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samedi 21 avril 2018

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BANDES DESSINÉES... Plus de 550 articles (octobre 2017)

La BD est en force sur vivre-a-chalon.com

BD...

En partenariat avec des étudiants de l'IUT (Licence TAIS) et Michel BONNET cette rubrique s'intéresse  au "neuvième art" en général mais, et, c'est la raison d'être de notre média,  également aux acteurs chalonnais et aux initiatives locales dans le droit fil du projet "Chalon en bulles" dont Michel Bonnet fut l'initiateur et l'animateur il y a quelques années.

Avec son équipe il ira à votre rencontre... mais n'hésitez pas à faire le premier pas si vous partagez cette passion pour les bulles !

 

Des textes, des photos, des interviews audion des vidéos...
Bonne promenade !


 
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Nostalgie quand tu nous tiens... Guy Lefranc, toujours présent !

Je suis comme beaucoup de lecteurs de bandes dessinées, définitivement attaché à mes lectures d’enfance et de jeunesse, même si je ne peux que régulièrement constater que les reprises de certaines séries ne sont pas toujours constantes en qualité…



Il y a longtemps, pour être précis ce devait être dans le début des années soixante-dix, j’ai découvert la série Lefranc, création de Jacques Martin, auteur de bandes dessinées né à Strasbourg en 1921 et décédé en Suisse en 2010. Cette magnifique série est née avec un album légendaire en 1952, La grande menace. Bien sûr, de par mon âge, je ne l’ai lu que quelques années plus tard, mais le coup de foudre fut immédiat et cet album reste dans les albums que je relis régulièrement comme L’affaire Tournesol, Les bijoux de la Castafiore, Astérix et Cléopâtre, La marque jaune, Le Cavalier perdu…

Aussi, malgré quelques déceptions passagères, chaque fois qu’un nouvel album sort dans cette série, je me précipite chez mon libraire et je prends un certain plaisir à replonger dans ces lectures qui ont enchanté ma jeunesse… Ce fut donc le cas cette semaine avec le nouvel album, La stratégie du chaos !

Pour les non initiés – on a le droit d’être dans cette situation – il faut préciser plusieurs petites choses pour mieux comprendre la situation… Tout d’abord, le premier album, La grande menace, se déroule en 1952. Puis, Jacques Martin écrivait ses histoires dans un ordre chronologique habituel. Seulement, il avait prévu certaines histoires qu’il n’a jamais développées. Aussi, certains auteurs ont repris ces schémas et en ont fait de véritables albums qui se sont insérés entre les auteurs, comme ce fut le cas avec Le maître de l’atome, épisode dont certains dessins sont de Martin lui-même…

Cette fois-ci, le scénariste, Roger Seiter qui signe là sont troisième épisode si je ne commets pas d’erreur, propose une histoire qui se passe l’année 1956 et qui donc vient se glisser entre Les enfants du bunker et Le châtiment.

Nous prenons donc la direction de Melbourne où la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques est attendue avec impatience. Nous sommes avec une brillante équipe de journalistes, avec Guy Lefranc, reporter célèbre du quotidien Le Globe…

Je ne vais pas vous raconter l’histoire entière, je ne vais pas tenter de vous faire croire que cet épisode est le meilleur de la série ni non plus jouer les fines bouches alors que je l’ai dévoré hier avec un certain plaisir quand même…

Par contre, le thème abordé est plutôt sympathique et essentiel pour l’humanité. Est-il possible de construire une utopie sans basculer dans le despotisme ou la dictature ? Peut-on construire le bonheur de l’humanité contre elle ? Peut-on envisager une histoire de Guy Lefranc sans Jeanjean, ni Axel Borg le grand méchant ?

Pour la dernière question, c’est effectivement une certitude, Guy Lefranc se suffit à lui-même ! Enfin, à condition de construire une bonne histoire ce que fait Roger Seiter. Du coup, la présence féminine est plus forte et ce n’est pas désagréable du tout… il y a même un sportif de haut niveau, un certain Mimoun… mais c’est juste pour le fun car le personnage n’a pas une importance capitale dans cette histoire…

Voilà, ma petite tranche de nostalgie en bulles mais je vous rassure : si vous trouvez que cette série est trop classique pour vous vous n’êtes pas seuls dans cette situation et ce n’est pas grave du tout… Ce qui compte c’est de trouver les albums et les séries BD qui vous conviennent bien ! Alors, bonne lecture !

