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jeudi 20 septembre 2018

Bonne Fête Davy

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BANDES DESSINÉES... Plus de 550 articles (octobre 2017)

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !


 
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L'été c'est fait pour lire et réfléchir aux attentats...

L’été c’est fait pour lire, se souvenir et penser à long terme. Hier, je vous proposais l’ouvrage d’Anne Sinclair pour tenter de regarder au-delà du bout de son nez. Elle partait des attentats qui ont secoué profondément la France et, du coup, je vous proposerais bien cet ouvrage qui fait réfléchir aussi mais d’une façon très différente car écrit – enfin plutôt dessiné – à chaud, juste après les attentats de janvier 2015… Souvenez-vous, à cette époque-là, tout le monde était Charlie…

Alors, après ces attentats cruels, sanglants et inattendus – du moins pour le grand public – il fallait bien que les hommages se succèdent et même que certains récupèrent tout cela à des fins commerciales, de notoriété, de succès personnel. Ce n’est ni une nouveauté, ni une spécificité française ou je ne sais quoi ! C’est ce que l’humanité nous a montré depuis des siècles et je pense que rien ne changera dans les années et même siècles à venir…


Il y eut les grandes manifestations populaires du 11 janvier et de son fameux esprit qui aurait maintenant disparu, puis le tirage démentiel de Charlie Hebdo, puis l’exposition à Angoulême sans oublier le discours du maire d’Angoulême le mercredi 28 janvier, récupération exemplaire pour un maire qui quelques semaines avant faisait interdire les bancs publics aux SDF… Je n’oublierai pas non plus les numéros spéciaux des magazines de bandes dessinées avec une mention spéciale pour celui de Spirou qui fut très réussi !


Il fallait donc maintenant un livre pour rire, pas pour rire jaune ou du bout des lèvres, rire à gorge déployée comme Wolinski aurait pu le faire en parlant de sa propre mort ! Ce sont de nombreux dessinateurs de bandes dessinées et de presse qui s’y sont mis, et l’ouvrage résultant de cette collation de très nombreux dessins est vendu au profit des familles des victimes des attentats de janvier 2015. Résultat, plus de 170 pages de dessins et trips à vous faire hurler, pleurer et rire, le tout à la fois, bien sûr !


Cavanna disait que « l’humour est un coup de poing dans la gueule » et je confirme que c’est indiscutable. Donc, attention, cet ouvrage pourrait bien vous laisser quelques bleus à l’âme…


A lire pour que les terroristes n’aient pas gagné, pour que l’humour reste une arme totale et magique, pour vous faire du bien, aussi, puisqu’il parait que rire une fois par jour est une excellente thérapie pour vivre longtemps et heureux !

 

 

Seulement, voilà, après les attentats de Paris, il y eut – du moins si on se limite à la France – l’attentat de Nice, un assassinat du côté de Rouen, un double meurtre dans les Yvelines, un acte sauvage sur les Champs- Elysées… et beaucoup d’autres actes auxquels on a échappé… On a oublié que l’on était tous Charlie, on a banalisé ces actes, on préfère baisser la tête, oublier, faire comme si de rien n’était…

 

Alors, cet ouvrage, La BD est Charlie, permet-il de réellement réfléchir à notre destin, notre humanité, notre avenir… On sent bien les limites de ce type d’ouvrages, de cette façon de réagir à chaud, de laisser l’émotion nous submerger… Et, en même temps, il nous était probablement impossible de faire autrement. Mais si nous avons été tous Charlie, il faudrait peut-être que nous soyons tous des migrants isolés sur la mer Méditerranée… Non ?

 

Allez, puisque que c’est encore l’été et que l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 18 sept 2018

Voyager et apprendre avec Tintin...

On voit bien durant l’exposition Hergé et son petit reporter que le personnage de Tintin et l’œuvre de son créateur Hergé peuvent être déclinés à l’infini. Si aujourd’hui, il semble que cette expansion soit limitée et contrôlée, il faut bien avouer que ce ne fut pas toujours le cas…

 

 

Par contre, dans cette « dérive », il se trouve des ouvrages que je trouve pertinents. En effet, pourquoi ne pas utiliser la notoriété de tintin pour faire voyager les jeunes lecteurs, non pas dans leurs rêves mais sur cette bonne planète Terre…

En effet, Tintin étant reporter pour « Le petit vingtième », il a parcouru, sinon l’ensemble de la planète, du moins, un grand nombre de régions, de pays, de continents… Les éditions Casterman, dans les années 90 – et les dates exactes mériteraient d’être affinées – a édité des Carnet de route de Tintin, une collection passionnante, du moins à mon avis.

