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samedi 22 juillet 2017

Bonne Fête Marie Madeleine

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BANDES DESSINÉES...

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !

 

 

 

 

L'été c'est fait pour lire des bandes dessinées artistiques

L’été c’est fait pour lire et rien n’empêche de lire des bandes dessinées durant l’été puisqu’il s’agit bien de lecture ! Surtout quand la bande dessinée nous emmène, que dis-je nous précipite dans les grands mythes de l’humanité… Sisyphe, Icare, Faust… D’ailleurs, aujourd’hui, grâce au magnifique album de Scott McCloud, Le sculpteur, c’est vers ce dernier, le mythe de Faust, que je souhaiterais vous guider, vous accompagner…

 

 

Le mythe de Faust, pour faire simple sans fâcher mon ancien professeur de philosophie, est un grand classique de l’humanité : l’homme, ici l’alchimiste Faust, passe un pacte avec le diable pour avoir le savoir universel. Il devient le savant qui sait tout et profite de tout… Mais on a eu des déclinaisons diverses, Faust pouvant aller jusqu’à vendre son âme pour avoir la jeunesse éternelle et on se met aussi à penser au roman d’Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray

 

 

On peut se demander légitimement si ce mythe pouvait encore nous révéler quelque chose, s’il y avait encore matière à réflexion de ce côté-là, si un auteur pouvait encore explorer ce thème sans s’user… Scott McCloud a relevé le défi et avec Le sculpteur, il a revisité ce mythe avec brio et talent pour le plus grand plaisir des lecteurs !

 

Notre sculpteur, David Smith, est un homme qui a le sentiment de rater sa vie. Son talent ne semble pas évident aux yeux des autres et sa côte est presqu’au plus bas… Soudain, une opportunité se présente avec un mystérieux personnage. Un pacte est possible : il va avoir le pouvoir de sculpter à mains nus toutes les matières sans restriction mais, en échange, il n’a plus que deux cents jours à vivre ! Et notre David accepte !

 

Bon, à ce stade-là, les choses sont posées et la bande dessinée de Scott McCloud peut démarrer et le lecteur plonge dans l’univers du créateur américain. Il naviguera entre jubilation et frayeur, en béatitude et angoisse, entre création et amour, entre vie contemporaine réaliste et fantastique merveilleux… Presque 500 pages de bonheur intégral !

 

Alors, je sais bien que certains vont dire et écrire que cet album est trop parfait, trop travaillé, trop professoral et que Scott McCloud a écrit comme un théoricien qui ne veut pas être pris en défaut… Moi, en lisant Le sculpteur j’ai complètement oublié que l’auteur était aussi un théoricien de la bande dessinée, je me suis laissé porter par un roman graphique puissant, une histoire presque parfaite, une bande dessinée efficace et géniale et je n’ai ressenti que le grand bonheur d’un lecteur rassasié par un auteur de génie !   

 

Oui, à la deuxième lecture, on peut voir que tout est ciselé à la perfection, travaillé avec un sens du détail absolu, mais est-ce réellement un défaut que de voir un auteur respecter ses lecteurs à ce point ? Non, il nous invite à réfléchir sur nos vies, nous met en position de David, nous laisse nous interroger sur ce que nous serions capables d’accepter pour réussir notre vie… puis, dans la relation avec Meg, il interroge l’humanité entière sur le sens de l’amour, le respect de l’autre, la vie ensemble… Et je trouve cela beau, puissant et finalement excessivement bien ficelé !

 

 

Un défaut ? Oui, je sais bien, il faut toujours en trouver un ! Le sculpteur est un livre trop lourd ! Si, je vous promets il est trop lourd pour que l’on puisse le prendre en main facilement… pour le reste, c’est juste parfait !

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, comme certains sculptent l’été des belles choses en sable, n’hésitez pas à lire Le sculpteur de Scott McCloud, c’est édité chez Rue de Sèvres. Bonne lecture et à très bientôt !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 21 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et visiter l'Arc de Triomphe

L’été c’est fait pour lire et le 14 juillet arrivant, il m’a semblé important de trouver un ouvrage spécifique pour cette grande fête nationale… Tiens, pourquoi pas la bande dessinée Les génies de l’Arc de Triomphe de Fonteneau, Arnoux et Millien aux éditions Glénat. Excellente occasion de mettre en valeur la collection qui met en scène régulièrement des monuments de notre patrimoine national. Cette fois-ci, le monument du 14 juillet par excellence, l’Arc de Triomphe de la place de l’Etoile-Charles de Gaulle !