 
 
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 19 avr 2018

BD : Disparition de F'Murrr...

Hier soir, dans un bar chalonnais, nous étions sept à échanger librement sur la bande dessinée. Chacun était venu avec ses albums, ses lectures du moment et au bout de quelques minutes la discussion avait touché Spirou, le manga, Pilote, la SF, les comics… et blablabla… Sympathique et chaleureuse, la rencontre ouvrait des perspectives d’échanges insoupçonnées au départ…



Durant de longues minutes, c’est autour de la revue Pilote que les débats se portèrent. Il faut dire que je n’étais pas le seul à avoir découvert la bande dessinée dans ces pages géniales…

Mais je ne savais pas encore que F’Murrr (avec 2 ou 3 r, c’est toujours le même) venait de nous quitter à l’âge de 72 ans. Il était entré dans l’équipe Pilote en 1971 et certains se souviennent avec beaucoup d’émotion et de plaisir – le sourire aux lèvres – de ces moutons philosophes et politiques… Oui, le maître des alpages venait de nous quitter mais nous n’avons pas parlé de lui… Ce sera pour la prochaine fois, bien sûr !

 

 


F’Murrr, de son véritable nom Richard Peyzaret, fut l’auteur de la série Le Génie des Alpages (une quinzaine d’albums) et je garderai dans ma mémoire un autre travail, Jeanne d’Arc, série pleine d’humour d’une trentaine de petits récits publiés dans Métal Hurlant puis (A suivre).

 

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 11 avr 2018

Un auteur à découvrir ou redécouvrir... Philippe Squarzoni

J’ai entrepris de relire un certain nombre d’albums de bande dessinée de Philippe Squarzoni et grand bien m’en a fait !

Bien sûr, certains de ces albums seront présentés cet été dans ma chronique L’été c’est fait pour lire, mais comme le printemps est déjà là – enfin, pas encore trop dans la météo – il est temps de vous parler de ce petit one shot bien sympathique, Un après-midi un peu couvert qui est presque de saison…


On est sur une île bretonne, la saison touristique est terminée, une ornithologue est là pour le travail et elle reçoit durant quelques heures son compagnon Pierre. Seulement, voilà, une réunion de travail imprévue laisse quelques heures au jeune homme pour parcourir le territoire seul…

C’est beau, c’est simple, c’est profondément humain… Pierre navigue entre nature terrestre et maritime, rencontre des habitants de l’île, réfléchit à sa vie, à son avenir, aux grandes décisions qu’il doit prendre…


Cela nous ramène aussi à notre histoire à chacun, à l’amour, aux enfants, à la liberté, à la nature… On dit que ceux qui étaient jeunes dans les années soixante-dix voient leur jeunesse en sépia… et nous y sommes en plein ! Cela pourrait être un de mes weekends sur l’île de Houat, véritable petit paradis dans l’océan…


Philippe Squarzoni est un auteur atypique dans la bande dessinée, un auteur engagé indiscutablement, même si ce n’est pas dans cet album que l’on retrouve le cœur de ses idées sociopolitiques. Il vaudrait mieux lire pour cela Saison brune ou Zapata en temps de guerre… C’est aussi un auteur de la vie quotidienne, de la simplicité sans artifice et sans fiction… C’est plus le cas dans cet ouvrage, Un après-midi un peu couvert, et ce sera encore le cas avec sa série en cours, Homicide. Mais pour cette dernière, il faudra attendre cet été pour que je vous la présente…

En attendant le beau temps, prenez le temps de lire bien au chaud, ce soir, sous la couette… et, donc, bonne lecture avec Philippe Squarzoni !

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 4 avr 2018

Bande dessinée et Histoire, épisode 1

Par les temps qui courent, on sent bien qu’il est de plus en plus délicat de parler d’Histoire sans basculer dans les manipulations diverses qui peuvent aller du Roman national à la réécriture de l’Histoire sans parler du pur révisionnisme, qui existe aussi…