 

En quelques pages, il ne s’agissait pas de tout dire sur un pays ou une région, mais de donner quelques éléments spécifiques en les illustrant avec photographies et dessins tirés des aventures de Tintin. Il y a à la fois de l’expertise, de la vulgarisation, du ludique, du graphisme et bien sûr beaucoup de plaisir à voyager ainsi dans le monde et dans l’univers de Tintin…

Je n’ai moi-même que quelques titres et j’ai vu que certains n’étaient plus disponibles. J’ai beaucoup aimé celui sur le Tibet et j’aurais bien aimé lire celui sur l’Ecosse mais je ne l’ai jamais trouvé… c’est ainsi ! Peut-être qu’un jour je le trouverai d’occasion à un prix abordable, qui sait ?

 

Maintenant, vous pouvez encore venir à l’exposition Hergé et son petit reporter et rencontrer, par exemple, Patrick Mérand, expert en géographie hergéenne… et personnage passionnant !

 

L’exposition est salle Marcel Sembat, à Chalon-sur-Saône, et c’est de 10h à 19h… Belle journée à tous !

 

 
 
 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 16 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et fréquenter les Picaros

L’été c’est fait pour lire – et on arrive doucement à la fin de cet été même si le soleil reste beau – et comme nous sommes encore avec cette belle exposition Hergé et son petit reporter, il est temps de se relire encore un album des aventures de Tintin… Ce sera donc Tintin et les Picaros !

 

C’est en 1976, que parut cet album qui est le dernier achevé par Hergé puisque L’Alph-Art n’est resté qu’à l’état d’ébauche. Les lecteurs fanatiques auront du attendre assez longtemps, huit ans s’étant écoulés depuis la sortie du précédent, Vol 714 pour Sydney.

Mais, pour ces lecteurs impatients, le résultat aura-t-il été à la hauteur des espérances ? Ce dernier Tintin a-t-il fait rêver ? Ce sont ces questions qui m’ont porté dans la préparation de cette chronique et j’espère que nous allons pouvoir repartir ensemble avec des éléments de réponse…

Tout commence avec une première planche étonnante puisque nous allons voir Tintin rentrer d’une balade en moto, sans son pantalon traditionnel de golfeur, avec un casque orné du symbole des hippies des années soixante dix, Peace and Love, et, encore plus fou, Haddock cracher une gorgée de whisky !!!

Mais, si pour le look de Tintin il n’y aura pas d’explication particulière, pour le comportement du capitaine Haddock, les choses se préciseront au fur et à mesure…

Tintin et Haddock sont donc au château de Moulinsart et leur tranquillité vient être perturbée par les médias. C’est tout d’abord l’annonce par la presse, Paris-Flash, de la tournée de la célèbre cantatrice Bianca Castafiore en Amérique du Sud. Puis le reportage télévisé – tiens la télé est en couleur ! – de l’arrivée de la célèbre milanaise à Tapiocapolis… Cela permet de donner aux lecteurs de très nombreuses informations qui vont servir pour la suite de l’aventure… La Castafiore chante toujours, juste bien sûr, même si certains n’aiment toujours pas l’opéra, qu’elle est toujours accompagnée de son pianiste Igor Wagner et sa dame de compagnie Irma. Que c’est le général Tapioca qui dirige le San Theodoros, après avoir écarté son rival, cette vieille connaissance de Tintin, le général Alcazar. Ce dernier a pris le maquis avec ses dangereux guérilleros, les Picaros. De son côté, le général Tapioca, véritable dictateur, aidé par la Bordurie, a débaptisé la capitale qui est devenue Tapiocapolis.
On s’aperçoit qu’Hergé a voulu très rapidement créer des liens avec ses anciens albums. Le général Alcazar est apparu dans L’oreille cassée pour la première fois mais est revenu régulièrement : en lanceur de couteaux dans Les 7 boules de cristal ou en acheteur d’armement dans Coke en stock…

Mais il va encore plus loin, puisque très rapidement, on voit les Dupondt accompagnant la Castafiore pour assurer sa sécurité, on voit le très fameux Séraphin Lampion, assureur, se préoccuper de l’assurance des bijoux de la diva, et, enfin, Tournesol et Nestor. Nestor semble d’ailleurs avoir vieilli, écouter derrière les portes et tester la qualité du whisky… Serait-il en train de sombrer dans l’alcoolisme ? Nous ne le saurons pas… Même les journalistes Jean-Loup de la Batellerie et Walter Rizotto seront de la fête, on avait fait leur connaissance dans Les bijoux de la Castafiore…
Mais ce n’est pas en convoquant tous les anciens personnages des aventures de Tintin que l’on écrit une nouvelle histoire. Mais Hergé ne semble pas pressé. Tout se met en place, le général Tapioca fait arrêter les Dupondt, la Castafiore, Wagner et Irma, porte des accusations très graves contre les héros de Moulinsart… Mais Tintin semble hésiter, attendre, un peu comme Hergé qui prend huit ans pour offrir une nouvelle histoire.

