et ce n’est que du bonheur pour le lecteur même si cela nous rend dingue et accros et que nous n’allons probablement plus dormir jusqu’à la sortie du prochain tome…

 

J’avais donc lu Christophe Bec – pour ne parler que des séries qui m’ont le plus marqué – dans Carême, Sanctuaire puis Bunker. Je ne veux pas limiter cet auteur à deux ou trois séries, mais j’avoue que ces exemples sont pour moi la preuve absolue de la qualité de cet homme et de sa capacité à créer du profond, du solide, de l’humain même si on est aux limites de l’humanité…

 

Aussi, quand j’ai appris que l’auteur repartait dans une série de science-fiction-fantastique chez Soleil, j’ai tout de suite réagi et demandé à lire… avant de rencontrer l’auteur et son dessinateur puisque cette fois-ci il allait travailler avec Stefano Raffaele, dessinateur italien. Lecture et rencontre furent alors à la hauteur de mes espérances et il est temps de vous parler de la série…

 

Plantons le décor de cette série Olympus Mons dont le premier volume pose les bases… On est en 2026, une équipe de chercheurs de trésors travaille dans la mer Baltique. Dans les profondeurs aquatiques, ils trouvent un artefact inconnu et surprenant. Pour ceux qui ne sont pas habitués, un artefact est en quelque sorte une construction humaine à opposer à une formation naturelle. Cet artefact va se révéler des plus mystérieux…

 

Dans le même moment, un médium au cœur des USA va avoir des visions liées à cet artefact… Enfin, sur la planète Mars où l’homme vient de poser les pieds, l’équipe d’exploration semble avoir trouvé les traces du passage – assez violent – d’un vaisseau spatial…

 

Reste à savoir si ces trois phénomènes sont liés entre eux et ce que tout cela signifie… d’autant plus que les auteurs s’amusent à nous parler aussi d’un phénomène étrange qui aurait permis à Christophe Colomb de découvrir l’Amérique…

 

Un très beau début de série et j’avoue qu’une fois que l’on est entré dans Olympus Mons, on n’est plus obsédé que par une seule chose : quand arrive la suite ??? Et elle est arrivée !

 

On va continuer à suivre les différents lieux et époques, à comprendre de mieux en mieux les anomalies, ces phénomènes étranges qui intéressent visiblement beaucoup les grandes puissances de la planète… Il faut dire que les alternatives ne sont pas plus réjouissantes les unes que les autres… Soit, il s’agit d’une grande puissance qui veut attaquer les autres et on comprend alors que les Russes et Américains se regardent en chiens de faïence… Soit, on est à la veille de l’invasion de la planète Terre par des gens venus de très très loin dans l’espace…

 

L’anomalie océanique, celle qui au fond de la Mer de Barents, est l’objet d’une étude approfondie et dans quelques heures elle sera «ouverte», on va enfin savoir ce qu’elle abrite… et ne comptez pas sur moi pour vous en dire beaucoup plus… L’avenir est incertain, c’est une certitude !

 

Toujours aussi prenante, aussi bien dessinée, cette histoire de Bec et Raffaele est très bien construite et le lecteur est pris au piège des anomalies qu’elles soient sur Mars, au fond des océans ou sur le mont Ararat… Aucune chance d’échapper à son destin cruel, attendre le tome 3 avec impatience !

 

C’est avec ce genre d’histoire que l’on peut ressentir l’état d’esprit de nos anciens qui attendaient dans Spirou, Le journal de Mickey, Le journal de Tintin, Pif ou Pilote la suite de leurs histoires semaine après semaine… Oui, la bédé adore le mécanisme du (A suivre) ! Les auteurs de cet art narratif sont bien les dignes successeurs des feuilletonistes du dix-neuvième siècle !!!  

Imprimer - - par Michel Bonnet - 7 nov 2017

BD : Une belle découverte... Salud !

Il y a toujours un risque à vouloir décrire un mauvais régime sous les yeux d’un héros qui, lui-même, n’est guère mieux que le régime en question. On se souvient de Lacombe Lucien, le film de Louis Malle de 1974, qui dénonçait la collaboration avec un personnage amoral… D’ailleurs, ce film et la bande dessinée Salud !, dont je vais vous parler, ont des points communs… L’histoire de Nadar et Thirault se déroule en 1974, date de sortie du film ; dans les deux cas, une dictature avec des collaborateurs et des résistants ; Lucien et Antoine sont avant tout des faibles, de petits humains…

 

La bande dessinée, Salud !, part d’une réalité car Philippe Thirault a bien, effectivement, rencontré cet Antoine, un soir… De ses confidences imbibées, il a construit une histoire qui montre en parallèle la fin de la dictature de Franco et la vie ordinaire d’un salaud banal, violent, alcoolique et amoral…

 

L’histoire est simple, un gros macho français part en Espagne pour ouvrir un restaurant français, pour devenir riche, pour avoir la belle vie… et pour cela il est accompagné d’Iria, une Galicienne qu’il a épousée, qu’il baise et qui va lui ouvrir les portes de la réussite…  

 

Antoine, comme Lucien, n’est pas un mauvais personnage qui sèmerait le mal autour de lui en continu… C’est plutôt un faible qui est aveuglé par son envie de réussite, d’argent, d’exploitation des autres et trop alcoolique pour que l’on puisse lui faire confiance… De plus, il se révèle très vite colérique et violent et Iria en fera les frais…

 

Quant à la vie espagnole, la fin de cette dictature de Franco qui n’en finit pas de finir, c’est aussi le moyen de montrer comment certaines personnes peuvent fermer les yeux sur les cruautés, du moins tant qu’elles ne sont pas concernées… La dictature au quotidien suit son cours au milieu de gens qui semblent vivre normalement… ou presque !

 

 

Une très belle bande dessinée sociale plus qu’historique, psychologique plus que romantique, plus humaniste que poétique… Parfois, on ne sait plus que penser et on peut même éprouver quelques sentiments positifs pour ce pauvre Antoine dont on comprend bien qu’il est perdu et balloté… Son alcoolisme l’aveugle, le rend sourd, le pousse à la violence… Et on se demande, bien sûr, s’il est seul responsable de cette situation ? Iria, quant à elle, mettra le temps à réagir comme beaucoup de femmes battues et enfermées dans l’alcool de leur époux… Après l’alcoolisme de la Gervaise de Zola, il y aura celui d’Antoine de Thirault !

 

La narration graphique de Nadar est remarquable et elle apporte énormément de puissance, de dynamisme, de vie à cette bande dessinée. Je ne connaissais pas encore ce dessinateur mais je vais me pencher plus sur son travail à l’avenir et je vais certainement aller lire ses deux albums précédents, Papier froissé et Le monde à tes pieds

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 nov 2017





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