Car finalement, qu’est-ce que l’Histoire ? Le débat ne date pas d’aujourd’hui et de nombreux historiens se sont déjà affrontés. Il y a les tenants des dates, des chronologies, des faits tandis que d’autres contemplent et expliquent les grands phénomènes sociaux, les façons de vivre, les lois en vigueur en fonction des époques et des lieux… Il y a ceux qui s’attachent aux grands de ce monde, aux rois et princes, aux présidents et aux leaders politiques… Il y a ceux qui pistent les petits, les professionnels, les artistes… Et on pourrait lister à l’infini les façons de concevoir l’Histoire car il y a bien Histoire et Histoire… L’historien Lenotre parlait de « Petite histoire », d’autres osent aborder cette science en y mettant un s, Histoires, tandis que les derniers préfèrent ne jamais écrire le mot qui leur fait peur…

Donc l’histoire est une science qui est difficile à définir mais tient en haleine des historiens une vie entière. Pour certains c’est comme une « foi dans une impalpable survivance du passé » et pour d’autres une science pour guider l’homme… et on peut imaginer une multitude d’autres définitions dont celle qui conviendra à chacun !

Cette Histoire sert-elle à quelque chose ? Bonne question, non ? Car si elle ne sert à rien autant cesser d’y consacrer autant de temps (recherches, écriture, lecture…). En fait, l’Histoire ne semble pas servir au quotidien car pour aller acheter son pain, passer son permis de conduire, s’inscrire dans une école, inviter ses amis à déjeuner, déclarer la naissance de son enfant ou partir en vacances… l’Histoire semble n’apporter aucune plus-value, aucune aide... et pourtant…

On peut entendre, ici ou là, que l’Histoire est une science molle et donc que son utilité serait très secondaire pour ne pas dire pire… Certains ont proposé de la supprimer ou de la réduire à la part congrue des études… et pourtant…

Pourtant, l’Histoire est profondément existentielle car c’est elle qui nous aide à comprendre qui nous sommes, d’où nous venons ! On voit d’ailleurs pour toutes les populations migrantes l’importance de bien comprendre d’où elles viennent, ce qu’elles sont, de connaitre leur Histoire. Et il faut s’en souvenir, la transmettre… C’est vital et bien des concitoyens devraient cultiver cela au lieu de tout perdre, de ne rien transmettre… Une société de la consommation ne permet pas de vivre en humain au sens plein du terme… Il manque du sens que peut apporter l’Histoire !


 

L’Histoire ne prédit pas l’avenir mais peut permettre de comprendre le présent, de donner des indications sur les orientations à prendre pour construire le futur… Elle nous évite même parfois des erreurs déjà commises par le passé !

Pourquoi ce long préambule ? Tout simplement pour mettre en lumière des bandes dessinées qui abordent depuis quelques années notre Histoire, de façon variée mais efficace, avec des publics visés différents tout en cherchant indiscutablement une large assiette dans le lectorat… Alors, pourquoi ne pas s’en servir pour parler d’histoire ?

Prenons, par exemple pour aujourd’hui, la série Ils ont fait l’Histoire, une coédition Glénat-Fayard. Tout d’abord, il s’agit bien d’une série bédé et cela permet indiscutablement à un large public d’y avoir accès et prendre connaissance de ces récits historiques. Je précise quand même, je crois que c’est nécessaire, que bédé ne signifie pas lecture pour enfants ! Cela signifie simplement qu’il s’agit d’un récit avec des images et du texte et cette forme hybride n’est pas toujours simple à lire, les sujets peuvent être très variés et, dans notre cas, un récit historique n’est pas spécifiquement adapté aux enfants !


Les albums de cette collection sont centrés sur des personnages, des personnalités fortes ayant joué des rôles importants dans l’Histoire, avec des présentations à jour au niveau des recherches historiques, le tout contrôlé par un « expert » reconnu dans le domaine. On trouve, par exemple, Philippe le Bel, Napoléon, Saint Louis, Luther, Churchill, François 1er…

Certes, il s’agit donc de biographies, plutôt très classiques, et cela peut dissuader quelques lecteurs. J’en suis conscient et c’est bien pour cela que je viendrai vous présenter d’autres albums et séries dans les jours qui viennent de façon à vous montrer que la bande dessinée est bien un vecteur de transmission de l’Histoire… enfin, à condition que l’on prenne le temps de lire ces ouvrages !


Mais ne comptez pas sur moi pour tenter de vous dire ce que serait ou devrait-être la « bonne » Histoire ou la « mauvaise ». Il me semble utile de préciser que plus vous lisez, vous vous documentez, vous recoupez vos informations, vous visitez des monuments et musées, vous participez à des colloques ou conférences et plus vous cheminerez sur une voie de vérité même si elle n’est ni la plus directe ni la plus rapide… C’est cela la vie humaine, on est façonné par ses lectures, ses rencontres, ses expériences, son éducation… et il faut être patient !