On peut véritablement se demander si les Picaros n’est pas l’album de trop, ou plus précisément l’album contraint… Voici quelques phrases de tintin prises dans cet épisode : « Oui, ou bien nous nous retrouverons tous en prison, comme Bianca Castafiore. Merci bien… » Tintin ne nous avait pas habitués à tant de passivité, lui qui était prêt à parcourir le monde pour sauver un ami… « Vous partez peut-être, capitaine ! Mais moi, je ne pars pas !!! » Lui qui avait forcé la main plus d’une fois à Haddock, dans L’étoile mystérieuse ou dans Tintin au Tibet, le voilà en retrait. Si en retrait que Haddock et Tournesol partiront les premiers… Cette absence momentanée de Tintin permettra une série de 9 planches sans Tintin, peut-être un record dans le genre, à vérifier quand même… Pour rester dans ce domaine de l’absence de désir d’aventure chez tintin, sa dernière phrase de l’album est significative. Quand Haddock lui dit sa satisfaction de rentrer à Moulinsart, il répond tout simplement, de façon très inhabituelle, « moi aussi, capitaine… ».

Mais entre ces phrases, il y a, quand même, une histoire, et puisque la Castafiore est en prison, puisque les Dupondt sont condamnés à mort, il faudra bien les sauver… Alors qui et comment ? Arrivons-en au cœur de cet album…

Il s’agit d’une grande manipulation organisée contre Tintin et ses amis pour d’une part empêcher le général Alcazar de reprendre le pouvoir et, d’autre part, de se venger d’une humiliation qui date de quelques années. En effet, lors de L’affaire Tournesol, le colonel Sponsz, responsable de la détention du professeur, s’était fait mystifier par Tintin et Haddock… et la vengeance est un plat qui se mange froid, l’heure est venue de passer à table… Pourquoi ? Tout simplement parce que le colonel Sponsz a été affecté comme conseiller technique auprès du général Tapioca. Il a hispanisé son nom, il est devenu le colonel Esponja. C’est lui qui veut voir Tintin et Haddock se précipiter au secours de la Castafiore pour, enfin, tous les éliminer… et comme il faut aussi se débarrasser du général Alcazar, la machinerie sera de très haute conception… et il ne faut pas que je vous en dise trop…

Mais, comme nous l’avons déjà fait avec d’autres albums, il est intéressant de se poser quelques questions sur la vision politique d’Hergé, à travers cet album et non en partant des différentes rumeurs qui ont circulé à son sujet. Les deux généraux, Alcazar et Tapioca, sont deux crapules, deux dictateurs potentiels et aucun ne peut symboliser l’avènement prochain d’une démocratie au San Theodoros. L’un est supporté, poussé, conseillé, armé, financé par la Bordurie, un Etat que l’on sait depuis longtemps mauvais et dont les structures ressemblent fort aux régimes des démocraties populaires. Mais le prétendant n’est guère plus sympathique, il ne rêve que d’exécution capitale pour tous les traîtres, et pour se retrouver dans cette catégorie, il suffit d’avoir, d’émettre une idée légèrement différente de celle du général déchu… De plus les guérilleros sont soutenus par l’International Banana Company… Devant cette situation, Tintin ne va pas choisir. On a l’impression qu’il refuse de prendre parti. Il va tout faire pour sauver ses amis, il a compris que le général Alcazar pourrait être un allié de qualité, alors il fera cause commune avec lui. Mais comme Tintin ne peut pas se salir avec des compromissions inacceptables, Hergé va demander à son jeune héros de pousser Alcazar à s’engager de façon formelle à ne pas procéder à des exécutions capitales lors de la révolution. Il le fera sous la contrainte morale mais on sent bien que dès que les amis de Tintin seront rentrés chez eux le dictateur reprendra le cours normal de sa politique… Hergé semble étranger à ce monde bouleversé par les grands affrontements idéologiques. C’est un peu comme s’il portait encore les séquelles de ses engagements du passé, contre le communisme, pour une certaine droite européenne… Il est comme Tintin, on le sort de force de son château, c’est à dire de ce lieu où il peut vivre sans se soucier du reste du monde, et il est pressé d’y retourner… Du coup, je pense qu’il ne faut pas chercher trop de sens politique dans cet album qui me semble plus nostalgique que militant…

Nostalgique, car on a l’impression qu’Hergé sait qu’il arrive à la fin de ses travaux. Maladie, fatigue, lassitude, impression d’avoir tout dit, tout fait… probablement un peu de tout ça, mais surtout, comme il a demandé de façon très claire que jamais personne ne reprenne le personnage de Tintin, il lui faut saluer tous ses personnages dans une dernière aventure, et cet album, Tintin et les Picaros, joue ce rôle. On y retrouve l’explorateur anglais Ridgewell et le peuple des Arumbayas que l’on n'avait plus croisés depuis L’oreille cassée.