 

 

D’ailleurs, qui connait vraiment bien les origines de cet arc de triomphe ? Il m’est même arrivé d’entendre dire que c’était un arc romain. Heureusement, cette personne n’est pas allée jusqu’à me dire que César en personne avait défilé sur les Champs Elysées, mais, on n’en était pas si loin… Alors, faisons un bon en arrière et retournons au dix-neuvième siècle, à Paris…

 

En 1835, un grand sculpteur travaille d’arrachepied sur sa frise… Il faut dire qu’en 1833, après avoir été décoré de la Légion d’honneur, il obtient une commande inespérée : une frise pour l’Arc de Triomphe sur le départ des volontaires en 1792… C’est la gloire qui va arriver !

 

La bande dessinée montre François Rude en train de travailler sur l’armée d’Egypte et le travail est interrompu par un clochard bruyant et aviné : « Honte à vous les vivants ! Qu’avez-vous fait de nos pauvres morts ! Vive l’Empereur ! »

 

Il s’agit d’un ancien grognard de l’Empereur. Il faut dire qu’à cette période de rétablissement de la monarchie, il y a de grandes tensions en France entre monarchistes, républicains et supporters de l’Empereur Napoléon ! Rude va proposer à cet ancien de l’Armée impériale de poser pour lui et ce sera le début d’un retour dans le passé qui sera prolongé par différentes périodes de notre histoire… A travers la construction de cette fresque, on va revivre avec ces génies de l’Arc de Triomphe tous les moments chauds de l’histoire de France depuis Napoléon, du moins ceux en lien avec l’Arc de triomphe…

 

C’est tout d’abord la direction de la Bérézina en 1812 que l’on prend avec une partie tragique… et froide, bien sûr ! Puis, on sera dans les tranchées, le soldat inconnu, cette terrible première guerre mondiale et ses drames humains… Enfin, nous manifesterons au pied de l’Arc de Triomphe avec les premiers résistants de la seconde guerre mondiale…

 

Tous ceux qui ont fait vivre la Nation se retrouvent d’une certaine façon à hanter les passages secrets de l’Arc de triomphe… C’est une promenade patriotique et fantastique, onirique et historique dans un monument qui est entré dans le panorama visuel des Franciliens, des Parisiens, des Français et de tous les touristes de Paris… Quant à moi qui regarde distraitement l’Arc de Triomphe presque une fois par semaine toute l’année, cette bande dessinée a été l’occasion de découvrir ce monument dans lequel je ne suis jamais entré, sur lequel je ne suis jamais monté… Ce sera peut-être pour très bientôt car j’ai envie de dialoguer avec ces génies !

 

 

Alors, oui, ce n’est peut-être pas une bande dessinée géniale, probablement pas une synthèse de notre histoire nationale mais certainement une petite porte qui s’entrouvre pour faire découvrir un monument, un sculpteur, une histoire nationale et une fête nationale… Bon 14 juillet !

 

Et puisque l’été c’est fait pour lire, pourquoi ne pas commencer par lire cette bande dessinée, Les Génies de l’Arc de Triomphe ? Très bonne lecture, bonne promenade dans le temps et à très bientôt ! 

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 14 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Lady Whisky et même en boire un peu...

L’été c’est fait pour lire – c’est indiscutable et vous commencez à le savoir – mais c’est aussi une période propice aux voyages ! Alors, comme j’aime voyager mais aussi lire, comme je suis certain que l’on peut faire de magnifiques voyages grâce aux livres, je vous propose aujourd’hui un voyage magnifique, onirique et gustatif, au pays du Whisky en compagnie d’un guide étonnant que j’aime beaucoup, Joël Alessandra.

 

 

Avec Joël comme pisteur, je vous ai déjà conviés à de magnifiques circuits, entre réalité et imaginaire, en Afrique et au Moyen-Orient… Bien sûr, comme je connais ces régions, cela me tentait encore plus… Le carnet de voyage sur le Tchad fut pour moi un retour sur un pays que je connaissais bien et dans lequel j’avais beaucoup roulé… Cette fois-ci, c’est un peu différent car je ne suis allé qu’une seule fois en Ecosse et j’étais alors jeune et non buveur de whisky !