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 28 mars 2018

Belle adaptation d'un roman d'Agatha Christie en en bédé : Un cadavre dans la bibliothèque !

Je vous ai présenté il y a quelques semaines ce roman d’Agatha Christie, Un cadavre dans la bibliothèque. Il n’est donc point question maintenant de recommencer mais simplement de vous en proposer une adaptation en bande dessinée…

Tout d’abord, je lis des adaptations de romans policiers en bandes dessinées depuis des décennies et je sais combien l’exercice est périlleux. En effet, il faut arriver à faire tenir 250 pages – longueur moyenne d’un polar type Agatha Christie – en 46 planches, longueur standard d’une bande dessinée. Ici, dans ce cas précis, il y aura 62 planches mais ce n’est pas pour autant une sinécure, car, si on peut se permettre des ellipses, il faut que le polar reste cohérent et ce n’est pas si simple que cela à réaliser…

Donc, dans ce cas-là, avec Un cadavre dans la bibliothèque, les auteurs vont avoir du pain sur la planche pour à la fois garder le côté surréaliste de ce polar – la famille Bantry se réveille un beau matin avec un cadavre dans la bibliothèque, cadavre totalement inconnu – et procéder à une enquête double, celle de la police et celle de Miss Marple… Pas simple non plus de garder pour cette chère Miss Marple un côté sympathique quand les policiers la considèrent plutôt comme une ennuyeuse finie… Vous avez perçu comme j’étais poli…


Cette bande dessinée va aussi mettre en place une petite tragédie bourgeoise car Madame Bantry, Dolly, ne connaît pas plus que son mari la victime mais ce crime va pouvoir lui offrir une activité atypique, la gestion de l’enquête. Oui, c’est « son » crime puis que cette jeune femme a décidé de mourir dans « sa » bibliothèque. C’est comme un jeu qui s’offre à elle, une murder party qui lui réjouit le cœur dès le départ d’autant plus qu’elle a une amie spécialiste qui va l’aider, une certaine Jane Marple. Et c’est bien ce jeu que nous propose les auteurs de la bande dessinée…

Les personnages de ce roman sont bien vivants, réels et crédibles et très rapidement on arrive à les suivre, à les comprendre. Il y a le vieux riche handicapé, il y a le gendre, la belle fille, tous deux attentifs et attentionnés, il y a le militaire à la retraite et curieux de tout, la demoiselle un peu bête mais belle à damner un saint, un vieux légiste qui sait tout mais ne dit rien, un maître d’hôtel respectueux des us et coutumes de ses clients, un gigolo professeur de tennis et capable de faire danser avec le sourire n’importe quelle petite vieille pour quelques livres et même des policiers peu brillants pour mettre en valeur la vieille demoiselle de St Mary Mead… Et tout cela est très bien rendu par la bande dessinée et son dessinateur, Olivier Dauger.

Il faut aussi vous dire que cette bande dessinée est totalement réalisée en ligne claire et d’ailleurs les auteurs assument entièrement cette situation en faisant apparaitre au moins trois fois le duo Blake et Mortimer qui séjourne dans l’hôtel Majestic de Danemouth, sur le bord de mer… Magnifique hôtel d’ailleurs qui montre bien que les héros de Jacobs ont du goût…

Pour ce qui est de cette fameuse ligne claire, narration graphique codée, les auteurs n’hésitent pas à s’affranchir de certaines règles. En effet, normalement, il ne devrait pas y avoir d’ombre pour les personnages car elles n’apportent rien à la narration… mais là il y en a, enfin parfois… Il y a aussi des dessins pleine page avec des cadrages peu répandus chez Hergé, Martin ou Jacobs… Des grands maîtres de cette ligne claire… On peut citer, en particulier la vue initiale sur le cadavre dans la bibliothèque, la découverte de l’hôtel sur la côte ou la partie de tennis… Pour ce qui est de la page de la course-poursuite en voiture, il faut remarquer la volonté de sortir des clichés trop classiques pour donner encore plus de dynamisme et de vitesse à la narration et j’ai trouvé cela plutôt réussi !