Cette façon de re-convoquer tous les personnages créés, c’est aussi, et encore, une méthode de lutter contre le vieillissement et la mort, la plus grande des angoisses d’Hergé, j’en suis sûr… L’oreille cassée, c’était en 1935, Tintin et les Picaros en 1976, plus de quarante ans d’écart et le général Alcazar n’a pas pris une ride, les Arumbayas ne savent toujours pas jouer au golf et l’explorateur anglais, déjà très âgé à l’époque est encore là bien en vie… La bande dessinée rendrait-elle éternel ? C’est ce que souhaite, sans aucun doute Hergé lui-même…

Mais je dois avouer que ce n’est pas mon album préféré. Je le trouve assez superficiel, manquant de consistance au niveau du scénario, sans véritable surprise… Je trouve que l’auteur est arrivé à son zénith avec Les bijoux de la Castafiore et qu’après il tente seulement de faire survivre Tintin pour rester en vie lui-même… Heureusement, pour le lecteur, il y a quelques bonnes choses à découvrir au gré de vos observations de lecteurs attentifs et peut-être même que ces Picaros répondent aux Bijoux…

Nous commencerons par Tournesol qui n’a jamais été aussi sourd et du coup décalé du début à la fin… mais qui est aussi un des sauveurs de la Castafiore qu’il admire depuis longtemps au fond de lui…

J’aime aussi les séquences de la Castafiore qui semble avoir pris un coup de jeunesse et avec qui je partage le goût pour les pâtes « al dente »…

La pyramide paztèque me plait bien et je trouve qu’Hergé a toujours le chic pour donner des noms à des peuples et des civilisations du passé… même si le vertige de Tournesol nous empêche d’en profiter pleinement.

Comme nous sommes dans une forêt d’Amérique du Sud, il fallait des animaux. Ils sont bien là, anaconda, caïman, singes… Mais c’est la séquence avec le gymnote qui permet à Hergé de réaliser une série de ces beaux dessins pleins de mouvement dont il a le secret… et j’aime beaucoup ça !
Il ne vous restera plus qu’à trouver l’endroit où Hergé rend un petit hommage à Goscinny et Uderzo…
Auteurs qui rendront la monnaie de la pièce dans leur album suivant, Astérix chez les Belges, avec un duo bien hergéen…

Mais si le San Theodoros a changé en un album de gouvernement, vous pourrez constater que les bidonvilles de la capitale ne changent pas, c’est un peu comme dans la réalité, comme quoi Hergé est bien un auteur réaliste…

Dans les Bijoux, nous avions le voyage immobile et avec les Picaros, le grand voyage dangereux pour sauver une amie... La boucle est refermée... Tout peut s'arrêter...

Et si, maintenant, vous alliez vérifier vous-mêmes ce que je viens de vous affirmer ? Bonne lecture !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 16 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et partir pour Sydney...

L’été tire à sa fin mais jusqu’au bout, l’été c’est fait pour lire ! Comme une exposition Tintin s’installe le temps d’un week-end sur Chalon, salle Marcel Sembat, il est encore temps de lire et relire certains albums des aventures de Tintin… Mais, même si certains d’entre vous se lassent de ces chroniques sur Tintin, même si on n’est pas fasciné par ce personnage et son univers, il me semble qu’il est important d’y passer pour mieux comprendre la bande dessinée… Avec l’album du jour, Vol 714 pour Sydney, on arrive à un Tintin et un Hergé dont je me souviens… Oui, en 1968, je lisais de la bande dessinée, les héros de Pilote en particulier mais aussi les aventures de Tintin…

 

 

Ah ! Il en aura fallu de la patience aux lecteurs du journal Tintin pour découvrir une nouvelle histoire de Tintin et Milou. Quatre ans d’attente courageuse ! Certes, ils avaient confiance mais ils ne sentaient pas de la part d’Hergé le même enthousiasme qu’auparavant… Après Les bijoux de la Castafiore tous les tintinologues, eux, se demandaient comment Hergé allait pouvoir faire un nouvel album des aventures de Tintin. Comment inventer une nouvelle forme d’histoire ? Comment dépasser le génie créatif des Bijoux ? Comment se parodier encore plus qu’en proposant une aventure à l’intérieur du château de Moulinsart ? Le défi était placé très haut, mais nous allons voir comment Hergé le releva et, surtout, comment Bob de Moor l’aida à concrétiser tout cela…