 

 

Joël Alessandra, le pied-noir, n’avait rien pour devenir un spécialiste du whisky si ce n’est d’être entré un peu par hasard dans la famille d’Helen Arthur, une femme qui a beaucoup écrit sur cette boisson, qui en est devenue une experte, puis une collectionneuse, en quelque sorte. Elle a créé une « Helen Arthur collection », elle est décédée quelques mois avant la mise en bouteille du vingt-et-unième spécimen et Joël était devenu au fil du temps un ami d’Helen…

 

A sa mort, il décide de partir à la recherche du whisky parfait, celui qu’Helen cherchait depuis des années, pour construire une sorte d’hommage à Helen ! Cette quête géographique, humaine, olfactive et gustative va emmener Joël directement dans un carnet de voyage qui aujourd’hui est devenu un magnifique ouvrage à déguster sans aucune modération… Comme le whisky, quoi !

 

Cet ouvrage est magnifique à plus d’un titre. Tout d’abord, parce qu’il raconte une histoire profondément humaine. Joël ne peut rien trouver seul et au seul nom d’Helen une multitude de portes s’ouvrent, on le conseille, on l’aiguille, on l’accompagne, bref sa quête est devenue un objectif commun !

 

 

Mais c’est aussi de toute beauté parce que l’Ecosse est belle et qu’il sait en saisir le charme et le retransmettre par le dessin, par ses couleurs, par sa délicatesse… Ce n’est pas l’Ecosse universitaire et absolue que l’on trouve dans son carnet, de n’est pas non plus une Ecosse irréelle et éloignée de la vérité, non ! C’est une Ecosse qu’il s’est approprié, qu’il a fait sienne, qu’il aime… tout en la respectant, elle et ses habitants !

 

Enfin, ce livre est une pépite de renseignements sur cette boisson et je ne peux plus en boire en pensant à tout et à rien. Chaque fois que je vois la boisson ambrée couler dans le verre, chaque fois que je sens toutes les saveurs venir titiller mon nez, chaque fois que goût de tourbe atteint mon palais… je repense au temps nécessaire pour élaborer un bon whisky, je revois ces distilleries écossaises perdues sur l’île d’Islay…

 

Je n’ai finalement qu’un seul regret… Celui de n’avoir pas eu une bouteille de whisky en même temps que la bande dessinée pour être certain que je ne commettais pas d’erreur en abordant la question de ce goût de tourbe… Mais puisque l’été c’est fait pour lire et non boire comme un trou sans fond, je invite à lire Lady Whisky de Joël Alessandra, un très bel album publié chez Casterman, entre carnet de voyage et bande dessinée !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 9 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et voyager à Florence en compagnie des Médicis

L’été c’est fait pour lire et comme on a le droit de lire ce que l’on veut durant tout l’été – c’est en tous cas la règle que je me suis donné et que je vous invite à suivre – on peut lire des bandes dessinées… Attention, qui dit bande dessinée ne dit pas livre facile sans aucun intérêt ou ouvrage pour décervelé ne sachant pas lire ! Non, la bande dessinée, peut être drôle, historique, autobiographique, sociale, politique, policière, jeunesse, poétique ou littéraire… Oui, elle peut prendre tous les visages et donc être à votre goût, tout simplement !

 

 

Alors testons ensemble aujourd’hui la bédé historique, tragique, humaine et politique ! Quoi, tout cela est possible dans un même ouvrage, une bédé de surcroît ? Oui, c’est possible surtout si la série se nomme Médicis !

 

Quand on prononce le mot de Médicis, deux prénoms viennent immédiatement en mémoire, Laurent et Catherine. Laurent ? Non ne connaissons pas grand-chose de lui, du moins quand on est français si ce n’est qu’il fut un grand prince de la renaissance, qu’il aimait les arts et qu’il fit de Florence un joyau sans pareil ! Si on a fait un peu plus d’histoire, les choses se compliquent car il faut parler de guerre, de rivalité, de conflit contre le pape…

 

Et Catherine ? On se souvient qu’elle fut reine – épouse d’Henri II et donc en compétition avec Diane de Poitiers – et qu’à la mort de son mari, elle fut régente. Régente noire, régente rouge, régente folle… J’ai tout entendu mais ce n’est pas pour autant que cela représente la vérité. Ce dont je suis certain c’est qu’elle était là à côté de ses enfants quand ils furent rois, les uns après les autres, elle était là aussi au moment de la Saint Barthélemy ! Ce dernier épisode restera collé à sa vie car il symbolise les guerres de religions, terribles conflits ayant tout d’une guerre civile…

 

 

Et, franchement, on ne connait pas beaucoup plus d’éléments concrets sur les Médicis ! Enfin, si, soyons honnêtes, il y a aussi un ou deux papes qui viennent de cette famille mais qui sait leurs noms ? Leurs actions ? Personne ou presque…

 

Aussi, une belle série sur cette famille me semble salutaire, surtout en bande dessinée… Dès que j’en ai entendu parler, j’avoue que je me suis dit, cette série il va falloir la lire et en parler ! Le concept de la série est simple : présenter cette dynastie Médicis en se basant sur l’histoire et non la légende, les réalités et non les mythes.