C’est une adaptation très classique par le dessin, très respectueuse du roman d’Agatha Christie, très efficace et que j’ai beaucoup appréciée. Donc, si vous aimez Agatha Christie, si vous êtes un lecteur assidu de bandes dessinées ligne claire – comprendre en simplifiant « à la manière » de Hergé – alors, cet album est pour vous et je ne peux que vous souhaiter une excellente lecture !

Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 25 mars 2018

BD : Magnifique série à découvrir, Porcelaine !

Je voudrais aujourd’hui vous présenter une série de bande dessinée atypique, plus exactement qui sort des sentiers battus et même archi-battus du genre franco-belge. En effet, oublions le réalisme gentillet et les histoires qui finissent bien pour plonger dans l’univers de Porcelaine, fruit de l’imaginaire combiné du scénariste Benjamin Read et du dessinateur Chris Wildgoose !

 


Nous ne sommes donc pas dans de la bande dessinée franco-belge ligne claire mais, pourtant, nous ne sommes pas non plus dans les Comics classiques comme les Américains savent nous les proposer. Après tout, c’est bien normal car la Grande-Bretagne n’est pas de notre continent, c’est une île, mais elle n’est pas non plus Outre-Atlantique, ça ce saurait depuis le temps… Non ?

 


Alors, Porcelaine est une série intermédiaire qui va plus chercher ses origines et ses influences du côté de Charles Dickens – pour le côté sombre et noir – du côté de Mary Shelley – pour le côté reconstruction de l’humain et expérimentation folle – ou, enfin, du côté de Lewis Caroll – pour ce jeu de conte enfantin et gothique. Oui, il y a de tout cela dans Porcelaine mais probablement encore plus… Oui, il y a l’esthétique d’une magnifique bande dessinée réalisée avec talent !

Il faut, bien sûr, que je vous en dise un peu plus sur l’histoire qui n’est pas pour les enfants, osons le dire tout de suite. C’est bien une série pour adolescents et adultes car on va jouer avec la vie, avec la mort, la guerre et l’amour, le passé et l’avenir…

Le personnage central de ce premier cycle de trois albums majestueux – on ne sait pas encore s’il y aura une suite… – est une femme que l’on va découvrir dans le premier album dans son enfance, puis dans le second, jeune femme et, enfin, dans le troisième, mère. On mesure assez vite l’aspect conte qui nous raconte la vie d’une femme, d’un être humain d’une façon générale, même si on ne peut pas présenter ce personnage comme représentatif de la femme ou de l’être humain… Mais n’en disons pas trop !

Pourquoi Porcelaine ? Ah, là nous commençons à nous approcher du cœur de cette histoire… Je vais vous ouvrir quelques portes sans vous accompagner au bout des couloirs… Il va y avoir des constructions en porcelaine, des constructions particulières car il va s’agir d’humanoïdes… Le créateur revendique le titre d’alchimiste et de toute évidence la phase ultime de sa création est délicate, iconoclaste et géniale… mais aussi un peu dangereuse et inhumaine… Enfin, ce processus de création pourrait tomber dans les mains de personnes peu regardantes qui détourneraient les créatures de porcelaine pour faire… Non, je ne vous dirai pas le danger qui les guettent car ce serait un mauvais service à vous rendre… Cela pourrait vous gâcher la lecture… Terrible, non ?

 


Mais ce conte illustré, cette bande dessinée, est aussi une histoire de la transmission, aussi bien celle du scientifique à son élève que celle de la mère à ses filles… C’est aussi une réflexion sur la science, sur la vie en société, sur les conflits… C’est encore un conte poétique merveilleux et fantastique…

Bref, je dois avouer que cette série m’a réjoui le cœur et je ne peux que vous en conseiller la lecture. Néanmoins comme il s’agit bien d’un conte noir et gothique, je ne peux que prévenir, une fois encore, que cette lecture n’est pas destinée aux enfants. Oui, ce n’est pas parce que l’on parle de bande dessinée que tout serait pour enfant !

De même que précisons bien qu’une lecture pour adolescents et adultes ne signifie pas non plus que cette bédé contiendrait des scènes érotiques… Non, cela signifie simplement que certains thèmes abordés ne conviennent pas aux enfants, surtout non accompagnés… Mort, liberté, vie, amour, haine, guerre… Il s’agit bien d’une histoire profondément humaine mais dure… dure comme la vie, d’ailleurs !
Imprimer - - par Michel, enseignant en TAIS à l'IUT de Chalon - 15 mars 2018





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