Dès le départ, on croit plutôt à une histoire banale. Tintin, Haddock et Tournesol sont en voyage. Les voilà arrivant sur l’île de Java, en transit pour Sydney. Ils sont donc déjà à l’autre bout du monde, Haddock a soif et Tournesol n’entend rien, tout est donc complètement normal…

 
Mais dès le début de l’épisode, on se rend compte qu’Hergé et les personnes qui travaillent avec lui au sein des studios Hergé maîtrisent de mieux en mieux leur art. Si la bédé est un art narratif, alors Vol 714 pour Sydney devrait être donné en exemple systématiquement, surtout la première partie de l’album. En effet, tout y est : suspens bien réparti et organisé, surtout dans les bas de page de droite ; vignettes débordantes de mouvement, spécialité d’Hergé mais qui là devient un expert ; très beau travail d’expression des pensées des personnages ; utilisation d’idéogrammes et pictogrammes, petits dessins qui à l’intérieur de bulles peuvent permettre d’exprimer des mots, des phrases, des idées, voir des histoires complètes comme c’est le cas page 2 ; enfin, rencontre avec un personnage connu… Mais reprenons certains de ces éléments qui méritent plus qu’une simple énumération.


Le mouvement dans la vignette… Je vous ai déjà expliqué qu’Hergé était un génie du mouvement dans l’image fixe, mais il nous le démontre encore dès le départ de cet épisode… Regardons ensemble Haddock se prendre les pieds dans la valise et tomber dans les bras de ce pauvre Szut, Haddock, encore lui, surpris par le cri de Milou qui se fait écraser la patte par un inconnu, Monsieur Carreidas éclater de rire, ce qui est très rare, Tintin se prendre un coup de porte de cabine téléphonique sur les fesses, et, enfin, ce cher Tryphon Tournesol faire une démonstration de savate, sport qu’il pratiquait dans sa jeunesse et… Regardez cette magnifique vignette de la page 7, une des rares où Hergé choisit de faire sortir des éléments du cadre, une chaussure et une bulle… Ainsi il augmente l’énergie et la sensation de mouvement, effet accentué par les trois petites vignettes qui suivent sans aucun texte… Je n’en dirai pas plus sur le mouvement dans cet album, mais tentez de le relire en ne regardant plus que la dynamique hergéenne qui est présente du début à la fin, peut-être même encore plus à la fin durant l’éruption volcanique…


Pour ce qui est du suspens, il faut encore rappeler que les aventures de Tintin passaient généralement en feuilleton dans le journal de Tintin et que le petit mot magique « à suivre » se trouvait en bas de la page de droite… Prenons deux exemples parmi tant d’autres… Page 33, la vignette est remarquable : la rencontre entre Allan et Tintin. C’est la surprise totale des deux protagonistes. Ils étaient en mouvement et les voilà face à face à l’arrêt. Hergé sait saisir cet instant et lui donner toute son importance. Que va-t-il se passer ? Qui tirera le premier ? Comment Tintin s’en sortira-t-il ? On ne peut que tourner la page, attendre une semaine pour lire la suite… Mêmes éléments avec la fin de la page 45. Haddock, Tintin et Mik Ezdanitoff discutent ensemble quand soudain un cri horrible se fait entendre… Qu’est-ce ? Un nouveau danger ? Une souffrance ? Il faudra, là aussi, tourner la page pour comprendre de quoi il s’agit…


Mais revenons à l’histoire proprement dite. Hergé avait l’intention, un jour, d’écrire une histoire qui se passe entièrement dans un aéroport. Pourquoi ? « J’ai une idée, ou plutôt, une fois encore, j’ai un lien, un décor : j’aimerais que tout se passe dans un aéroport, du début à la fin. L’aéroport est un centre riche de possibilités humaines, un point de convergence de diverses nationalités : le monde entier se retrouve en réduction, dans un aéroport ! Là, tout peut arriver, des tragédies, des gags, de l’exotisme, de l’aventure… » Mais ce projet ne verra jamais le jour. Il essayera après Vol 714 mais finalement ce sera dans cet album qui racontera sa plus grande séquence se déroulant dans un aéroport…


Tintin, Haddock et Tournesol sont en voyage, pas à la recherche d’une aventure mais en route pour un congrès international d’astronautique car ce sont eux qui ont été les premiers à marcher sur la lune… Mais dans l’aéroport, ils commencent par rencontrer Szut, un pilote que l’on avait croisé dans Coke en stock… Mais que fait ce pilote ici… Il est le pilote personnel de Laszlo Carreidas, un célèbre milliardaire constructeur d’aéronefs… qui va, lui aussi, à ce célèbre congrès de Sydney… Lui aussi est un homme important de ce milieu, une sorte de Marcel Dassault, on dit que le constructeur français a bien servi de modèle à Hergé. Les présentations étant rapides, le courant passant bien entre le milliardaire taciturne et Tournesol, les voilà invités à prendre place dans le spécial Carreidas 160, un magnifique tri réacteur…