 

Le scénariste, Olivier Peru, est un pur raconteur d’histoires sous toutes ses formes et il a choisi dans le premier tome, celui qui raconte Cosme l’Ancien, le fondateur réel de cette famille, de raconter en se mettant à la place de la ville, la belle et fière Florence… Tout de suite on est embarqué dans la ville, à l’époque où tout change vite, à la naissance de la Renaissance… Passionnant !

 

Comme le deuxième tome est déjà sorti, cette fois avec Laurent le Magnifique, on est bien avec une bonne lecture de vacances et on peut, si on souhaite aller plus loin, en dévorant la biographie d’Ivan Cloulas, Laurent le Magnifique, un excellent livre !

 

 

Chaque album, donc chaque personnage, est dessiné par un dessinateur différent, façon d’offrir aux lecteurs la série complète plus rapidement. Il y aura cinq albums et dès l’automne prochain, on pourra voir à la télévision la série Médicis, masters of Florence avec Dustin Hoffman…

 

Donc, puisque l’été c’est fait pour lire, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture en compagnie de la famille Médicis, bandes dessinées éditées par les éditions Soleil… 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 7 juil 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire même quand on aime le foot !

L’été c’est fait pour lire et il est bon d’en profiter pour s’ouvrir à des réflexions sociétales profondes pour tenter, sinon de changer le monde, au moins de le faire évoluer. On peut d’ailleurs faire cela avec des films, des rencontres, des lectures et même, comme nous allons le faire aujourd’hui, avec la lecture d’une bande dessinée !

 

 

Lilian Thuram est un footballeur connu dont le nom, même pour les plus jeunes, a encore un sens. Son palmarès est tel qu’il faudra à mon avis encore pas mal de temps pour qu’il soit oublié… Ce qui est particulier avec Lilian Thuram c’est qu’il ne s’est jamais contenté de jouer au foot. Il a toujours voulu participer à la vie de sa société, la comprendre, la faire évoluer… C’est pour cela qu’il a écrit un essai, Mes étoiles noires, c’est pour cela qu’il intervient régulièrement dans des classes, c’est pour cela que l’on peut le voir régulièrement dans les médias pour défendre un vivre ensemble solide et plein d’espérance !

 

Jean-Christophe Camus est parti de cet essai où Lilian Thuram raconte une quarantaine de personnes noires qui ont compté pour lui, qui lui ont permis de sortir d’une position de victime désignée – et/ou auto désignée – et, enfin, qui l’aident quotidiennement à déconstruire le racisme… La bande dessinée ne reprend pas tous les personnages mais elle raconte Lilian Thuram et quelques-uns de ces personnages comme Taharga, Ésope, Louis Delgrès et Solitude… Cette bande dessinée en deux volumes dans la collection Mirage de chez Delcourt, se lit avec facilité et le fil conducteur est la jeunesse de Lilian Thuram, de la Guadeloupe à Monaco qui fut son premier club professionnel de football.

 

Une place toute particulière est laissée à Mariana, sa mère, une place qui n’était pas dans le livre de départ et qui a été construite par Thuram et Camus pour montrer cette femme volontaire, profondément humaine et aimante vis-à-vis de ses enfants, courageuse et travailleuse, sans qui rien n’aurait pu se produire…

 

 

Il y a aussi un personnage fort et marquant, Neddo, qui habite le quartier et qui est le passeur, celui qui met en relation les savoirs, qui provoque les rencontres, qui donne du sens à la vie… un très beau personnage bien incarné graphiquement par le dessinateur de cette série, Sam Garcia…

 

Alors bien sûr, cette bande dessinée dénonce un certain nombre d’éléments très concrets de notre histoire et de notre société, du racisme à la science des races, de l’esclavagisme à la violence conjugale, du mépris quotidien à l’exploitation des jeunes footballeurs par des clubs… Tout y est même si tout n’est pas développé… Mais l’ouvrage ne s’arrête pas à la dénonciation du mal et on voit aussi toutes les raisons d’espérer, de se battre pour améliorer la vie, de faire confiance, de s’engager, de bâtir, jour après jour, la société que l’on voudrait offrir à nos enfants, petits-enfants et autres jeunes qui nous entourent…