Mais voilà, c’est en quittant l’aéroport que le mécanisme de l’aventure enferme Tintin et ses amis dans un nouvel épisode tumultueux. En effet, entre Kemajoran, lieu de l’escale, et Sydney, lieu de destination, Hergé a caché, sur une île du Pacifique, Pulau-Pulau Bompa, l’ignoble Rastapopoulos…


Cet horrible méchant par excellence n’est pas mort à l’issue de Coke en stock, non il a survécu contrairement à ce que pensait Tintin, et il avait décidé de se refaire en plumant un infect milliardaire… Mais puisque qu’il se trouve en possession de tous ses ennemis, il va en profiter en se vengeant une bonne fois pour toutes de ce Tintin, de ce Haddock, de ce Tournesol… Il est à noter que le second de Rastapopoulos est l’ancien second de Haddock, lorsqu’ils naviguaient sur le Karaboudjan, le triste Allan, ordure parmi les ordures qui a déjà eu l’occasion de trahir Haddock…


Le sauveur sera, tout d’abord Milou. C’est très important de comprendre que, si parfois Tintin se met en danger pour sauver Milou – nous ne citerons que Le Temple du Soleil et Tintin au Tibet – il y a d’autres situations où c’est ce brave petit chien qui sauve son maître. Et c’est bien le cas dans Vol 714. Dès son arrivée sur l’île, le chien prend sa liberté, déclenchant une salve de mitraillette… mais, du coup, il est disponible pour aider Tintin, ce qu’il fera très rapidement en venant défaire les liens de Tintin… Ainsi, le combat entre bons et méchants peut commencer, grâce à Milou !
Sur l’île, le scénario est enrichi par la présence d’un docteur très particulier, le docteur Krollspell, qui ressemble vraiment à un ancien nazi… Son sérum de vérité sera à la source de plusieurs gags… Et c’est bien le talent d’Hergé de faire rire tout en racontant des histoires graves…


Mais Hergé ne savait peut-être pas comment finir cette histoire… Ou, Bob de Moor, un jeune artiste qui est entré aux Studios Hergé en 1950 avait envie d’innover un peu, allez savoir… C’est lui qui a modernisé l’album L’île noire. Mais dans les derniers albums de Tintin, il prend une part de plus en plus grande si bien que certains pensent que Vol 714, en particulier la dernière partie de l’album, est le fruit de l’imagination et du travail de Bob de Moor. J’en suis convaincu, il suffit de lire d’autres travaux de l’artiste pour comprendre… Il ne se contente jamais d’un réalisme classique à la Hergé, il faut un peu plus de fantastique, voir de science fiction, ou un savant mélange des deux comme dans l’album des aventures de Blake et Mortimer qu’il a terminé, amélioré, Mortimer contre Mortimer, le second volet des Trois formules du professeur Sato… Alors, de quoi s’agit-il dans Vol 714 ? De la venue d’extraterrestres dans les aventures de Tintin… Si… Si…


Oui, ça peut surprendre ceux qui ne connaissent que peu Tintin et n’ont jamais lu Vol 714, mais c’est vrai que Mik Ezdanitoff arrive soudainement dans cette histoire, qu’il va sauver nos héros, qu’il les hypnotisera avant pour que l’on ne parle jamais du rôle de son peuple… et qu’Hergé, ou Bob de Moor, combinera l’action d’un volcan pour donner aux dernières pages un aspect très particulier, fort dangereux, pendant lesquelles Carreidas, Tintin, Haddock, Tournesol, Milou, Rastapopoulos frôleront la mort… Mais, pour être honnête, il faut préciser qu’Hergé était effectivement passionné par les extraterrestres, les phénomènes paranormaux… Donc le travail avec Bob de Moor fut probablement concerté…


Mais on ne sait pas ce que devient Rastapopoulos… Hergé avait-il l’intention de le réutiliser ? On ne saura jamais, mais au moins ceux qui aiment les méchants peuvent imaginer qu’il a été enlevé par les extraterrestres et qu’il sème encore la m… sur une autre planète ! Merci Hergé de nous laisser quelques possibilités de terminer à notre façon les vies des personnages que tu as créés et que tu as laissés en vie derrière toi…


La fin de l’album est marquée par une grande séquence de télévision, la dernière en noir et blanc dans Tintin, car la prochaine sera en couleur… Mais dans les téléspectateurs, nous avons la surprise, je ne dirais pas le plaisir, de découvrir l’assureur Séraphin Lampion… Dernières remarques humoristiques dans un récit plus sérieux…


Tiens, un personnage se souvient de tout. Oui, il y a bien eu des extraterrestres, un détournement d’avion, le grand retour de Rastapopoulos… Mik Ezdanitoff a laissé un témoin derrière lui… Quel danger pour un peuple fragilisé par une histoire délicate… Mais comme c’est Milou, tout va bien, le secret sera bien gardé…


« Ah ! Si je pouvais raconter tout ce que j’ai vu ! Mais on ne me croirait pas. »
Allez, encore quelques petits gags pour le fun… Regardez ce qu’il advient d’une plante arrosée au Sani Cola par Haddock qui préfère, vous vous en doutez bien, le whisky… Regardez Rastapopoulos essayer d’écraser un petit scorpion…


C’est donc un album atypique qu’Hergé nous donne après un long temps d’absence, un travail pendant lequel il fut beaucoup aidé, entre autre par ce fameux Bob de Moor, une histoire que j’aime bien, qui se lit facilement et dont le dessin est souvent d’une grande qualité. Alors très bonne lecture et à très vite autour de cette exposition Hergé et son petit reporter (salle Marcel Sembat à Chalon-sur-Saône) !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 15 sept 2018

Et Tintin au Congo, l'avez-vous lu ?

L’album Tintin au Congo est réputé être raciste et bon à jeter à la poubelle. Il faudrait arrêter de le lire et l’oublier… Voire, il pourrait même servir de pièce à conviction pour juger et condamner Hergé… D’ailleurs, soit dit en passant, beaucoup de ceux qui disent cela ne l’ont pas lu cet album et c’est bien regrettable…

 

En même temps, je ne vais pas vois faire avaler que cette histoire est la plus humaniste qui soit et qu’elle ferait d’Hergé un tiers-mondiste forcené des plus respectables…

 

En fait, je suis d’autant plus embêté pour parler de cette histoire avec objectivité que je ne l’aime pas et que dès mon plus jeune âge, dès mes premières pages, je m’y suis ennuyé au possible… Donc, il faut que je prenne sur moi pour aborder cet épisode qui ne présente que peu d’intérêt à mes yeux.

 

Tout d’abord, il faut quand même remettre cette histoire en perspective. Après avoir envoyé son héros naissant chez les Soviets pour critiquer le nouveau régime politique des Russes, toujours en suivant son bon abbé rédacteur en chef, Hergé se tourne vers la grande colonie belge, le Congo…

 

Léopold II, avant d’être roi des Belges, avait compris que le système de colonisation pouvait enrichir celui qui en serait le maitre. Il développe un système cruel d’exploitation des indigènes, met en place un Etat indépendant du Congo qui l’enrichit et en fin de vie cède cet état à la Belgique. Léopold II décède en 1908, c'est-à-dire juste après la naissance d’Hergé. Hergé enfant va donc apprendre que le Congo appartient à la Belgique et que ses habitants sont sous les ordres des Belges. Attention, en cela Hergé ne fait que penser comme tous les Belges. C’était bien la vision de cette époque… L’album sort en 1931…

 

Dans cet album, tous les éléments de langage qui font parler les indigènes en « petit noir » ne sont pas spécifiquement la trace du racisme d’Hergé mais de son époque et de la Belgique. Tintin reste un personnage sympathique, plutôt paternaliste vis-à-vis des noirs, fidèle à son journal malgré les sollicitations des autres titres à son arrivée au Congo et dans cette histoire le méchant est avant tout un blanc aidé de noirs qu’il dévergonde et achète.

 

Pour ce qui est des animaux, il faut bien reconnaitre que Tintin manie facilement le fusil et qu’il n’a pas réellement pris en compte la souffrance animale. Il rencontre presque tous les animaux d’Afrique ce qui rend cet album très attractif pour les enfants. On y voit gazelle, lion, boa, singe, éléphant, crocodile… ce n’est pas lui qui tue l’éléphant mais le singe qui lui a pris son fusil, néanmoins, Tintin récupère les deux défenses…

 

Le méchant va décéder, sans que l’on voie le cadavre ni son sang et ce n’est pas Tintin qui le tue. C’est fois, il est mangé par les crocodiles de la rivière… Tintin lâchera en épitaphe : Dieu ait son âme !

 

Mais ce méchant avait des complices blancs encore plus terribles mais je ne vais quand même pas tout vous dire…

 

On y trouve aussi un « bon» missionnaire et il ne faut pas oublier qu’Hergé travaille pour un organe de presse catholique. Le missionnaire colonisateur est donc bon par nature et il apporte culture et salut aux pauvres noirs qui sans lui seraient condamnés à l’enfer… Bien sûr ; c’est complètement exagéré et anormal mais dans l’air du temps, ce n’est pas si étonnant.