 

 

Je pense que nous avons-là une excellente bande dessinée pour les adolescents, une histoire qui sans être la nôtre est quand même intégrée à la nôtre – nous ne sommes pas Lilian Thuram ni Guadeloupéens – et j’avoue avoir été séduit par le personnage de ce footballeur que j’ai rencontré une fois dans une action contre le racisme…

 

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, pourquoi ne pas commencer par cette bande dessinée et prolonger par l’essai, Notre Histoire ?

Imprimer - - par Michel Bonnet - 30 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire les aventures du Capitaine Fripouille !

L’été c’est fait pour lire et il faut penser que ce vieil adage n’est pas réservé aux adultes raisonnables ou intellectuels, n’oublions jamais les enfants qui seront, peut-être, les lecteurs de demain… du moins si nous nous appliquons à transmettre notre passion pour les livres et leurs forces… Bien sûr, ce n’est pas simple et j’entends bien que certains n’ont pas réussi entièrement le défi… Moi-même, je n’ai pas que des enfants lecteurs, c’est ainsi !

 

 

Il faut dire que bien souvent nous confondons amour de la lecture et passion pour l’histoire de la littérature ce qui n’est pas tout à fait identique. La lecture, c’est prendre du plaisir à se promener dans un univers, celui que l’auteur a réussi à construire et dans lequel il nous promène en nous manipulant… avec plus ou moins de talent. Mais ce qui est certain c’est que cette promenade dans les imaginaires des auteurs nous enrichit, nous rend plus libres, nous aide à vivre et c’est bien là la richesse de la lecture !

 

Alors, pour illustrer tout cela, je vous invite dans la petite ville de Palladipelledipollo, là où se trouve la magnifique librairie Fellini… mais cette librairie est en danger car le « consortium » Jabot la menace directement. Il faut dire que Jabot, horrible personnage qui possède tout le reste de la ville, veut mettre la main sur ce dernier espace de liberté…

 

« Mais quand je posséderai votre boutique, là oui, je deviendrai le maître de la ville ! Et vous savez ce que j’y vendrai dans cette librairie ? Des livres ! Mes livres ! Ceux que j’aurai édités moi-même ! Les gens liront ce que j’ai décidé de leur faire lire ! »

 

Oui, la lecture est le garant de notre liberté, de notre conscience, de notre démocratie et on voudrait trop souvent nous le faire oublier… Mais tout cela c’est de la littérature car nous sommes bien loin de cela, n’est-ce pas ? Enfin…

 

Ce qui est certain c’est que dans ce lieu-dit de Palladipelledipollo on va voir arriver le sauveur, un certain Capitaine Fripouille dont les méthodes peuvent être discutables mais efficaces ! C’est le seul qui ose affronter l’horrible Jabot pour sauver la petite librairie… mais n’allez surtout pas voir là le conflit entre Amazon et les libraires indépendants… Aucun rapport ! Quoi que… Allez savoir !

 

 

Ce livre pour la jeunesse est une excellente bande dessinée scénarisée par Olivier Ka et dessinée par Alfred, deux auteurs qui avaient écrit il y a quelques années une bande dessinée qui avait marqué les esprits, « Pourquoi j’ai tué Pierre ». Cette fois-ci, on est plus dans la fiction pour enfants et on s’est éloigné de l’introspection et de l’autobiographie et c’est très réussi ! Le grand format de cette bédé lui donne un look spécifique comme tous les autres albums de la collection Les enfants gâtés qui est une des très belles réussites éditoriales BD pour la jeunesse des éditions Delcourt…

 

Les auteurs ont imaginé d’adapter leur album en spectacle chanté et ils vont certainement l’interpréter lors de certains festivals de bande dessinée, raison de plus pour les rencontrer, les lire et les écouter !

 

En attendant de les retrouver à Saint Malo, Montreuil ou Angoulême, Nancy ou Metz, Lyon ou Bordeaux, je vous invite à découvrir la véritable nature de ce Capitaine Fripouille et de le faire lire à vos jeunes lecteurs autour de vous, enfants, petits-enfants et autres filleuls ou voisins car plus il y aura de lecteurs et plus la librairie Fellini aura des chances de survivre !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 28 juin 2017 - Réagir





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