 

Ceci étant, j’avoue que je n’éprouve pas de plaisir à relire cet album. Je viens de le faire pour cette chronique mais cela reste toujours une « petite » histoire d’aventure en Afrique, rien de plus… Hergé n’est pas à proprement raciste, il est juste de son temps et je ne conseille pas de perdre trop de temps sur cet album Tintin au Congo… d’autant plus qu’il y a des merveilles dans cette série à lire et relire… même au-delà de l’été !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 14 sept 2018

L'été c'est fait pour lire et découvrir le premier album des aventures de Tintin

Ce n’est pas parce que l’on respecte l’œuvre de l’auteur Hergé que l’on devrait aimer tous les albums des aventures de Tintin ! D’ailleurs, Hergé lui-même, n’aimait pas son premier épisode, Tintin au pays des Soviets. Il ne l’a jamais retravaillé, ne l’a jamais mis en couleurs et n’en parlait pas. Il a dit une fois qu’il considérait cet album comme une erreur de jeunesse… Pourquoi en parler alors ? Tout simplement par honnêteté et respect de cet auteur : si on parle de son œuvre, il faut parler de ce que l’on aime moins et cet album en fait partie !

 

Hergé est alors un jeune homme, à peine plus d’une vingtaine d’année. L’abbé Norbert Wallez, rédacteur du journal Le vingtième siècle qui a embauché Hergé pour s’occuper du supplément Le petit vingtième, hebdomadaire destiné à la jeunesse, décide de parler de l’Union soviétique. Il demande à Hergé de faire une bande dessinée sur le sujet en s’appuyant sur un ouvrage très virulent contre les Soviets, Moscou sans voile. Cet ouvrage a été écrit par Joseph Douillet, un consul belge qui est resté en Russie de la fin du XIX° siècle à 1926.

 

Durant de longues années, cet ouvrage a été considéré comme un album d’anticommunisme primaire, depuis, la réalité de l’Union soviétique étant plus connue, les critiques se sont quelque peu tues… Il n’en demeure pas moins, de façon indiscutable, que Hergé a cherché à se documenter sur la vie en URSS et qu’il était marqué par le catholicisme ultra de Belgique… Les membres des Soviets sont contre la religion, cruels, menteurs, voleurs, profiteurs, idiots, assassins… Bref, ce sont les pires des personnages !

 

Par ailleurs, c’est le premier album des aventures de Tintin. Le héros est reporter au Petit vingtième et il part en reportage. Il va venir raconter aux jeunes lecteurs ce qu’est « réellement » l’Union soviétique. Mais si on fait abstraction des éléments politiques, on peut alors découvrir avec bonheur la genèse de la bande dessinée selon Hergé. Dans cet album, sous nos yeux, se met en place la « ligne claire », un mode narratif de qualité qui garde dans le dessin tout – et seulement tout – ce qui permet de comprendre l’histoire. Du coup, le récit est entièrement en dessins et phylactères (bulles pour faire parler les personnages)… Presque une première !

 

On peut même trouver quelques cases très modernes où Hergé démontre son talent pour raconter le mouvement avec des dessins fixes, faire entendre des bruits avec une bande son silencieuse, bref il met en place les règles de la bande dessinée moderne, celles qui seront par la suite transcendées par des auteurs comme Franquin…

 

Comme Hergé ne reconnaissait pas totalement cet album comme appartenant au canon tintinesque, il fut difficile de le trouver à partir de la moitié des années trente et il y eu beaucoup de copies et d’éditions pirates, certaines colorisations fantaisistes et tout cela avec des contrefaçons de plus en plus nombreuses et coûteuses… En 1973, la version originale en noir et blanc est publiée dans les Archives Hergé puis un album en noir et blanc au format des autres albums des aventures de Tintin est accessible… Enfin, il y a peu, en 2017, sort une version colorisée selon les vœux de la société Moulinsart.

 

Quant à l’histoire elle-même, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt et je n’ai jamais réussi à accrocher avec ce premier album des aventures de Tintin, comme avec ceux qui ont suivi, je le reconnais. Il faut attendre le septième album, L’île noire, pour que je commence à trouver la série sympathique. Puis, avec le suivant, Le sceptre d’Ottokar, je plonge dans un univers que je trouve très riche est passionnant, ce qui ne signifie nullement que j’en tombe amoureux… Hergé, comme nous le voyons à chaque lecture d’album – et l’été c’est fait pour lire – est aussi un homme dont certaines idées peuvent déranger profondément. Parfois, il est de son temps mais aussi de son milieu social… Je dirais aussi qu’il est souvent un homme un peu faible et sans conviction très profonde… C’est du moins mon sentiment de lecteur…

Imprimer - - par Bonnet Michel - 14 sept 2018





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